Alain Finkielkraut

Alain Finkielkraut

Alain Finkielkraut Philosophe occidental Philosophie contemporaine Alain Finkielkraut en juin 2013. Naissance 30 jun 1949 (65 ans) Paris (France) Langue français Principaux intérêts Histoire des idées, m politique, religion Idées remarquables « la culture et les cult Œuvres principales 1 p g sophie Le Nouveau Désordre amoureux (1977) La Défaite de la Le Mécontemporain. Charles Péguy, lecteur du monde moderne (1992) Internet, l’inquiétante extase(2001) ‘imparfait du présent. Pièces brèves (2002) Nous autres, modernes : Quatre leçons (2005) La Querelle de l’école (2007) Un cœur intelligent (2009)

Et si l’amour durait (2011) L’identité malheureuse(2013) nfluencé par Tocqueville, Renan,Rosenzweig, Arendt, Levinas,Lévi- Yougoslavie. Le 10 avril 2014, il est élu à l’Académie française. Sommaire [masquer] 1 Biographie 1. 1 Prix et distinctions 1. 2 Engagements politiques 2 Travaux 2. 1 Critique de la modernité 2. 2 Critique du progressisme 2. 3 Sur le relativisme moderne 2. 3. 1 Analyse de l’amour et de l’idéologie de la « révolution 2. 4 Les sources d’inspiration de Finkielkraut 2. 4. 1 Hannah Arendt 2. 4. 2 Charles Péguy 2. 4. 3 Milan Kundera 2. 5 Réflexions sur la guerre en ex-Yougloslavie . Réflexions sur le vivre-ensemble 2. 7 Cantisémitisme et le juda’lSme 2. 8 La défense de

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l’école républicaine 3 Émissions radiophoniques 4 Controverses et polémiques 4. 1 Autour des guerres de Yougoslavie 4. 2 Opposition au communautarisme et critique de l’occident 43 Interview dans le journal Haaretz 5 Œuvres 5. 1 Livres 5. 2 Articles 6 Bibliographie 7 Notes et références 8 Voir aussi 8. 1 Liens externes Biographie[modifier I modifier le code] Père d’Alain Finkielkraut, Daniel Finkielkrautl, maroquinier juif, quitte la Pologne dans les années 1930 en raison de l’antisémitisme et survit ? n 1941 à AuschWitZ2,3. 1 lettres modernes7 en 1972. En 1974, il est professeur au lycée technique de Beauvais. De 1976 à 1978, il enseigne à Berkeley au Département de Littérature Française. II se marie en 1985 avec l’avocate Sylvie Topaloff8. En novembre 1989, il devient professeur dephilosophie et d’histoire des idées au département Humanités et sciences sociales de l’École polytechnique. Il sera remplacé par Michaël Foessel à la chaire de philosophie à partir de la rentrée 20146. Il est membre fondateur, avec Benny Lévy et Bernard-Henri Lévy, de l’Institut d’études lévinassiennes, à Jérusalem9.

Le 10 avril 2014, il est élu à l’Académie française, par 16 voix sur 28 votes dès le premier tourlO. prix et distinctions[modifier I modifier le code] 1984 : prix européen de l’essai Charles Veillon 1994 : chevalier de la Légion d’honneurl 1 2009 : promu officier de la Légion dhonneur 1er janvier 200912 2014 : élu à l’Académie française 2014 : Prix Combourg Engagements politiques[modifier I modifier le code] Dans sa jeunesse, Alain Finkielkraut est maoïste. Sans renier ce premier engagement, il s’éloigne de ses camarades politiques en soutenant Israël lors de la guerre du Kippour, en 1973.

Dans les années 1980, il soutient les chrétiens du Liban, dans les années 1990 la Croatie dans le contexte des guerres en Yougoslavie et dans les années 2000 condamne l’Intifada et critique le silence du gouvernement PS de Lionel Jospin au sujet de la montée de l’antisémitisme en France. Lors de l’élection présidentielle de 2002, il fait un discours devant le Panthéon pour protester contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour du scrutin 13. Travaux[modifier modifier le code] Alain Finkielkraut définit ainsi ses travaux : « Je ch 31 scrutin13.

