Deuxieme Quadri

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ci afin d’éviter de le répéter. Après l’avant-garde o L’originalité devient u r. or6G La questlon que les a Ste, Comment est-il défin spécificité du médiu Deuxieme Quadri Premium gy Laura-l_ombardo anpenq 19, 201 S 66 pages Histoire de l’art 4/02 La modernité La modernité commence au IXe siècle, avec des artistes qui remettent en compte la tradition picturale, architecturale, sculpturale. Ex dans la peinture : est-ce que la peinture doit représenter la réalité ? Les artistes veulent faire une rupture avec la tradition.

Pour désigner les courants artistiques pendant la modernité, on va arler d’avant-garde. Cette notion implique la volonté de rupture avec le passé ; ils font table rase du passé. Cependant, pour se libérer du passé, les artistes doivent connaitre et conserver celui- Sni* to à l’ordre : qu’est-ce que l’art? u’est-ce qui fait la = une discipline particulière (photo, installation, peinture, sculpture), terme plus vaste que technique ou pratique. L’art va se réfléchir lui-même.

Cette réflexion est stimulée par des phénomènes relativement récents : l’invention du musée (fin IlXe siècle) qui va changer le rapport à l’art, on institue le Salon (exposition annuelle organisée à Paris, puis par après dans l’autres pays, pour exposer l’art actuel. Ce Salon est

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très conventionnel, dans la norme, très académique). L’art va s’ouvrir à un plus grand public grâce aux expositions et aux musées car avant il était réservé Swipe to vlew next page à un public très restreint, aux riches.

Un des postulats de l’art moderne est celui de la spécificité : les artistes vont se demander « qu’est-ce qui est spécifique à mon art ? Ensuite on a l’auto-référentialité : l’art fait référence à lui- même. Enfin, l’autonomie : les artistes modernes posent comme rincipe qu’une œuvre doit être autonome c’est-à-dire qu’elle se suffit à elle-même, qu’une œuvre n’est pas obligée d’avoir un lien de dépendance par rapport à la réalité ; mais surtout, ça signifie que, dans ce principe d’autonomie, une œuvre reste elle-même quelles que soient les circonstances dans lesquelles elle est montrée.

Nouveauté, originalité, table rase du passé ; spécificité et auto- référencialite ; autonomie. Marcel Duchamp (1887-1968) France Dans sont travail, tout est lié. Il est presque impossible d’envisager une partie de son travail sans envisager l’ensemble. Son travail est un réseau de liens entre les choses, cela fait sa richesse et aussi sa complexité. Son œuvre est tres cohérente mais en apparence très diverse. Son attitude envers l’art est très sérieuse, très pensée, mais aussi parfois très humoristique, grotesque, il aborde des visions très diverse.

Il est une figure essentielle de la modernité. Tout détail autobiographique est important chez Duchamp, même les plus anecdotiques. Le langage a une importance fondamentale dans son travail. Il est probablement l’artiste sur lequel on a le plus écrit. Il est résolument ouvert à tout. Il est né et enterré à Rouen, mais sa vie va être partagée entre la France et les USA. I OF ouvert à tout. Il est né et enterré à Rouen, mais sa vie va être partagée entre la France et les USA. Il est issu d’une famille aisée, son père était notaire.

Il a deux frères et trois sœurs, dont quatre des six enfants sont artistes. Ses deux frères plus âgés que lui, sont connus : il s’agit de Raymond Duchamp-Villon et de Jacques Villon, deux artistes liés au mouvement cubiste. Suzanne, sa sœur préférée, est aussi artiste mais moins connue. Il n’a jamais voulu dépendre financièrement de son art, il s’est is un peu à l’écart du réseau de l’art. Il a toujours mené une existence assez modeste, vendre son art est pour lui un revenu parallèle.

