Devoir Independent Study I Final

Devoir Independent Study I Final

MAURITIUS INSTITUTE OF ÉDUCATION L’interférence du créole mauricien en production écrite au collège obligatoire. or 10 Sni* to View Identification de la p Le sujet choisi relève du domaine de la sociolinguistique. Il est donc important de comprendre en premier lieu le sens du mot « interférence il s’agit selon Uriel Weinreich (1953), d’«un remaniement de structures qui résulte de l’introduction d’éléments étrangers dans les domaines les plus fortement structurés de la langue» : la phonologie, la syntaxe et la morphologie chez un indivldu. uisque le sujet de ce devoir parle rincipalement de la production écrite, il faut donc préciser que seulement la syntaxe et la morphologie vont être considérées ici, bien que l’aspect phonologique a aussi un rôle majeur dans ce phénomène. Lorsqu’on considère l’interférence de langue en milieu scolaire, on constate que ce phénomène n’est pas sans conséquence en production écrite. Il s’agit ici de l’apport d’éléments d’une autre langue, le créole, dans les rédactions en classe de français. créole Mauricienne.

Le problème fini donc par apparaitre comme étant les difficultés des apprenants à utiliser le créole et le rançais séparément en production écrite en classe de français. La raison de ce choix de sujet est parce qu’entend qu’élève j’ai

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été moi-même confronté à ce problème, d’ailleurs en observant les membres de ma famille qui sont en secondaire, je me rends compte qu’eux aussi ont le même problème, ensuite en lisant les rapports d’examinateurs, j’ai constaté que ce problème touche beaucoup d’apprenants à Maurice et que c’est définitivement un des nombreux obstacles à l’acquisition de la langue française.

Analyse des rapports Considérons en premier lieu les deux rapports des examens ationaux de Form 3 ; en étudiant les 2 rapports de la National Form 3 Assessment, on constate toute suite que le problème est là et que cela fait perdre aux apprenants des points pour la bonne utilisation de la langue.

Dans le premier rapport étudié, celui de 2012, on démontre ce problème en donnant des exemples de ce que les apprenants ont mis dans la plupart de leurs productions écrites tels que «je trappai sa main » et « Tous les gramatins » ce qui démontre bien l’interférence du créole car en créole mauricien ces deux exemples se traduisent par : Mo trap so lame et tou le gramatin.

D’autres exemples sont aussi donnés dans le rapport du National Form 3 Assessment de 2013, comme « sur le bis-stop » et « mon cœur batte dans mollet On constate Ici le mot « bis-stop » qui est un terme créole pour désigner l’arrêt d’autobus et aussi que 10 ici le mot « bis-stop » qui est un terme créole pour désigner l’arrêt d’autobus et aussi que les apprenants s’approprient des expressions créoles dans leurs rédactions en utilisant des mots qui dérivent du français tout en essayant de peaufiner l’expression en pensant que cela a le même sens.

Il faut aussi prendre en considération le fait que les commentaires es examinateurs par rapport à l’interférence se trouvent dans la section « Vocabulaire » des deux rapports ce qui montre aussi que les apprenants perdent des points pour le vocabulaire utilisé. Par ailleurs, les deux rapports de Cambridge de la School Certificate de 2010 et 2012 montrent que les apprenants de la Form 5 ont eux aussi des difficultés à séparer le créole mauricien du français.

Contrairement aux rapports de la National Form 3 Assessment, les commentaires concernant l’interférence du créole mauricien dans le français, se trouvent dans la section « Grammaire et Orthographe » pour le rapport de 2010 et « le iveau de français » pour celui de 2012. Encore une fois on peut y voir que beaucoup d’apprenants ont perdu des points pour leur niveau de français.

En lisant les exemples cités du rapport de 2010 on y voit encore une fois le mot « Bistop » pour dire l’arrêt d’autobus qui est aussi une erreur que les candldats aux examens Nationaux de Form 3 ont commis en 2013. D’autres exemples du rapport de 2010 sont « mo lexamain, » au lieu de mes examens et « deux heures (de) temps/tant » au lieu de deux heures. D’autres exemples d’interférence du créole mauricien dans le français par les ap e deux heures.

D’autres exemples d’interférence du créole mauricien dans le français par les apprenants sont aussi donnés dans le rapport de 2012 tels que ; « (1) trouver pour voir pollce pour policier, (4) station de police pour poste de police Après avoir lu les rapports on remarque que les examinateurs montrent uniquement des exemples d’interférences mais sans pour autant y aller en profondeur et ne donnent pas des suggestions pour contrecarrer ce problème, que je trouve bien dommage car on constate que ces erreurs reviennent presque chaque années.