Alain Finkielkraut définit ainsi ses travaux . ? Je cherche d’abord à tirer au clair la métaphysique, c’est-à- dire le rapport fondamental à l’être qui se manifeste dans la sensibilité, les façons d’agir, de faire, les mœurs, les habitudes caractéristiques de notre temps14. » La publication de La Défaite de la pensée en 1987 marque un tournant dans son œuvre et le début d’une critique de la « barbarie du monde moderne Critique de la modernité[modifier modifier le code] e fil qui parcourt toute l’œuvre de Finkielkraut est la critique de la modernité.

Finkielkraut qualifie sa position et ses thèses cl’« anti- odernes à cause de sa critique duprogressisme, du « droit-de- l’hommisme » et de ce qu’il appelle, à la suite d’Émile Durkheim, la religion de l’humanité », selon laquelle il estime que la compassion immodérée pour l’autre altère la réflexion politique. Alain Finkielkraut écrit La Défaite de la pensée en 1987, ouvrage dans lequel il analyse le malaise grandissant dans le domaine de la culture. « Car la culture, c’est la vie avec la pensée.

Et on constate aujourd’hui qu’il est courant de baptiser culturelles des activités où la pensée n’a aucune part 15. » Alors que Freud voyait ans les contradictions de la civilisation les causes de cet inévitable malaise qui s’abat sur les hommes, Finkielkraut, lui, [citation nécessaire] dénonce l’impasse du « tout culturel qui confond selon lui toute activité avec un fait de culture, et la politique du « tout culturel » du Ministre de la culture de l’époque (Jack Lang). Il considère que « l’École suit cette même pente qui la détruit ».

L’Ingratitude, conversation sur notre temps, publié en 1 4 31 cette même pente qui la détruit L’Ingratitude, conversation sur notre temps, publié en 1999, est un dialogue avec Antoine Robitaille. ? À délier l’être de l’héritage, est-on, comme le croit notre temps, plus lucide, plus ouvert et plus libre ? Voilà la question à laquelle s’efforce de répondre cette conversation silencieuse. » Les thèmes du livre sont, selon la présentation qu’en fait l’auteur, « les petites nations, le destin des langues, la transmission, l’amour du monde, le multiculturalisme, la mort de l’admiration ». ? la suite de la remarque de Hans Jonas qui caractérise notre époque par la nature quasiment compulsive du progrès, [citation nécessaire] Alain Finkielkraut considère que, obnubilés ar l’idéologie du changement, du mouvement, et animés par le fantasme dune modernité enfin libre et autonome parce que débarrassée du fardeau de ses morts encombrants, les contemporains auraient perdu tout rapport à la tradition, toute notion d’hérltage.

L’Humanité écrit que « depuis vingt ans, Alain Finkielkraut, ne cesse d’approfondir la même question, philosophique et politique, de la mémoire et du rapport entre tradition et modernité. Entre l’impossible oubli et l’injonction de commémorer, il se refuse toujours à choisirl 6. ? L’Imparfait du présent alterne l’observation des événements t la poursuite des préoccupations d’Alain Finkielkraut : la défense de la laiCité ; la défense d’une école républicaine ; une certaine idée de l’école et de la culture, où l’idéal de transmission générationnelle, dans le temps, devrait prévaloir sur celui de communication entre contemporains, dans le présent, et puis aussi, l’inquiétude – reprise d’un des thèmes-clés de la pensée heideggérienne[citati puis aussi, l’inquiétude – reprise d’un des thèmes-clés de la pensée heideggérienne[citation nécessaire] – suscitée par la prolifération de la technique. Le privilège du présent, qui aractérise les sociétés modernes, aussi bien que leur légèreté à ne pas vouloir s’interroger sur les questions de la technique, retrouvent l’interrogation[citation nécessaire] de Finkielkraut sur l’héritage, la transmission, le rapport à la tradition. L’ouvrage Nous autres, modernes : Quatre leçons, publié en 2005, est ainsi présenté par l’auteur « À quoi Descartes nous détermine-t-il ? Hier encore, il était possible de répondre : à nous rendre méthodiquement, polytechniquement maîtres de toutes choses pour soulager le sort des hommes et rendre leur vie plus agréable.

