De Fis Et Enjeux Des E Nergies Fossiles Au XXIe Sie Cle

De Fis Et Enjeux Des E Nergies Fossiles Au XXIe Sie Cle

Défis et enjeux des énergies fossiles au XXIe siècle Depuis la révolution industrielle, les énergies fossiles charbon, hydrocarbures et gaz naturel – ont été des composantes essentielles du développement et de la bonne marche de l’économie mondiale. En ce début de XXIème siècle, elles continuent de prédominer très largement par rapport aux autres sources d’énergie puisqu’elles représentent plus de de la consommation mondiale, ce qui pose problème aujourd’hui car elles sont à la fois non renouvelables et très polluantes.

Longtemps, la distinction entre ressources renouvelables et non renouvelables n’a pa or 16 imites des ressource e remonte aux début d anné rapport Meadaws pu démographique et le conscience des Igues penseurs, mment avec le parallèle l’explosion ation des ressources terrestres, et qui alertait ainsi la communauté internationale sur la non durabilité du modèle économique poursuivi par le monde développé, à cause de la pollution et de la raréfaction des sols cultivables.

A la même époque, les deux chocs pétroliers ont également révélé la grande dépendance des pays développés face aux pays pétroliers, confirmant l’importante dimension géopolitique liée aux énergies fossiles. Ainsi, aujourd’hui, dans n contexte de mondialisation, mais aussi d’essor du modèle du développement durable, la question des ressources, de leur gestion et

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de leur consommation, avec leurs conséquences en matière économique, sociale et environnementale, est au cœur des réflexions contemporaines.

Mais même si la qu SWipe page question climatique constitue le grand enjeu du XXIème siècle, et que ridée de « développement durable » a fait son chemin, cette idée n’a pas été acceptée par une majorité des nations. Les Etats peuvent-il concilier rutllisation de l’énergie, le développement économique et la protection de l’environnement ? Mais surtout, avec la montée en puissance des pays émergents qui revendiquent leur « droit à polluer un consensus est-il possible ? l.

Consommation, ressources et production Al L’augmentation de la demande en énergie Croissance démographique + élévation globale des niveaux de vie = facteur fondamental pour comprendre la hausse de la consommation d’énergie. Demande a progressé plus rapidement à partir de la révolution industrielle : triplement de la demande entre 1960 et 2010. Hausse actuelle tirée par la demande des pays émergents. Modes de vie et de production impliquent des usages variés des essources énergétiques : besoins liés au chauffage, électricité, industrie, transports..

Développement économique qui s’est principalement appuyé sur le charbon et le pétrole – explosion de la demande hydrocarbures assurent aujourd’hui 55% de la consommation mondiale ; charbon, en forte hausse, plus de 25%. Triple défi : assurer les approvisionnements à une pop. croissante dont le niveau de vie s’élève, assurer raccessibilité à tous, le tout sans dégrader l’environnement terrestre déjà sous pression. B/ Une géographique de la consommation révélatrice des enjeux de développement

Inégalité de la répartition des ressources et des réserves 0 pb de la maîtrise des territoires qui les contiennent + disparités d’accès à ces ressources. d’accès à ces ressources. Evaluation des énergies/matières premières difficile + prise en compte de l’exploitation rentable ou non. Hydrocarbures : estimation des stocks rendue plus ardue en raison des politiques et stratégies commerciales des pays producteurs et sociétés pétrolières qui ne déclarent pas nécessairement leurs réserves afin de peser sur les prix. 37% de l’énergie mondiale consommée en dehors de son lieu de roduction.

Principaux foyers de consommation . Europe, Amérique du Nord. Anciens pays industrialisés qui garde un poids majeur même si hausse la plus modérée. Consommation aslatique qul augmente le plus. Importance des pays émergents et en développement – principal facteur de hausse de la consommation, participe à la reconfiguration géographique de la demande mondiale. Part des pays de l’OCDE dans la conso. : 61,5% en 1973 à 42,5% aujourd’hui. Chine : augmentation de 7 à plus de 19% dans le même temps. Asie = 12% du total auj. C/ Un monde globalisé : circulations et marchés

Evolution des pôles de consommation, différence et distance entre lieux de production/consommation essor des circulations de l’énergie et des matières premières. Mise en interdépendance des marchés et des espaces liée à la mondialisation. Fluctuation des cours d’un produit peut avoir des csq sur les prix des autres ressources ou sur leur production. Exemple : prlX modérés du gaz naturel, à la suite de l’exploitation du gaz de schiste C] réduction de la consommation de charbon aux EIJA, et donc exportation de la production excédentaire vers l’Europe, où charbon a détrôné le gaz, plus onéreux.

