Arbitrage entre l’importance de la croissance et du diplome en tant que causes du chomage des jeunes en france

Arbitrage entre l’importance de la croissance et du diplome en tant que causes du chomage des jeunes en france

| TD2201 | | | [Arbitrage entre l’importance de la croissance et du diplome en tant que causes du chomage des jeunes en France]Charge de TD : M. Fahmi Ben Abdelkader | | INTRODUCTION Dans un contexte de croissance faible depuis plusieurs annees, la France connait un taux de chomage eleve (8,1% au sens du Bureau International du travail), notamment pour la categorie des jeunes. Malgre une recrudescence des diplomes depuis les annees 1970, nous pouvons constater que ceci ne suffit pas pour trouver un emploi (Fondeur Y. , Minni C. 2006). Il apparait alors legitime de remettre en cause le lien de correlation positive entre diplome et emploi. Ainsi, la loi concernant la liberte et la responsabilite des Universites (loi LRU) affirme la volonte du gouvernement francais de reformer la nature des diplomes universitaires. Ceci semble confirmer une inadequation entre le niveau d’etude et l’acces au marche du travail. Alors que le niveau de diplome en France est l’un des plus eleves d’Europe, le taux de chomage pour la categorie des jeunes (15-29 ans) reste eleve.

L’interet du sujet consiste donc a examiner le bien fonde du constat selon lequel un haut niveau de diplome ne permet pas toujours d’obtenir un emploi correspondant a

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celui-ci. La croissance economique en France semble etre un facteur determinant pour expliquer les variations du chomage de cette classe d’age (Fondeur Y. , Minni C. , 2006). Nous pouvons nous demander donc dans quelle mesure le niveau de qualifications influence le chomage des jeunes en France ? Pour repondre a cette question, nous allons etudier dans une premiere partie le lien entre la croissance et le chomage des jeunes.

Dans un premier temps, nous allons differencier l’impact de la croissance sur le chomage des jeunes et des non jeunes et, dans un second temps, nous allons nous pencher sur les explications des fluctuations du chomage selon la conjoncture. Dans une seconde partie, nous analyserons le lien entre le niveau de qualifications et le chomage. Nous allons mettre en evidence, d’une part, les evolutions du niveau d’etudes en parallele avec l’evolution du chomage des jeunes entre 1993 et 2002 et, d’autre part, l’influence des diplomes dans le chomage des jeunes et des non jeunes. A.

Quel est le lien entre la croissance et le chomage des jeunes? Nous avons pu comprendre que la croissance et les diplomes ont un impact sur le chomage des jeunes. Nous allons ici nous attacher a definir l’influence de la conjoncture sur les variations du taux de chomage. Avant de recenser les explications a ce phenomene, nous nous appuierons dans un premier temps sur une etude statistique. A. 1 Differenciation de l’effet de la croissance sur le chomage des jeunes et des non jeunes Notre etude va se porter sur la periode 1993-2002 pour les categories d’actifs de 15-29 ans et de 30-49 ans.

Il s’agira ainsi d’examiner la nature du lien entre le chomage et la croissance, d’une part, et entre le chomage des jeunes et la croissance, d’autre part. Graphique 1 : Evolution du taux de chomage et du PIB de 1993 a 2002 Sources : Enquete Emploi, Insee. En France, l’annee 1993 a ete marquee par une recession economique, c’est-a-dire un taux de croissance inferieur a 0. En consequence, le taux de chomage le plus eleve de la periode etudiee a ete atteint en 1994 avec 12,45% de la population active au chomage. On s’apercoit de plus que les memes resultats sont observables sur une periode de reprise economique.

Ainsi, de 1997 a 2001, tandis que la France connait des taux de croissance relativement eleves, le chomage n’a cesse de se reduire passant de 12,37% a 8,80%. Des lors, nous pouvons conclure qu’il y a bien une correlation negative entre le chomage et la croissance. En effet, le chomage tend a se reduire lors d’une phase d’expansion et a augmenter lors d’une phase de recession. Cependant, cette correlation s’affirme surtout sur le court terme. Il est ainsi difficile de trouver une relation fiable entre le chomage et la croissance a long terme.

