Analyse de document: Programme du NSDAP

Analyse de document: Programme du NSDAP

Ce texte a été rédigé dans un contexte particulier : l’allemande sort meurtrie de la première guerre mondiale en raison de pertes importantes (2 millions de soldats) mais surtout de la frustration engendrée par le traité de Versailles, considéré comme un « Diktat » car l’allemande n’ pu participer à son élaboration e plus, la République de aimer est confrontée à une forte agitation sociale se traduisant par des grèves importantes et qui suit le risque de renversement de la République par des révolutionnaires policliniques : c’est ce climat qui a abouti a la création par tiller de milices, les SA, pour réprimer illégalement ces grèves.

Le ANSAN est la traduction politique de ces milices, fondé en 1919. Dans ce programme, les nationaux-socialistes font 25 propositions sur leur conception de l’allemande, de la nation allemande, sur son économie, sa société et son gouvernement. Nous allons montrer que ce programme contient déjà les ronceraies caractéristiques du régime totalitaire nazi, puis qu’il annonce les futurs actes d’tiller en allemande et en européen. Sont rems en cause dans ce programme. Ainsi, dans l’article 24, il est précisé que « l’intérêt général passe avant l’intérêt particulier » ; or, dans la démocratie, c’est le

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
contraire : chaque individu a des droits qui lui garantissent une liberté d’action et de pensée.

De plus, dans l’article 25, il est question d’un pouvoir fort, ce qui va à l’encontre de la démocratie dans laquelle le pouvoir émane du peuple et doit être partagé et contrôlé par les représentants du pulpe. Ensuite, pour faire du ANSAN un parti de masse capable d’attirer les foules et de remporter les élections, tiller utilise des arguments populistes visant à attirer les classes populaires et moyennes. On trouve ainsi dans ce programme des idées nationalistes (traditionnelles à l’extrême droite), comme l’idée de « Grande allemande réunissant tous les Allemands sur la base du droit des peuples à disposer d’eux mêmes » (art. ) ou celle de la suppression des traités de paix, notamment le traité de Versailles qui a humilié les Allemands et est considéré comme un Diktat. On rouvre aussi des idées socialistes, voire d’extrême gauche (tiller ayant fait parti un temps du parti communiste allemand, le CAP) : l’idée est de lutter contre le capital, les possédants, en faisant profiter au peuple de leur richesse. Ainsi, l’article 13 évoque la confiscation par l’état des « entreprises appartenant à un trust », l’article 1 6 veut protéger classe moyenne et petits commerçants, l’article 17 demande « l’arrêt de toute spéculation foncière » Dans ce programme transparaissent aussi la plaça 2 l’arrêt de toute spéculation foncière ».

Dans ce programme transparaissent aussi la place et conception e l’individu qu’envisage tout régime totalitaire (art 10). L’individu doit être un être productif, actif socialement « le premier devoir de tout citoyen est de travailler » ; ainsi, les êtres improductifs, comme les handicapés, ne trouvent pas leur place dans la société allemande nazie, à l’inverse des sportifs, des militaires, des industriels, symbolisant l’action. De plus, l’individu n’existe pas pour lui-même : il appartient à des groupes qui sont eux- mêmes des composantes de l’état : ainsi, le travail de chacun doit « s’inscrire dans le cadre de [la collectivité] Enfin, les composantes propres à l’idéologie nazie sont déjà inscrites dans ce programme.

