061 GM1 Portrait S Gol Ne Royal

061 GM1 Portrait S Gol Ne Royal

Sur un signe discret, devant le carré des voyageurs du train. cheveux. Le coiffeur Pimpante, Ségolène 061 GM I Portrait S Gol Ne Royal Premium By Trn-C_y I MapTa 08, 2015 IO pages RYbicki Compréhension et expression orales GM 1 Les métamorphoses de Ségolène Royal Le Monde, Article paru dans l’édition du 26. 04. 7 Quatorze mois de campagne ont profondément transformé la première femme qualifiée pour disputer en finale la présidence de la République Svipe not p g OF femme, se place ref, d’un sèche- e par l’anxiété quelques instants plus tôt sur le quai à paris, descend à Poitiers, toute trace de fatigue envolée, « emme debout », comme disent ses supportrices martiniquaises qu’elle aime citer.

C’était le 22 avril, premier tour de l’élection présidentielle, au terme d’un parcours éreintant, une double campagne, qui a, en quatorze mois, profondément transformé la première femme qualifiée pour disputer en finale la présidence de la République « Mais comment faites-vous pour tenir le coup ? » La question, jetée par-dessus la caisse d’un supermarché de Paris, est sincère. Dans la bousculade, ce 18 avril, Ségolène Royal, rencontre des salariées de la grande distribution, le « nouveau socialiste.

Déjà, plus de 50 000 kilomètres parcourus,

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
sept pays visités, du Sénégal ? la Chine en passant par le Proche-Orient et un passage éclair ? Berlin. Depuis le 30 novembre, quinze Jours après son investiture officielle par les militants du PS – sans compter la phase des primaires socialistes -, elle a animé quatre débats participatifs, tenu 42 meetings, prononcé un nombre incalculable de discours sur des places publiques ou dans des quartiers, exercices baptisés « rencontres conviviales » ou « populaires » et effectué 23 déplacements « thématiques ». ? huit reprises, la candidate et le cortège des ournalistes qui la suivent, le « Ségotour ont sillonné, à raison de deux ou trois jours d’affilée chaque fois, des régions entières. Quand elle n’est pas sur le terrain, elle enchaine les réunions au « 2-8-2 boulevard Saint-Germain, son QG parisien, souvent jusqu’à une heure avancée de la nuit, au grand dam de son équipe épuisée. Au-delà de cette résistance physique, indispensable à tout marathonien de l’Élysée, Mme Royal a démontré sa capacité à encaisser les coups, qu’ils viennent de son adversaire, Nicolas Sarkozy, ou de son propre camp. ? Rien ne me sera épargné disait-elle après l’intervention e Michel Rocard, partisan d’une alliance avec l’UDF de François Bayrou, quelques jours avant le premier tour. Mais quand M. Sarkozy témoigne de la dureté de la campagne en exhibant ses cicatrices », elle prend le parti de se taire. Même ceux qui ne Papprécient guère au PS le reconnaissent : bien qu’inexpérimentée pour une telle compétition, « elle a tenu le cou 0 reconnaissent : bien qu’inexpérimentée pour une telle coup Dans ce domaine, comme dans d’autres, Ségolène Royal cite toujours François Mitterrand : « II disait qu’il fallait du sang-froid.

Pour tenir ce que j’ai tenu, je crois que je peux revendiquer cette qualité. ? « Le chef, c’est elle. » Son premier combat, presque physique, Ségolène Royal l’a d’abord mené à Lille, le 2 juin 2006, contre les « éléphants » du parti, hostiles à sa candidature. Dans la salle chargée d’histoire de la fédération du Nord, où ont pris place de part et d’autre de Pierre Mauroy, Ségolène Royal et Martine Aubry, ratmosphère est électrique, après sa prise de position controversée sur l’encadrement militaire pour les jeunes délinquants.

Patrick Mennucci, qui l’accompagne depuis le début de son aventure, attrape son téléphone. « C’est un traquenard, il faut s’en aller », s’alarme-t-il. ? Non, il faut rester, tu vas voir… lui répond à l’autre bout du fil Julien Dray. C’est vite vu. Ségolène Royal se lève, empoigne le micro. Rybicki « Alors quoi ? Le mot discipline serait un mot de droite ? » La salle se tasse. Elle finit même, devant l’ardeur déployée par l’oratrice, par applaudir.

