Dans quelle mesure les classes sociales existent-elles aujourd’hui ?

Dans quelle mesure les classes sociales existent-elles aujourd’hui ?

Dans quelle mesure les classes sociales existent-elles aujourd’hui ? La société a toujours été structurée que ce soit à l’Antiquité avec l’homme libre et l’esclave ou au Moyen-âge avec le baron et le cerf ou encore avec les trois ordres (clergé, noblesse et Tiers Etat) sous l’Ancien Régime. Cette structure, aussi appelée stratification sociale est une hiérarchie entre les différents groupes sociaux à partir d’un ou de plusieurs variables telle que le revenu, le sexe, l’âge ou le niveau d’étude.

Ce classement emmène à un jugement de valeur entre les individus, certaines positions sont ieux perçues que d ces différentes positi stratification sociale des sociologues ont Weber, ou encore Bo p g tent. nt découler de théories de la s philosophes ou me Karl Marx, Max s souvent retenue est celle de Marx qui est réaliste. Pour Marx, la structure évolue sans cesse à cause de la lutte des classes : les dominés essayent en permanence de renverser les dominants.

Ces évolutions mettent fin à un cycle économique et font naître un nouveau système économique et politique. Selon Marx, une classe est composée de différents critères. Tout d’abord des critères ?conomiques (ceux qui possèdent les moyens de production et ceux qui ne les

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possèdent pas) qui conduisent au deuxième critère : les inégalités sociales. Ces deux premiers critères renv Swipe to Wew next page renvoient à ce qu’il appelle une en classe en soi. Le troisième critère est la conscience de classe, ce que Marx nomme classe pour soi.

Aujourd’hui, en France pour que les classes sociales persistent encore il faut que 3 critères (semblables à ceux de Marx) soient vérifiés : des Inégalités économiques importantes, des inégalités sociales/ culturelles entres les groupes et la onscience de classe. Avec une croissance presque nulle et le chômage de masse en France, assiste-t-on aujourd’hui à un retour des classes sociales ? Dans quelle mesure les classes sociales existent elle aujourd’hui en France ? Dans une première partie nous verrons que malgré la moyennisation de la société des inégalités persistent toujours.

Dans une deuxième nous verrons que malgré la baisse de la conscience de classe certaine persiste. Depuis 1950 il y a eu une tendance à la moyennisation de la société française grâce à l’augmentation des salaires et à PEtat providence. Les inégalités économiques et culturelles ont eu tendance à disparaître. Malgré cela les inégalités semblent encore exister en France. La tendance à la moyennisation de la société au cours du XXe siècle a conduit à une baisse des inégalités culturelles et économiques.

Cest Mendras qui parle de phénomène de moyennisation dans son ouvrage La seconde révolution française (1988). . Dans son ouvrage, Henri Mendras parle d’un phénomène de moyennisation. Ce phénomène s’oppose au phénomène de polarisation. Tout d’abord, les inégalités économiques ont eu tendance à se réduire de de polarisation. réduire depuis 1950. Cela s’explique en partie du changement de la structure de la population active en France. Les cadres supérieurs et les professions intermédiaires ont énormément augmenté. Entre 1 954 et 2008 le nombre d’actifs dans ces deux groupes socioprofessionnels a triplé.

Par exemple en 1 954 les cadres représentaient 5% de la population active en France et en 2008 15% (doc 1). A l’inverse, les agriculteurs ont fortement diminué, en 50 ans, ils passent de de la pop active en 1954 à 3% en 2008 et les ouvriers passent de 35% de la pop act à 24 % en 2008. (doc 1). Le niveau de vie s’améliore. Les inégalités économiques de ce fait se réduisent grâce à la monté d’un vaste groupe central constitué de professions intermédiaires (24% de la pop act), une partie des cadres, d’une grande majorité d’employés (28% de la pop active).

La population active en France est de plus en plus qualifiée et donc de mieux en mieux rémunérée. De plus en plus de personnes ont accès à la consommation de biens durables, longtemps réservés aux plus aisés. Presque tout le monde de nos jours possède une voiture ou un ordinateur. Non seulement les inégalités économiques mais aussi les négalités culturelles s’estompent. ‘accès à l’enseignement s’est massifié. récole est gratuite et obligatoire ce qui a permis de réduire les inégalités d’accès ? l’éducation. De plus en plus d’enfants de cadres et d’ouvriers obtiennent leur bac.