Maintenant que nous avons vu qu’il existait bien une relation inverse entre le chomage et la croissance sur le court terme, nous allons essayer de comprendre ce phenomene en determinant qui, de la categorie des jeunes ou des non jeunes, est la plus sensible aux variations de la croissance. Graphique 2 : L’evolution du chomage des jeunes en France de 1993 a 2002 Sources: Etabli par les auteurs a partir des donnees de l’Enquete Emploi, Insee. D’ apres le graphique 2, nous nous apercevons que le chomage des 30-49 ans varie tres peu sur la periode etudiee.

Nous pouvons donc penser que la variation des emplois pour la categorie des 30-49 ans n’est pas liee a la croissance. Les constats sont differents pour la categorie des jeunes. Si le taux de chomage des 15-29 ans reste bien superieur a celui des 30-49 ans, sur l’ensemble de la periode, nous nous apercevons de plus qu’il connait beaucoup de fluctuations. Ainsi, quand la croissance atteint un niveau de 4% en 2000, le chomage des jeunes passe d’environ 20% en 1999 a 15,5% en 2000. Ces variations significatives semblent approuver le role preponderant de la conjoncture economique en tant que cause du chomage des jeunes (Y.

Fondeur, C. Minni, 2006). Ceci expliquerait de plus la correlation negative que nous avons determinee precedemment entre la croissance et le chomage dans le court terme. Si nous avons pu constater que « l’acces des jeunes a l’emploi est tres dependant de la conjoncture economique » (Y. Fondeur, C. Minni, 2006), nous allons desormais, dans une seconde sous partie, recenser les differentes explications qui permettent de comprendre cette sensibilite de l’activite des jeunes aux fluctuations economiques. A. Les explications des fluctuations du chomage selon la conjoncture Graphique 3 : Evolution du taux de chomage et de la part des contrats instables dans l’emploi prive Sources : Insee, Enquete Emploi Les jeunes sont surrepresentes sur le marche du travail ce qui les rend plus vulnerables face aux changements conjoncturels mais egalement face aux transformations des formes d’emplois. Ainsi, depuis le debut des annees 80, nous remarquons que les contrats prennent de nouvelles formes, plus instables (CDD, interim, temps partiel…).

De plus, les jeunes qui sortent de leur formation enchainent pour la plupart avec des contrats instables (graphique 3), qui au bout d’un certain temps sont censes se transformer en contrats a duree indetermine. Mais dans la majorite des cas, ces contrats instables sont reconduits. Ce qui implique que lorsque ceux-ci arrivent a terme, les jeunes sont a nouveau au chomage. Graphique 4 : Evolution du taux de chomage des jeunes et des non jeunes en fonction de la croissance Source : Calculs des auteurs a partir des donnees de l’INSEE, Enquete Emploi

En parallele, lorsque nous observons le graphique 4, mettant en reflet le taux de chomage des jeunes et des 30-49 ans par rapport a la croissance, nous notons que les jeunes sont nettement plus sensibles a l’evolution de cette derniere. En effet, comme nous pouvons le voir sur ce graphique, lorsqu’on est en periode d’expansion economique le chomage des jeunes tend a baisser rapidement. Ce qui signifie que pendant cette periode les entreprises soutiennent l’emploi et embauchent ainsi plus de jeunes, et inversement en periode de recession.

De plus, la probabilite de sortir de l’emploi est d’autant plus forte que l’anciennete dans l’entreprise est faible : ceci est appele l’effet de precarite. En effet, les emplois temporaires sont alors plus frequents et les entreprises ont aussi tendance a faire porter les ajustements de l’emploi sur les personnes les plus recemment embauchees. Les jeunes recemment embauches font donc les frais de l’effet de precarite alors que cela profite aux plus anciens qui ont deja une experience professionnelle. (Fondeur Y. , Minni C. , 2006) En ce qui concerne les 30-49 ans, ils sont mieux inseres sur le marche du travail que les plus jeunes.

