critiqueetcommentaire

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. critique cinématographique : De battre mon cœur s’est arrêté réalisé par Jacques Audiard Jacques Audiard veut à tout prix œuvrer avec originalité au cœur du cinéma français : c’est ce que rend évident ce quatrième film traversé par les contradictions. Le scénario recherche l’inventif, la séduction à tout prix (personnage attachant, événements inattendus, frottement entre violence et tendresse) ; la mise en scène aussi cherche à séduire, et s’occupe à emballer ça avec style.

Mais la réelle tension que le film parvient à faire ressentir par moments se dégonfle inexorablement, telle une baudruche. o View Swp to page Suivant les traces de immobilières aboutis Rencontrant un jour I cic de concert, il décide jeune vietnamienne or 11 ans des magouilles ntements violents. ue sa mère, pianiste avec l’aide d’un français. L’amateur d’électro s’immerge ans Bac , e promoteur véreux néglige son boulot, le fils cherche sa place face à son père, le tchatcheur expérimente la barrière des langues, et bien sûr le petit dur dragueur découvre la sensibilité et l’amour.

Sauf que… eh oui, le passé nous rattrape toujours. Remake de Mélodie pour un tueur, De battre mon cœur s’est rrêté propose un pendant contemporain à la violence sèche des séries B

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des années 1960-70. À la simplicité brutale empreinte de maniérisme que cultivaient ces dernières, Audiard substitue une esthétique dans l’air du temps, efficace, séduisante séduisante : caméra à ‘épaule, fuyante, à la fois fluide et confuse, montage rapide, univers sonore chiadé, électro pulsative ou planante… e tout assorti d’une double ambition de recyclage cinéphilique (le Scorsese première période n’est pas loin, Audiard père non plus) et de réalisme (le milieu immobilier remplace a mafia). Il en résulte une œuvre forcément hybride. De cette hybridité, elle pourrait faire sa force. Mais elle se retrouve plutôt le cul entre deux chaises. Sur mes lèvres reposait sur le même principe de grand écart : entre personnages que rien ne prédisposait à se rencontrer, entre naturalisme social et archétypes de film noir.

Bien qu’à la limite de l’artifice, le film, porté par une grâce fragile, parvenait à emporter l’adhésion. D’abord parce que resthétisme, utilisé ici avec trop de systématisme et de paresse pour toucher vraiment, y ouvrait la orte à une vraie sensualité. Grâce, ensuite, à la belle relation qul se nouait entre Emmanuelle Devos et Vincent Cassel, magistraux, ainsi qu’au minimum d’attention porté au personnage éculé du malfrat (lequel bénéficiait en outre de l’opacité d’Olivier Gourmet). Ici, le mafieux russe, pur cliché désincarné, ne convainc pas une seconde.

Duris et Arestrup, tous deux impressionnants, développent une relation père-fils touchante, mais le film ne lui laisse pas le temps de s’épanouir, trop occupé à fureter un peu partout avec son personnage principal. Duris a beau donner chair ? ce dernier avec conviction et porter ainsi le film sur ses épaules, il ne parvient pas à faire oublier le principe un peu facile sur lequel 2 1 épaules, il ne parvient pas à faire oublier le principe un peu facile sur lequel il est construit : un défaut cache toujours une qualité.

Il y a des brutes au grand cœur, Tom est attachant malgré ce qu’il a d’agaçant, de repoussant (sa misogynie, son boulot dégueulasse). parce qu’il a de la gouaille. Mais là encore, anicroche : Audlard cherche à faire dire de manière naturelle des dialogues très écrits – truffés de vannes et de messages fiers d’avoir tout compris à la ie, genre « tout père devient un jour le fils de son fils À vouloir séduire du premier coup (de fait, le film est vif, les dialogues percutants, le jeu enlevé… ), il en oublie le principal : la cohérence, l’intensité, la profondeur.

Il échoue à conjuguer ambition réaliste et volonté d’excès, faute d’assumer vraiment l’une et l’autre de ces deux options. En fait, il ne semble s’intéresser que superficiellement aux personnages comme aux mondes qu’il fait se rencontrer (l’immobilier en marge de la légalité, l’univers des concertistes). Ce choc artificiel emporte d’autant moins l’adhésion qu’il repose ur une partition binaire d’un simplisme assez effrayant : du côté des hommes, la violence, le machisme ; du côté des femmes, la sensibilité et la tendresse.

S’en donnant à cœur joie lorsqu’il s’agit d’exprimer la misogynie des premiers, le film est incapable de donner leur chance aux secondes, dont il a une vision toute frelatée. De la femme délaissée tombant dans les bras du meilleur ami de son mari à la professeure à la fois bienveillante (comme c’est touchant… ) et autoritaire (comme c’est drôle ! ) en passant par la « pu bienveillante (comme c’est touchant… t autoritaire (comme c’est drôle l) en passant par la « pute » bien roulée et un peu neuneu, les personnages féminins sont d’une pauvreté affligeante. À l’image de son titre, d’une poésie facile et pompeuse, De battre mon cœur s’est arrêtés’avère un joli coup de bluff. 40F11 responsable de la mort de son père… Tout cela n’est pas nul, loin d’être génial (les intrigues secondaires sont notamment très faiblardes), plutôt mieux que l’horrible Sur mes lèvres (le précédent film d’Audiard).

