Amsterdam vie pratique

Amsterdam vie pratique

Berenice BOMME – rapport de stage Explora 2008 L’aventure Amstellodamoise Amsterdam n’est pas tres loin de la France, 300 km de la frontiere environ, mais il ne faut pas s’attendre pour autant a un environnement familier : les mentalites, le mode de vie, le fonctionnement administratif, le climat, l’architecture… tout est tres different, et le depaysement garanti. Inutile de parler neerlandais pour vivre a Amsterdam : les Amstellodamois sont presque tous anglophones.

S’ils ont un doute sur votre nationalite, ils s’adresseront spontanement a vous en anglais ; en revanche, attendez-vous a quelques remarques moqueuses si votre anglais est un peu trop « frenchy » a leur gout. L’enseignement de l’anglais commence la-bas des les petites classes, et les films au cinema sont toujours en VO sous-titree, jamais de doublage. Nous devrions en prendre de la graine… Amstellodamois, vous l’aurez compris, est le nom que l’on donne aux habitants d’Amsterdam.

C’est une capitale tres cosmopolite, grouillante d’activite artistique et culturelle. A ce qu’on m’a dit et du peu que j’ai vu, la mentalite de la capitale est tres differente du reste pays : les autres villes sont de « petites » villes a cote d’Amsterdam (excepte Rotterdam, ville portuaire focalisee sur son activite industrielle), et la vie rurale

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
est encore tres majoritaire. Ce qui vaut pour Amsterdam dans ce rapport ne vaut donc pas pour toute la Hollande, et encore moins pour tout les Pays-Bas.

Si vous vous appretez a partir la-bas et que vous avez decide d’y venir en paix, evitez d’ailleurs l’erreur commune qui consiste a confondre Hollande et Pays-Bas : la Hollande est une province des Pays-Bas (The Netherlands en anglais, Nederland en neerlandais). Par comparaison, la Hollande est donc aux Pays-Bas ce que le Pays de Galles est au Royaume-Uni. Deuxieme erreur a eviter pour les anglophones frenchy qui debarquent en terre batave : « Dutch » en anglais signifie « Hollandais », et « German » signifie « Allemand »… vous le saviez ?

Moi pas, je l’avoue… 1 Berenice BOMME – rapport de stage Explora 2008 I. Vie pratique a Amsterdam a) Le logement Il faut compter entre 400 et 600 euros, selon le quartier et le type de logement. On trouve plus facilement une colocation qu’un appartement individuel a Amsterdam. Soyez vigilant lors de vos recherches : les escroqueries sont frequentes. N’envoyez jamais d’argent avant la visite des lieux et la signature d’un contrat de bail ; ne payez jamais en especes, il faut qu’une trace de la transaction bancaire subsiste apres le versement.

Attention aux logements sociaux (loues a un faible prix aux personnes en difficultes) : certaines personnes relouent illegalement et souvent a prix fort ces logements que la municipalite leur a attribue. Si le fraudeur est decouvert ou denonce, le locataire est expulse du logement dans la semaine. Mefiez-vous des bailleurs qui vous reclament un loyer en especes et demandez un contrat de bail en bonne et due forme. En velo, un trajet de 4 Km se parcourt en 20 minutes environ. C’est un bon repere pour delimiter votre perimetre de recherche. –

Enregistrement : Pour un sejour de plus de trois mois, vous etes cense vous declarer aupres de la municipalite (sur RDV). ? Coordonnees : Dienst Persoonsgegevens Stadhouderskade 85, 1073 AT Amsterdam – Postbus 2752, 1000 CT Amsterdam – Telefoon : 020 551 9252 – Openingstijden: Ma t/m vrijdag van 08. 30 tot 16. 30 uur. ) Site web utiles pour vos recherches de logement : www. kamernet. nl : le site est en neerlandais et les reponses aux annonces qui vous interessent sont payantes (environ 15 € TTC pour 20 reactions), cependant il s’agit certainement du moyen le plus efficace et le plus sur de trouver un logement a Amsterdam.