Ils sont presents depuis plus longtemps sur le marche du travail, et possedent donc une experience professionnelle significative, des contrats de travail plus stables (tels que des CDI, contrairement a des CDD ou contrats en interims) et une anciennete qui rend leur position moins vulnerable au sein de l’entreprise en periode de recession (Fondeur Y. , Minni C. , 2006). C’est pourquoi leur taux de chomage est moins sensible a la conjoncture que celui des jeunes. B. Quel est le lien entre le niveau d’etude et le chomage Nous avons pu constater que le chomage de la categorie des jeunes etait tres sensible a la conjoncture economique.

Mal inseres sur le marche du travail, ils subissent l’apparition de formes de contrats instables depuis les annees 1980. Afin de savoir si le chomage des jeunes varie uniquement en fonction de la conjoncture, nous allons nous interesser desormais aux relations entre le chomage des jeunes et leurs qualifications. Nous nous demanderons egalement dans quelle mesure celles-ci influent le taux d’activite des jeunes. B. 1 Les evolutions du niveau d’etude et du chomage des jeunes entre 1993 et 2002 Nous pouvons observer sur le graphique 5, que le taux de chomage des jeunes diplomes est plus faible que celui des non diplomes.

Neanmoins, sur la longue duree, on constate que la tendance generale est a l’egalisation du taux de chomage quelque soit le niveau d’etude. En effet l’ecart entre le taux de chomage des jeunes diplomes et celui des jeunes avec un niveau d’etudes inferieur du BAC est passe de 9. 38 points en 1993 a 3. 76 points en 2002. Par ailleurs, si on s’interesse a l’evolution du niveau d’etudes chez les jeunes, on note une hausse de la duree des etudes parmi les 15-29 ans entre 1993 et 2002. En effet, la part des personnes ayant un niveau de qualification inferieur ou egal au baccalaureat a diminue de 12. 8 points. A l’inverse, la part des titulaires d’un baccalaureat ou plus a augmente de 20. 34 points. Graphique 5. Evolution du taux de chomage des jeunes de 15-29ans selon le niveau d’etudes de 1993 a 2002 Source : Calculs des auteurs a partir des donnees de l’INSEE, Enquete Emploi Nous pouvons expliquer la tendance a l’harmonisation des taux de chomage en fonction du niveau d’etudes par l’effet de declassement, c’est-a-dire, le fait d’occuper un niveau d’emploi inferieur a ce qu’il devrait etre normalement compte tenu du niveau de formation initiale de celui qui l’occupe.

En effet, de part l’augmentation du niveau d’etudes, il y a plus de diplomes que d’emplois qualifies a pourvoir. Ainsi Y. Fondeur et C. Minni (2006) attirent l’attention sur le fait qu’il existe une acceptation d’emplois en inadequation avec les qualifications ; par exemple certains diplomes Bac +5 (niveau cadre) se voient occuper un emploi destine a un Bac +2. Plus specifiquement, le declassement est particulierement eleve pour les titulaires d’un diplome de deuxieme cycle universitaire, ou d’un baccalaureat.

Nous pouvons donc constater que le niveau d’etudes constitue incontestablement un critere explicatif de la situation des jeunes, dans la file d’attente de l’emploi. Par ailleurs, aujourd’hui, il est plus facile pour un jeune qualifie (Bac +2 et plus) de trouver un emploi que pour un jeune peu qualifie (; Bac +2). Mais un actif de la categorie des 30-49 ans a une experience professionnelle plus significative qu’un jeune. On va alors se demander si ceci peut jouer sur les chiffres du chomage en ce qui concerne cette categorie.

Pour ce faire, il semble logique d’effectuer une comparaison entre le taux de chomage des jeunes et celui des non jeunes en fonctions de leurs diplomes. B. 2 Le chomage chez les jeunes et les non jeunes en fonction des diplomes Graphique 6: Comparaison du taux de chomage pour les jeunes et les non jeunes en France entre 1995 et 2005 Sources: calculs a partir des chiffres fournis par l’INSEE, Enquete Emploi. D’apres le graphique 6, on remarque, premierement, que le taux de chomage des jeunes (15-29 ans) est au moins deux fois plus eleve que celui des non jeunes (30-65 ans).

