Apres avoir montre les risques d’une creation monetaire excessive, vous envisagerez les inconvenients d’une creation monetaire insuffisante.

Apres avoir montre les risques d’une creation monetaire excessive, vous envisagerez les inconvenients d’une creation monetaire insuffisante.

Sujet’: Apr’s avoir montr’ les risques d’une cr’ation mon’taire excessive, vous envisagerez les inconv’nients d’une cr’ation mon’taire insuffisante. Introduction : – Des deux c’t’s de l’Atlantique, les banques centrales sont dans une mauvaise passe, coinc’es entre la remont’e des risques inflationnistes et les incertitudes autour de la croissance. La Banque centrale europ’enne (BCE) a choisi son camp, celui de son mandat : d’fendre la stabilit’ des prix par une politique mon’taire restrictive visant ‘ r’duire la cr’ation de monnaie au risque d’affaiblir la croissance.

Aux ‘tats-Unis, les craintes de r’cession l’emportent sur ceux de l’inflation, ce qui s’est traduit par la multiplication des baisses des taux d’int’r’t directeurs, au point que ceux-ci rejoignent ceux de la zone euro. – La cr’ation mon’taire est directement li’e au niveau du taux d’int’r’t car celui-ci va d’terminer le co’t du cr’dit. Or, c’est par le biais du cr’dit bancaire qu’est cr »e la monnaie. Plus il y a de cr’dit dans l »conomie, plus il y a de cr’ation de monnaie et plus la masse mon’taire s’accro’t. La question est aujourd’hui de savoir quels objectifs sont prioritaires, car l’assouplissement de la politique mon’taire am’ricaine n’est pas sans risque, tout comme le resserrement du cr’dit dans la zone

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euro. – Aussi, pour mieux comprendre les enjeux autour des choix mon’taires, il importe de voir quels sont les risques d’une cr’ation excessive de monnaie et ceux d’une cr’ation mon’taire insuffisante. I. Les risques d’une cr’ation excessive de monnaie. A. Une cr’ation on’taire excessive a des effets inflationnistes. L »tude des donn’es chiffr’es montre un lien ‘troit entre l »volution de la masse mon’taire et celle du niveau g’n’ral des prix (inflation). Ainsi, en 1982, la masse mon’taire comme les prix se sont accrus de pr’s de 12 %, tandis qu’en 1997, la masse mon’taire ne s’est accrue que de 2 % et l’inflation n’a ‘t’ que de 1,5 %. Il est ainsi possible de conclure ‘ l’existence d’une corr’lation (positive) entre l »volution de la masse mon’taire et de l’inflation.

Les ‘conomistes lib’raux (mon’taristes) consid’rent d’ailleurs que ‘ l’inflation est toujours et partout un ph’nom’ne d’origine mon’taire ‘, et ceci depuis le XVI’me si’cle. Pour expliquer le ph’nom’ne, il importe de savoir que la cr’ation de monnaie se traduit par une croissance de la masse mon’taire, c’est-‘-dire de la quantit’ de monnaie en circulation dans l »conomie. Le surcro’t de monnaie pousse ‘ la consommation des agents ‘conomiques et alimente la demande.

Si l’offre n’augmente pas dans les m’mes proportions, alors il y a des risques de d’rapage des prix qui, s’ils se g’n’ralisent ‘ l’ensemble de l »conomie, se traduiront par de l’inflation, c’est-‘-dire par une hausse du niveau g’n’ral des prix. B. Les effets n’fastes de l’inflation obligent ‘ contr’ler l »volution de la masse mon’taire. L’inflation provoqu’e par la cr’ation excessive de monnaie entra’ne des perturbations ‘conomiques. Elle entame la confiance des agents ‘conomiques dans les moyens de paiements, et fragilise les rep’res que constituent les prix.

L’inflation perturbe le calcul ‘conomique car les agents ne peuvent plus ‘tablir leurs pr’visions sur la base de prix fixes. Les co’ts comme les recettes (ou les revenus) sont susceptibles d »volution permanente, ce qui risque de nuire ‘ la fois ‘ la consommation et ‘ l’investissement. Surtout, dans le cadre d’une ‘conomie mondialis’e, l’inflation r’duit la comp’titivit’ des produits ‘ l’exportation et d’grade le solde des ‘changes ext’rieurs.

