ALIMENTATION TRAVAIL

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ALIMENTATION ET TRAVAIL I – INTRODUCTION : Les conditions de travail et son organisation conditionnent les besoins alimentaires des travailleurs ainsi que leurs habitudes. Il peut en découler des troubles fonctionnels, volre des pathologies. A l’inverse, la manière de s’alimenter peut influer sur le comportement des individus au travail. Le médecin du travail, dans le cadre de son action en milieu de travail, a un rôle de conseiller et intervient dans le domaine de la prévention et de professionnelle.

Il – BESOINS ENERG 2. 1 – DÉFINITIONS • pport avec l’activité or 10 Sni* to View Les besoins énergétiques d’un individu sont définis comme étant « la quantité d’énergie nécessaire pour compenser les dépenses et assurer une taille et une composition corporelle compatibles avec le maintien à long terme d’une bonne santé et d’une activité physique adaptée au contexte économique et social » (OMS, 1996). Le rôle de l’alimentation est donc de couvrir la dépense énergétique.

Les dépenses énergétiques quotidiennes d’un sujet comportent donc : 2. 2 – FACTEURS DE VARIABILITE : Le métabolisme de base dépend : du poids de la taille du sexe de l’âge de l’état physiologique u régime alimentaire de l’activité physique de certaines substances Il existe des équations

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déterminées par l’OMS pour prévoir le métabolisme basal d’un individu, prenant en compte sa taille, son poids, son âge et son sexe. A – Variations en fonction du poids : Ex..

Pour un homme de 35 ans, pesant 75 kg : Métabolisme de base — 1749 kcal / j Pour une femme de 28 ans, pesant 55 kg : Métabolisme de base – 1304 kcal / j D’une manière générale, plus un individu est lourd, plus son métabolisme basal est élevé. B- Variations en fonction de la taille : Pour un homme de 35 an PAGF 10 et mesurant 1. 5m : fonte musculaire. Ce phénomène est d’autant plus marqué que les personnes vieillissantes ont une activité physique moins importante.

E – Variations en fonction de ‘état physiologique : Le métabolisme de base correspond essentiellement, chez un sujet adulte en bonne santé, aux dépenses énergétiques liées à la circulation sanguine et à la respiration. Il diminue pendant le sommeil. Il augmente lors de dépenses énergétiques supplémentaires liées La croissance (jusqu’à 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons) La grossesse (métabolisme de base augmenté denviron 20 %) et ‘allaitement Certains états pathologiques (fièvre, hyperthyroïdie, grands brûlés… La sécrétion d’adrénaline lors de certaines émotions (stress, peur) F – Variations en fonction du régime alimentaire : Notre organisme adapte ses dépenses énergétiques en fonction des apports. En cas de sous-alimentation prolongée, le métabolisme de base diminue et en cas de suralimentation habituelle, il augmente. G – Variations en fonction de l’activité physique • une activité physique importante pratiquée plusleurs fois par semaine va entraîner une augmentation du métabolisme de ase de 5 à 10%, qui s’explique par l’accroissement de la masse musculaire.

H – Variation en foncti s substances : situation Si l’on s’adresse à un individu, le critère essentiel à prendre en compte est la stabilité du poids. La quantité d’énergie nécessaire et suffisante à une personne est celle qui maintient son poids stable. Si l’on s’adresse à une collectivité, on peut se référer aux recommandations des organismes de santé. Le CNERNA (Centre National de Coordination des Etudes et Recherches sur la Nutrition et l’Alimentation) propose les valeurs suivantes .

Activité physique Hommes Kilojoules Kilocalories Femmes Réduite 8800 2100 7500 1800 Courante 1 1300 2700 8400 2000 Importante 12500 3000 9200 0 natation, cyclisme) >300 2. 4 – BESOINS HYDRIQUES Un apport hydrique de 1 là 1. 5 1 par jour est nécessaire pour assurer un bon équilibre physiologique, compenser les pertes, assurer une diurèse suffisante et prévenir la constipation. L’eau est la seule boisson indispensable à l’organisme. Conseil : éviter l’alcool, la caféine et les bossons sucrées.

