ARTICLE 1 Marois Lance La Bataille E Lectorale Le Devoir

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Marois lance la bataille électorale La première ministre doit se rendre ce matin chez le lieutenant gouverneur, Pierre Duchesne 5 mars 2014 | Marco Bélair-Cirino I Québec Photo: Jacques Nadeau – Le Devoir À la veille du déclenchement des élections, la première ministre du Québec, pauline Marois, a accuellli le photographe du Devoir à son bureau de Montréal mardi. Québec — À la dema lieutenant-gouverne ors mettra fin mercredi a nt•mi nationale. Le Parti qu Parti libéral du Québ solidaire sont prêts à engager les hostilités. nement, le ture de l’AssembIée ?bec et Québec La première ministre, Pauline Marois, informera le Conseil des ministres de sa décision de précipiter le Québec dans une campagne électorale, et ce, un an et demi après s’être vu confier les rênes d’un gouvernement minoritaire. Sur le coup de IO h, elle prononcera une courte allocution à la presse, après quoi elle gagnera Himmeuble abritant les quartiers du lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne. Face aux « blocages », aux « bâtons dans les roues » des partis d’opposition, Mme Marois lui demandera de dissoudre l’Assemblée nationale. capitale nationale.

La chef du Parti québécois a offert un aperçu des thèmes que sa formation politique mettra de l’avant afin de convaincre

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les Québécois de lui confier un gouvernement majoritaire le lundi 7 avril. L’élection d’un gouvernement péquiste majoritaire constitue un préalable à l’adoption d’une charte de la latité, a-t-elle souligné à gros traits. « Nous ferons adopter une charte qui affirme les valeurs québécoises de l’égalité entre les hommes et les femmes et de laïcité. Nous le ferons ! » a déclaré Mme Marois avec énergie, s’attirant les applaudissements nourris d’une foule gonflée à bloc. ?? Nous voulons continuer à être ce peuple fier, plus fier encore, une nation encore plus accueillante, un pays plus indépendant. Ha ! Ha ! » a-t-elle lancé avant d’inviter cinq candidats de la région de Québec dont l’ex-journaliste Dominique Payette — à monter sur scène ? ses côtés. Lignes d’attaque L’imminence du déclenchement des élections a inspiré, mardi, une métaphore sportive au chef libéral, Philippe Couillard. « Les éliminatoires commencent et j’ai formé des lignes d’attaque. Mon centre, mes ailiers sont déjà à l’oeuvre.

Ils ont été identifiés avec l’éducation, la santé et, dans uelques heures, l’économie, qui sont les véritables enjeux, les véritables préoccupations des citoyens du Québec », a-t-il illustré en sortant d’une rencontre avec le maire de Québec, Régis Labeaume. Philippe Couillard a commenté le slogan de campagne de son parti, slogan qui s’est retrouvé prématurément sur les réseaux sociaux : « Ensemble, on s’occupe des qui s’est retrouvé des vraies affaires. » « Dans notre parler québécois, les vraies affaires, c’est ça que ça veut dire. Les vraies affaires, c’est quoi ?

C’est l’économie, l’emploi, l’éducation, la santé. Qu’est-ce qui n’est pas les vraies affaires, c’est la division et la séparation du Québec », a-t-il dit, donnant un aperçu du message qu’il martèlera dans sa campagne. Le mot « affaires » associé aux libéraux a fait réagir Amir Khadir, de Québec solidaire. Selon lui, les « vraies affaires » du partl libéral, c’est l’enquête que mène l’unité permanente anticorruption (LIPAC) sur l’ex-grand argentier du PLQ, Marc Bibeau, de Shokbéton, un proche de Jean Charest. Philippe Couillard estime que cette affaire n’aura aucune répercussion sur sa campagne. « C’est le passé.

Je vis dans le présent et le futur », a-t-il déclaré, rappelant que les règles de financement des partis politiques avaient été changées. « Nous renouvelons profondément notre partl a-t-il ajouté, signalant que l’afflux de nouvelles figures qui se portent candidats pour le PLQ témoigne de ce changement. En soirée, la chef péquiste s’est moquée à son tour du slogan de campagne du PLQ. « Ilya 18 mois, les Québécois n’en finissaient plus de découvrir des histoires sordides. Celles du régime libéral. Et, malheureusement, on n’a pas fini encore. D’ailleurs, les libéraux ‘ont dit eux-mêmes cette semaine . e parti libéral s’occupe des vraies affaires. Il s’occupe des affaires libérales a dénoncé Mme Marois, réitérant que s’occupe des vraies affaires. Il s’occupe des affaires libérales P, a dénoncé Mme Marois, réitérant que sous un gouvernement péquiste, « l’intégrité avance et la corruption, elle, recule » «Chicane entre péquistes et libéraux» Avant même le déclenchement des élections, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a présenté son autobus de campagne à la presse, mardi matin, se disant prêt à aller défendre ses dées devant l’électorat dès maintenant.

Fidèle à lui-même, M. Legault a lancé sa précampagne en brossant un portrait peu relulsant de la situation au Québec. « Certaines personnes trouvent que, parfois, je suis alarmiste, mais je vais persister et signer », a déclaré le dirigeant de la CAQ, répétant que le Québec vit au-dessus de ses moyens, que ses contribuables sont surtaxés et accusent un retard moyen de 20 % en matière de richesse par rapport aux autres provinces. « Si on ne fait pas un virage, si on n’applique pas un remède de cheval, on va foncer dans le mur -t-il averti. Selon M.

Legault, la situation actuelle est entièrement attribuable à une gouvernance sclérosée. Ça fait 40 ans qu’on se chicane entre souverainistes et fédéralistes, entre péquistes et libéraux », a-t-il déclaré, disant espérer une élection « historique P, ou les Québécois exprimeront « un certain ras-lebol envers les deux vieux partis qui dépensent plus, qui taxent plus » Le chef du deuxième parti d’opposition a dit s’attendre à une élection portant sur la charte de la laïcité, un sujet dont il croit pouvoir tirer avantage puisque, contrairem PAGF