Anthologie poétique sur le soleil

Anthologie poétique sur le soleil

Le crépuscule du matin La diane chantait dans les cours des casernes, Et le vent du matin soufflait sur les lanternes. Cétait Iheure où l’es Tord sur leurs oreille Où, comme un oeil s La lampe sur le jour f S. v. p next page ts bouge, Où l’âme, sous le poids du corps revêche et lourd, Imite les combats de la lampe et du jour. Comme un visage en pleurs que les brises essuient, L’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient, Et Ihomme est las d’écrire et la femme d’aimer. Les maisons çà et là commençaient à fumer. es femmes de plaisir, la paupière livide,

Bouche ouverte, dormaient de leur sommeil stupide ; Les pauvresses, traînant leurs seins maigres et froids, Soufflaient sur leurs tisons et soufflaient sur leurs doigts. Cétait Iheure où parmi le froid et la lésine Saggravent les douleurs des femmes en gésine ; Comme un sanglot coupé par un sang écumeux Le chant du coq au loin déchirait l’air brumeux ; frottant les yeux, Empoignait ses outils, vieillard laborieux. Charles Baudelaire Un lever de soleil L’Orient jaillit comme un fleuve, La lumière coule à long flot, La terre lui sourit et le ciel s’en abreuve

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de ces cieux vieillis, l’aube sort aussi neuve Que l’aurore du jour, qui sortit du Très Haut. Et des pleurs de la nuit, le sillon boit la pluie, Et les lèvres de fleurs distillent leur encens, Et d’un sein plus léger l’homme aspire à la vie Quand un esprit divin vient englober ses sens. Notre terre éblouie du rayon qui la dore, Nage plus mollement dans l’élastique éther, Comme un léger nuage enlevé par l’aurore Plane avec majesté sur les 2 feu. L’étendue est immense, et les champs n’ont point d’ombre, Et la source est tarie où buvaient les troupeaux ;

La lointaine forêt, dont la lisière est sombre, Dort là-bas, immobile, en un pesant repos. Seuls, les grands blés mûris, tels qu’une mer dorée, Se déroulent au loin, dédaigneux du sommeil ; Pacifiques enfants de la Terre sacrée, Is épuisent sans peur la coupe du Soleil. Parfois, comme un soupir de leur âme brûlante, Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux, Une ondulation majestueuse et lente S’éveille, et va mourir à l’horizon poudreux. Non loin, quelques boeufs blancs, couchés parmi les herbes, Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais, Et suivent de leurs yeux languissants et superbes

Le songe Intérieur qu’ils n’achèvent jamais. Homme, si, le coeur plein de joie ou d’amertume, Tu passais vers midi dans les champs radieux, Fuis ! la Nature est vide et le Soleil consume : Rien n’est vivant ici, rien n’est triste ou joyeux. Mais si, désabusé des larmes et du rire, Altéré de l’oubli de ce monde agité, Tu veux, ne sachant plus pardonner ou maudire, Goûter une suprême et morne volupté, Viens ! Le Soleil te parle en paroles sublimes ; Dans sa flamme implacable absorbe-toi sans fin ; Et retourne à pas lents vers les cités infimes, Le coeur trempé sept fois t divin.

Charles-Mane LECONTE DE LISLE Soleils couchants une aube affaiblie Verse par les champs La mélancolie Des soleils couchants. Berce de doux chants Mon coeur qui s’oublie Aux soleils couchants. Et d’étranges rêves, Comme des soleils Couchants, sur les grèves, Fantômes vermeils, Défilent sans trêves, Défilent, pareils A de grands soleils Couchants sur les grèves. paul VERLAINE 4 armure enflammée, Abandonna l’espace à ton rapide essor, Et traça dans l’azur ta route accoutumée ?

Nul astre à tes côtés ne lève un front rival ; Les filles de la nuit à ton éclat pâlissent ; La lune devant toi fuit d’un pas inégal, Et ses rayons douteux dans les flots s’engloutissent. Sous les coups réunis de l’âge et des autans Tombe du haut sapin la tête échevelée ; Le mont même, le mont, assailli par le temps, Du poids de ses débris écrase la vallée ; Mais les siècles jaloux épargnent ta beauté : Un printemps éternel embellit ta jeunesse, Tu t’empares des cieux en monarque indompté, Et les voeux de l’amour t’accompagnent sans cesse.

