Dans La Solitude Des Champs De Coton Devoir

Dans La Solitude Des Champs De Coton Devoir

Dans la Solitude des Champs de Coton Dans la solitude des champs de coton met en scène un dealer et un client dans une situation de deal. Le dealer sait que le client désire – est dépendant de – quelque chose qu’il (le dealer) peut lui offrir. Il est cependant dépendant lui aussi du désir du client. « Et la seule frontière qui existe est celle entre l’acheteur et le vendeur, mais incertaine, tous deux possédant le désir et l’objet du désir, à la fois creux et saillie, avec moins d’injustice encore qu’il y a à être mâle ou femelle parmi les hommes ou les animaux

D’où l’analyse intéressante de Koltès sur les rapports commerciaux et le m ncore, le rapport humain en général e éd protagonistes. Koltès ultipli client, homme/anima ces couples, un seul é tre deux les pposition (dealer/ À l’intérieur de première mise en scène de Dans la Solitude des Champs de Coton par Patrice Chéreau en 1987 au Théâtre Nanterre- Amandiers Laurent Malet : le client Isaac de Bankolé : le dealer Mise en scène : Patrice Chéreau Assistants mise en scène : Claude Stratz, Florence Emir, Rosine Lefébvre Décor : Richard peduzzi Assistant décor : Denis Fruchaud

Costumes

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: Caroline de Vivaise Lumière : Daniel Delannoy la raison, de me la dire ; et, s’il s’agit de ne point blesser votre dignité, eh bien, dites-la comme on la dit à un arbre, ou face au mur d’une prison, ou dans la solitude d’un champ de coton dans lequel on se promène, nu, la nuit ; de me la dire sans même me regarder[.. ] » Mise en scène de Frank Hoffmann au Théâtre de la Commune ? Aubervilliers en 2004 De.

Bernard-Marie Koltès Mise en scène : Frank Hoffmann Avec . Bernard Ballet, Denis Lavant « du seul poids de ce regard sur moi, la virginité qui est en moi e sent soudain violée, l’innocence coupable, et la ligne droite, censée me mener d’un point lumineux à un autre point lumineux. à cause de vous devient crochue et labyrinthe obscur dans l’obscur territoire où je me suis perdu. » Le Client par le refus, et il oublie son désir dans le plaisir qu’il a d’humilier le vendeur. ? On peut donc voir que de nombreuses mises en scènes ont été essayées sur le texte Dans La solitude des Champs de Coton, en effet ces trois mises en scène vues ci-dessus ne sont qu’une infime partie des très nombreuses représentations de l’œuvre de Koltes. Nous allons voir que dans ces différentes mises en scène, de véritables choix dramaturgiques scéniques, et esthétiques ont été pensés. Mise en scène de Patrice Chéreau (la 1ère) Patrice Chéreau fait le choix de poser les personnages dans un décor industriel un peu glauque à l’aide de containers comme on trouve sur les docks et un effet béton au sol.

Mais l’impresslon de grand espace vide est pourtant présente dans cette mise en scène. Les personnages semblent petits et perdus au milieu de ces containers qui dressent des murs énormes autour de ce grand espace vide. La lumière ressemble un peu à une lumière de réverbère et à des lumières de hangar et les lumieres créent des ombres disproportionnées par rapport aux personnages. Ce contraste, ces ombres marquées et envahissantes ainsi que le décor font un peu penser au film noir (cinéma). Le personnage du dealer est joué par un comédien noir au look exubérant alors que le client est un blanc vêtu comme un pauvre type.

Mise en scène de Frank Hoffmann « La scénographie est axée sur la thématique du rapport de force. Deux grands monticules, s’apparentant à des piles de soutien d’un ont ou d’un quai, occupent la moitié de la scène, et, côte à côte, semblent se scruter en chiens de fai d’un quai, occupent la moitié de la scène, et, côte à côte, semblent se scruter en chiens de faillance. Leur disposition permet, à plusieurs reprises, de jouer sur la domination réelle ou présumée, en projetant sur leurs pans, derrière l’un, l’ombre plus grande ou plus petite de l’autre.