Mais voici ue les réalités nées de la philosophie de l’homme moderne s’ingénient à contredire les ambitions de cette philosophie, ? transformer ses promesses en menaces, à fonctionner pour elles- mêmes. Il est devenu difficile d’opposer, sans autre forme de procès, les calculs de la raison aux ténèbres de la superstition car les processus que la raison déchaîne n’ont rien de raisonnable. C’est ce paradoxe, c’est cette surprise philosophique réservée ? la philosophie, c’est cet ébranlement de la modernité par elle- même que j’ai voulu inlassablement explorer et interroger dans les leçons qu’on va lire. ? Nous autres, modernes se veut une mise au point sur différents problèmes de l’époque. Dans ces quatre leçons, il examine les divers aspects, positifs ou criticables, de la modernité.

Il met l’accent sur les contradictions de la rationalité technique et de la raison moderne, en tant qu’elles aboutissent à créer « des processus qui n’ont rien de raiso de la raison moderne, en tant qu’elles aboutissent à créer « des processus qui n’ont rien de raisonnable. » Finkielkraut s’est intéressé au retournement intérieur de personnalités très différentes, Roland Barthes ou Vassili Grossman. Chacun dans son époque et son histoire, soit la France des Trente Glorieuses, pour l’un, ou l’Union soviétique stalinienne, pour l’autre, a vécu un moment paradigmatique de la modernité et a fait une expérience de vie également exemplaire. Ce sont ces expériences douloureuses, et singulières – car, pour Barthes, ce fut celle de la mort de sa mère, et, pour Grossman, la découverte des camps qui les ont, à travers le traumatisme et la perte, libérés du devoir d’être modernes.

Finkielkraut montre comment ils ont été, à travers des expériences de deuil, rendus à la vérité de leur condition d’êtres humains, par del? a présomption de la modernité à l’égard du passé et par del? la croyance de devoir adhérer à leur temps[pas clair]. Prenant conscience qu’ils étaient des survivants, ils ont ainsi découvert leur responsabilité à l’égard du futur, à travers la prise en charge du passé. Contre la tendance compulsive et si moderne à la liquidation du passé, c’est de sa conservation qu’il en va pour essayer de faire en sorte que les humains que nous sommes puissent encore avoir un monde. Cette notion de monde, qui vient de Heidegger via Hannah Arendt, est synonyme d’un monde vivable pour les humains et afin qu’il ne soit pas l’a immonde » ue redoutait et dont parlait Lacan. citation nécessaire] En somme, après les théoriciens de l’École de Francfort, auxquels il se rattache par la critique de la raison en tant qu’elle produit de la déraison, après Heidegger et Hannah Aren la critique de la raison en tant qu’elle produit de la déraison, après Heidegger et Hannah Arendt, dont il reprend les mises en garde au sujet de la destruction du monde, après Leo Strauss retournant aux Anciens, après Nietzsche aussi, dont il partage la critique du nihilisme contemporain,[citation nécessaire] Finkielkraut souhaite se classer parmi les penseurs ui poursuivent la « critique de la modernité Il a été considéré comme un défenseur de la république, adoptant de ce point de vue la critique de la démocratie de masse, et sa pensée définie comme conservatrice des valeurs de la tradition. Les débats ? son propos portent sur ce point de savoir comment considérer le rapport entre les deux pôles, soit la critique de la modernité et une position qui pourrait être dite conservatrice.