De ce fait il est évident que le problème mplique des difficultés à une bonne acquisition du vocabulaire de la langue française ainsi que l’incapacité, de la plupart des apprenants, à séparer le créole du le français. Les sources de ce problème Il ne faut surtout pas oublier que l’Île Maurice est un pays multiculturel et que la pluri culturalité de notre ile se reflète aussi dans son aspect linguistique, puisqu’on y voit plusieurs langues cohabitant sur un même territoire.

L’anglais, le français, le créole, le bhojpuri entre autre sont des langues parlées par les habitants. Toutefois les trois langues les plus utillsés en ilieu scolaire sont le français, l’anglais et le créole. De plus, en regardant le français et le créole mauricien de près on constate que ces deux langues sont parfois similaires. C’est ainsi qu’on comprend que les sources d’interférences en production écrite sont donc le plurilinguisme à l’école et les similitudes du français et du créole mauricien.

La premièr 0 donc le plurilinguisme à l’école et les similitudes du français et du créole mauricien. La première et principale source de cette problématique est en effet la situation plurilingue qu’on retrouve à l’ile Maurice, en articulier dans les collèges. On utilise trois langues dans le milieu scolaire mauricien : Lianglais, le français et le créole.

Il s’avère que, dans le milieu scolaire, chacune de ces langues ait une utilisation particulière selon Arnaud Carpooran (2005). Il qualifie donc l’anglais comme étant une langue se limitant généralement « au domaine de la lecture-écriture » même si cette langue est la langue officielle de l’état. Le français quant à lui est qualifié de « langue orale de prestige » car le degré d’exposition à cette langue est bien plus supérieur que celui de l’anglais.

Le créole est pour sa part la « langue de culture vernaculaire » puisque c’est la langue parlée par la plupart des habitants de IIIe, d’autant plus que le créole est la langue commune des apprenants et des enseignants. De ce fait il est important de souligner que la langue de communication et la langue d’enseignement sont deux choses différentes et que tous deux ont une influence quelconque sur le niveau de français ainsi que sur l’interférence du créole en production écrite.

D’une part nous avons la langue de communication des élèves ainsi que celle des enseignants qui st dans la plupart des cas le créole ; en conséquence les élèves parlent presque tous dans leur langue maternelle entre eux et il arrive aussi que parfois ils s’adressent en créole à leurs ense PAGF s 0 langue maternelle entre eux et il arrive aussi que parfois ils s’adressent en créole à leurs enseignants.

Mais encore nous avons la langue d’enseignement ; bien qu’il s’agit d’une classe de français il arrive parfois que les enseignants utilisent le créole pour éclaircir certains points de la leçon, cependant on ne peut tout de même pas généraliser cela. Dans cet ordre d’idées, la similarité entre le créole et le français st aussi un autre facteur qui a un rôle à jouer dans ce débat ; en réalité ce deuxième facteur forme parti du premier, puisqu’il relève du domaine du bilinguisme, car cela englobe les deux langues principales concerné par ce devoir.

II est donc important de souligner que le vocabulaire créole mauricien provient de plusieurs langues, notamment de la langue française et qu’il est normale de voir que ces deux langues, pourtant différentes, ont quelques ressemblances ; d’autant plus que certains termes ou mots français existent aussi en créole. Pour démontrer cela, prenons le cas d’un exemple qui a été mentionné dans un des apports, où bon nombre d’apprenants ont utilisé dans leurs devoirs le mot « rentrer » pour dire entrer.

On voit bien que ces deux mots, dont le premier est en créole et le second étant sa traduction en français, se ressemblent phonétiquement et de même, le mot « rentrer » est un verbe qui existe en créole et en français néanmoins le mot peut avoir un autre sens dans l’une des deux langue et un autre dans la deuxième langue, ce qul explique aussi la difficulté a bien utilisé le français.

Partant de ce fait, on rema 6 0 langue, ce qui explique aussi la difficulté a bien utilisé le français. Partant de ce fait, on remarque que cette source de confusion entre le créole et le français est peut-être dû au fait que, dans la majorité des cas, les enseignants de français ne sont pas des locuteurs natif de la langue de Molière, ce qui me semble être un aspect qui empire la situation de confusion entre le français et le créole.

Quelques suggestions J’avais d’abord nommé cette partie du devoir « les solutions » mais après avoir mieux réfléchi sur ce sujet j’ai changé d’avis, parce qu’à mon avis le terme solution n’est pas approprié puisque ce mot désigne des éléments qui peuvent mettre un terme à un roblème, alors que résoudre le problème d’interférence est très complexe. De ce fait les points abordés dans cette partie sont tout simplement des suggestions pour réduire les conséquences lié à l’interférence du créole en production écrite.

Dans son livre La Langue Maternelle à L’école Dans L’Océan Indien, Rada Tirvassen (2009) donne des suggestions aux problèmes des contacts des langues à l’école, en revanche on constate clairement qu’il a abordé le sujet du contact des langues de manière général sans vraiment se focalisé sur les classe de français ni sur l’acquisition du français en cycle secondaire, uisqu’il prend souvent comme exemple l’enseignement des mathématiques et qu’il parle aussi parfois des autres cycles scolaire comme la pré-primaire et l’école primaire.

