anthologie poétique sur l’amour

anthologie poétique sur l’amour

Anthologie poétique : OF p g préface . Le mot « poésie » vient du grec poiêsis , qui signifie « création Le poète est celui qui crée avec des mots, en respectant les règles humain connaisse et que la poésie tente d’élucider. Voici une sélection de poème évoquant l’amour. Il est intéressant d’observer comment chaque poète évoque l’amour .

Le but de cette sélection est de montrer les différentes façons de déclarer son amour ; en s’adressant directement à sa bien-aimée , en parlant d’elle à la troisième personne , en faisant une déclaration à damour à IAmour ou encore en évoquant la fin de deux mants. Dans les deux premiers poèmes ,les poètes déclarent leur amour à la femme qu’ils aiment en s’adressant directement à elles . Le poème de Machaut nous montre l’amour platonique du poète et de sa bien-aimée alors que Marguerite de Navare évoque la sensualité de sa relation.

Lingendes et Voiture parlent d’elles à la 3 e personne ; mais tout comme Navare et Machaut il déclare leur amour à leur bien aimée. Voiture exprime la douleur que lui inflige son amour pour Sylvie . ; Lingendes ,quant à lui ,transforme l’amour en crime et avoue être

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
coupable Fontaine et Nouveau parle de L’Amour ; ils en font tous les deux l’éloge en nous rappelant que sans l’amour nous ne sommes rien. La Fontaine évoque l’Univers et l’importance de IAmour dans notre monde ; alors que Nouveau nous incite à aimer aimer pour rendre notre vie plus palpitante.

La fontaine utilise une phrase forte pour finir son poème « Aimez ,aimez; tout le reste n’est rien » tout comme Nouveau qui dans sa dernière strophe encourage l’amour dans chaque ville ,dans les chantiers , dans les couvents et dans les prisons. Baudelaire évoque lui aussi 0 ,dans les chantiers , dans les couvents et dans les prisons. Baudelaire évoque lui aussi l’amour mais il parle de la mort de deux amants, de leurs adieux et et de leur dernier moment ensemble.

On pourrait s’inquiéter de la baisse de l’influence de la poésie de ces derniers temps ; Mais, en réalité, n’est-elle pas toujours présente dans nos vies ? travers la musique ? siècle) I- « Douce dame ,que j’aime tant et désire… » (XIVe de Guillaume de Machaut (1300-1377) Guillaume de Machaut, né probablement à Machault, près de Reims en Champagne Ardennes, vers 1300 et mort à Reims en 1377, est le plus célèbre écrivain et compositeur français du XIVe Siècle Dans ce poème, l’auteur déclare son amour a sa bien-aimée . ouce dame, que j’aime tant et désire de sorte que jour et nuit je ne pense ailleurs je ne veux pas vous prier ni requérir que vous m accordiez la grâce ni votre amour ri1 rien qui puisse alléger ma douleur à part sans plus que vous daigniez savoir que je vous aime de cœur, sans décevoir (sans tromperie) car je ne pourrai nullement arriver à mon avis a un si grand honneur et ie ne suis pas digne de 3 0 j’aime sans repentir j’espère tant de biens de votre douceur et votre noble cœur déciderait grâce, pitié, noblesse et vraie amour ant qu’ il aurait pitié de la douleur qui me serre si vous saviez de voir (vraiment) que je vous aime de cœur, sans décevoir Fragonard « L’attente » II- « Stances amoureuses » de Marguerite de Navare (1492-1549) Marguerite de Navarre, appelée également Marguerite d’Angoulême et parfois Marguerite d’Alençon, est née le 11 avril 1492 à Angoulême et morte le 21 décembre 1549 à Odos-en- Bigorre. Elle est la Sœur du roi François Ier.