Ceci peut s’expliquer par le fait que les jeunes moins diplomes sont presents plus rapidement et en nombre plus eleve sur le marche du travail que les jeunes les plus diplomes. Ainsi, ces jeunes moins diplomes sont plus enclins a se retrouver au chomage ou a occuper des emplois precaires ou a temps partiels. (Publication Dares, 2007). De plus, nous pouvons noter que le taux de chomage global a diminue entre 1995 et 2005. Cela s’explique par l’influence de la conjoncture economique.

En effet, dans les annees 90, la France a connu une situation economique nefaste avec une baisse du taux de croissance et une augmentation de son taux de chomage. Apres avoir compare le taux de chomage des jeunes et non jeunes entre 1995 et 2005 Nous pouvons nous demander quel est l’impact du diplome sur le chomage des jeunes et des non jeunes ? Graphique 7 : Taux de chomage chez les jeunes et les non jeunes par niveau de diplomes Sources: Calculs realises a partir des chiffres fournis par l’INSEE, Enquete Emploi. Precisions : * Les oins diplomes : diplome non declare ; aucun diplome ou CEP ; BEPC seul ; CAP ; BAP. * Les plus diplomes : Bac ou Brevet pro ; Bac +2ans ; diplomes superieurs ; en cours d’etudes initiales. D’apres le graphique 7, le taux de chomage des moins diplomes est superieur a celui des plus diplomes. En effet, nous avons vu dans la premiere sous partie que plus le niveau d’etude est eleve, moins il y de chances d’etre au chomage. Par ailleurs, on remarque egalement que le taux de chomage des non jeunes les moins diplomes est legerement inferieur a celui des jeunes les plus diplomes.

Ceci peut s’expliquer par certaines rigidites du marche du travail ; en effet les salaires etant trop eleves, il faut les diminuer afin d’aboutir a une baisse du chomage des jeunes (elasticite negative de l’emploi des jeunes a leur taux de salaire), mais egalement par le declassement des diplomes. (Florence Lefresne, 2003) Cette incoherence trouve sa reponse dans le fait que les jeunes les plus diplomes (Bac+5) tardent a entrer dans le monde professionnel (et sont par ailleurs plus exigeants en matiere d’emploi) mais se verront offrir de meilleures perspectives a la fin de leurs etudes.

Ainsi, les non jeunes sont donc moins sensibles au diplome que les jeunes. Le diplome a, dans ce cas, moins d’impact que prevu. Les firmes privilegiant l’experience des non jeunes aux diplomes des jeunes. Les non jeunes, en ayant eu le temps de s’adapter au marche du travail, sont avantages et inspirent plus confiance. CONCLUSION A court terme, la croissance economique entraine une baisse du chomage, et plus particulierement du chomage des jeunes, a qui l’on fait appel pour occuper les emplois precaires. Neanmoins, on a pu voir que, sur le long terme, le niveau de diplome influence negativement le taux de chomage des jeunes.

En effet, plus un jeune est diplome, plus son insertion dans le monde du travail est aisee et moins il a de chances de connaitre le chomage, et plus specifiquement le chomage de long terme. On peut donc conclure que si le niveau de qualifications est le facteur preponderant pour expliquer le chomage des jeunes sur le long terme, c’est la croissance economique qui a le plus d’effet sur le niveau de chomage des jeunes a court terme. Bibliographie : * Enquete Emploi, INSEE * Site Internet de l’OCDE (www. oecd. org) * Y. Fondeur, C.

