06FVF3f Pr Vention W

06FVF3f Pr Vention W

Folia veterinaria RESISTANCE AUX ANTHELMINTHIQUES CHEZ LES RUMINANTS ET LES CHEVAUX Observations de résistance à travers le monde entier Le nombre crolssant de cas de résistance aux anthelminthiques chez les moutons, les chèvres et les chevaux suscite de plus en plus d’inquiétude au niveau mondial. Même si la situation est moins dramatique chez les bovins, on constate un nombre croissant de cas de résistance chez cette espèce.

Des résistances sont traitements avec des sont intensifs, comm (moutons), la Nouvell du Sud (bovins). rm org to nextÇEge les régions où les et l’Afrique du Sud ovins) et l’Amérique Les résistances rapport es apparaissent surtout chez les nématodes gastro-intestinaux des moutons, des chèvres (Teladorsagia circumcincta et Haemonchus contortus), des chevaux (Cyathostomnae) et, dans une moindre mesure, chez les douves du foie des moutons (Fasciola hepatica). La résistance chez les bovins est surtout citée pour Cooperia spp. et, à un degré moindre, pour Ostertagia ostertagi_ Les résistances se développent, avec une incidence variable, vis-à- vis des trois grands groupes d’anthelminthiques, à savoir les benzimidazoles, les imidazothiazolés et les lactones macrocycliques. Dans certaines régions d’Australie, d’Afrique du Sud et d’Amérique de Fasciola hepatica n’a encore été signalée dans notre pays. Il faut néanmoins signaler que,

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
ces cinq dernières années, aucune étude systématique n’y a été réalisée afin établir l’ampleur et l’importance de la résistance aux anthelminthiques chez les grands animaux.

Tableau 1. – Principales résistances des nématodes chez les animaux domestiques en Belgique nématode Haemonchus contortus Cooperia curticei Trichostrongylus spp. Teladorsagia spp. Cyathostominae (petits strongylo-ides) espèce animale petits ruminants chevaux produit pro)benzimidazoles Facteurs favorisant la résistance Plusieurs facteurs sont à la base du développement de la résistance aux anthelmint pâturages et (2), des vers présents chez les animaux non traités (lorsque par exemple le cheptel n’est traité que partiellement).

Lorsque la population refuge est restreinte, les œufs/larves ayant survécu au traitement, et éventuellement resistants, joueront un rôle important dans la contamination du pâturage (pression de sélection elevée). Inversement, lorsque le nombre d’individus refuges est élevé, les œufs/larves ayant survécu au traitement ne joueront qu’un rôle nfime dans la contamination du pâturage (pression de sélection basse). L’ampleur de la population refuge dépend de la période de pâturage, de la proportion du cheptel traité et de l’espèce de vers.

Ainsi, Haemonchus ne survivant pas à l’hiver sur le pâturage, la quasi- totalité de la population des vers est exposée à l’anthelminthique lors de la vermifugation des brebis au printemps (absence de population refuge), ce qui contribue rapidement à l’apparition de résistance. En général, la population refuge sur les pâturages est au plus bas d’avril à juin, et atteint son sommet dès le ois d’août. un traitement vermifuge préventif au printemps, moment où le nombre d’individus refuges est restreint, augmente donc le risque de résistance.

En traitant volontairement le cheptel de manière partielle, on vise ? sauvegarder suffisamment de vers sensibles dans la génération suivante du parasite. 4. autres facteurs D’autres facteurs déterminant le de é de résistance sont propres au parasite, tels que par résistance sont liés aux gènes dits «fitness genes» («gènes d’adaptation») la gravité de la pathologie pour l’hôte, et par conséquent la nécessité d’un traitement a présence de stades inhibés susceptibles d’échapper au traitement (considérés aussi par certains comme refuges) garantissant la présence de vers sensibles dans la génération suivante.

Selon la capacité des animaux de se constituer rapidement une protection naturelle contre les infestations, un traitement sera nécessaire ou non. En général, chez les bovins, seuls les veaux seront traités de manière préventive (z pression de sélection élevée). Après une première saison de pâture, les bovins ont élaboré une résistance suffisamment grande contre la plupart des nématodes et ne doivent être traités qu’à l’occasion, de anière curative (z pression de sélection basse).

Chez les ovins, les animaux adultes (brebis) constituent une source de contamination importante pour les agneaux et doivent donc aussi subir un traitement préventif (z pression de sélection élevée). 2 Prévention de la résistance Parmi les mesures à prend uer le risque de le poids des animaux doit plus ou moins s’équivaloir, et le dosage doit être basé sur le poids des animaux les plus lourds (et non sur la moyenne de poids). Lorsque le poids corporel des animaux du cheptel présente de grandes différences, de petits groupes homogènes peuvent être onstitués en vue du traitement.