Le site Kamernet fait figure de reference, il federe la plupart des offres de logement disponibles et les escroqueries sont systematiquement ecartees. La reponse aux annonces se fait en anglais ; pour renseigner correctement les champs lors de votre inscription et de l’enregistrement de vos criteres de recherche il vous suffit de vous aider d’un logiciel de traduction sur Internet (par exemple BABEL FISH, mis en ligne gratuitement sur le site http://fr. altavista. com). Etant donne le succes de ce site, les annonces ne restent que peu de temps en ligne (24 a 48h en moyenne) ; il faut donc faire preuve de reactivite. ww. leforum. nl est le forum des francophones aux Pays-Bas. C’est une mine d’informations concernant la vie des expatries francais aux Pays-Bas, et en l’occurrence un bon moyen de trouver une colocation francophone. 2 Berenice BOMME – rapport de stage Explora 2008 – www. viavia. nl est un site de location de particulier a particulier, en neerlandais egalement. – www. easykamer. nl est l’antenne neerlandaise du site www. appartager. com : il s’agit d’un site de recherche de colocation. Il est gratuit et vous permet d’effectuer vos recherches en francais.

Mefiez-vous cependant des escroqueries qui ne sont pas toujours immediatement detectees par le site. L’actualisation des annonces laisse egalement parfois a desirer. – Il existe entre autres deux sites consacres aux expatries aux Pays-Bas : http://www. expatica. com/nl http://www. expatriates. com/classifieds/amst/ Ces sites sont plutot destines a des salaries au statut d’expatrie qu’a des etudiants, mais il est toutefois possible d’y trouver une solution de logement abordable. b) Argent Certaines banques facturent les operations a l’etranger, il peut donc etre utile de vous renseigner avant votre depart aupres de votre banquier.

Par ailleurs, si vous souhaitez vous servir d’une carte de credit aux Pays-Bas pour regler vos achats, l’utilisation d’une carte VISA est preferable (les Master Cards sont refusees dans beaucoup de magasins). Il faut neanmoins savoir que, meme avec une carte Visa, il vous sera impossible de regler certains de vos achats par carte bancaire, notamment dans les supermarches (type Albert Heijn, C 1000, etc. ) et guichets automatiques des gares. c) Sante Le systeme de soins aux Pays-Bas est tres different de celui qui existe en France et assez complexe pour un etranger.

Avant de partir, il est necessaire de faire la demande d’une carte europeenne d’assurance maladie aupres de votre organisme de securite sociale. Les medecins neerlandais sont reputes pour ne jurer que par l’aspirine. Pour les gros bobos, il vaut mieux rentrer chez soi, et donc prevoir une assurance rapatriement. d) Telecommunications Si vous possedez un telephone mobile, pensez a le faire debloquer ou a vous rapprocher de votre operateur en France pour connaitre les conditions d’utilisation de votre forfait a l’etranger.

Pour 10 €, vous pouvez acheter une carte a puce rechargeable Lyca Mobile ou T-Mobile (type Mobicarte) grace a laquelle vous pourrez etre joignable et joindre vos correspondants aux Pays-Bas a moindres frais. e) Stage et relations de travail Il existe beaucoup d’organismes francais aux Pays-Bas. Pour trouver un stage (voire un emploi) vous pouvez vous adressez a : 3 Berenice BOMME – rapport de stage Explora 2008 – France Emploi : Wibautstraat 129; 1091 GL Amsterdam – Tel. 00. 31. 20. 665. 08. 69 – Fax 00. 31. 20. 463. 1. 71 – http://www. france-emploi. nl – L’Ambassade de France de La Haye (Den Haague) : Smidsplein 1 – 2514 BT La Haye – Tel. [31] (70) 312 58 00 – Fax : [31] (70) 312 58 24 – http://www. ambafrance-nl. org [email protected] org – Consulat general de France a Amsterdam : Vijzelgracht 2 – 1017 HR Amsterdam Adresse postale : Postbus 20018 – 1000 HA Amsterdam – Tel. [31] (20) 530 69 69 – Fax : [31] (20) 530 69 88 – http://www. consulfrance-amsterdam. org – Chambre Francaise de Commerce et d’Industrie (CFCI) PAYS-BAS.