Il est curieux de tout et a des emplois, comme joueur professionnel d’échecs, bibliothécaire, Il va vendre des œuvres mais aussi en donner beaucoup à ses amis et particulièrement un couple de collectionneurs américains, les Aremberg, se sont intéressés très tôt à son travail et ils vont devenir des amis, il a conscience du fait que tout son travail se tient ; il va veiller à ce que l’essentiel de so œuvre se trouve dans une seule et même collection. En 1959, les Aremberg vont donner toutes leurs œuvres de Duchamp à un musée à Philadelphie.

L’essentiel de son œuvre se trouve donc dans un seul musée, afin que son œuvre reste compréhensible après sa mort. Photo qui a été prise dans son appartement à Paris dans les années 20 : il habitait un appartement constitué de trois pièces. De la pièce à vivre„ il y avait deux portes vers les autres pièces. Il a bricolé le chambranle pour y mettre une porte qui ferme s portes vers les autres pièces. Il a bricolé le chambranle pour y mettre une porte qui ferme soit la chambre, soit la salle de bains.

C’est un peu une métaphore de son œuvre (une porte est fermée, c’est une autre porte qui s’ouvre). Les premières années vont être marquées par la peinture : il abandonnera assez vite la peinture. Ensuite il va l’aborder d’une façon moins conventionnelle puis définitivement la laisser tomber. Il trouve que c’est un art « trop rétinien et probablement trop académique pour lui. Il est surtout trop lié au mimétisme, à l’imitation de la réalité. Portrait du Dr Dumouchel, 1910 : ce tableau semble s’inscrire dans des tendances picturales du début du siècle.

C’est assez arqué par des peintres plus âgés que lul, tels Henri Matisse : la couleur n’est plus liée à la réalité (la raie verte), une des grandes caractéristiques du fauvisme. Les fauves vont abandonner la perspective (système conventionnel) en utilisant la juxtaposition de deux plans colorés afin de montrer la profondeur. LJne peinture n’est qu’une illusion de profondeur sur une surface plane : on rejette la perspective car on veut montrer la peinture dans une affirmation de la surface plane (une grande caractéristique du modernisme). our ce tableau, le couple l’a acquis longtemps après mais ils ont ?té intrigués par le halo autour de la main de l’homme, ils ont donc demandé à Duchamp et il a répondu « c’est un signe de mes préoccupations subconscientes vers un méta réalisme. » Méta réalisme = réalisme au-delà du réalisme, renvoie à une réalité au-delà du vis réalisme. » réalité au-delà du visible. Tous les phénomènes au-delà du visible (scientifiques, paranormaux) vont l’intéresser toute sa vie.

Les préoccupations subconscientes : il voit dans ce tableau de jeunesse, des préoccupations qui ne sont pas encore conscientes mais qui sont déjà là et qui vont se développer plus tard dans sa Pourquoi voit-il dans ce tableau de lumière le signe d’un méta réalisme ? Hypothèse : il s’intéresse au spiritisme comme beaucoup de ses contemporains. La main a l’air magnétisée. On peut également se questionner sur l’identité de la personne représentée : le dr Dumouchel est un ami de Duchamp, lui et un autre ami vont tous les deux étudier la médecine.

Dumouchel ne va pas beaucoup exercer. Tribaux va devenir un médecin important dans le domaine de la radiologie. C’est Roentgen a inventé les radios, première radiographie en 1895, c’est un important progrès médical qui a été largement commenté dans es revues scientifiques. Duchamp s’est toujours intéressé aux sciences, aux ouvrages scientifiques. Il a donc forcément été intéressé par cette avancée et surtout par le fait que les images montrent une réalité au-delà du réel, du vlsible. La radio peut donc expliquer ce halo lumineux.