La partie est gagnée, comme toutes les autres que Ségolène Royal une détermination sans 3 0 Rochelle, à propos des dirigeants du parti qui ne la considéraient pas légitime à les représenter. Elle se projette alors dans l’avenir, sûre d’elle. Partie seule à la conquête du pouvoir, sans courant, sans soutien e poids au début, la présidente de Poitou-Charentes a fini par endosser les habits d’un général d’armée qui impose ses thèmes, son calendrier, le QG de sa campagne, à deux pas du PS, et jusqu’à la couleur bleue de son association Désirs d’avenir dans les meetings socialistes.

Un chef qui n’hésite pas à faire entrer les « éléphants » dans une équipe de campagne virtuelle – elle ne s’est jamais réunie -, en les maintenant à distance, et à bousculer les « dogmes » de la maison socialiste. « En dix mois, elle a fait ce que le PS n’a pas été capable de faire en cinq ans juge Arnaud Montebourg, l’un de ses porte-parole. La méthode comporte des risques. Combien de fois sa propre équipe n’a-t-elle pas dû composer, en découvrant en même temps que la presse des déclarations faites sur le vif, au risque de devoir les amender dès le lendemain ?

Combien de fois ses porte-parole ont-ils dû, avant d’entrer dans le studio d’une radio ou sur le plateau d’une télévision, apprendre en urgence le message du jour ? Peu avant 20 heures, lundi 23 avril, François Rebsamen, codirecteur de campagne, dictait au téléphone à son homologue Jean-Louis Bianco les termes de l’appel de Ségolène Royal à François Bayrou, quelques minutes vant qu’il n’intervienne au journal télévisé de France 2. « C’est elle le chef, c’est elle qui décide répète l’ancien secrétaire général de l’Élys 4 0 le chef, c’est elle qui décide », répète l’ancien secrétaire général de l’Élysée.

Au gré de cette méthode, qui se veut réactive, la campagne de Ségolène Royal, entre hauts et bas, a connu de multiples convulsions. Le noir et le blanc présidentiel. Le diable se niche dans les détails. Au fil des mois, les vêtements portés par la candidate ont sensiblement évolué. À la phase « proche des gens durant les débats participatifs ou ertains meetings, ont correspondu des tenues simples, féminines – jamais de pantalon toujours adaptées. Pour le débat sur la jeunesse, à Grenoble, le 3 février, par exemple, elle portait une veste de cuir noir sur une chemise blanche.

Dans une deuxième phase, à un moment où les enquêtes d’opinion soulignaient une carence en crédibilité, Mme Royal a changé de style : tailleur sobre, noir et blanc. Présidentielle. Le costume élyséen est apparu avec la présentation de son programme sur la défense, le 3 mars, à l’Assemblée nationale. Il a été étrenné quelques jours plus tôt, le 19 février, dans l’émission ? J’ai une question à vous poser » de TF1 – suivie par 8,9 millions de téléspectateurs.

La solennité, la « transfiguration » pour ses intimes, est venue avec sa déclaration de candidature, le 29 septembre 2006, ? Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Elle s’est poursuivie avec la présentation de son pacte présidentiel, cinq mois plus tard, le 11 février, à Villepinte. « Elle est restée à la fois humble, ? l’écoute, et en même temps habitée par le rôle témoigne sa conseillère spéciale, Sophie Bouchet-Petersen, qui ajoute avec sa ouaille habituelle : Le cost Bouchet-petersen, qui ajoute avec sa gouaille habituelle : « Le ostard n’est pas trop grand. ? Le geste du rappeur. C’est sans doute la métamorphose la plus spectaculaire de Ségolène Royal. Figée, pour ne pas dire empruntée, à la tribune lors de ses premiers meetings, bien loin de l’art oratoire d’un Laurent Fabius ou de l’aisance d’un François Hollande, la candidate a peu à peu transformé son handicap en atout. Sa voix ne porte pas ? Elle impose l’attention. Le pupitre la gêne ? Elle s’en affranchit. Les petites salles, chaleureuses, de province, lui conviennent mieux, qui lui 2 permettent d’arpenter la scène, seule, micro en main, sans notes. ?? Marseille, le 22 mars, où l’attendent plus de 7 000 personnes, elle franchit le pas en adoptant la même attitude : pas de notes, pas de mains accrochées au pupitre. Une spontanéité étudiée. Ségolène Royal a revu les images de ses grands meetings qu’elle n’a pas aimées. « Ce n’est pas mol. » Puis vient le temps où la candidate commence à se pencher par- dessus la scène pour serrer les mains comme le font les chanteurs en fin de concert, à Jouer avec les salles, à les faire participer. « Mon équipe de cam a ne, c’est vous ! déclare-t- elle à son public. « Cette 6 0