Transition 16 récente des flux Sud-Sud participe à la recomposition des rapports de force et à l’augmentation de la pression sur les ressources naturelles. Ressources stratéglques 0 conforter un pouvoir géopolltique ? l’échelle mondiale. La mondialisation contemporaine n’a fait que conforter cette relation, en particulier pour les énergies et les matières premières, sources des conflits d’usages ou de conflits territoriaux à différentes échelles 0 facteurs de tension, surtout avec la montée des pays émergents.

Il. Des facteurs de tension Al Des risques écologiques Hausse considérable de la conso. étrolière des pays émergents (transports) en Chine, Inde ou M-O > baisse de la demande des pays de l’OCDE. Secteur des transports + de 50% de la consommation mondiale de pétrole, proportion qui ne cesse d’augmenter. Pollution donc liée beaucoup aux transports, mais aussi aux modes de production et d’extraction, par exemple mines à ciel ouvert dont l’exploitation a des impacts environnementaux très lourds.

Exemple : débats en France sur la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz de schistes 0 choix à effecture entre indépendance énergétique/présepvation de l’environnement. Compromis entre bénéfices possibles (économiques et sociaux) et dommages liés aux pratiques d’exploitation. Face aux dommages écologiques, tentatives de coopération internationale : protocole de Kyoto (signé en 1997, entré en vigueur en 2005) C accord international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre + Convention-cadre des Nations Unies sur les changement ont les pays participants fois par an depuis 1995.

Mais par exemple, ELIA qui refusent de le ratifier : source de tensions. B/ Des tensions économiques Acteurs majeurs de la géopolitique de l’énergie = Etats xportateurs, grandes entreprises transnationales aux gros mayens financiers + rôle essentiel dans le développement des pays où elle sont implantées. Longtemps organisées en cartel d’exploitation, depuis années 1970 doivent compter avec entreprises nationalisées constituées par les principaux pays pétroliers (Aramco en Arabie Saoudite).

Entreprises dépendent des Etats où elles exploitent les ressources pour pouvoir s’implanter et mener leurs explorations/ production. Négocient directement avec les plus hautes sphères politiques / Etats profitent des royalties issues de la production. Véritables bras de fer qui peuvent être engagés entre entreprises, autorités politiques et/ou populations locales. La stabilité politique du pays est une donnée essentielle pour ces entreprises. C/ Des tensions géopolitiques à plusieurs échelles Des guerres de l’énergie ?

Contrôle direct/indirect des ressources naturelles enjeu majeur pour comprendre la géopolitique du monde contemporain. Volontés de contrôle des espaces recelant des produits clés particpent à la justification de nombreuses interventions armées – exemple : ELIA en Irak en 1991 et 2003 ; explique le jeu russe ans le Caucase, espace de transit des hydrocarbures de la mer Caspienne vers la mer Noire et la Méditerranée. Espaces maritimes non épa nés – exemple : 2007, dépôt d’un drapeau russe par un sou mb du pôle Nord PAGF exploitation des ressources arctiques.

Enjeux concernent aussi les espaces de transit C] détroits très surveillés. Géopolitique des marchés et nouvelles ressources Gaz et organisation de son marché illustrent les imbrications entre les choix stratégiques des Etats, les disponibilités de la ressource et la compétition entre entreprises. Exemple : le russe Gazprom (=plus grande entreprise mondiale e production et d’exportation de gaz) est passée d’une position de force sur le marché européen à une phase de renégociations bien moins favorables.

Position hégémonique que le groupe avait construlte grace à une géopolitique des tubes, qui en faisait un intermédiaire obligé pour le transit du gaz vers l’Europe, est désormais menacée par les conséquences de la révolution des gaz de schiste. Dépendant au deux tiers de ses exportations, le groupe public est désormais sur la défensive. Ill. Les principaux enjeux concernant les trois grandes énergies fossiles A] Le débat sur le « peak 011 » 010 : pétrole = énergie la plus utilisée, énergie de référence primordiale et difficilement remplaçable.