Le gravier qui les entoure sert tout à la fois de masse à piétiner, à projeter, à répandre, support de jeu à la fois simple et multiple. » 1 Les lumières sont magnifiques et subtiles. Tout en dégradé de lumières jaune et blanche qui mettent en valeur les ombres qui ont mises en valeur et qui sont très noires. Les personnages ont des attitudes sensiblement différentes : Denis Lavant est toujours ou presque en mouvement, il jubile tandls que Bernard Ballet est plutôt Immobile dans l’espace. Mise en scène Sais jean Christophe Sais met en scène les personnages dans un espace vide, dénudé.

Seulement du gravier/de la terre au sol. Le plateau est vaste par rapport aux deux personnages et seulement les deux chaises posées sur le plateau. Le dealer et le client ont dans un espace innommable, non reconnaissable, comme perdus dans le néant, dans le noir (le fond), la matière (la terre). Sais laisse donc place au texte et aux attitudes, déplacements des personnages en les posant dans un espace que l’on ne peut définir et qui, au final pourrait être n’importe quel espace puisque ce texte évoque surtout des rapports humains qui n’ont pas besoin d’être affiliés à un lieu, à une situation précise.

Juste la nuit. La lumière ressemble à une lumière de lune. Il choisit aussi de faire jouer le rôle PAGF Il choisit aussi de faire jouer le rôle du dealer par une femme, Nathalie Royer, ce qui rend le dealer plus innocent, plus léger. Mais cela rend la situation décalée, irréaliste et la rencontre improbable ou presque. Le texte, lui, prend alors une autre dimension car le personnage féminin jouant ce rôle nous montre que le manque, le désir, l’économie concerne tous les êtres humains et toutes les relations humaines.

Nous pouvons remarquer alors quelques similitudes entre les différentes mises en scène de Dans la Solitude des Champs de Coton comme les personnages perdus dans un espace vaste et démesuré, des décors plutôt industriels ou portuaires, es contrastes de personnalité ou physiques entre les deux personnages (homme/femme, blanc/nair, immobile/en mouvement), le rapport de force etc… Mais dans ces points communs des différences jaillissent dans chacune des mises en scène. En effet, les lumières ne sont pas utilisées de la même manière, n’ont pas la même esthétique.

De plus les décors ne sont pas les mêmes véritablement, ils sont même absents dans la mise en scène de Saïs. Le rapport de force entre les personnages est parfois exprimé par les positions des corps l’un par rapport ? l’autre (Saïs) tandis qu’il est parfois métaphoriquement représenté ans la scénographie (Hoffmann). Les choix des comédiens diffèrent également selon le metteur en scène : personnage féminin, homme noir ce qui change légèrement la dramaturgie du texte, on ne le reçoit pas de la même façon.

Le vide est traité d’une manière différente dramaturgie du texte, on ne le reçoit pas de la même façon. Le vide est traité d’une manière différente selon les mises en scène : le vide à proprement parlé sur le plateau pour Sais, le vide entouré de « barrières » imposantes chez Chéreau et le vide au sein de l’immensité et la démesure avec Hoffman. Les costumes sont également différents dune mise en scène ? l’autre. Pour conclure, ces trois mises en scène se démarquent chacune parmi des similitudes.

En effet certains aspects et sens sont identiques mais sont pourtant représentés et défendus différemment. Et cela change tout de même la vision du texte. Comme quoi la scénographie, la mise en scène… joue un rôle important dans la compréhension, le sens et les émotions du texte, du spectateur… etc. pour ma part, la mise en scène que je préfère de Dans la Solitude des Champs de coton parmi toutes les autres est celle de Hoffmann : C’est celle qui se rapproche le plus des images qui me sont venues lorsque j’ai lu le livre.

Cest l’interprétation visuelle qui colle le mieux au texte à mes yeux et qui lui donne toute ses nuances, son volume, sa grandeur vis-à-vis des rapports humains, de l’état d’esprit des personnages, de l’univers créé par le texte… La lumière est parfaitement traltée et utilisées, j’aime le travail fait avec les ombres projetées, les couleurs. Cette mise en scène est pour moi la plus belle métaphore de la solitude dans des champs de coton dans un contexte urbain, surréaliste, poétique. « Alors, quelle arme ? »