Apollinaire- themes recurrents

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?Apollinaire – Alcools Apollinaire => double image : • poete elegiaque (poeme lyrique qui chante les plaintes et les douleurs de l’homme, les amours contraries, la separation, la mort…), du souvenir PONT MIRABEAU p 15 • inaugure la poesie moderne, rompt avec la tradition de la poesie versifiee, suppression de la ponctuation… ? entre passe (souvenir) et avenir (modernite) PASSE ET AVENIR • figures du poete souvent autobio (Zone, p 12) / decouverte • le poeme lui-meme, s’inscrivant dans la tradition (alexandrin…) / rupture poetique…

La parole accomplit / le poeme = rupture. Il se place enre qqchose qui s’acheve et un avenir incertain. Rosemonde, p 88 : breve aventure / separation / poete tjs en instance de depart Les lieux sont eclates, kaleiodoscopiques. Des lieux de d’errance : rues ou l’on erre / port / quai de gare. La vie ancienne disparait, une nouvelle commence (Zone, p 11 / Debut du Mal aime…) Brasier, p 89 AUTOMNE Saison de l’echec sentimental / mort / fin / depart Signe p. 111 / Automne malade p 132 mais egalement printemps, saison de renaissance : Mai, 95 ERRANCE

Le poete est un migrant, un passant qui quitte une terre pour l’inconnu Emigrant p 85 Les personnages d’alcools sont souvent

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des errants, saltimbanques, tziganes (Mai, Saltimbanques p 68, le voyageur p 68. Ces figures sont st des artistes, comme le poete, qui s’expose a toutes les possibilites : • danger • floraison, nlle renaissance (p. 59 / p. 86) MODERNITE Cet instant frontiere, dans l’existence, est aussi l’instant de toute une epoque. Vendemiaire, p 136 = Apocalypse. Le poete, ivre, hallucine… est le temoin d’un temps nouveau, radicalement different.

La poesie = rupture / pour entrer dans le futur. Zone = manifeste poetique. Collage d’images modernes (affiches, prospectus) et de lieux. Oscillation entre passe et futur : • Troupeau des ponts = bergere / automobiles / Christ (p. 8, 9) FATALITE Le temps est semblable a un fleuve qui emporte le voyageur, l’amour et le monde (Pont Mirabeau p. 15 / p. 135). Le destin se revele imprevisible, impenetrable (p. 30 / p. 89). IVRESSE Il en resulte un mvt fou, vertigineux. Monde ivre (p. 94) comme le poete. Et meme les etoiles du destin sont bues comm un vin (p. 15). DISSOCIATION Le poete, pris dans la tenaille du passe et du tutur, dans le tournoiement des etoiles folles, est comme dissocie. Il se parle a lui-meme, se tutoie, ne sait plus (p. 12). FEMMES – http://vitellus. ifrance. com/alcoolf. htm Alcools constitue egalement une incessante quete amoureuse ; d’ou un role essentiel joue par les femmes, objets d’un amour presque toujours malheureux. • Le poete amoureux 1. Annie Personnage tres important dans le recueil, puisque « la Chanson » devait etre, initialement, le poeme liminaire.

Presence d’Annie dans « la Chanson », « Annie », p 38, « L’emigrant », les poemes de « Rhenanes », « Colchiques »… Un amour absolu, fou, desespere. Le poete s’y presente comme une victime dechiree par ses sentiments, et par une femme qui le refuse. Apres le depart d’Annie, il l’evoque en songe (dans le poeme eponyme). Prescience de son avenir : il savait qu’il ne la reverrait plus, d’ou le poeme « Adieu », p. 61. 2. Marie Lien poetique entre Marie et Annie par l’intermediaire de « La Chanson » : cf. la dedicace du poeme p. 17, qui revele le second grand amour du poete.

Presence de Marie dans « Zone », « Le Pont Mirabeau », « Marie » p. 55. Un amour lie au theme de la fuite du temps et a celui de l’eau. D’autres ombres de femmes apparaissent : Il existe d’autres traces de formes d’amour dans le recueil : – « Marizibill » p. 51 (Marie-Sybil), une jeune prostituee ; l’amour physique ; une silhouette evanescent, immortalisee par le poeme. (cf. le couplet de « Zone » sur la prostituee). – cf. « Rosemonde » p. 88 : une inconnue parmi d’autres… • La femme malefique a) Annie et Marie : poete est leur victime. Leur cruaute (surtout celle d’Annie) se fait sentir ; cf. La Chanson ». b) Presence de sorcieres dans plusieurs poemes : « Nuit rhenane », « la Loreley » p. 99 Une image domine, celle de la femme source de malheurs, en particulier en amour. S’y ajoute l’image mythologique de la sorciere, aux cheveux verts ou blonds. Les visages de la mort •. L’automne et l’hiver ; les saisons Plusieurs poemes consacres a l’automne, saison moribonde, presage de mort inexorable : « Automne, « Rhenane d’automne », « Automne malade », « Colchiques » p. 33… Douceur poignante et melancolie ; pas de violence ; grisaille generale.

Fatalite de l’automne, qui symbolise le destin du poete : « Je suis soumis au chef du signe de l’Automne » (« signe » p. 111). D’autres poemes incluent le printemps dans les saisons symbolisant la mort : cf. « Mai » : « petales fletris », « pleurs » ; cf. « Merlin » : « printemps finissant »… 2. La fuite du temps • « a la Sante » p. 130 « Que lentement passent les heures Image, egalement, de l’eau qui coule (« Le pont Mirabeau »), du train qui passe (« Automne malade »). L’issue fatale est inexorable. L’eau qui coule : une representation spatiale de la fuite du temps (« Le pont Mirabeau »).

L’eau represente souvent un tombeau ; importance des noyes (« Chanson »), sur les mers ou les fleuves, qui representent le temps ; suicide de la Loreley, du roi (« Chanson ») : l’eau arrete le mouvement et, donc, la vie. • symbole du temps qui passe, de la mort, et donc rejete ; symbole de la permanence de l’homme qui survit au passe et assure ainsi sa victoire contre le temps (cf. « Le pont Mirabeau » : « je demeure »). Theme essentiel, certes, mais sans cesse en parallele avec celui de la renaissance, de la vie, de la lumiere, tout aussi important. Un des aspects du contraste permanent qui regne dans ce recueil.