5 Ans de guerre en irak

5 Ans de guerre en irak

5 ans de guerre en Irak CHRONOLOGIE – 20 mars 2003 : Operation « Liberte de l’Irak »: raids americains sur Bagdad et entree des forces americano-britanniques dans le sud. Debut de la guerre. – 9 avril 2003 : Les Americains entrent dans Bagdad. Chute du regime. – 1er mai 2003 : Bush declare la « fin des combats » mais poursuit la « guerre contre le terrorisme ». – 22 juilet 2003 : Oudai et Qoussai, fils de Saddam Hussein, tues a Mossoul (nord). – 3 sept 2003 : Premier gouvernement de l’apres-Saddam. – 2 oct 2003 : Le Groupe d’inspection en Irak reconnait qu’aucune arme de destruction massive n’a ete decouverte. 16 oct 2003 : Resolution 1511 de l’ONU prevoyant une force multinationale. – 13 dec 2003 : Saddam capture pres de Tikrit. – avr-aout 2004 : Affrontements entre la coalition et les partisans du chef chiite radical Moqtada Sadr. – 28 avril 2004 : Diffusion d’images de prisonniers irakiens humilies par des militaires americains a Abou Ghraib. – 28 juin 2004 : Transfert du pouvoir au gouvernement irakien. – 30 janvier 2005 : Premier scrutin multipartite depuis 50 ans boycotte par les sunnites: majorite absolue des chiites devant les Kurdes. 28 fev 2005 :

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Attentat a Hilla (centre) revendique par Zarqaoui, chef d’Al-Qaida en Irak: 118 morts. – 6-7 avr 2005 : Le Kurde Jalal Talabani elu president, le chiite Ibrahim al-Jaafari nomme Premier ministre. – 15 oct 2005 : « Oui » au referendum sur la Constitution. – 15 dec 2005 : Legislatives: victoire de l’Alliance unifiee irakienne (chiite). – 22 fev 2006 : Le dynamitage d’un mausolee chiite a Samarra (nord de Bagdad), entraine des violences intercommunautaires: 450 morts. – 22 avril 2006 : Talabani reelu. Gouvernement de Nouri al-Maliki (chiite) en mai. 7 juin 2006 : Zarqaoui tue dans un raid americain. – 11 oct 2006 : Loi creant un Etat federal. – 5 nov 2006 : Saddam Hussein condamne a mort pour le massacre de 148 chiites en 1982 a Doujail. – 6 dec 2006 : Rapport Baker pour un debut de retrait en 2008. – 30 dec 2006 : Pendaison de Saddam. – 10 jan 2007 : Bush annonce un renfort de troupes (30. 000 militaires au total). – 14 fev 2007 : Plan de securite a Bagdad (80. 000 soldats irakiens et americains). – 20 mars 2007 : Pendaison de l’ancien vice-president Taha Yassine Ramadan. 24 juin 2007 : « Ali le Chimique », cousin de Saddam, condamne a la pendaison pour le massacre de 182. 000 Kurdes en 1988. – 14 aout 2007 : Plus de 400 morts dans quatre attentats au camion piege dans deux villages du nord peuples par la communaute des Yezidis. – 3 sept 2007 : Retrait britannique de Bassorah. – 13 sept 2007 : Bush annonce un retrait limite des troupes americaines d’ici a juillet 2008. – 12 jan 2008 : Loi controversee sur la rehabilitation d’anciens membres du parti Baas. – 2 mars 2008 : Visite historique a Bagdad du president iranien Mahmoud Ahmadinejad. 7/8 mars 2008 : Visite de Talabani a Ankara, une semaine apres la fin de l’offensive turque contre les rebelles kurdes dans le nord de l’Irak. RAPIDE RAPPEL DES FAITS En janvier 2002, quelques mois apres les attentats qui ont frappe les Etats-Unis le 11 septembre 2001, Georges W. Bush declare, dans son discours sur l’etat de l’Union, que l’Irak, l’Iran et la Coree du Nord constituent un « axe du mal ». Le 16 octobre 2002, Saddam Hussein est reelu a la presidence de la Republique pour sept ans, lors d’un referendum qui recueille 100 p. 100 de participation et 100 p. 100 de « oui ».

La resolution 1441 de l’ONU (8 novembre 2002) exige l’elimination par l’Irak de ses armes de destruction massive sous peine d’un recours a la force. Les premiers bombardements americano-britanniques sur Bagdad marquent le debut de la guerre le 20 mars 2003, apres l’expiration d’un ultimatum de 48 heures lance par George W. Bush a Saddam Hussein. L’operation « Liberte de l’Irak » se traduit par des bombardements intensifs de Bagdad et par la progression a terre des forces americano-britanniques qui prennent Bagdad les 8-9 avril et procedent au deboulonnage symbolique des statues de Saddam Hussein.

Au meme moment, les Kurdes, soutenus par les forces americaines, prennent Kirkouk et Mossoul. Apres la prise de Tikrit, le fief de Saddam Hussein, les forces anglo-americaines s’attachent a « securiser » le pays, en proie aux pillages. Alors que les Americains designent un administrateur civil de l’Irak en la personne de Paul Bremer, les chiites se rendent en pelerinage par centaines de milliers a Kerbala ou ils celebrent leur liberte de culte retrouvee. Le ministre des Affaires etrangeres irakien, Tarek Aziz, se rend le 24 avril. Le 1er mai, Georges W.