Ill – LES GROUPES D’ALIMENTS : Il est souhaitable que la ration énergétique se répartisse de manière équilibrée entre les 3 grands types de nutriments Protides : 12 à 15% des calories (1 g de protéines fournit 4 Kcal) Glucides : 50 à 5596 (1 g de glucides fournit 4 Kcal) Lipides : 30 à 35% maximum (1 g de lipides fournit 9 Kcal) : les lipides apportent actuellement dans les pays occidentaux de 40 ? 45% de la ration énergétique. Les apports en vitamines et oligo-éléments sont en général suffisants lorsque l’alimentation est variée et dépasse 2000 Kcal.

Protéines : D’origine animales : œufs, poissons, viandes D’origine végétales : céréales, légumes secs, fruits Glucides : Sucres lents : pain, céréales ou féculents, pâtes, légumes secs, riz, ommes de terre) Sucres rapides : sucres, co alimentaire et ses conséquences sur la santé sont parmi les plus fréquents. Le travail posté concerne environ de la population active et répond à la nécessité d’assurer la continuité de la production ou des services grâce à la présence d’équipes se succédant sans interruption sur les lieux de travail.

Le travail de nuit, quant à lui, peut s’organiser de différentes manières : soit les salariés travaillent de nuit en alternance, soit les salariés travaillent en équipe fixe de nuit. La tolérance aux changements de rythme est très variable selon les individus. Certains sujets tolèrent parfaitement, toute leur vie, le travail posté. D’autres, au contraire, souffrent de ces variations. D’une manière générale, la tolérance au travail posté diminue avec l’âge, et est rarement bonne après 40 ans.

Les deux fonctions les plus perturbées par le travail en équipe sont le sommeil et l’alimentation. 4. 2 – PATHOLOGIES NUTRITIONNELLES LIEES AU TRAVAIL POSTE : Trois types de pathologies sont considérées comme liées ? l’alimentation des travailleurs postés. Instabilité pondérale : très fréquemment observée. Il s’agit le plus souvent d’une prise de poids mais certaines personnes peuvent ussi en perdre.

Maladies cardio-vasculaires : elles ne sont pas rares compte tenu du fait que le déséquilibre alimentaire est souvent associé à d’autres facteurs de risque coronariens (hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, taba t à s’intensifier). PAGF 6 0 d’augmentation de l’apport énergétique quotidien mais se caractérisent plutôt par une modification de la répartition de l’alimentation sur le nycthémère. Pour la plupart, les deux repas principaux sont maintenus. On constate surtout un apport alimentaire en dehors des repas représentant environ 20% de l’apport énergétique : casse-croûte, rignotage, surtout la nuit. 4. – MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES INDUITES PAR UN REPAS NOCTURNE Les études réalisées sur l’influence des horaires sur la métabolisation des repas permettent de noter les éléments suivants : Ralentissement de la vidange gastrique Thermogenèse post-prandiale diminuée Tolérance glucidique diminuée Elévation post-prandiale plus marquée des triglycérides Augmentation du cholestérol total, ainsi que du LOL cholestérol et du rapport LDL sur HDL Les amplitudes des variations constatées sont faibles mais peuvent parfois s’amplifier sous l’influence de facteurs ntercurrents comme un stress ou un déséquilibre alimentaire. . 5 – ALIMENTATION ET VIGILANCE • Il existe des fluctuations ph siolo i ues de la vigilance au cours du nycthémère : 7 0 vigilance. La somnolence post-prandiale est à l’origine d’une réduction des performances et peut être cause d’accidents. La majeure partie des travaux montrent l’apparition d’une somnolence après ingestion de glucides, et au contraire un niveau de vigilance et de performance meilleur après un repas protidique. V – PREVENTION 5. – LE ROLE DU MEDECIN DU TRAVAIL Le médecin du travail doit être vigilant lors de la visite médicale ur le dépistage des troubles alimentaires débutants. Il peut donner des conseils nutritionnels et intep. ‘enir auprès de l’employeur, du CHSCT s’il existe puisque les comportements alimentaires sont influencés par les conditions de travail. Bien sûr, ces interventions sont délicates car les conditions de travail sont intimement liées aux contraintes économiques et les comportements alimentaires à la vie personnelle et intime de chacun. . 2 – CONSEILS NU RITIONNELS AUX SALARIES : Les médecins du travall sont souvent amenés à conseiller les salariés en horaires postés. L’idéal est de pouvoir le faire au oment de faffectation ou de ’embauche. Cependant, le plus souvent, les conseils sont apportés lorsque le sujet présente des troubles digestifs ou un désé uilibre nutritionnel en rapport avec le travail de nuit. pondérale, amélioration de la vigilance ou du sommeil. Conseils pratiques .