Minni, « L’acces des jeunes a l’emploi », Donnees sociales-La societe francaise, 2006 * P. Givord, « Formes particulieres d’emploi et insertion des jeunes », Economie et Statistiques n°388-389, 2005 * Florence Lefresne, « Les jeunes et l’emploi », La decouverte, collection reperes, 2003 * Publication Dares, Fevrier 2007 Annexe 1. Repartition des 15-29 ans en fonction des diplomes entre 1993 et 2002 | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | diplome non declare | 0,1 | 0,07 | 0,05 | 0,05 | 0,05 | 0,04 | 0,02 | 0,13 | 0,07 | 0,05 |

Aucun diplome eu CEP | 14,51 | 13,76 | 13,16 | 12,49 | 11,74 | 9,63 | 10,44 | 9,72 | 9,29 | 9,01 | BEPC seul | 2,41 | 4,02 | 3,86 | 3,71 | 3,59 | 3,5 | 3,53 | 3,69 | 3,73 | 3,69 | CAP, BEP | 18,76 | 17,97 | 16,97 | 15,89 | 14,94 | 14,36 | 13,35 | 12,71 | 12,5 | 12,12 | Sous total | 35,78 | 31,82 | 34,04 | 32,14 | 28,5 | 27,49 | 27,34 | 26,25 | 25,6 | 24,87 | Bac ou brevet pro | 7,61 | 7,89 | 8,24 | 8,79 | 9,25 | 9,83 | 12,41 | 10,87 | 11 | 11,1 | Bac+2 ans | 6 | 6,1 | 6,47 | 6,8 | 7,07 | 7,31 | 7,69 | 7,85 | 8,01 | 8,06 | Diplome superieur | 3,23 | 3,43 | 3,5 | 3,87 | 6,87 | 4,77 | 5 | 5,47 | 5,57 | 5,67 |

En cours d’etudes initiales | 45,58 | 46,71 | 48,01 | 48,39 | 49,33 | 49,25 | 49,57 | 49,52 | 49,8 | 50,27 | Sous total | 62,42 | 64,13 | 66,22 | 67,85 | 72,52 | 71,16 | 74,67 | 73,71 | 74,3 | 75,1 | Total | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | Sources : Calculs des auteurs a partir des donnees Insee, Enquete Emploi 1993-2002 Annexe 2. Evolution du taux de chomage des 15-29 ans entre 1993 et 2002 (en %) | 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | diplome non declare | 0 | 0. 1 | 0. 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0. 01 | 0. 01 |

Aucun diplome en CEP | 6. 61 | 7. 29 | 6. 85 | 6. 63 | 6. 4 | 5. 99 | 4. 84 | 5. 07 | 4. 34 | 4. 36 | BEPC seul | 1. 53 | 1. 74 | 1. 7 | 1. 64 | 1. 7 | 1. 53 | 2. 09 | 1. 55 | 1. 58 | 1. 53 | CAP, BEP | 5. 9 | 6. 07 | 5. 42 | 5. 81 | 5. 41 | 5. 29 | 2. 53 | 3. 74 | 3. 36 | 3. 58 | Sous total | 14. 04 | 15. 1 | 13. 98 | 14. 08 | 13. 5 | 12. 8 | 9. 46 | 10. 4 | 9. 29 | 9. 48 | Bac ou brevet pro | 2. 14 | 2. 63 | 2. 42 | 2. 64 | 3. 34 | 3. 19 | 1. 64 | 2. 56 | 2. 35 | 2. 46 | Bac+2 ans | 1. 15 | 1. 39 | 1. 48 | 1. 69 | 1. 9 | 1. 68 | 0. 84 | 1. 18 | 1. 21 | 1. 37 | Diplome superieur | 0. 5 | 0. 78 | 0. 88 | 1. 17 | 1. 32 | 1. 09 | 0. 54 | 1. 04 | 0. 9 | 1. 111. 11 | En cours d’etudes initiales | 0. 62 | 0. 76 | 0. 75 | 0. 68 | 0. 69 | 0. 8 | 0. 32 | 0. 65 | 0. 55 | 0. 78 | Sous total | 4. 66 | 5. 56 | 5. 53 | 6. 18 | 7. 25 | 6. 76 | 3. 34 | 5. 43 | 5. 01 | 5. 72 | Total | 18. 7 | 20. 7 | 19. 51 | 20. 26 | 20. 8 | 19. 6 | 12. 8 | 15. 8 | 14. 3 | 15. 2 | Sources : Calcul des auteurs a partir des donnees Insee, Enquete Emploi 1993-2002 ——————————————– [ 2 ]. Quelques donnees statistiques pour illustrer nos propos sont dans les annexes 1 et 2.