Wibautstraat 129-11 1091 GL – Amsterdam T: 0031 (0)20 562 82 00 F : 0031 (0)20 562 82 22 @ : [email protected] nl – www. cfci. nl – Maison Descartes, Institut Francais des Pays-Bas (institut culturel francais) – Vijzelgracht 2A – 1017 HR Amsterdam – Tel: 020 531 95 01 – Fax: 020 531 95 15 http://www. maisondescartes. com/site : des offres d’emplois et relais pour les recherches de stage sont disponibles sur le site. La remuneration d’un stage est generalement faible (entre 300 et 400 euros). Les V. I. (contrats de volontariat international) sont d’ailleurs plus courants que les stages.

Les Neerlandais aiment terminer tot leur journee de travail. Les horaires courants sont 9h – 17h30, avec en contre partie une pause dejeuner microscopique, souvent sur le coin de votre bureau. f) Vie quotidienne ( plus d’info sur http://www. amsterdam. info/fr/) Transports : la ville est tres bien desservie par les lignes de tramways (il existe aussi un metro, plus pratique pour les plus longs trajets). Pour l’abonnement aux transports en commun (strippenkaart), vous devez vous rendre sur ce site : http://www. msterdam. info/transport/strippenkaart/. Pour les horaires, itineraires, info trafic, rendez-vous sur celui-ci : www. 9292ov. nl/. Le velo : le moyen de transport par excellence reste neanmoins le velo. La premiere chose a savoir est qu’il ne faut jamais laisser votre velo sans antivols. Il est preferable d’en avoir au moins 2 (grosse chaine + antivol de cadre, place sur la roue arriere) et d’attacher votre velo a un poteau (750000 velos sont voles chaque annees a Amsterdam, autant que la ville recense d’habitants…).

Si vous achetez votre velo a un « junky » a moindre prix (une trentaine d’euros), sachez que cela peut vous couter cher : au moindre controle de police, la « plaque d’immatriculation » du velo gravee discretement sur le cadre permettra aux autorites de l’identifier comme velo vole. D’ailleurs, renseignez-vous rapidement sur les regles du code de la route a respecter en velo : une piste cyclable prise a contresens ou un velo mal eclaire a la tombee de la nuit vous coutera tout de suite 50 euros.

Le meilleur moyen de se procurer un velo est encore de l’acheter dans un des 4 Berenice BOMME – rapport de stage Explora 2008 nombreux magasins d’occasion de la ville (autour de 150 euros) et de le revendre a votre depart au meme prix. Attention, la majorite des velos vendus la-bas ont un systeme de frein a retropedalage ; un peu difficile au debut mais on s’y fait ! En attendant d’en acheter, vous pouvez en louer chez le celebre Mac Bike (la bicyclette rouge) : http://www. amsterdam. nfo/fr/transport Climat : si vous prenez le velo, il vous faudra cependant penser a vous equiper d’un K-way grand format (les Amstellodamois n’hesitent pas a utiliser la version integrale avec capuche et pantalon), car en effet, il fait froid et il pleut. N’esperez pas y echapper si vous partez en ete : les mois de juillet et aout comptent parmi les mois les plus pluvieux. En revanche la saison printaniere est radieuse. Alimentation : Vous ne trouverez pas de grandes surfaces aux Pays-Bas pour faire vos courses, mais enormement de moyennes surfaces, principalement Albertheijn et C1000 (« C Duizend »).

Les Neerlandais sont friands de produits laitiers (yaourts en tous genres, essayez leur delicieuse et etonnante specialite : le « Vla »), de graines (walnuts, chesnuts…) et bien sur de gouda (produit au sud) et l’edam (produit) au nord ; point de gruyere, mais si vous tenez a votre pate cuite a trous, vous pourrez la remplacer par le maasdam. Autres specialites : le hareng sale (deguste cru dans un sandwich aux cornichons), et, plus sympathique, la pannekoek (pannekoeken au pluriel) : tres grande crepe epaisse recouverte de sirop sucre.

