Article « philosophe » dumarsais

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Commentaire : Dumarsais : ENCYCLOPEDIE : Article ?? PHILOSOPHE?? L’encyclop? die est une ? uvre majeure du 18 e si? cle. Elle a ? t? r? alis? e sous la direction de Diderot et D’Alembert (entre 17551 et 1772), ce projet aboutit ? la publication de 27 volumes d’articles et de planches sur tous les domaines y compris les sciences et techniques. La raison domine tout l’ouvrage. Deux objectifs sont pr? sents? : Vulgariser les connaissances et lutter contre les pr? jug? s Les Encyclop? dies ont d? faire face ? la censure, ? de nombreuses attaques ? Le passage est un extrait de l’article ??

Philosophe??. En 6 paragraphes, ce portrait du philosophe est une r? ponse ? la critique contemporaine, cela cherche ? d? finir l’esprit qui anime les auteurs de l’Encyclop? die. En quoi cette d? finition est un ? loge du philosophe?? A Un homme au service du savoir et de la sagesse. 1 Une d? marche scientifique. Le philosophe est pr? sent? ici comme un savant utilisant une m? thode exp? rimentale. La d? marche consiste ? observer puis ? comprendre. Il y a un rythme ternaire avec un point d’orgue sur le mot ?? connaissance??. Il