Cette critique de la modernité se double toujours chez lui d’une défense de la culture, d’une défense de la liberté et de la pensée libre, constitutives de la démocratie et inspirées par la hilosophie (Spinoza, Locke, plus particulièrement) ainsi que de certaines valeurs politiques, républicaines, issues de la tradition philosophique, celle de Jean-Jacques Rousseau en particulier, contre celles de la société de masse en tant qu’elles menacent la démocratie, comme d’autres avant lui l’ont développé, de Nietzsche à Leo Strauss et Heidegger, en passant par Jacob Talmon, etc. Sa référence à Tocqueville est sur ce point explicite. Sa critique de la modernité s’inscrit dans Ihéritage des travaux de Leo Strauss, lui-même élève de Heidegger, comme le fut Hannah Arendt. [citation nécessaire]

Critique du progressisme[modifier I modifier le code] Alain Finkielkraut critique ce qu’il considère être des illusions de « la p progressisme[modlfier modifier le code] Alain Finkielkraut critique ce qu’il considère être des illusions de « la pensée issue de 68 » et ceux qui l’accompagnent : les philosophes postmodernes, Gilles Deleuze et Félix Guattari, et plus généralement le progressisme qui façonnerait la vision de la politique et de l’histoire. Il s’est opposé avec constance à la « pensée de la période 68 h, pour son aspect libertaire ainsi qu’à ce qu’il appelle « l’idéologie u progressisme » dans laquelle il décèle une illusion.

Alain Finkielkraut veut mettre en lumière ce qu’il considère comme des idées reçues et des fausses croyances, sur lesquelles repose selon lui la modernité et dont il entend dénoncer les dangers. « Le progressisme, c’est l’idée que tout est politique, et qu’en effet on peut accéder à un monde meilleur par un bouleversement radical des institutions, par la révolution ou l’élimination des méchants. La phrase inaugurale du progressisme a été écrite par Jean-Jacques Rousseau: « Je hais la servitude comme la source de tous les maux du genre humain. ? Le mal est donc une réalité politique ou économique, ce n’est plus un fait de nature. D’où cette mission inouïe assignée à la politique: en finir avec le mal. Nourrie de cette espérance, la gauche progressiste ne voulait pas voir les horreurs commises en son nom.

Et quand elle les voyait et finissait par condamner le communisme soviétique, c’était pour reporter aussitôt son impatience messianique sur Cuba ou sur la Chine. La gauche antitotalitaire, à l’inverse, s’est inspirée de Soljenitsyne et des dissidents pour dénoncer non seulement l’écart entre l’idéal communiste et la éalité, mais aussi le danger d’un idéal d’éradication et la réalité, mais aussi le danger d’un idéal d’éradication définitive du mal. On pourrait croire que le mur de Berlin a entraîné dans sa chute les illusions du progressisme. Cest le contraire qui est vrai. L’antitotalitarisme a disparu en même temps que le système totalitaire. ? Alain Finkielkraut en août 200417 Alain Finkielkraut critique ainsi certaines illusions de gauche, c’est-à-dire d’une gauche révolutionnaire avec ce qu’il juge être ses dérives (tiers-mondisme et multiculturalisme menant au relativisme) du point de vue d’une position qui serait celle de la auche antitotalitaire. Sur le relativisme moderne[modifier modifier le code] Comme Leo Strauss, il pense que le relativisme mène au nihilisme. Et, avec Péguy et Arendt, il pense que la destruction de la tradition mène à la destruction de la culture. Or selon lui, de notre héritage, nous sommes redevables et responsables pour les générations futures, comme l’a également théorisé Hans Jonas 18.

Et si nous n’avons pas le droit de le détruire, c’est parce que nous n’en sommes que les détenteurs, non les propriétaires. nspiré par les écrits de Hannah Arendt, Emmanuel Levinas mais ussi Charles Péguy, Vladimir Jankélévitch et Milan Kundera, il analyse les illusions de la modernité et la fragilisation du lien social. Il s’en prend régulièrement, notamment dans La défaite de la pensée, au « relativisme » culturel, selon lequel toutes les croyances, mœurs et Inventions culturelles se valent. Analyse de l’amour et de l’idéologie de la « révolution sexuelle « [modifier I modifier le code] Le Nouveau Désordre amoureux, écrit en 1977 avec Pascal Bruckner, est l’ouvrage qui l’a rendu célèbre. L’ouvrage s’attaque au « mythe de la Révolution s 0 1