Culture S Et Interculturel Version Modifie Damien

Culture S Et Interculturel Version Modifie Damien

Culture(s) et interculturel SOMMAIRE 1. Qu’entend par culture(s) ? 2. De la culture à la rencontre interculturelle 3. Accepter ou non les différences L’apprentissage interculturel pour quelle finalité ? 4. 5. Quelques schémas sur la culture : outils pédagogiques 6. pour s’intéresser à [‘Autre, il faut s’intéresser à soi-même ! Références et pist 7. org Sni* to View . Qu’entend-on par culture(s)? Définition du T-Kit du Conseil de l’Europe1: « On appréhende la culture en tant que construction humaine. La culture c’est le «logiciel» que les individus utilisent au quotidien.

On la décrit communément comme l’ensemble des hypothèses, des valeurs et des normes fondamentales que possèdent les individus2. Mais les fondations garantes de sa solidité en sont plus difficilement repérables : l’histoire du groupe humain détenteur de la culture, ses normes, ses valeurs, ses hypothèses fondamentales concernant l’espace, le temps, la nature, etc. La diversité concernant la façon dont les individus pensent, ressentent et agissent, nous fait prendre conscience de la culture. rencontre des défis et mets en place des solutions propres ? « mon » histoire.

En conséquence : a culture est en partie personnelle toutes les cultures sont intelligentes connaître les cultures (l’Autre), c’est comprendre les solutions utilisées face à un

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problème, c’est donc augmenter sa capacité ? réagir. Chaque individu est un être pluriculturel qui porte en lui une culture liée à son sexe, à son âge, à sa formation, à sa catégorie socioéconomique, à sa religion, à sa région d’origine, à sa famille d’origine à la famille qu’il a constituée… Chaque individu est donc un être multlculturel.

En ce sens, il y a 6,7 milliards de cultures sur terre. Tous les jours ? je » rencontre de nouvelles situations. « Je » évolue. Chaque matin devant la glace (si j’en possède une l), « Je » est un Autre. ln fine, comme il y a autant de cultures que d’individus sur Terre, la rencontre de [‘Autre est une rencontre interculturelle. On parle aussl « d’altérité du bas-latin alteritas, qui signifie « différence L’altérité c’est la reconnaissance, Vacceptation, la compréhension de l’Autre dans ses différences ou sa diversité.

Ce ne sont pas des cultures qui se rencontrent, mais des individus. L »‘interculturel » n’est pas l’étude d’une autre culture mais l’étude e la différence et de l’interaction entre les cultures. L’apprentissage interculturel est un processus. Ce processus exige de se connaître et de connaître ses origines, avant de pouvoir comprendre les autres. « Si tu ne sais pas d’où tu viens, tu ne peux pas avant de pouvoir comprendre les autres. « Si tu ne sais pas d’où tu viens, tu ne peux pas savoir où tu vas » (proverbe arabe). Milton J.

Bennett4 considère plusieurs phases de développement personnel dans la rencontre interculturelle : des phases ethnocentriques et des phases « ethnorelatives Phases ethnocentriques La dénégatlon : l’indlvidu refuse l’existence de différences et d’autres visions du monde. « La différence culturelle peut être ressentie comme une menace parce qu’elle offre une alternative à notre vision de la réalité et ce faisant, à notre identité (On parle aussi de « choc interculturel »), par conséquent, la différence est perçue, mais combattue ». ? La stratégie la plus courante pour lutter contre la différence est le dénigrement, qui consiste à porter un jugement négatif sur toute vision du monde dissemblable. Les stéréotypes, et leur orme extrême le racisme, sont des exemples de stratégies de dénigrement. L’autre facette du dénigrement est la supériorité, qui consiste à mettre l’accent sur les aspects positifs de sa propre culture et à accorder peu ou pas d’intérêt à la culture de l’autre « La troisième stratégie pour se protéger de la menace que représente la différence est le «revirement».

Cette stratégie, qui ? première vue peut apparaitre comme une preuve de «sensibilité interculturelle», n’est en fait que le remplacement du centre de son ethnocentrisme (nos propres antécédents culturels) par un utre ». On parle aussi de « Retour d’ethnocentrisme » : l’Autre est mis sur un piédestal. autre On parle aussi de « Retour d’ethnocentrisme » : l’Autre est « La dernière phase de l’ethnocentrisme est celle que Bennett appelle la mlnimisation. La différence est reconnue, mais on en minimise la signification.

Les similitudes culturelles sont mises en avant comme femportant de loin sur les différences, ce qul revient à banaliser la différence Phases « ethnorelatives » « L’ethnarelativisme commence avec l’acceptation de la différence culturelle. Accepter que les comportements varient ‘une culture à l’autre et méritent le respect Puis « cette acceptation va s’élargir pour englober les visions du monde et les valeurs sous-jacentes de l’autre culture L’adaptation, est un processus d’addition. ? L’individu apprend un nouveau comportement convenant à une autre vision du monde et l’ajoute à son répertoire… » « Le bout de bois a beau rester longtemps dans Peau, il ne deviendra jamais caïman « La phase d’intégration se caractérise par une tentative pour intégrer ces divers cadres dans un cadre qui n’est ni le rétablissement d’une culture, ni le simple confort que procurerait a coexistence pacifique de différentes visions du monde Cette phase peut demander un travail de déconstruction / reconstruction de son identité.

