Analyse comparé minimalistes / constructivistes

Analyse comparé minimalistes / constructivistes

Audrey Lenchantin B2-Photo Devoir de rattrapage pour crédits résiduels. Bien que des cultures aux antipodes et une cinquantaine d’années éloignent les Minimalistes américains des Constructivistes russes, des similitudes apparaissent. Afin de comparer ces mouvements clés de l’histoire de l’art, il nous faut les situer dans l’histoire (dans leur contexte) et en dégager leurs caractéristiques essentielles.

Je m’appuierai, pour l’historien de l’art, Ni ai T « Du chevalet à la ma Ine Le «cahier des charg réaliste est écrit en es écrits de org m’a aucoup appris. sses, le « Manifeste par les frères Naum Gabo et Antoine Pevsner mais, en réalité, il est plus le signe de la dlvislon du mouvement pour lequel il tente de s’exprimer que celui de l’émergence et du rassemblement d’une idée commune (même s’il faut noter que le contexte social était mains favorable, puisque très vite le gouvernement condamnera ce genre d’oeuvre «incompréhensible»). 1 .

Le Constructivisme et ses caractéristiques Dés 1914, le constructivisme, qui deviendra l’art officiel de la révolutlon russe, jouit d’une effervescence dans le monde de l’art t d’une place centrale certaine dans ce dernier (pour exemple, Vladimir Tatline occupa le poste de directeur de l’académie de Moscou). A partir de la fin du 19eme

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Franco-Russe qui entre en vigueur en 1892, mais aussi la fin de la grande dépression en France, etc. Cette période est marquée par de nombreux échanges dont découle une multitude de passerelles entre les oeuvres.

Les « collages – assemblages » de Picasso (1 912), les « reliefs » et « contre reliefs » de Vladimir Tatline (1914), mais aussi les « ready-made » de Marcel Duchamp (1914) et évidemment Kasimir Malevitch (premier à utiliser péjorativement le terme «constructiviste») et ses « carre noir sur fond blanc (1913-1915) en sont des exemples clés. Dans cette logique, ces années, à la limite de l’avant guerre, sont marquées par une succession de concepts clés, très liés au contexte politique des pays dans lesquels les artistes vivent.

Nikolai Taraboukine parle pour cette période d’ « abandon de la surface plan » ; il écrit : « le peintre jette aux orties son pinceau et sa palette de couleurs artificielles et se met à travailler sur des matériaux véritables (verre, bois, étaux) Pour autant que je sache, c’est dans l’art russe que le contre relief a fait sa première apparltlon en tant que forme artistique. Georges Braque et Picasso avaient été les premiers à utiliser les collages de papier pour diversifier la texture et renforcer l’effet, mais Vladimir Tatline est allé plus loin en composant ses contre reliefs à partir de matériaux véritables. ? Le constructivisme russe est, on l’a vu, très lié au contexte politique de son pays, et beaucoup d’éléments en témoignent. Les titres qu’utilisent les constructivistes sont bien souvent connotés : Les émoignent. Les titres qu’utilisent les constructivistes sont bien souvent connotés : Les « relief » ou « contre relief » analogie du terme « contre attaque » très présents dans la presse de ‘époque, les numéros de série de Steinberg symbole des produits industriels, etc.

D’un point de vue esthétique, là aussi, les métaphores sont présentes : la notion de transparence récurrente chez Naum Gabo ou Alexandre Rodtchenko, construction suspendue dans l’espace, 1919 par exemple, métaphorise une lutte contre la rigidité et Popacité (hiérarchique et sociale) de l’ancien monde ; ette notion de transparence est également liée à la suppression des frontières entre les médiums à l’image d’une société sans classe. On peut alors citer El Lissitzky et ses « prouns » stations de correspondance entre la peinture et l’architecture » [diverses traductions]).

Ce dilemme entre éthique (un art utile) et esthétique (toujours résultat des rapports formels de volume et d’espace) amène à un engagement politique et social de plus en plus fort jusqu’à la radicalisation de l’ «art de gauche Toutefois, on peut obsewer, dans cette effervescence et cette ouvance au sein du monde de l’art dit de gauche, une scission du mouvement en deux «branches» : le groupe de Tatline, Rodtchenko et Stepanova, plus tourné vers le social et la production industrielle et celui de Gabo et son frère, concentré sur l’espace et le rythme.

En réalité, l’esquisse de cette séparation se laissait déjà prédire à la parution du manifeste réaliste par les frères Pevsner en 1920, mais on peut pr peut prendre comme date clé 1921 avec l’exposition « 5×5=25 » ou Alexandre Rodtchenko exposera ses monochromes. A la fin de cette manifestation, il signe le anifeste productiviste dans lequel il s’engage à abandonner la « peinture de chevalet » (idée de mort de la peinture présente aussi chez Kasimir Malevitch) au profit de la production d’objets usuels.

C’est dans un contexte politique de moins en moins favorable, car renouant avec les traditions académiques, (résultat du stalinisme triomphant), qu’est marqué le déclin du libéralisme dans l’art. 2. Le Minimalisme et ses caractéristiques un demi siècle plus tard, de l’autre côté de l’Atlantique, à New York précisément, émerge,dans un contexte fort favorable à l’art , le travail de cinq artistes : Donald Judd, Sol Lewitt, Carl Andre, Robert Morris Et Dan Blavin, que l’on nommera à partir des années 60, le Minimalisme.

Ce mouvement s’inspire du « Less is more » de ‘a rchitecte Ludwig Mies Van Der Rohe ou encore d’œuvres, telle la « colonne sans fin » de Constantin Brancusi. La recherche des artistes minimalistes s’orchestre autour de forme et structure simple en tri dimension (Donald Judd), utilisant des matériaux simples souvent laissés bruts (Sol Lewitt), de notion de transparence (Dan Flavin), ou encore de déformation de la forme par l’apesanteur (Robert Morris) ; en somme, c’est la otion « d’esthétique pure » qui est recherchée.

Donald Judd qualifie l’objet minimal de « spécifique objet » qui le différencie de l’objet traditionnel p Judd qualifie l’objet minimal de « spécifique objet » qui le différencie de l’objet traditionnel par l’insignifiance qui le caractérise (face à l’autre qui nécessite la mobillsation de connaissances, d’expériences, etc. ).

Il définira les principes qui régissent ce dernier dans un texte manifeste publié en 1965. Aux Etats-Unis, dans les années 60, la société de consommation est la symbolisation de ce dernier ace au communisme de l’union soviétique (et nous allons voir que si les deux blocs partagent des idéologies à l’opposé, les convergences entre l’art des minimalistes et celui des constructivistes sont récurrentes).

Malgré les multiples conflits dans lesquels les Etats-Unis sont impliqués dans cette période de la guerre froide appelée « la détente le monde de l’art lui jouit depuis un peu plus d’une dizaine d’années d’une effervescence, peut être aussi marquante que celle autour de la première guerre mondiale. C’est donc pendant les années Kennedy que l’Art minimal voit le jour.

C’est en réaction au trop plein de subjectivité, autrement dit ? « l’action palnting » (expressionnisme abstrait) de Jackson Pollock, mais aussi au pop art pour sa figuration bien sûr, mais aussi son utilisation de la couleur, des symboles, etc. Les artistes minimalistes basent leurs travaux sur « l’expérience de l’esthétique pure c’est à dire qu’ils ne doivent pas faire appel à la mémoire du spectateur, l’impression doit être physique et directe. Pour ce faire, c’est la neutralité et l’absence de symbolisation qui sont recherchées (bien que, on va le voir, les minimalis