Alexis De Toqueville Fiche Synth Se

Alexis De Toqueville Fiche Synth Se

Partie 1 : De la philosophie politique à la sociologie : la démocratie selon Alexis de Tocqueville. Intro: Tocqueville part en voyage aux USA. Dans ce voyage, T découvre l’Amérique. Il découvre la démocratie. La démocratie est un état social, une forme de société. Ce nouveau monde présente des qualités et des vertus. Pour lui la société démocrati vient redessiner les r po or 23 Sni* to View C’est un monde où la moins sévère, où les spontanées. C’est un monde plus sympa Ique.

Où l’égalité des femmes. droit pénal est lus franches, plus L’obsession de T est : Nous sommes le produit d’une grande évolutions démocratique. Gout du bien-être matériel constitue un caractéristique des sociétés démo. Ils tendent à s’isoler les uns des autres. Théorie de l’individualisme. À mesure que la société s’égalise, elle s’individualise. Chez Tocqueville, la démocratie comme forme de société désigne un état social où n’existe plus de différences héréditaires de condition.

Où ne subsiste plus de différences de rangs, de classes, de castes, de statut etc. dimension passionnelle de régal’té. On aime l’égalité, on adore l’égalité. Cette passion peut devenir une obsession. En émocratie, la moindre égalité est blessante, susceptible de susciter la jalousie, l’envie. Quand on essaye

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de rendre compte de l’avènement de la démocratie, on constate que celui ci ne résulte pas d’un événement politique.

La « Grande Révolution Démocratique » de Tocqueville est ce processus graduel de l’égalisation de conditions. C’est un processus long mais irrésistible. Nos démocraties modernes sont le produit d’un fait générateur, càd ce processus graduel d’égalisation des condltions. pour T, cette Grande Rév Démo est la clef d’explication de la dynamique des sociétés modernes et l’explication de leur ingularité. Pour T, on quitte la société aristocratique et on s’ancre dans cette société démo qui est notre présent et notre futur.

Ce nouveau type social ne se définit pas que par des nouvelles institutions politiques, mais il se définit aussi par la modification de la vie quotidienne. Càd au sein de la famille, le couple, la domesticité, le mariage, l’éducation. On a donc un changement de mœurs, d’idées et de sentiments. Cet état social démocratique se définit comme un état moral (un état des mœurs, des sentiments, de l’intellectuel. ) Dans quelle mesure ces nouvelles mœurs, sentiments et idées euvent menacer la llberté ? Renforcer la liberté ?

Fait Générateur D Grande Révolution Démocratique n Processus Graduel d’égalisation des conditions 0 État social démocratique (nouvelle forme de société) Cl État moral (mœurs), sentimental (sentiments) et intellect PAGF 3 (nouvelle forme de société) C] État moral (mœurs), sentimental (sentiments) et intellectuel (idées) C État politique (forme de régime politique) 0 OU Démocratie Libérale 0 OU Despotisme Démocratlque. La Grande Révolution démocratique peut à la fois engendrer une démo libérale mais aussi un despotisme démocratique. Despotisme Démo : Régime où Végalité progresse au détriment de la liberté.

Tjrs plus de pouvoirs, tjrs plus de règles. Pour T, le Despotisme Démocratique est une menace, un risque de cette Grande Révolution Démocratique. l- une analyse sociologique des mœurs démocratiques A) une sociologie de la sociabilité 1) Comment les mœurs s’adoucissent à mesure que les conditions s’égalisent ? T remarque que les amérlcains ressentent une certaine aversion envers la violence et remarque une sorte de compassion généralisée. T fait intervenir méthode comparative : Société Aristocratique / Démocratique Dans une Sté aristocratique, les hommes sont logés dans différentes sociétés, différentes humanités.

Ils se voient en chaussant les lunettes de la hiérarchie. On voit un rang on ne voit pas un individu. Dans cette société, on pourrait dire que ‘homme est un autre pour fhomme. Les hommes n’ont pas le sentiment de participer à une commune humanité. Cependant, dans une société aristocratique, il y a de las m athie, mais juste envers ses semblables. PAGF 93 rapprochent. Ils sont égaux devant la loi, plus de privilèges, leurs modes de vie se rapprochent En démocratie, l’homme n’est plus un autre pour l’homme, ‘homme est un même pour l’homme.

Un nouveau sentiment peut apparaître : le sentiment d’une commune humanité. Ce sentiment que nous sommes tous des égaux est le produit de la GRD. La société démocratique n’est pas une société de la différence mais une société de l’identité. Ce sentiment de sympathie n’est plus réduit au rang mais celui ci est universel. Naît alors un sentiment de compasslon général pour l’humanlté toute entière. Ex : On est moins incités à infliger des douleurs. Abolition de la peine capitale et de l’esclavage. 2) Comment la démocratie rend les rapports habituels des méricains plus simples et plus aisés ?