Les legumes sont vendus sous vide, le plus souvent deja laves et predecoupes : pratique mais parfois insipide et toujours plus onereux. La nourriture de qualite est sensiblement plus chere qu’en France. Le moyen le plus astucieux de faire ses courses reste le marche, notamment sur le tres celebre et polyvalent marche en plein air d’Albertcuyp (dans l’immense rue eponyme, quartier populaire du Pijp) : on y trouve de tout, les produits sont bons, beaucoup moins chers qu’ailleurs, et l’ambiance est vraiment exceptionnelle. Authentiquement amstellodamoise.

Ouverture : du lundi au samedi, de 9h a 17h environ. NB : prononcez phonetiquement [pajp] ou « paip  » pour Pijp : la lettre « j » en neerlandais se prononce [j], autrement dit « y » comme dans yeux ou yack. Rythme de vie : Plus que le froid humide et la rarete de la lumiere en hiver, c’est au rythme de vie qu’on reconnait le caractere septentrional de la ville d’Amsterdam. Les boutiques ferment leurs portes des 18h ou 18h30 (a l’exception des jeudis ou vous pouvez faire vos courses en « nocturne » jusqu’a 22h), et les rythmes alimentaires sont egalement tres differents. Le petit dejeuner est raditionnellement copieux et sale : fromage, jambon, viandes froides, divers petits pains aromatises accompagnes de the ou cafe. Le dejeuner est leger et sur le pouce (pause dejeuner tres courte) : snacks, eetcafes et coffee shops proposent toasty (croque-monsieur) et broodje (sandwich en forme de donut typiquement Hollandais) en tous genres, accompagnes de lait ou de cafe au lait. Le diner est le repas principal, il se prend tres tot, des 18h, accompagne generalement d’une bonne biere… ou d’une typique Heineken (dont le siege se trouve a Amsterdam meme. ) 5 Berenice BOMME – rapport de stage Explora 2008

II. Bilan et suggestions Lors de mon stage, j’ai travaille 6 mois durant chez Invest in France Agency Nederland, dans l’un des 22 bureaux internationaux de l’AFII. L’Agence Francaise pour les Investissements Internationaux (AFII) est l’agence nationale chargee de la promotion, de la prospection et de l’accueil des investissements internationaux en France. En tant qu’assistante a la prospection, j’avais pour tache d’assister les charges d’affaires dans leurs missions de prospection des investisseurs neerlandais et de promotion de la France en tant que terre d’accueil.

L’essentiel de mon travail consistait a effectuer des recherches documentaires et a les synthetiser ensuite, ou a synthetiser les informations fournies par les agences de promotion regionales en partenariat desquelles les Invest in France Agencies travaillent. J’etais egalement chargee de la redaction d’une revue de presse economique quotidienne (Le Monde, Les Echos, La Tribune, Usine Nouvelle et Nis News Bulletin. ) La prospection telephonique en anglais comme en francais m’a permis d’acquerir une plus grande aisance a l’oral.

La revue de presse quotidienne etait egalement un bon exercice qui m’a permis de developper mes capacites de synthese. Le monde des affaires et la sphere economique m’etaient etrangers, les cotoyer m’a permis de developper mes capacites d’adaptation. Ma periode de stage a par ailleurs coincide avec la preparation d’un processus de certification ISO 2000 : 9001. Ce fut une periode tres intense mais aussi tres instructive. Un challenge qui m’a appris le travail en equipe, ses avantages comme ses limites : il peut etre stimulant d’? vrer ensemble autour d’un projet commun, mais il arrive malheureusement que l’interet du projet agisse au detriment de l’interet relationnel et humain, surtout lorsqu’on est en bas de la hierarchie. Ainsi, cette experience d’ouverture au monde des affaires et des entreprises fut parfois frustrante en raison des exigences de rentabilite auxquelles il me fallait me conformer : je devais me contenter de rendre un travail correct lorsque j’aurais aime avoir le temps de rendre un travail soigne, et integrer des connaissances nouvelles sans trouver la liberte de pousser jusqu’a la curiosite.

Cependant, j’ai compris au fil de mes espoirs et de mes desillusions qu’une experience n’a pas besoin d’etre epanouissante sur le plan personnel pour etre une experience benefique ; il est en revanche necessaire d’en comprendre les tenants et parfois les non aboutissants pour la rendre profitable et pour evoluer. Je crois qu’en l’occurrence, vivre a l’etranger est ce qui m’a permis de prendre du recul et d’evoluer.