De ce fait, il me semble que c’est difficile de trouver une solution à ce problème, puisque contraireme 7 0 il me semble que c’est difficile de trouver une solution à ce problème, puisque contrairement aux mathématiques, le français est une discipline des sciences humaine ; de plus, le fait que l’Île Maurice soit un pays plurilingue rend la tâche encore plus compliquer, ce qui explique aussi le fait que les rapports des xaminateurs ne donnent pas des solutions dans la plupart des cas pour y remédier directement.

C’est pour cette raison que je pense qu’une seule des suggestions de Rada Tirvassen peut être prise sérieusement en considération, qui est de « gérer la transition » de la langue maternelle à la langue seconde. L’emploi d’éléments de la langue maternelle est incontestable lors de l’acquisition d’une langue seconde surtout en début d’étude secondaire ; cependant « gérer la transition » de la langue maternelle, ici le créole, à la langue seconde, le français, est une solution qui me paraît le plus efficace.

De ce fait, pour gérer cette transition de LI à 1_2, il faut « minimiser le rôle de la LI dans l’appropriation de la L2 » (Marinette & Véronique, 2004). Minimiser le rôle de la LI permet de mettre une barrière entre la langue maternelle et la langue seconde en utilisant le moins possible la langue maternelle pendant le processus d’acquisition, surtout si ces deux langues sont un peu similaires. De plus on peut ajouter à cela d’autres suggestions qui peuvent ne pas paraitre pertinent mais qui vont incontestablement rehausser le niveau de français des apprenants.

De ce fait, la ecture et aussi des activité lié au français sont les choses à faire, 0 des apprenants. De ce fait, la lecture et aussi des activité lié au français sont les choses à faire, en exposant les apprenants le plus souvent que possible à la langue française permettra de diminuer l’interférence de la LI en Q. C’est-à-dire de faire en sorte que les apprenants soient très souvent en contact avec le français grâce à des activités académiques et non-académiques afin qu’il puisse se perfectionner et effectivement diminuer l’interférence du créole et d’élargir par la même occasion leur vocabulaire.

Conclusion pour conclure, il est important de souligner que jusqu’à présent on n’a pas trouvé de vraies solutions à ce problème, Rada Tirvassen (2012) le dit dans sa postface de Lientrée dans le bilinguisme, selon lui les éléments de recherche « sont trop peu nombreux pour construire une théorisation didactique satisfaisante » puisque le créole est notre langue maternelle. La question qu’on peut se poser à la fin de ce devoir est : Peut-on vraiment trouver un remède à l’interférence de deux langues, sachant que l’une d’entre elle est la langue maternelle de bon nombre d’apprenants ?

Mais il faut tout de même mettre l’accent sur le fait que forte heureusement il y a aussi des apprenants qui n’ont pas ce problème et qu’en vérité on ne peut pas généraliser les choses. En fin de compte, comme je l’ai dit plus tôt ce sujet est bien plus complexe qu’il en a l’air, surtout dans un contexte tel que les écoles mauriciennes mais je pense quand même qu’il est indéniable que la lecture reste le meilleur moyen pour réduire et même résoudre ce PAGF 10 qu’il est indéniable que la lecture reste le meilleur moyen pour réduire et même résoudre ce problème. Bibliographie Carpooran, A. (2005). ??Le trilinguisme mauricien en milieu scolaire » in prudent, Tupin, F. & Wharton, S. Du plurilinguisme à l’école. Ist Ed. Berne: Peter Lang. pp 169-196 Marinette, M. & Véronique, D. (2004). « Trois approches de l’acquisition des langues étrangères : enjeux et perspectives Acquisition et interaction en langue étrangère, [online] pp. 203-223. Available at: http://aile. revues. org/4549 [Accessed 21 Jun. 2014]. Mauritius Examinations Syndicate, (2013). National Assessment at Form Ill Subject Reports 2012. pp. 23-32. Ministry of Education and Human Resources, (2014). National Form III Assessment – 2013 Report.

REPUBLIC OF MAURITIUS, pp. 18-29. Tirvassen, R. (2002). École et plurilinguisme dans le sud-ouest de l’océan Indien. Ist ed. Paris: l’Harmattan. Tirvassen, R. (2009). La langue maternelle à l’école dans l’Océan Indien. Ist ed. Paris: « Harmattan. Tirvassen, R. (2012). L’entrée dans le bilinguisme. Ist edr Paris: L’harmattan. university of Cambridge, (201 1 General Certificate of Education Ordinary Level 3014 French November 201 0 Principal Examiner Report for Teachers. University of Cambridge, (2013). Cambridge General Certificate of Éducation Ordinary Level 3014 French November 2012 Principal Examiner Report for Teac 11)