T remarque qu’aux USA, les amérlcains n’ont jamais peur d’une amitié mal sortie. Il remarque une facilité des contacts humains, sans trop de codes et d’étiquette, francs et directs. Dans les sociétés aristocratiques, les rapports habituels entre hommes se caractérisent par leur caractère formel, par les rites. Les relations entre les hommes supposent de respecter des codes, selon le rend hiérarchique occupé. À la fois quand on s’adresse à un supérieur ou une inférieur. La civilité est basée sur l’honneur. On ne parle pas bcp aux autres rangs. Les relations restent limitées à la caste d’origine.

Mais en même temps, ces relations ne sont pas conflictuelles. 3 civilité sont bouleversées car il n’y a plus de hiérarchie ? respecter. La civilité en démocratie fonctionne sur le même principe que la compassion. Ainsi se nouent des relations entre étrangers, car on sait qu’on adresse à un homme comme nous. Il n’y a pas d’enjeux d’orgueil, pas de crainte d’amitié mal assortie. Ainsi, les manières sont plus particulières. B) Une sociologie de fautorité Comment le fait générateur va bouleverser toutes les relations e hiérarchie, attaque l’ordre traditionnel des sociétés aristocratiques ? ) La domesticité Domesticité en aristocratie – Hiérarchie collective : d’un côté, familles héréditaires de maître ; de l’autre des familles hérédltaires de domestiques. Destin propre à chacun de ces groupes et en même temps un destin commun. Polarisation si forte entre les deux groupes, qu’on a le sentiment que les deux groupes ne sont pas de la même humanité. Rapport d’assujettissement intériorisé dès la naissance. – La société des serviteurs est aussi une petite société aristocratique. Il y a une hiérarchie au sein même de la classe des domestiques. Ex : Sep. iteurs d’élite / laquais ui est au plus bas de l’échelle) PAGF s 3 Paradoxalement la hiérarchie peut produire une familiarité et un attachement : elle fait lien. Domesticité démocratique – La société démocratique est avant tout la société de la mobilité sociale : aucune famille n’est assignée à une position particulière ? perpétuité. Changement de relation entre maître et serviteurs : les serviteurs sont en quelque sorte les égaux de leur maîtres. Les maîtres voient les serviteurs comme mêmes hommes. Dans quelle mesure cette égalité permet de nouer un lien entre eux et quelle est sa nature ? La démocratie marque la fin des valeurs aristocratiques. Nouvelles valeurs d’égalité, imaginaire qui définit l’esprit de ces classes. Ils ne se conçoivent plus par un rapport de loyauté. -Les relations de domesticité sont des relations contractuelles. La seule légltimité possible de robéissance en démocratie est le consentement manifesté dans le contrat. Contrat = signe de l’égalité. Il y a obéissance selon les clauses du contrat. Contrat toujours négocié. Les relations de pouvoir sont révocables. Dans ces conditions, le pouvoir du maitre est adouci.

L’état de domesticité n’est pas signe de bassesse. Il est librement choisi. La domesticité passe de statut à profession. 2) La figure du père Dans une société aristocratique, tout est hiérarchisé. Le père a une figure politique, il est un magistrat, il a un droit politique à diriger ses enfants. Il est l’O ane de la tradition. Le père est une figure de maitre et de utorité de maitre a des PAGF 6 3 sur la nature des relations entre les enfants et le père. Ces relations sont froides. Car si le père a un droit de commander, les nfants ont un devoir d’obéir.

En démocratie, le processus de démocratisation vient égaliser les relations. Le père a perdu tout droit politique à gouverner ses enfants. Dans une société démocratique, les hommes apprennent à penser par eux même, à juger par eux même. La puissance d’opinion exercée par le père sur les fils est moins grande. Cependant, les enfants se mettent à aborder leur père de façon beaucoup plus franche. Les rapports sont bcp plus spontanés et plus affectifs. « Le maitre et le magistrat on disparu, le père reste dit Tocqueville. « Son autorité est moins absolue Le lien aturel se ressert. ) La figure de rainé Dans une société aristocratique, toutes les places sont marquées. Il existe des barrières d’âge qui octroient des grands privilèges au plus âgé des frères. Il y a donc une hiérarchie au sein de la fratrie. L’ainé a un droit légal. L’ainé hérite de la plus grande partie des biens du père et de la plus part de ses droits. Il en hérite à tel point qu’il devient « le chef de ses frères, le maitre des ses frères. À lui la grandeur et le pouvoir, à eux (les cadets) la médiocrité et la dépendance. ». Les relations entre les frères ne sont pas ffectives.