Produits pétroliers couvrent 97% des besoins de carburant. Energie facile à produire et à transporter ; gaz plus coûteux à transporter et à distribuer, charbon plus dur à manipuler, électricité quasi-impossble à stocker. Cette facilité de production fait du commerce du pétrole le commerce mondlal le plus important en volume et en valeur : en juillet 2008, les transactions pétrolières ont pesé douze milliards de dollars, soit près de 30 % du commerce mondial en valeur.

Théorie du « Peak Oil » (1956) formulée par le géologue américain Marion Hubbert, qui travaillait our Shell Cl toute zone d’extraction atteint un plateau américain Marian Hubbert, qui travaillait pour Shell D toute zone d’extraction atteint un plateau de production maximale, puis commence un déclin progressif. La courbe de production atteindrait son maximum à partir du moment où du pétrole disponible a été extrait, la production diminue ensuite jusqu’? s’arrêter lorsque l’exploitation devient non rentable.

Actuellement, les réserves de l’Arabie Saoudite et du Koweit sont n déclin, et celles du Mexique, de l’Indonésie et de la Mer du Nord sont encore plus touchées. Cependant cette théorie ne s’est toujours pas vérifiée. La répartition des réserves de pétrole est très inégale. Près de 80 % sont situées dans les pays de l’OPEP. Cette concentration des réserves, en particulier de pétrole, pose à l’évidence le problème de la dépendance des consommateurs surtout par rapport au Moyen-Orient.

Mais on gardera à l’esprit que la dépendance est double • les consommateurs ont besoin du pétrole des pays producteurs et ceux-ci des devises des pays consommateurs qui eprésentent l’essentiel de leurs ressources financières. Le débat sur les réserves de pétrole – conventionnelles – est redevenu d’actualité depuis quelques années. Ce débat est récurrent car la crainte d’une pénurle revient régulièrement. Dès le début du XXe siècle, des discours alarmistes prévoient l’épuisement prochain des réserves.

Les grandes découvertes du Texas, au début des années 1930, puis du Moyen-Orient vers 1940 ont fait provisoirement disparaître ces craintes. Mais elles vont reparaitre dans les années 1960. En 1970, les réserves prouvees ne correspondent plus qu’à une trentaine d’années de roduction et laissent entrevoir la fin de l’exploitation du pétrole au début du XXIe siècle. Cette 7 6 au début du XXIe siècle. Cette situation va favoriser les chocs pétroliers qui verront les prix du pétrole multipliés par dix.

La diminution de la consommation et le très important effort de recherche qui vont suivre vont faire oublier la perspective de la fin du pétrole… jusqu’à nos jours. Depuis quelques années, la polémique sur les réserves de pétrole fait rage. Première remarque : les réserves sont pour plus de 85 % situées dans les pays de l’OPEP et dans quelques pays producteurs où l’accès ? ‘information est difficile. Dans de nombreux pays, les réserves sont simplement annoncées chaque année par le gouvernement.

Un certain nombre de sociétés et en particulier les compagnies internationales privées et cotées en bourse doivent soumettre leurs chiffres à la SEC (Security Exchange Commission) qui évalue de manière très prudente leurs réserves : mais les réserves ainsi validées ne représentent qu’une faible fraction des réserves mondiales. Ainsi, celles des cinq plus grandes sociétés internationales (Exxon Mobil, BP, Shell, Total, Chevron Texaco) ne orrespondent qu’à 5 % des réserves mondiales ! Les réserves d’hydrocarbures sont donc finies et donc épuisables.

Mals les réserves ultimes (celles qui existent) sont mal connues. Dans les années 1990, le pétrole consommé n’a été remplacé qu’? un peu plus de 50 % par le pétrole des gisements nouvellement découverts et si les réserves restent stables c’est parce que les sociétés pétrolières procèdent régulièrement à leur réévaluation. C’est pourquoi les réserves mondiales de pétrole ont en moyenne augmenté de plus de 1 % par an entre 1990 et 2005 (selon le BP Statistical Review). Cependant,