Savoir d’ou l’on vient, comment on s’est construit et pourquoi. Remettre en cause certaines constructions du moi pour le reconstruire, enrichi des nouvelles experiences. Substitution, addition puis déconstruction / reconstruction (les trois phases ethnorelatives de Bennett) sont des étape PAGF déconstruction / reconstruction (les trois phases ethnorelatives de Bennett) sont des étapes qui demandent du temps et encadrement pédagogique. 4. L’apprentissage interculturel pour quelle finalité ?

La finalité du travail sur l’apprentissage interculturel est de parvenir à un stade où la différence est jugée « normale », intégrée dans l’identité de l’individu et où il est possible de s’enrichir de ces différences. Si l’apprentissage interculturel est un processus individuel, il importe néanmoins d’apprendre à vivre ensemble dans un monde de différences. L’apprentissage interculturel vu sous cet angle est le point de départ d’une coexistence pacifique. « Si tu diffères de moi, loin de me nuire, tu m’enrichis 5. Quelques schémas sur la culture, outils pédagogiques.

Le modèle de «l’iceberg» « Ce modèle part de l’idée que la culture peut être représentée sous la forme d’un iceberg : seule une toute petite partie de l’iceberg est visible au-dessus de Peau Cette partie visible est portée par la partie immergée qui constitue une solide fondation mais qui est invisible. L’analogie met en évidence le fait que certaines composantes culturelles sont visibles, tandis que d’autres sont cachées et donc difficiles à découvrir. « e modèle de l’iceberg démontre que les aspects visibles de a culture ne sont que les ex ressions de ses aspects invisibles.

Il met épalement en évide é de comprendre des parce que, si l’on repère les aspects visibles de «leur iceberg», est par contre plus difficile d’en identifier les assises »5. prolongement de l’iceberg Une petite partie émergée, une forte partie immergée ! Moi L’autre Si l’on ne sait pas d’où l’on vient, si on ne sait pas qui on est, la distance avec l’Autre est importante et la rencontre difficile. Faire baisser le niveau de la mer, ou faire émerger l’iceberg (mieux se connaître et savoir ce qui nous construit) permet de se approcher de Vautre, et de mieux le comprendre.

On devient plus apte à appréhender les différences, et ce d’autant plus facilement que l’Autre a réalisé le même travail sur lui ! Qui je suis ? Comment suis-je construit ? Le schéma de la pyramide 6 On se construit avec une base culturelle commune à un groupe social, une culture familiale, puis l’on s’individualise, on s’enrichi d’expériences individuelles. 7 repères. Si on perd trop de ses repères, on est dans un inconfort tel que l’on ne peut plus voir l’autre. La rencontre est impossible tendance à se recentrer sur son nombril, ethnocentrisme).

On se balade toujours avec un peu de son eau, un sac à dos, dans lequel on transporte quelques éléments culturels dont on n’a pas forcément conscience. Mais l’autre peut le décrypter. Emporter trop de son eau avec soi renforce l’ethnocentrisme et peut limiter la rencontre, la compréhension de l’autre. Prendre conscience de ce que l’on emporte dans son sac à dos permet de l’alléger et de se rapprocher de l’autre. Ethnocentrisme et retour d’ethnocentrisme 6. pour s’intéresser à l’Autre, il faut s’intéresser à soi-même 19

L’arbre généalogique L’objectif est d’identifier doti l’on vient par le biais de la filiation. C’est un travail sur et pour soi. Dans ce que vous savez de vous, identifiez ce qui vous vient de vos ancêtres. d’activités visant à préparer des jeunes à vivre un projet de solidarité internationale dans un pays du Sud ou de L’Est. Différents aspects sont abordés : la préparation au départ mais aussi celle du retour, et surtout la dlmension éducation au développement d’un tel projet. » Conseil de l’Europe, T-Kit N 04 « L’apprentissage interculturel » 2001. Téléchargeable (http://youth-partnership-eu. oe. int/youth -partnership/documents/Publications/T_kits/4/French/sommaire . pdf). SITE INTERNET : RITIMO (réseau d’information spécialisé sur la solidarité internationale et le développement). Docs, infos, Outils. www. ritimo. org LIVRES • Clair MICHALON, « Différences culturelles, mode d’emploi » (4ème édition 2007) et « Histoire de différences, différence d’histotres » (2002), Editions SEPIA RITIMO, « partir pour être solidaire ? Deuxième édition, juin 2007. «Nombreuses adresses, contacts et ressources pour ‘engager dans un projet de solidarité.

Outil pour tous ceux qui veulent réfléchir avant d’agir et souhaitent découvrir de nouvelles façons d’être solidaire, ici et là-bas, pour un monde plus juste. » RITIMO, « Le don, une solution ? Paris, 2006. « Beaucoup d’entre nous souhaitent aider pour ne pas laisser les autres dans la détresse. Mais aider n’est pas une chose facile et les bonnes intentions ne suffisent pas toujours. De nombreux dons sont inadaptés et peuvent se révéler néfastes. Ce guide permet de prendre conscience de ces ambiguités afin d’agir sans nuire ! »