Elle est aussi connue pour être, après Christine de Pisan et Marie de France, l’une des premières femmes de lettres françaises, surnommée la dixième es muses. Le poète s’adresse à son amour et lui explique que sans lui elle ne serait rien Nos deux corps sont en toi, je ne sers plus que d’ombre; Nos amis sont à toi, je ne sers que de nombre. Las ! puisque tu es tout et que je ne suis rien, Je n’ai rien, ne t’ayant ou j’ai tout au contraire. Avoir et tout et rien, comment se peut-il faire ? Cest que j’ai tous les maux et je n’ai point de bien. J’ai un ciel de désir, un monde de tristesse, Un univers de maux, mille feux de détresse, Etna de sanglots et une mer de leurs. J’ai mille jours d’ennuis, mi serâce, un automne, un été de chaleurs.

Clair soleil de mes yeux, si je niai ta lumière, Une aveugle nuée ennuite ma paupière, Une pluie de pleurs découle de mes yeux. Les clairs éclairs d’Amour, les éclats de sa foudre, Entrefendent mes nuits et m’écrasent en poudre Quand j’entonne mes cris, lors j’étonne les cieux. Belle âme de mon corps, bel esprit de mon âme, Flamme de mon esprit et chaleur de ma flamme, J’envie à tous les vifs, j’envie à tous les morts. Ma vie, si tu vis, ne peut être ravie, Vu que ta vie est plus la vie de ma vie, Que ma vie n’est pas la vie de mon corps ! Je vis par et pour toi, ainsi que pour moi-même ; Je vis par et pour moi, ainsi que pour toi-même ; Nous n’aurons qu’une vie et n’aurons qu’un trépas.

Je ne veux pas ta mort, je désire la mienne, Mais ma mort est ta mort et ma vie est la tienne ; Ainsi je veux mourir, et je ne le veux pas Ill- « Chanson » extrait de « Stances » De Jean de Lingendes (1580-1616) Il est l’auteur d’un poème composé de cinq chants et près de trois mille vers divisés en sixains, Les Changements de la bergère Iris (Toussaint du Bray, paris, 1605), et de nombreuses pièces de poésie parues dans les recueils collectifs de l’époque.. Dans ce poème, Lingendes parle de l’amour qu’il éprouve pour ne femme et de sa beauté. Si c’est un crime que l’aimer On n’en doit justement blâmer Que les beautés qui sont en est aux Dieux Qui la firent si belle, Et non pas à mes yeux. Je suis coupable seulement D’avoir beaucoup de jugement, Ayant beaucoup d’amour pour elle: La faute en est aux Dieux Qui la firent SI belle, Qu’on accuse donc leur pouvoir; Je ne puis vivre sans la voir, Ni la voir sans mourir pour elle: « Le Baiser » d’Auguste Rodin. 1888-1898, Paris, musée Rodin) IV- « Stances » De Vincent voiture ( 1597-1648) Vincent Voiture, né le 23 février 1 597 à Amiens et mort le 27 mai 648 (à 51 ans) à Paris, était un poète et prosateur français. Voiture évoque son adoration pour Sylvie et les sentiments contradictoires qu’il ressent à son égard Je me meurs tous les jours en adorant Sylvie, Mais dans les maux dont je me sens périr, Je suis si content de mourir, Que ce plaisir me redonne la vie. Quand le songe aux beaut 6 0 uis la proie si grands contentements, Que cela seul m’en ôte le mérite. Ceux qui font en aimant des plaintes éternelles, Ne doivent pas être bien amoureux, Amour rend tous les siens heureux, Et dans les maux couronne ses fidèles.

Tandis qu’un feu secret me brûle et me dévore, J’ai des plaisirs à qui rien n’est égal, Et je vois au fort de mon mal es Cieux ouverts dans les yeux que j’adore. Une divinité de mille attraits pour,’ue, Depuis longtemps tient mon cœur en ses fers, Mais tous les maux que j’ai soufferts, N’égalent point le bien de l’avoir vue. Le Baiser, 1859, Francesco Hayez, (Milan, Pinacoteca di Brera) V-« Éloge de l’amour » Les Amours de Psyché Jean de La Fontaine (1621-1695) Jean de La Fontaine (né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry, et mort le 13 avril 1695 à Paris) est un poète français de grande enommée, principalement pour ses Fables et dans une moindre mesure ses contes licencieux. La Fontaine fait un éloge de l’amour et montre qu’il est indispensable.