Tout est un peu moyen, un peu lourd (la rédemption par l’art, l’art comme moyen e communication universel, l’opposition entre la barbarie qu’incarneraient les pères et la civilisation qu’incarneraient les mères, patati, patata), même un peu volontairement lourd, comme si Jacques Audiard cherchait à faire un cinéma psychologique moyen et grand publics, où l’on explique tout pour que tout le monde comprenne. Un cinéma comme des artisans comme Jacques Deray ou Granier-Deferre en faisaient naguère.

Pourquoi pas ? Seulement, il y a deux choses qui clochent : d’abord, Audiard voudrait le beurre et l’argent du beurre : qu’on lui reconnaisse aussl des talents d’artiste. Et ça se voit dès le titre (une phrase tirée des paroles de La Fille du Père Noël, de Dutronc et Lanzmann), ostensiblement tarabiscoté. Et tout le film est de cet acabit « artistiquement » compliqué pour dire des choses simples. Enfin, on a beau trouver ce cinéma honnête, on n’est pas obligé d’aimer ça. arce qu’on y sent une vraie misoynie (toutes les femmes du film sont soit des cruches, soit des victimes, soit encore mieux elles parlent une autre langue, ce qui évite d’avoir à les écouter), et surtout, dissimulée sous la critique ou la dénonciation, une profonde fascination pour les « vrais » mecs, 1 sous la critique ou la dénonciation, une profonde fascination pour les « vrais » mecs, cette frange d’hétérosexuels qui portent des costumes noirs, transpirent dans des chemises blanches, conduisent des grosses bagnoles, sentent l’alcool, et traitent leur femme par le mépris.

Et cette fascination rance pour les beaufs à l’ancienne (à la papa ? ) qui se manifeste actuellement dans le cinéma français (Espace détente de Le Balloch et Solo, ou même le dernier film dYvan Attal) aurait légèrement tendance à me donner envie de gerber. Fougueux ,impulsif ,acharné battre mon coeur s’est arrêté est une oeuvre puissante … La grâce ,et mélancolie touchant le personnage principal (exceptionnel Romain Duris ) réduit I ‘articulation du métrage autour de scènes de une beauté palpable et enivrante .

Jacques Audiard (César du meilleur film et réalisateur) lyre un manifeste rarement abouti… La caméra bat au rythme de son interprète, balancée entre explosion de violence et déferlement de passion,cette passion que Thomas » Romain Duris » Seyr exerce avec brio ,cette toccata en mi mineur BWV 914 de Johann Sebastian Bach ,omniprésente et de une beauté inouïe que celui -ci s’applique à jouer avec amour et erveur Agent immobilier peu honnête ,héritage perfide de son père ri1 trouve le chemin de la rédemption à travers la musique ,cette musique qui le dévaste et qui le transforme peu ? peu ..

Le film progresse constamment entre ‘aboutissement de son « héros « et ses rencontres ,lui permettant de fuir les démons de sa vie actuelle .. En la personne de Miao Lin (magnifique Linh Dan Pham César du meilleur e b 1 démons de sa vie actuelle .. En la personne de Miao in (magnifique Linh Dan Pham César du meilleur espoir féminin) lui apprenant le sens de la vie par les notes véritables …. le fameux  » Rubato » terme italien signifiant « dérobé  » indication d’expression, commandant d’accélérer certaines notes de la mélodie ou d’en ralentir d’autres pour abandonner la rigueur de la mesure.

Ces variations de vitesse sont appliquées selon l’inspiration de l’interprète ou du chef d’orchestre. À l’origine, le tempo rubato affectait uniquement la mélodie, l’accompagnement ne connaissant pour sa part aucune variation de vitesse… C’est cette vitesse que Tom suivra dans sa vie de tous les jours tel un parallèle entre les deux mondes … Filmant près des corps, le cinéaste mêle les multiples facettes de ce héros hors du ommun qui fuit une vie pour mieux en investir une autre.

La noirceur des scènes de destruction ou autre malversatlon de la bande de gestionnaires véreux, succède la lumière des moments de solitude au piano, comme autant de notes d’espoir . … Ayant enfin regagné la paix intérieur, après avoir retrouvé les assassins de son père il deviendra celui que il souhaitait être depuis toujours ,cette souffrance devenant enfin soulagement ‘homme devient alors rédemption … Une pluie de récompenses méritées un film d’une maîtrise et de une régularité absolue 2. commentalre littéraire candide cha