Quand la tempête éclate et rugit dans les airs, Quand les vents font rouler, au milieu des éclairs, Le char retentissant qui porte le tonnerre, Tu parais, tu souris, et consoles la terre. Hélas ! depuis longtemps tes rayons glorieux Ne viennent plus frapper ma débile paupière ! Je ne te verrai plus, soit que, dans ta carrière, Tu verses sur la plaine un océan de feux, Soit que, vers l’occident, le cortège des ombres Accompagne tes pas, ou que les vagues sombres Tenferment dans le sein dune humide prison !

Mais, peut-être, ô soleil, tu n’as qu’une saison Peut-être, succombant sous le fardeau des âges, Un jour tu subiras notre commun destin ; Tu seras insensible à la voix du matin, Et tu t’endormiras au milieu des nuages. Pierre BAOUR- S Pierre BAOUR-LORMAN Texte original : The Walrus and the carpenter The sun was shining on the sea, Shining With all his might; He did his very best to make The billows smooth and bright And this was odd, because it was he middle of the night.

Lewis CARROLL Traduction en français e soleil brillait sur la mer Brillant de toutes ses forces Il a fait de son mieux pour rendre Les flots lisse et brillante Et c’était bizarre parce qu’il était Le milieu de la nuit Traduction des paroles Disney – The Walrus And The Carpenter olden tent like lambs rejoice’, » Assise, avant que la chaleur ne gagne, Elle me tenait sur ses genoux et m’embrassait, Et désignant l’Est, commençait à parler: « Regarde le soleil levant: c’est là que Dieu vit, Et offre sa lumière et offre sa chaleur; Et les fleurs et les arbres et les bêtes et les hommes Reçoivent réconfort au matin et joie dans le jour.

Et nous sommes sur la terre un court instant Pour apprendre à supporter les rayons de l’amour, Et ces corps noirs et ce visage brûlé de soleil N’est qu’un nuage, n’est qu’un buisson d’ombres. Et quand nos âmes auront appris à supporter La chaleur, le nuage disparaîtra: nous entendrons Sa voix: « Sortez de votre refuge, mon amour et mon souci, Et soyez heureux près de ma tente d’or, comme l’agneau. » William BLAKE 5éme soleil comprend entre les lignes enfant du quinto sol le soleil est en toi fait briller ta lumière intérieur pour éclairer le chaos de leur monde on est pas là par hasard les pléiades nous désignent lèves ta tête, comprend entre les li nes écoute ton cœur chaque miel, Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière, Se divise et demeure entière Ainsi que l’amour maternel !

Je te chante, et tu peux m’accepter pour ton prêtre, Toi qui viens dans la cuve où trempe un savon bleu Et qui choisis, souvent, quand tu veux disparaître, L’humble vitre d’une fenêtre pour lancer ton dernier adieu ! Tu fais tourner les tournesols du presbytère, Luire le frère d’or que j’ai sur le clocher, Et quand, par les tilleuls, tu viens avec mystère, Tu fais bouger des ronds par terre Si beaux qu’on n’ose plus marcher ! Gloire à toi sur les prés! Gloire à toi dans les vignes ! Sois béni parmi l’herbe et contre les portails ! Dans les yeux des lézards et sur l’aile des cygnes ! ? toi qui fais les grandes lignes Et qui fais les petits détails! C’est toi qui, découpant la soeur jumelle et sombre Qui se couche et s’allonge au pied de ce qui luit, De tout ce qui nous charme as su doubler le nombre, A chaque objet donnant une ombre Souvent plus charmante que lui ! Je t’adore, Soleil ! Tu mets dans l’air des roses, Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson ! Tu prends un arbre obscur et tu l’apothéoses ! Ô Soleil ! toi sans qui les choses Ne seraient que ce qu’elles sont ! Edmond Rostand Tessa Fruzzetti 152 8