Tout l’Univers obéit à l’Amour ; Belle Psyché, soumettez-lui votre âme. Les autres dieux à ce dieu font la cour, Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme. Des jeunes cœurs c’est le su rame bien Aimez, aimez ; tout le rest ses peines. Des jeunes cœurs c’est le suprême bien Aimez, aimez ; tout le reste n’est rien. « Les amants heureux » Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) Vl- L’Amour de l’Amour De Germain Nouveau (1851-1920) Germain Marie Bernard Nouveau, né le 31 juillet 18511 ? Pourrières (Var) où il est mort le 4 avril 1920, est un poète français. Le poète, tente à travers son poème, de nous faire aimer l’amour ; il est en adoration devant l’amour.

Aimez bien vos amours ; aimez l’amour qui rêve une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ; Cest lui que vous cherchez quand votre avril se lève, ui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux. Aimez l’amour qui joue au soleil des peintures, Sous l’azur de la Grèce, autour de ses autels, Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures, Ou qui vide un carquois sur des cœurs immortels. Aimez l’amour qui parle avec la lenteur basse Des Ave Maria chuchotés sous l’arceau ; Cest lui que vous priez quand votre tête est lasse, Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau. Aimez l’amour que Dieu s e fange, 8 OF IC Un baiser invisible aux lèvres de Psyché !

Car c’est lui dont la terre appelle encore la flamme, ui dont la caravane humaine allait rêvant, Et qui, triste d’errer, cherchant toujours une âme, Gémissait dans la lyre et pleurait dans le vent. Il revient ; le voici : son aurore éternelle A frémi comme un monde au ventre de la nuit, Cest le commencement des rumeurs de son aile ; Il veille sur le sage, et la vierge le suit. Le songe que le jour dissipe au cœur des femmes, Cest ce Dieu. Le soupir qui traverse les bois, Cest ce Dieu. C’est ce Dieu qui tord les oriflammes Sur les mâts des vaisseaux et des faites des toits. Il palpite toujours sous les tentes de toile, Au fond de tous les cris et de tous les secrets , C’est lui que les lions contemplent dans l’étoile ; L’oiseau le chante au loup qui le hurle aux forêts.

La source le pleurait, car il sera la mousse, Et arbre le nommait, car il sera le fruit, Et l’aube l’attendait, lui, l’épouvante douce Qui fera reculer toute ombre et toute nuit. Le voici qui retourne à nous, son règne est proche, Aimez l’amour, riez ! Aimez l’amour, chantez ! Et que l’écho des bois s’éveille dans la roche, Amour dans les déserts, amour dans les cités ! Amour sur l’Océan, amour sur les collines ! Amour dans les grands lys qui montent des vallons ! Amour dans la parole et les brises câlines ! Amour dans la prière et su IC les lèvres ! Amour dans tous les bras, amour dans tous les doigts ! Amour dans tous les seins et dans toutes les fièvres !

Amour dans tous les yeux et dans toutes les voix ! Amour dans chaque ville : ouvrez-vous, citadelles ! Amour dans les chantiers : travailleurs, à genoux ! Amour dans les couvents : anges, battez des ailes . Amour dans les prisons : murs noirs, écroulez-vous ! Le baiser à la dérobée » Fragonard VII- La mort des amants Les fleurs du mal ») De Charles Baudelaire (1821-1867) harles-Pierre Baudelaire est un poète français, né à paris le 9 avril 1821 et mort dans la même ville le 31 août 1867 (à 46 ans). Ce poème évoque la mort de deux amants. Nous aurons des lits pleins d’odeurs légères, Des divans profonds comme des tombeaux, Et d’étranges fleurs sur d 0 0