Dissert La Culture Ne Sauve Ni Rien Ni Personne Sartre

Dissert La Culture Ne Sauve Ni Rien Ni Personne Sartre

Français Au 20e siècle, la viole nsité des affrontements politiq breux écrivains ? « s’engager », c’est à di u sen,’ice d’une uv idéologie. Sartre futa plus actifs de la littérature engagée. n désenchantement dans Les Mots: « La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c’est un produit de l’homme : il s’y projette, s’y reconnaît; seul, ce miroir critique lui offre son image Cependant, Sartre précise légèrement plutôt dans son ouvrage qu’il continuera à écrire parce que « cela sert tout de même ».

Avec Sartre, on peut donc voir pourquoi l’engagement en littérature onduit inévitablement à la désillusion. Néanmoins on peut se demander si, au contraire, les œuvres litteraires contribuent à la liberté de l’homme et de la société. Enfin, le propre de la littérature n’est-il pas d’éveiller notre esprit critique et de provoquer les remises en question ? En tout premier lieu, le terme « d’engagement » popularisé par ne sert donc plus à rien. Sartre sous entend dans : « elle n’a pas à se justifier », que la culture n’a pas besoin d’avoir des raisons d’exister.

Il continuera : « c’est un produit de l’homme et seul ce mirolr crltique lui offre son image » ; c’est l’homme qui crée a culture parce

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qu’il en a besoin et le veut, parce qu’elle lui permet de réfléchir sur lui-même et de s’améliorer. « Seul, ce miroir critique lui offre son image » ; il ny a que par la culture que l’homme peut réellement prendre en compte tout ce qu’il est, c’est le seul moyen de l’homme de pouvoir se regarder objectivement, en se mettant en retrait de la société, grâce au miroir de la culture, l’homme s’observe.

La désillusion sur la ittérature engagée, provenant du désarroi portée par La Grande Guerre, que Sartre exprime dans cette citation, peut s’expliquer par le sentiment d’impuissance éprouvé ar les écrivains. Impuissance à mobiliser l’opinion, à modifier les mentalités ou même à renverser un régime oppressif. Toutes les actions engagées par les écrivains contre la montée des dictatures en Europe dans l’entre deux guerres, n’ont quand même pas pu empêcher la Seconde Guerre mondiale. Malraux, Gide, Giraudoux. les surréalistes ont ainsi, en vain, multiplié les mises en garde, les manifestes et les œuvres.

Par exemples, Les Chemins de la liberté de Sartre ont surtout touché les lecteurs déjà sensibilisés. Un autre type d’échec de la littérature engagée peut s’expliquer ussi par l’aveuglement de quelques écrivains qui se sont mis au service de régimes totalitaires : c’est ainsi que Louis PAG » OF d quelques écrivains qui se sont mis au service de régimes totalitaires : c’est ainsi que Louis Ferdinand Céline, malgré toute la lucidité et la compassion envers les plus malheureux montrées dans le Voyage au bout de la nuit, met son écriture au service de la collaboration pendant la période de l’occupation.

Ainsi, le désenchantement de Sartre à l’égard de la littérature engagée peut parfois s’expliquer, mais il est injustifié lorsqu’on se éfère à d’autres écrivains, comme par exemple aux philosophes du siècle des Lumières. En effet, ceux-ci ont voulu mettre en valeur le progrès, la justice et la liberté. Avec eux, l’écriture est action.

Lettres, contes philosophiques, pièces de théâtre, nouvelles abordent des sujets essentiels : l’Encyclopédie, Montesquieu, Voltaire, Diderot, Rousseau, développent une littérature militante qu’on lit encore aujourd’hui avec le plus grand profit. La littérature engagée a, encore plus pour nous, prouvé son importance et sa vigueur ? travers la littérature de la résistance.

Dans la France occupée des années 1940-1944 , des publications clandestines ont diffusé des poèmes d’Eluard par exemple, dont les lecteurs, malgré la répression sont nombreux : le poème d’Éluard, « liberté  » devient le symbole de la Résistance; Le silence de la mer de Vercors appelle la France à reconquérir une liberté perdue. On peut dire, en ce début de troisième millénaire, que la littérature engagée garde tout son sens lorsqu’elle perpétue les valeurs humanistes qui fondent notre société. Du reste, des écrivains et sociologues, comme Pierre Bourdie