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Le philosophe est un savant accompli, capable de mettre en ? uvre tout seul des moyens pour arriver ? la connaissance. La suite du paragraphe nous pr? sente les cons? quences de cette d? marche scientifique. Il ne s’appuie que sur des faits, toute hypoth? se doit ? tre v? rifi? e. La r? p? tition de la construction ( pour ? ce qui est ? ) souligne fortement cet aspect. Le philosophe accepte la possibilit? de ne pas savoir, contrairement aux autres hommes, ce qui est une preuve de sagesse. Ceci est introduit par le registre ? pidictique (? loge) ?? une grande perfection??. Il y a une synth? se de cet esprit scientifique avec ?? onc??. 2 La primaut? accord? e ? la raison. La science du philosophe n’est rien sans la raison. On montre que pour le philosophe la raison est aussi importante que l’soit la religion ? cette ? poque. La raison et le philosophe sont mis en valeur par un chiasme ?? la raison et le philosophe ? la gr? ce et le chr? tien ? la gr? ce et le chr? tien ? la raison et le philosophe?? aux lignes 8/10. Ensuite le philosophe est nomm? ?? l’? tre raisonnable??. Le plus important pour lui est ce qui convient. Il accepte que l’on ne soit pas d’accord avec ce qu’il adh? re. Il y a la r? p? tition de ?? m? me?? et une antith? e entre ?? adopte?? et ?? rejette??. 3 Les domaines d’applications. La connaissance de soi-m? me, une int? riorit? est prise en compte. Les verbes de connaissance sont m? l? s ? des termes de sentiments, il s’agit donc de s’int? ress? ? l’int? riorit? de l’individu. Les termes de bien-? tre apparaissent, donc la recherche du bonheur passe par la raison. La recherche de la v? rit? est d’abord d’ordre intellectuel sur le monde qui nous entoure, puis d’ordre moral sur les id? es des hommes. Le philosophe rejette les superstitions (?? douteux?? , ?? vraisemblance?? ) donc une partie de la religion. Il attaque l? ? rement la religion par un parall? le avec la raison qui elle offre des faits contrairement ? la religion. Le jugement d’autrui doit ? tre r? fl? chi pour ? viter les pr? jug? s. Le philosophe accepte le point de vue des autres personnes. La raison doit ? tre ? galement appliqu? e dans la vie sociale. L’activit? philosophique s’exerce dans tous les domaines de la vie humaine qu’il soit intellectuel, religieux ou social. B. La complexit? de la relation ? autrui. Il y a une synth? se des lignes 35 ? 37, qui permet de souligner les qualit? s intellectuelles du philosophe, le ?? mais?? introduit d’autres qualit? qui vont ? tre dans le prolongement des autres. (Relation entre philosophe et les autres hommes). 1. Un jeu d’opposition Le portrait du philosophe passe par la comparaison avec les autres hommes. Dumarsais va mettre en ? vidence la particularit? et la sup? riorit? du philosophe. Le passage s’ouvre de mani? re explicite sur une opposition (l 1 ?? les autres hommes?? , l 23 ?? le philosophe au contraire?? ). On retrouve cette construction dans la suite du texte (l 11 ?? les autres hommes?? et l 23 ?? au lieu que le philosophe?? ). Ce texte nous montre que le philosophe est radicalement diff? ent des autres hommes dans sa conduite, il y a des tournures p? joratives et n? gatives (sans, ni ? ). Les m? me termes opposent les autres hommes et les philosophes (?? causes?? et ?? passions?? ) pour parler de mani? re laudative du philosophe. Une image antith? tique??? t? n? bres/ flambeau?? avec la lumi? re repr? sentant la connaissance et les t? n? bres l’ignorance aux lignes 29/34. Un chiasme met en valeur le philosophe (soi-m? me / les autres / les autres / soi-m? me). Cette id? e va ? tre confirm? e ligne 17 ?? il se contente?? , on retrouve les cons? quences ligne 23/? 25 et ligne 29. Cette id? nous propose un tableau comparatif entre le philosophe et la multitude, duquel ressort la sup? riorit? du philosophe. 2. Une vie en soci? t?. M? me si le philosophe est pr? sent? comme un ? tre ? part, il ne s’isole pas (l 38, l 43 et l 44). Il rejette ? galement le pessimisme il dit que ?? l’homme n’est point un monstre?? donc que l’homme ne doit pas s’isoler ni ? tre pessimiste. Le rapport ? l’autre est omnipr? sent dans le texte? : Dans le paragraphe 1? : avec les objets Dans le paragraphe 2? : avec la passion Dans le paragraphe 4 : avec le jugement Dans le paragraphe 5? : observation? ; attention et soins ce qui est ? al ? la science. Dans le paragraphe 6? : le philosophe est un ? tre social. Le paragraphe 6 est une d? finition plus g? n? rale de l’homme, le philosophe fait partie de cette cat? gorie. Le bonheur n’est possible que par la vie en soci? t? ?? il trouve du plaisir avec les autres?? , il y donc une entente entre les philosophes et les autres et m? me une relation r? ciproque ligne 45/47, le philosophe cherche ? se rendre utile et ? plaire. On retrouve une synth? se des qualit? s sociales. L’abondance des termes souligne l’importance de la vie sociale du philosophe. Son bonheur et celui des autres ne d? end pas de recherche individuelle mais de la recherche commune. 3. Un mod? le ? suivre L’importance du philosophe s’explique par sa double caract? ristique et en particulier par son r? le social dont la synth? se (l 47/48) montre l’utilit?. Pour les autres hommes, le philosophe para? t un guide (?? pr? c? d? d’un flambeau?? ), les autre sont ignorants (?? dans les t? n? bres?? ). La lumi? re du philosophe est sa raison. Ici le philosophe incarne un id? al celui de l’honn? te homme, donc un homme cultiv? et qui fait partager sa connaissance, tout en ? tant modeste. Pour ? tre un honn? te homme ? l’? poque il faut ? re cultiv? , distingu? , r? fl? chi, mesur? , galant, courageux et tout cela avec modestie. Le philosophe se caract? rise par une ? l? gance, aussi bien ext? rieur qu’int? rieur. Pour l’honn? te homme la seule vraie noblesse est celle du c? ur. Les oppositions entre les n? gations et les ? l? ments positifs cherchent ? montrer que les autres hommes sont dans l’ignorance contrairement au philosophe qui peut apporter le savoir et la connaissance. Il s’offre une vie simple lui qui poss? de tant de richesse int? rieure alors que les nobles qui ont des richesses mat? rielles le montre. L’emploi du possessif ?? otre?? indique une solidarit? avec le philosophe et qu’il est inclus dans la d? finition de l’homme. Puisque le philosophe suit le mod? le de l’honn? te homme les autres hommes doivent suivre le philosophe. Le philosophe participe ? la vie sociale et ? la vie politique de son pays c’est pourquoi il est utile aux autres. Cet article est bien un ? loge du philosophe puisqu’il fait le portrait de celui-ci qui ne ressemble en rien ? ses contemporains, mais qui pourtant prend soin de vivre en soci? t? pour servir de mod? le aux autres. Et ce car il soumet tous les aspects de la vie au jugement de sa raison.