Il a vu dans le journal « la nature » un article évoquant une autre forme de photo particulière que l’on connaît aujourd’hui sous le nom d’effet Kirlian. Le procédé : si on photographie un corps vivant dans une pièce obscure et qu’on le traverse d’un courant électrique de PAGF s OF orps vivant dans une pièce obscure et qu’on le traverse d’un courant électrique de très fable intensité, sur les images obtenues on voit une espèce de halo bleuté tout autour du corps vivant. Si le corps est mort, ce phénomène disparait.

Ce phénomène passionne de nombreuses personnes, dont Duchamp. En 191 5, Duchamp va rencontrer un artiste américain lors de son premier voyage à New York : une des premières personnes qu’il rencontre est l’artiste Man Ray. II avait aussi la volonté de ne pas dépendre financierement de son art, ils ont compris tous les deux les conséquences que ça avait sur la création. Ils se font tous les deux les témoins de leur époque. Un aspect de l’art de Man Ray par après sera la photographie. Il n’est pas photographe au départ mais va devenir un de ses médiums privilégiés.

Un jour comme tout artiste il va avoir besoin de reproduire ses œuvres : il a appris la photographie dans le but de reproduire lui-même ses œuvres. Ca va lui permettre d’avoir un métier alimentaire et afin de gagner sa vie il reproduira des œuvres d’autres articles, mais surtout il va s’intéresser à la photo et en faire sa pratique principale. Il va redécouvrir, par hasard (notion de hasard très importante dans ‘art), le photogramme : l’empreinte directe d’un objet sur un support sensible ; c’est une photographie sans appareil photo. C’est une trace de l’objet (la notion de trace va être omniprésente chez Duchamp).

Ca a également un lien avec « au-delà du visible » : il ne faut pas opposer les photos « normales » avec les photogrammes car toutes traduisen visible » . Il ne faut pas opposer les photos « normales » avec les photogrammes car toutes traduisent un rapport direct de la photo avec la réalité. Toutes ces images relèvent de l’indice. La théorie de Peirce a eu énormément d’impact à cette époque ; l voit donc dans la théorie de Peirce une façon de distinguer la photo de la peinture : la photo relève de Pindice (relation directe et physique avec la réalité) et la peinture est davantage une imitation.

Il peut y avoir une relation entre la main de Dumouchel et la technique du photogramme (qui ne sera retrouvée que le plus tard), mais cela montre un lien entre les préoccupations de Duchamp et de Man Ray. Il est clair que ce qui l’intéresse ici, ce n’est pas la représentation mimétique de son ami Dumouchel, sa peinture traduit déjà sa préoccupation pour des réalités nvisibles, et pour le fait de libérer la peinture du mimétisme ; ces préoccupations amèneront Duchamp à finalement arrêter la peinture. « la peinture es trop rétinienne trop liée au visible. 18 février Origine du nom « fauvisme » : exposition en 1915 ( ? , les peintres veulent libérer la couleur de la fidélité à la réalité ; on veut quitter la tradition mimétique. Dans le fauvisme, ça se traduit par la libération de la couleur mais aussi par la volonté d’abandonner la perspective. Ils vont utiliser la juxtaposition de deux plans colorés afin de donner une impression de profondeur. Ils abandonnent ?galement Pillusionnisme pictural : la peinture est une surface plane sur laquelle sont disposées des taches de couleur. Volonté d’exp 7 OF peinture est une surface plane sur laquelle sont disposées des taches de couleur.

Volonté d’exprimer ce qu’est une peinture avant d’imiter la réalité. Odilon Redon : peintre symboliste qui tend à se détacher d’une imitation du réel par l’évocation d’autres réalités : celle du rêve, de l’imaginaire ; s’il y a relation avec la réalité elle existe par l’association d’idées. Dans ses peintures on observe un phénomène d’irisation de la couleur, que l’on retrouve également hez Duchamp. Yvonne et Magdeleinde déchiquetées, Duchamp, 1911 : se sont deux de ses sœurs. Il peint beaucoup à cette époque des gens de sa famille. Pourquoi déchiquetées ?