Bush annonce la fin des « operations de combat majeures », tandis que la reconstruction de l’Irak est a l’ordre du jour. La resolution 1483 adoptee par le Conseil de securite de l’ONU le 22 mai 2003 en confie la responsabilite a la coalition americano-britannique. Mais, au cours des mois suivants, la violence reste omnipresente en Irak. Des accrochages quotidiens ont lieu entre des groupes armes et les forces anglo-americaines et de nombreux attentats sont perpetres, comme celui qui cause la mort du representant special de l’ONU en Irak, Sergio Vieira de Mello ou ceux qui frappent la communaute chiite.

Au mois de juillet, l’administration americaine met en place un Conseil de gouvernement irakien dont la premiere action est d’instaurer une fete nationale le 9 avril, jour de la chute de Saddam Hussein. Il comprend 25 membres chiites, sunnites, kurdes, chretien et turkmene. Sur le plan economique, l’Irak reintegre l’OPEP tandis qu’une conference des donateurs reunie a Madrid rassemble 33 milliards de dollars d’aide pour l’Irak.

Alors que les attentats-suicides se multiplient et touchent de plus en plus la population, l’administration americaine reflechit a la mise en place d’une transition plus rapide que prevue passant par la mise en place d’un gouvernement irakien et d’une Assemblee constituante. Au mois d’octobre 2003, la resolution 1511 du Conseil de securite de l’ONU approuve la mise en place en Irak d’une force multinationale. Apres plus de 8 mois de traque, Saddam Hussein, refugie dans une cachette sous terre pres de Tikrit, est capture le 13 decembre 2003 par l’armee americaine.

Son arrestation est accueillie avec soulagement dans le monde entier mais les attentats se poursuivent en Irak et la question du jugement de l’ancien dictateur reste ouverte. Au mois de mars 2004, le Conseil de gouvernement irakien parvient a un accord sur la Loi fondamentale. Cette Constitution provisoire reconnait l’islam comme religion d’Etat. Le mois suivant est marque par la rebellion de chiites radicaux contre les forces de la coalition, qui doivent desormais faire face a la « resistance » sunnite mais aussi a la guerilla chiite.

Les attaques s’accentuent a l’approche du transfert de souverainete au peuple irakien, prevu le 30 juin aux termes de la resolution 1546 du Conseil de securite de l’ONU. Le 28 juin, avec deux jours d’avance sur le calendrier officiel, l’Autorite provisoire de la coalition, dirigee par Paul Bremer, rend le pouvoir au gouvernement interimaire irakien. Resultat d’un difficile dosage entre les differentes communautes irakiennes, le nouvel executif irakien est dirige par le chiite Iyad Allaoui et preside par Ghazi al-Yaouar, chef d’une grande tribu sunnite.

Charge principalement de conduire le pays aux elections generales prevues en janvier 2005 et d’etablir la securite, le gouvernement irakien est confronte a la faiblesse de son pouvoir, a la tete d’une armee et d’une police encore embryonnaires et face a une opposition violente. Alors que la force multinationale (environ 130 000 soldats americains et 30 000 d’autres nationalites) est maintenue, la situation en Irak semble dans une impasse sanglante, entre attentats, prise d’otages d’Occidentaux et affrontements.

Les combats se poursuivent durant l’automne 2004, en particulier dans la ville de Najaf, foyer de la guerilla chiite, puis dans le bastion sunnite de Falloujah, theatre d’une vaste operation militaire americaine au mois de novembre. En depit de la persistance des violences, les elections visant a elire l’Assemblee nationale transitoire se deroulent comme prevu le 30 janvier 2005. Pres de 8,5 millions d’Irakiens se rendent aux urnes, bravant la menace terroriste. Avec un taux de participation remarquable de 60 p. 00, ces premieres elections multipartites depuis plusieurs decennies sont qualifiees de succes par l’occupant americain et les observateurs internationaux. Le scrutin, largement boycotte par l’electorat sunnite, marque la fin de l’isolement de la majorite chiite et de la minorite kurde, traditionnellement ecartees du pouvoir sous le regime pro-sunnite de Saddam Hussein. Il se solde en effet par une large victoire de l’Alliance irakienne unifiee, menee par Abdel Aziz al-Hakim ; soutenue par le populaire Grand ayatollah Ali Sistani, la ormation chiite obtient 48 p. 100 des suffrages, devant l’Alliance kurde (26 p. 100 des suffrages). La liste du Premier ministre interimaire sortant Iyad Allaoui, chiite laic desavoue pour ses liens avec les forces d’occupation, ne recueille que 14 p. 100 des voix. Au mois d’avril suivant, le sunnite Hajem Al-Hassani est elu president de l’Assemblee nationale et le Kurde Jalal Talabani est elu a la presidence de l’Irak par les deputes, tandis que les postes de vice-presidents sont occupes par un chiite et un sunnite.

Le 25 mai George W. Bush et Tony Blair reconnaissent leurs erreurs en Irak. Le president americain a notamment declare que ses propos avaient «envoye de mauvais signaux», que «les choses ne se sont pas deroulees comme nous l’avions espere» et que «la plus grosse erreur, du moins en ce qui concerne l’implication de notre pays, c’est Abou Ghraib» L’attaque terroriste la plus meurtriere depuis le debut de la guerre survient le 14 aout 2007 provoquant 572 morts et 1562 blesses

A NOTER Selon icasualties. org le bilan serait, du 20 mars 2003 au 31 mars 2008 : de 4 319 dans la coalition (4010 soldats americains, 176 soldats britanniques et 133 soldats de pays allies) dont 805 par accidents ou maladies. Plus de 36 000 blesses dans la coalition dont 11 000 grievement Le nombre d’Irakiens victimes des violences est inconnu, mais des estimations parlent de plus de 90 000 morts selon l’Iraq Body Count. Georges Bush a estime en 2005 le nombre de morts a 30 000.