En effet, toute hausse de prix des produits nationaux va se traduire par une baisse des exportations et une hausse des importations de produits ‘trangers moins chers. Aussi, convient-il d »tre vigilant sur la cr’ation de monnaie afin de la progression de la masse mon’taire n’exc’de pas (ou de peu) celle de la production de richesses (Produit int’rieur brut). C’est la mission de la Banque centrale qui doit r’guler la cr’ation mon’taire de mani’re ‘ satisfaire les besoins de liquidit’ de l »conomie pour favoriser la croissance mais sans g’n’rer d’inflation.

Si la cr’ation excessive de monnaie se traduit effectivement par nombre de risques au premier rang desquels l’inflation et son cort’ge d’inconv’nients, la politique mon’taire restrictive (de ‘ d’sinflation comp’titive ‘) mise en ? uvre depuis les ann’es 1980 fait encourir d’autre II. Les inconv’nients d’une cr’ation insuffisante de monnaie. A. Une cr’ation mon’taire insuffisante risque d’entra’ner la r’cession ‘conomique. Les freins ‘ la cr’ation de monnaie pour limiter l’inflation provoquent g’n’ralement le ralentissement de l »conomie.

Les politiques mon’taires restrictives se manifestent par le rel’vement des taux d’int’r’t par les autorit’s mon’taires (Banque centrale). Ce rel’vement du loyer de l’argent rench’rit le co’t du cr’dit et des investissements (productifs et de logements). Les ‘changes sont moins importants, l’investissement baisse, l’activit’ stagne et des emplois sont d’truits. En comprimant la demande des agents ‘conomiques (consommation des m’nages et investissement des entreprises), les politiques mon’taires restrictives freinent la production.

Ainsi, au d’but des ann’es 1980, la politique de d’sinflation comp’titive (hausse des taux d’int’r’t) a p’nalis’ l’investissement et la croissance (entre 1979 et 1984). A contrario, la baisse des taux d’int’r’t de la fin des ann’es 1990 (1997-2000) dans la zone euro s’est traduite par une relance de l’investissement, de la croissance et des emplois. Aux ‘tats-Unis, la baisse massive des taux d’int’r’t directeurs de la Fed (R’serve f’d’rale am’ricaine) ont permis d »viter la r’cession apr’s le krach boursiers des valeurs technologiques de l’ann’e 2000 et les attentats du 11 septembre de la fin de l’ann’e 2001.

B. D’o’ le dilemme de la politique mon’taire. Pour les ‘conomistes keyn’siens, la politique mon’taire ne doit pas avoir pour objectif unique la stabilit’ des prix. Elle doit d’finir ses objectifs en fonction de la conjoncture ‘conomique. En p’riode de r’cession, elle doit davantage redouter les risques d’une cr’ation insuffisante de monnaie que ceux d’une reprise de l’inflation. Pour ce faire, elle doit favoriser l’activit’ ‘conomique en rendant moins cher l’acc’s au cr’dit et moins nt’ressant l »pargne et les placements quitte ‘ entra’ner un peu d’inflation. En p’riode de forte croissance, elle doit au contraire se pr’occuper des risques inflationnistes et faire de la stabilit’ des prix sa priorit’, quitte ‘ entra’ner un ralentissement de l »conomie. Mais quelle que soit la situation, la politique mon’taire est en proie ‘ un dilemme ‘ inflation / croissance ‘, car toute action favorisant la croissance risque d’accentuer les risques d’inflation, tandis que toute tentative de stabilisation mon’taire risque d’avoir des effets r’cessifs.

Conclusion : – La cr’ation mon’taire ‘ la charge des banques centrales, n’est pas une affaire simple. Il importe ‘ la fois d’alimenter suffisamment l »conomie en liquidit’ et de satisfaire les besoins de financement, tout en se pr’servant d’une cr’ation excessive de monnaie cause d’inflation et d’effets pervers tant redout’s. L »quilibre est difficile ‘ trouver, car lorsque le robinet mon’taire n’est pas suffisamment ouvert (politique restrictive) cela freine l’activit’ et p’nalise l’emploi. Aussi, les politiques mon’taires sont-elles l’objet de critiques continues car toute d’cision sur la fixation des taux d’int’r’t, si elle satisfait les uns, risque de m’contenter les autres. D’autant plus que les choix mon’taires ont des cons’quences directes sur les taux de change comme on le voit aujourd’hui avec l’envol’e de l’euro face au dollars et aux autres devises, ce qui p’nalise fortement nos exportations tout en all’geant la facture de nos importations, notamment celle du p’trole. es risques pour l »conomie.