Cette méthode profite à la fois au coût du traitement et à la sécurité des animaux. Les sous dosages apparaîtraient fréquemment chez les chèvres en raison de l’extrapolation aux chèvres des doses destinées aux moutons, alors que les substances actives du médicament présentent une biodisponibilité plus basse et une action plus faible chez la chèvre. Ainsi, les doses de lévamisole et des benzimidazoles devraient être respectivement de 1,5 à 2 fois plus élevées chez les chèvres. ?viter une surprotection qui entrave la constitution d’une mmunité permettant de résister aux infections naturelles. Les formules longue durée ne se contentent pas de prévenir les contaminations parasitaires mais peuvent aussi diminuer le développement immunitaire contre ces mêmes parasites (nématodes et strongles pulmonaires) si leur utilisation n’est pas adaptée à la gestion du pâturage (à utiliser seulement lors de longues saisons de pâture sur une même pâture). e pâturage). De cette façon, la pression de sélection globale pour les vers résistants reste basse alors que le nombre d’indivldus dans la population de vers toujours sensibles ? ‘anthelminthique utilisé reste suffisamment élevé. Lorsqu’on déplace cependant les animaux vermifugés vers une prairie « saine les œufs des vers ayant survécu au traitement peuvent contaminer cette prairie et l’apparition de résistance est ainsi facilitée. une gestion de pâturage adapté.

D’un côté, le pâturage de vaches allaitantes avec leurs veaux ou le changement de pâturage des veaux vers une prairie fauchée peut par exemple contribuer à diminuer la pression d’infection et la nécessité de traiter. Idéalement, les veaux devraient être déplacés toutes les 3 semaines vers un pâturage ain, ce qui reste une utopie pour la plupart des exploitations en Belgique. D’un autre côté, le cycle de vie de certains vers (par exemple Haemonchus, Teladorsagia) est interrompu lorsqu’on alterne sur le pâturage les moutons et les bovins ou les chevaux.

La littérature conseille parfois d’alterner les vaches laitières et les veaux, mais on doit cependant craindre les risques d’infection par des strongles pulmonaires chez les veaux. On se souviendra que sur les prairies marécageuses, aussi bien les moutons que les bovins sont des hôtes patica. Dans ce cas-là, d’infection pour les strongles peut être diminuée. a quarantaine et le traitement préventif avec plusieurs anthelminthiques des animaux nouvellement arrivés sur l’exploitation, permettent d’éviter l’introduction de parasites et de vers éventuellement résistants.

L’efficacité du traitement doit être vérifiée par l’analyse des fèces. On doit surtout être sur ses gardes à l’achat d’animaux issus de pays où la résistance constitue un problème sérieux. Jusqu’à aujourd’hui, les alternatives à l’usage des anthelminthiques (par exemple moisissures nématocides, supplémentation protéique, addition d’extraits de plantes à l’alimentation et accination) n’offrent pas des options pratiques et ne peuvent donc pas contribuer à prévenir la résistance. Quand soupçonner de la résistance ? L’anamnèse constitue un élément important dans la détermination de la résistance.

Si, à partir des informations rassemblées sur ranthelminthique, sur la méthode de son utilisation et la gestion des pâturages, une résistance est suspectée, il faut dès lors contrôler l’action de cet anthelminthique par le test de la réduction de IOPG (Œufs Par Gramme) en comparant les comptages parasitaires avant et après traitement (‘faecal egg count reduction test’). Les techniques in vitro existantes (telles que le ‘egg hatch assay’ ou le ‘larval motility assaf) ne fonctionnent que pour certains rou es d’anthelminthiques (benzimidazoles et lévamis optimaliser par exemple la gestion des pâturages.

Conclusion Le danger de la résistance aux anthelminthiques est réel et peut être qualifié de sérieux, même en Belgique. Des dosages corrects et l’usage alterné de différents groupes d’anthelminthiques aident à diminuer le risque de résistance. Une bonne gestion des pâturages peut entrainer une réduction du nombre de traitements avec un anthelminthique et ermet ainsi de maintenir la pression de sélection pour les vers résistants à un bas niveau.

Les alternatives aux anthelminthiques actuels (tels que des vaccins effectifs ou de nouvelles molécules) ne sont pas prévues dans un avenir proche, il importe donc de conserver aussi longtemps que possible l’activité des molécules actuelles. Bibliographie Guideline on the SPC for anthelmintics (EMEA/CVMP/EWP/ 170208/2005-consultation) end of consultation dec 2006 1993 World Association for the Advancement of Veterinary Parasitology (WAAVP) second edition of guidelines for evaluating he efficacy of anthelmintics in ruminants (Bovine, Ovine, Caprine) http://www. pvma. gov. au/guidelines/WAAVP_anthelmintics _ruminants. pdf Répertoire Commenté des Médicaments à usage vétérinaire, Fascicule 2 (2000) pp. 23 – 27 Coles GC; Vet Res. 2002 Sep-Oct; 33(5):481-9. Cattle nematodes resistant to anthelmintics: Why so few cases? Sayers G, Sweeney T. Anim Health Res Rev. 2005 Dec; 6 (2): 159-71: Gastrointestinal nematode infection in sheep—a review of the alternatives to anthelmintics in parasite control. Walstenholme AJ, Fairweather Prichard R, von Samson- Himmelstierna G, Sanester arasitol. 2004