Les enfants nés avant 1929 étaient seule 3 plus d’enfants de cadres et d’ouvriers obtiennent leur bac. Les enfants nés avant 1929 étaient seulement aux environs de 7% à obtenir leur bac alors que pour les enfants nés entre 83-87 70% d’entre eux obtiennent leurs bac (doc 4). Ils sont 10 fois plus nombreux. De plus avant les bacheliers était principalement que es enfants de cadres alors que maintenant les enfants d’ouvriers sont de plus en plus nombreux à obtenir le bac. Un enfant d’ouvrier sur deux né entre 83 et 87 obtiendra son bac alors qu’avant 1929 seulement 2% d’entre eux l’obtenaient.

Ainsi, depuis 1950, les inégalités culturelles/sociales et économiques ont eu tendance à se réduire, la société est devenue plus homogène, le comportement et les modes de vie entre les classes se sont rapprochés et il semblerait qu’une tendance à l’égalité réelle apparaisse. Cependant, les inégalités persistent. Malgré la tendance à la moyennisation de la société les négalités économiques et culturelles persistent. Les inégalités économiques se sont réduites entre les Français mais les inégalités de patrimoine restent encore très élevées.

Les cadres ont environ un patrimoine financier 10 fois supérieur à celui des ouvriers non qualifiés et un patrimoine immobilier 5 fois supérieur à celui des ouvriers (doc 2). Il est par exemple plus facile pour un cadre d’épargner ou d’investir son argent dans des biens immobiliers que pour un ouvrier. De ce fait le temps de rattrapage pour un ouvrier pour avoir le même niveau de VIe qu’un cadre a explosé. En 1 955 il fallait 29 ans pour qu’un 4 pour avoir le même niveau de VIe qu’un cadre a explosé. En 1955 il fallait 29 ans pour qu’un ouvrier rattrape le niveau de vie d’un cadre.

Alors qu’aujourd’hui il faut plus de 169 ans, soit 5 générations. Il est donc impossible pour un ouvrier d’imaginer connaitre les conditions de vie d’un cadre aujourd’hui. Un gouffre sépare les ouvriers des cadres. Les inégalités économiques semblent de retour : le premier critère de la définition des classes sociales paraît à nouveau d’actualité. Les inégalités culturelles et sociales n’ont pas entièrement isparu dans la société française. L’école s’est en effet massifiée mais un écart persiste entre les enfants de cadres et les enfants d’ouvrier obtenant leur bac.

Les enfants de cadres nés entre 83 et 87 sont à avoir obtenu le bac alors que les enfants d’ouvrier seulement (doc 4). De plus des inégalités entre ces bacs existent (général, technologique et bac pro). Les enfants de cadres sont par exemple surreprésentés en S alors que les enfants d’ouvriers surreprésentés en bac pro. Bourdieu explique ces différences par le capital économique et le capital culturel que ossèdent les parents cadres qui est plus propice à la réussite de leur enfant. Ils pourront par exemple payer des cours privés pour leurs enfants. Les inégalités s’amplifient encore avec les études supérieures.

Les enfants de cadres privilégieront des études longues contre des études plus courtes pour les enfants d’ouvriers. Boudon explique cela par les différentes stratégies familiales. Le calcul de la différence coûts/ S familiales. Le calcul de la différence coûts/avantages d’une année supplémentaire d’études est différent selon le milieu social. Par xemple pour les ouvriers une année supplémentaire coûtera plus qu’elle ne rapportera. Ils arrêteront donc plus tôt que les enfants de cadres. Le diplôme obtenu ne sera pas non plus utilisé de la même manière.

Le capital social dont parle Bourdieu favorisera les enfants de cadres qui bénéficieront du réseau de contacts pour obtenir un meilleur poste par la suite. On peut parler de massification de l’enseignement mais pas encore de démocratisation. Les inégalités sociales persistent aussi. Les pratiques culturelles et les biens de consommation ne sont pas les mêmes. Tout le onde a une voiture mais celle-ci ne sera pas pareille selon le cadre ou l’ouvrier. Elle sera par exemple neuve, de marque et avec des options pour le cadre alors que l’ouvrier se satisfera d’une voiture plus simple.

Les pratiques culturelles sont aussi très différentes selon les milieux. Tout le monde a une télé mais elle ne sera pas utilisée de la même manière surtout pas les mêmes programmes télévisés. Les inégalités culturelles et sociales restent fortes : Le deuxième critère de classe social est vérifié. Depuis les années 1950 il y a eu une tendance à la moyennisation e la société française. Mais les inégalités sont réapparues et ont tendance à augmenter depuis les années 2000. Les inégalités économiques et culturelles restent très fortes entre années 2000.