Conserver le rythme diurne des trois repas ; ne pas sauter de repas Respecter la collation de nuit : bien que non physiologique, elle doit être respectée car ressentie comme un besoin et permettant de maintenir une vigilance lorsque celle ci est à son minimum (entre 2h et 4h du matin). Ce casse-croûte doit être hermogénique, rapidement digestible, stimulant la vigilance. Les graisses sont à écarter car elles entraînent un ralentissement de la vidange gastrique et libèrent des triglycérides. En revanche, il peut être glucido-protidique.

Limiter la consommation de produits sucrés (pâtisseries, confiseries, sodas), et de graisses (charcuteries, chips) Gérer la consommation de café : il est en effet à utiliser avec modération car il peut provoquer des troubles gastriques, des tachycardies et des troubles du sommeil. Sa consommation est à éviter durant les 3 dernières heures du poste et durant la seconde partie de la nuit A chaque repas, prendre le temps de manger assis et de bien mastiquer ; ne pas manger trop vite (le temps consacré à chacun des 3 repas doit être d’au moins 30 minutes).

Eviter le grignotage entre les repas qui se fait au détriment des Boire de l’eau (seule boisson indispensable à l’organisme) : I. S litres par jour au minimum ; s’hydrater avant même d’éprouver une sensation de soif si travail en ambiance chaude portion de frites 400 Kcal 1 verre de bière – 125 Kcal 1 glace = 300 Kcal 1 verre de coca = 80 Kcal 10 chips = 110 Kcal 5. 3 – CONSEILS AUX EMPLOYEURS Le médecin du travail peut, en fonction des conditions de travail t des problèmes médicaux observés, expliquer à remployeur comment permettre aux salariés de satisfaire leurs besoins allmentaires dans de bonnes conditions .

Les repas doivent être pris dans des locaux conviviaux, propres et réservés à cet effet, avec des salles de pause agréables, ? proximité des lieux de travail, permettant de se restaurer assis au calme. Equipement indispensable : réfrigérateur, four à micro-ondes ou autre moyen de réchauffage, vaisselle et couverts, placards de rangement, tables, chaises, évier et prodults d’entretien. Ces équipements doivent être régulièrement nettoyés et désinfectés. Les rythmes et durées des pauses doivent être adaptées aux contraintes du poste.

La durée de la pause ne doit pas être inférieure à 20 minutes ; elle doit être prise de telle sorte qu’il ne s’écoule pas plus de 5 heures entre le dernier repas et la collation. Il est indispensable de quitter le poste de travail pour toute prise allmentaire. Distributeurs de boisson +/- de collations sur les lieux de travail ; le choix des boissons doit être adapté aux besoins : boissons chaudes, boissons fraîches otages. Les appareils doivent être soigneuseme afin d’éviter tout risque 11)