Tout d’abord, la conception biologique et raciale qu’ tiller du peuple allemand, le vol, apparaît à travers sa définition de la citoyenneté allemande : elle repose sur le droit du sang : « Pour être citoyen, il faut être de sang allemand » (art. 4). Ce principe exclut de la citoyenneté tous les individus nés ailleurs, même s’ils ont grandi en allemande et sont parfaitement intégrés et même s’ils ont acquis la nationalité allemande. Elle est raciste, car il est précisé que’ « aucun Juif ne peut être citoyen Y, alors que le début e l’article 4 précise que « la confession importe peu » : le terme juif, d’ailleurs écrit avec une majuscule, ne désigne donc par les personnes de religion juive, mais les personnes de race juive, autrement dit de sang juif.

tiller part en effet du pris 3 mais les personnes de race juive, autrement dit de sang juif. tiller part en effet du principe que les peuples sont divisés en races, structurées par une hiérarchie dominée par les aryennes et au sein de laquelle les juifs sont inférieurs, des « sous hommes Ensuite, la notion d’espace vital indispensable selon tiller l’épanouissement du peuple allemand transparaît à travers les articles 1 à 3. Pour lui, la « Grande allemande » regroupe « tous les Allemands sur la base du droit des peuples à disposer d’eux- mêmes ce qui implique que l’allemande récupère les territoires qui lui ont été confisqués après la ère guerre par les traités (art. 2).

AI s’agit notamment du corridor de dansait remis à la plonge et qui coupe l’allemande de la presse orientale, plus globalement de l’est de l’européen ; il s’agit aussi des quelques colonies prises en 191 8 et partagées entre les puissances victorieuses. Il exprime aussi sa volonté d’expansion dans l’art. 3 : « Nous demandons e la terre et des colonies pour nourrir notre peuple et résorber notre surpopulation Toute cette idéologie est véhiculée par la propagande à travers la presse (art. 23), mais aussi l’école, lieu de formation de la future élite nazie : « L’extension de notre infrastructure scolaire doit permettre à tous les Allemands bien doués et travailleurs l’accès à une éducation supérieure, et par là à des postes de direction » (art. 20).

Ces grands principes qui fonderont le régime totalitaire nazi justifient les actes d’tiller après son arrivée au pouvoir en tant que chancelier le 3 4 utilitaire nazi justifient les actes d’tiller après son arrivée au pouvoir en tant que chancelier le 31 janvier 1933 : En allemande, tout d’abord, la théorie raciale est appliquée politiquement contre la pope juive. Ainsi, les lois de émergent excluent économiquement dès 1935 les étrangers et les juifs, les privant de tout moyen d’influence : or, elles sont la stricte application de l’article 23. Il concerne la presse : les journaux allemands doivent être dirigés et financés par des citoyens allemands et tout journal non allemand doit être soumis au contrôle de l’état. Par conséquent, les juifs dirigeant des rénaux ne pourront plus exercer leur métier.

De plus, cette loi s’étend à «l’enseignement littéraire et artistique certainement aux études supérieures donc : les juifs ne pourront plus être fonctionnaires, donc enseignant. Cette exclusion s’étendra en 1938 au domaine juridique. Peu à peu, les juifs sont totalement isolés, privés de tout droit et de leurs biens, enfermés et déportés. Ensuite, tiller remet en cause le traité de Versailles (art. 2), enfreint dès 1933 : sortie de la SUD, rétablissement du service militaire et d’une armée puissante, remilitarisation de la remanie… Mais les démocraties et la SUD ne réagissent que mollement, uniquement par des mots, à ces actes En européen, ce texte (art. Et 3) annonce les conquêtes progressives des territoires germanisation : en effet, les populations de langue allemandes étant dispersées en européen, elles constituent des minorités nationales dans certains états : autruche S européen, elles constituent des minorités nationales dans certains états : autruche, plonge, tchécoslovaques. L’application du principe des nationalités permet donc à tiller de conquérir sans scrupule ces territoires : masculins de l’autruche en 1937, annexion des suites en septembre 1938, puis démantèlement de la tchécoslovaques et attaque de la plonge pour récupérer corridor de dansait. On peut enfin y voir aussi le sort réservé aux populations juives des territoires occupés par l’allemande (enfermèrent et mort lente dans les camps de concentration) et peut-être, en germe, la solution finale de la question juive » programmée par tiller à l’été 1941 : le génocide.