On voit des fragments de visages divers éparpillés sur la surface du tableau. Certains avec peu de détails et dans des contrastes de couleurs très marqués. Mais le tableau est dans une palette générale d’ocre, de brun, de gris. Cette palette de couleur peut faire penser au cubisme ? ses débuts, autre courant pictural majeur de cette époque. C’est cubiste par les couleurs mais également par la fragmentation de l’espace. Le cubisme : Picasso, Braque. Cela repose sur une remise en question de la perspective mais d’une toute autre manière que les fauves.

La perspective repose sur une vision monoculaire et fixe. La perspective ne correspond pas à la manière dont nous voyons ; nous voyons avec deux yeux, généralement en mouvement, nous voyons donc le même objet simultanément sous plusieurs angles différents. La fixité et la vision monoculaire ne correspondent pas à la réalité. Généralement, de façon automatique, no 8 OF vision monoculaire ne correspondent pas à la réalité. Généralement, de façon automatique, nous reproduisons sans le ouloir l’intégralité de l’objet. Il y a dans la perception, un mélange du vu et du su. our ces raisons, ils rejettent la perspective et vont représenter les objets et les personnes dans un système de fragmentation des plans afin de représenter les sujets sous plusieurs points de vue différents et très rapprochés. Ce qui les intéresse, ce n’est pas la réalité de Pobjet mais la réalité de la perfection. Les frères du Duchamp sont inscrits dans ce courant. Les cubistes limitent la palette de couleur car ils trouvent que ce facettage de la réalité est déjà assez complexe et qu’ils ne veulent onc pas compliquer davantage les choses avec la couleur (elle reviendra à partir de 191 2 avec les collages).

Duchamp dit « déchiquetées » pour insister sur l’éparpillement, ils met ses distances avec le cubisme (pour les cubistes ce tableau n’a probablement rien de cubiste) car le procédé est assez différent. Une des sources possibles pourrait plutôt être le portait à la silhouette : c’est une invention d’Etienne de Silhouette au milieu du XVIIIème siècle qui a imaginé une manière très simple de faire un portrait car à cette époque il y avait une grande demande de ortraits que les artistes ne parvenaient pas à suivre.

On projette une ombre et on noircit l’ombre projetée du sujet sur un support translucide. Cette technique a eu beaucoup de succès dans la classe bourgeoise qui commence à devenir importante. Cette demande de portraits grandissant PAGF demande de portraits grandissante va amener finvention d’autres procédés mécaniques pour réaliser rapidement des portraits et notamment va stimuler l’invention de la photographie. Duchamp veut liquider la tradition mais la connaît très bien et on retrouve souvent chez lui des références qui remontent jusqu’aux premiers ystèmes de représentation.

Il est intéressé par tous les systèmes de représentation dans l’histoire car il veut quitter le rétinien. On peut donc comprendre le parallèle qu’il fait entre cette peinture et le portrait à la silhouette. On peut également voir une relation avec un des mythes fondateurs de l’art : le mythe de dibutade (noircir une ombre) plusieurs mythes grecs expliquent le fondement de part. Ce sont les grecs qui sont à la base de la tradition artistique en occident. Cela peut faire penser à la paroi de verre dont parle De Vinci pour expliquer la perspective.

Un objet peut être ramené sur un plan bi-dimentionnel par « la pyramide perspective », lien entre l’objet et l’œil. Allusion au système de perspective à ses origines. Plus tard dans ses écrits, Duchamp dit qu’il veut faire un « tableau par ombre portée », ce que Dibutade a fait, les processus avec la silhouette, etc. pourquoi s’intéresse-t-il tant à rombre ? L’ombre d’un corps, d’un objet, n’est pas la chose elle-même. Il y a une différence entre les deux, même s’il y a une ressemblance. En 1937 Duchamp évoquera même la notion d’infra mince : c’est la différence subtile qui existe entre deux choses (pa