L’un obéit, l’autre commande. On retrouve cette même froideur, ce même caractère cérémonieux. Qu’est ce qul attache donc les frères les uns aux autres ? T dit que c’est l’intérêt. ‘intérêt de la famille, du nom, de la lignée. Chaque enfant défend cet intérêt commun. Chaque en 7 3 L’intérêt de la famille, du nom, de la lignée. Chaque enfant défend cet intérêt commun. Chaque enfant défend l’honneur de la famille et reconnaît les privilèges qu’il a. L’ainé a des privilèges mais aussi des obligations. L’ainé doit procurer la richesse à ses frères.

En démocratie, il n’y a plus de droit légal de l’ainé. Disparition du droit d’aînesse. Les enfants sont légalement égaux. Ils sont donc indépendants dans cette relation d’autorité. Cette égalité entre les frères s’opère dès le plus jeune âge. Les enfants vivent ensemble. Rien ne les distingue. Ainsi, on voit naitre entre eux un lien sensible dès le premier âge. Cette égalité première se poursuit tout au long de l’enfance jusqu’à l’adolescence. Les relatlons entre beaucoup plus chaleureuse. Ce ne sont plus les intérêts qui attachent les enfants les uns aux autres.

C’est par la communauté des souvenirs et la libre sympathie des opinions et des gouts que la démo attache les frères les uns aux autres. Elle divise leur héritage en même temps qu’elle permet que leurs cœurs se confondent. Cest le sens général de cette distinction entre les liens naturels et les liens sociaux, càd formels et traditionnels. La démocratie ressert les liens du sang. 4) L’égalité entre l’homme et la femme En société aristocratique, la femme incarnait face à l’homme une différence. Dans les famille aristo, les hommes et les femmes ne vivaient pas pareil.

Il y avait des barrières réelles. Des privilèges particuliers aux hommes etc. (droit de vote etc. ). En démocratie, toutes ces différences tendent à disparaitre. Ce rapprochement des conditions est le 8 3 démocratie, toutes ces différences tendent à disparaître. Ce rapprochement des conditions est le fait que homme et femmes partagent un même mode de vie. On va aussi vers la tendance d’une plus grande égalité matérielle qui se traduit aussl par le droit à une meilleure éducation des jeunes filles en démocratie. Les hommes et les femmes tendent à se voir comme des semblables.

Ces barrières réelles et imaginaires tendent ? disparaître. 5) L’éducation des jeunes filles Dans les sociétés aristocratiques, réducation accordée aux jeunes filles est une éducation « retirée, minimale Les filles ne sont pas exposées au monde. Les filles passent dune dépendance à une autre : du père au mari. On ne considère pas l’autonomie de la femme. Elle est toujours maintenue dans une forme de subordination. Aux USA et nulle part ailleurs, les femmes sont laissées à elle mêmes. La femme parle librement, pense par elle même. On lui apprend à ne pas avoir peur du monde.

On lui apprend à juger le monde. 6) e mariage En société aristocratique, on se demande qui se marie. Ce sont des lignées, des noms, des rangs que l’on marrie. La mésalliance est bannie. Le mariage démocratique remet tout ça en cause. On se marne parce qu’on partage des goûts communs, des sentiments. Ce mariage repose sur le choix libre du conjoint. Il se traduit par le contrat. Le mariage est un contrat. Et on en connaît les clauses. Dès lors que les unions sont conclues en raison de la similitude de sentiments, l’homme e tretient une relation une relation de fidélité.

Plus l’union est consentie, plus la fidélité est rendue possible. En aristo, la nature fait que l’on cherche à voit ailleurs. yoù les unions clandestines. C’est pourquoi la démocratie favorise les bonnes mœurs. 7) Analyse de la disparition de la peine capitale de Tocqueville En démocratie américaine, ma gré le développement d’un sentiment de compassion générale, il reste un délit, pour lequel les amerlcalns punissent de la peine de mort : le viol. Le viol fait l’objet d’une condamnation terrible du point de vue juridique, mais aussi, l’opinion publique s’acharne sur ce genre de rime.

Pour les USA, il n’y a pas pire que de retirer à la femme son honneur et son indépendance. Aux USA, nulle part, la position de la femme ne lui a semblé plus haute. En démocratie française, le droit est bcp moins sévère sur ce genre de crime. Mais l’opinion publique aussi. En France, il est souvent difficile de trouver un jury qui condamne. En France, c’est surement par manque de pudeur et d’indépendance de la femme. ll- L’ambivalence de l’égalité démocratique L’égalité est ambivalente à 3 niveaux selon Tocqueville • A) L’égalité comme passion envieuse