Peut-etre n’aurais-je pas eu la force d’endurer ce stage jusqu’au bout si j’avais eu autour de moi tout le confort que peut offrir le pays natal dont on connait le fonctionnement et les regles. Lorsqu’on vit a l’etranger, on redecouvre la complexite de ce qu’on croyais simple, et l’on tend alors a considerer chaque chose avec un regard neuf. J’ai donc considere ce stage comme un challenge a relever, et non uniquement comme une 6 Berenice BOMME – rapport de stage Explora 2008 experience professionnelle.

Or, lorsqu’on entre ensuite dans la vie professionnelle, la vraie, c’est alors un plaisir de pouvoir la considerer comme un challenge a part entiere. Il est rare lors d’un stage d’occuper un veritable poste ; le stagiaire est generalement « multifonction », et l’experience professionnelle est donc partiellement faussee par ce point de vue annexe et subalterne… Mais il ne faut pas se decourager, et surtout ne pas oublier que le stagiaire, comme l’etudiant qu’il est encore, est la pour apprendre et pour observer avant toute chose.

A fortiori dans un pays etranger, dont l’interet est aussi d’offrir une nouvelle culture a decouvrir, en dehors du « perimetre d’apprentissage » que constitue le stage ou les cours a l’universite. Pour moi, la vie a l ‘etranger etait une decouverte, non un nouveau mode de vie, mais j’ai croise au cours de mon sejour un grand nombre d’expatries parfaitement adaptes a leur nouvelle vie. Tellement bien adaptes qu’ils en venaient a critiquer la France un peu trop facilement : un facheux penchant auquel je trouve de dommage de ceder.

Nul n’est prophete en son pays, mais il ne suffit pas de franchir une frontiere pour le devenir. Chaque pays a ses bons et ses mauvais cotes ; en debarquant en terre inconnue, on a tendance a ne voir que les uns ou que les autres, mais on apprend assez rapidement a relativiser. Vivre a l’etranger plus tard ? Pourquoi pas. Il est bon d’y avoir mis une fois les pieds et les valises pour savoir que le porte de nos frontieres est toujours ouverte, en cas d’impasse professionnelle ou de besoin d’evasion.

A condition selon moi de gagner suffisamment bien sa vie pour ne pas se retrouver en difficultes et pour pouvoir etre mobil au-dela des frontieres qui nous separent de nos amis et de nos proches. S’expatrier, a moyen ou a long terme, n’est pas une decision qu’il faut prendre a la legere. Je suis partie six mois, ce qui est court et long a la fois. Je pense que ce n’est que lorsque je suis partie que je ne commencais reellement a comprendre comment tirer un maximum de profit et un minimum d’ennuis de mon sejour.

Malheureusement, je ne partais pas dans le cadre d’un « echange » puisque j’etais en stage. Je n’ai pas eu, en arrivant labas, de structure universitaire pour m’accueillir, m’encadrer et me guider. C’est ce qui m’a le plus manque. De plus, je ne frequentais que des gens engages dans la vie professionnelle, moi qui sortais tout juste de cinq annees d’universite et qui ne frequentais quasiment que des etudiants. Dans les moments difficiles, je n’ai pas trouve de soutien spontane, il a fallu que j’aille moi-meme le chercher et bien souvent je n’ai pu compter que sur moi-meme.

Ainsi, meme lorsqu’il s’agit d’un echange universitaire, je pense qu’il est primordial en debarquant a l’etranger d’identifier les personnes sur lesquelles on pourra compter le moment venu. Car le moment viendra : l’aventure, c’est un mot seduisant a connotation romantico romanesque (et ca l’est parfois ! ), mais c’est aussi parfois de grosses galeres, sur lesquelles on se maudit d’avoir eu l’idee d’embarquer. Quelles que soient les difficultes qu’on a rencontrees cependant, ce qu’il en reste est avant tout d’excellents souvenirs, et un peu de nostalgie une fois passe le plaisir des retrouvailles lorsqu’on « rentre au pays » 7