Les inégalités économiques et culturelles restent très fortes entre les différents milieux. Les classes en soi de Marx semblent d’actualité aujourd’hui en France. Mais en est-il autant pour les classes pour soi ? Le sentiment d’appartenance de classe a tendance à disparaître mais persiste encore. Le sentiment d’appartenance de classe diminue. Dans toutes les catégories socioprofessionnelles onfondues le sentiment d’appartenance de classe diminue. Les cadres sont à affirmer se sentir appartenir à une classe sociale alors qu’en 2013 ils ne sont plus que 59% (doc 3).

C’est chez les employés et les professions libérales que le sentiment de classe a le plus diminué. Le sentiment d’appartenance de classe a aussi diminué chez les ouvriers. Avant une classe ouvrière existait mais elle tend à disparaître. Les ouvriers occupent une place de moins en moins importante dans la société ce qui est principalement dû aux changements de la structure économique. Ils forment donc difficilement une classe. De plus il existe maintenant des différences entre les ouvriers qualifiés et les ouvriers non qualifiés.

Leur stabilité d’emploi n’est pas identique. Un ouvrier qualifié possède environ 2 fois plus de patrimoine immobilier qu’un ouvrier non qualifié (doc 2). Selon leur qualification les ouvriers se sentent différents les uns des autres, ce qui fragilise une fois de plus leur sentiment d’appartenir à une même classe. Cela conduit à la réduction du sentiment d’appartenance à la classe ouvrière. Le document 3 ne révèle pas réduction du sentiment d’appartenance à la classe ouvrière. Le document 3 ne révèle pas à quelle classe les individus ont répondu se sentir appartenir.

Mais selon une enquête menée en 2003 les 2/3 des Français se sentent appartenir à la classe moyenne. Une majeur partie des Français se sentent moyen donc ne sont en conflit avec aucun autre groupe. Le sentiment d’appartenance de classe semble disparaître. Les classes pour soi comme Marx les nommait ne semblent plus être pertinentes. Certaines classes sociales persistent en France aujourd’hui. La bourgeoisie reste une classe sociale au sens traditionnel de Marx, c’est-à-dire à la fois une classe en soi mais aussi pour soi. Les bourgeois ont conscience d’être au sommet de l’échelle sociale et cherche à ne pas se mélanger.

Ils vivent par exemple dans des résidences privées ou encore choisiront de pratiquer des loisirs couteux tels que le golf. Cela leur permet de rester entre eux. Pour éviter la mixité sociale, ils les mettent souvent dans des écoles privées très couteuses. Les prolongements contemporain de Bourdieu est très proche de celle de Marx. Pour lui si les individus cherchent à imiter ou à se distinguer des autres. Cela est bien la preuve qu’ils ont conscience d’appartenir à un certain groupe. Par exemple la marque de vêtement Lacoste a longtemps été réservée aux plus aisés.

Les jeunes souvent de milieux défavorisés ont cherché à les imiter soit en achetant des contre façons ou simplement les mêmes vêtements. Suite à ce phénomène les plus riches ont fui ces magaslns pou 8 ou simplement les mêmes vêtements. Suite à ce phénomène les plus riches ont fui ces magasins pour ne pas avoir leur image ternie. Les plus défavorisés ont cherché à imiter les plus aisés et les plus aisés ont donc cherché à se distinguer. Les périodes de crise sont aussi favorables à un retour du entiment d’appartenir à une classe.

Depuis la crise 2007-2008 le sentiment d’appartenir à un groupe défavorisé a tendance de s’accroître. Malgré la tendance à la moyennisation de la société suite à la fin des 30 glorieuses, les inégalités économiques et culturelles sont réapparues en France. On peut plus vraiment parler de moyennisation de la société française mais plutôt d’une polarisation de la société, inégale et hétérogène. Aujourd’hui les classes sociales ne semblent pas encore complètement de retour, les classes en soi semblent exister mais les classes pour soi ne ont pas encore d’actualité pour tous les Français.

Mais avec la crise, la montée du sentiment d’appartenir à un groupe populaire pourrait être synonyme de retour de classe sociale en France. De nouveaux critères apparaissent et viennent complexifier la notion de classe sociale et de découpage entre classe populaire, moyenne et aisée. Ce sont des inégalités transversales (inégalités hommes/femmes, ethniques, selon l’âge). Ces nouvelles inégalités traversent toutes les couches sociales et montrent que la société française est très clivée et hétérogène. 9