Crise De Cuba

Crise De Cuba

Étude de document – La crise de Cuba Tavanti Raphael IES2 La guerre froide est la période de tensions et de confrontations idéologiques et politiques entre les deux superpuissances que furent les États-Unis et l’Union des républiques socialistes soviétiques et, de manière plus large, entre les régimes communistes et l’ensemble des régimes non communistes. La guerre froide débute en 1947 et dure jusqu’en 1989, année de la chute des régimes communistes en Europe, ou jusqu’en 1991, année de l’implosion de I’LJRSS et de la dissolution du pacte de Varsovie.

Le document suivant est un texte, extrait des mémoires e Nikita Khrouchtchev, premier secrétaire du parti communiste Swipe Lo nexL page soviétique. L’extrait tr sur la crise de Cuba. cris or fi d’événements surve dü••. qui ont opposé les Ét missiles nucléaires s Khrouchtchev uba est une suite octobre 1 962 et tique au sujet des territoire des États Unis depuis Ille de Cuba, qui ont men les deux blocs au bord de la guerre nucléaire.

Ce témoignage est d’un grand intérêt puisqu’il nous présente la crise de Cuba au travers du regard Soviétique, contrairement aux habitudes, qui tendent à présenter la crise du oint de vue Américain, au travers de Kennedy. Evidemment, son

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objectivité sera en conséquence limitée. Nous nous poserons ai ainsi la question suivante : En quoi le point de vue de Khrouchtchev est-t-il révélateur du fait que la crise de Cuba, est une crise typique de la Guerre Froide ?

Dans une première partie nous verrons que le document aborde la question de l’équilibre de la terreur, dans une seconde partie nous nous intéresserons ? la dénonciation des Etats-Unis et à l’impérialisme affiché des deux blocs, puis nous conclurons par les signes qui montrent le conflit déologique, et la propagande. Nous aborderons également dans les différentes parties les quelques limites que présente le document.

L’une des clés de la guerre froide, c’est bien ce que fon a appelé « l’équilibre de la terreur », définit par Henry Kissinger comme étant la seule solution à une coexistence pacifique entre les deux blocs. Cette coexistence repose sur l’idée que les deux blocs peuvent s’anéantir mutuellement à l’aide de leur arsenal nucléaire et que -de ce fait- aucun des blocs ne cherchera à riposter de manière non-conventionnelle. Pour assurer cette dissuasion, il st nécessaire de pouvoir frapper le pays ennemi rapidement.

C’est ainsi le but que poursuit l’URSS en installant ses missiles ? Cuba, comme l’explique Khrouchtchev : « Je tiens beaucoup à ce que l’on comprenne ceci: en installant nos fusées à Cuba, nous n’avions pas la moindre envie de déclencher une guerre *Notre principal objectif, au contraire, était de dissuader l’Amérique de le faire elle-même Finalement, Khrouchtchev apparait contraire, était de dissuader l’Amérique de le faire elle-même » Finalement, Khrouchtchev apparait comme conscient des dangers ‘une frappe nucléaire, et se place dans la même logique que les Etats-Unis avec leurs missiles en Turquie et en Italie : Il ne s’agit pas ici de frapper militairement les Etats-Unis, mais seulement crassurer une dissuasion crédible face à une éventuelle opération Américaine contre les intérêts Soviétiques, à Cuba, Berlin où n’importe ou dans le monde. On retrouve ainsi donc dans ce document, au travers des mémoires de Khrouchtchev l’aspect « d’affrontement indirect » qui a régi l’ensemble de la guerre froide. D’un côté, la crise de Cuba a montré Yefflcacité e cette doctrine puisque sans les armes nucléaires, un conflit aurait probablement éclaté, et même conventionnel il aurait fait des millions de morts.

Mais d’un autre côté, cette doctrine s’est également révélée très dangereuse puisqu’une perte de sang-froid d’un côté comme de l’autre aurait pu conduire à une situation apocalyptique : « Nous étions parfaitement conscient qu’un pareil conflit ne pourrait se limiter à Cuba mais se transformerait vite en guerre mondiale. Au-delà de cet aspect du texte, il est également intéressant de se pencher sur ‘impérialisme affiché par les deux puissances, dont Khrouchtchev rend bien compte. Ce qui est également central dans la guerre froide, c’est cette idée de bloc, et la volonté d’expansion du modèle idéologique porté par chacu c’est cette idée de bloc, et la volonté d’expansion du modèle idéologique porté par chacun des deux blocs.

La démocratie et le libéralisme économique pour le bloc de l’Ouest, et le communisme révolutionnaire pour le bloc de l’Est. Tout comme l’équilibre de la terreur, on retrouve cet aspect de la guerre froide dans le discours de Khrouchtchev. Ainsi, à l’endiguement pratiqué par les Etats-Unis s’oppose l’expansionnisme des Soviétiques : « Nous voulions exactement le contraire : empêcher les Américains d’envahir Cuba et nous pensions que la présence de nos fusées les ferait réfléchir On note donc ici la volonté de Khrouchtchev de protéger le régime communiste Cubain de la volonté de libération Américaine, qui s’était déjà manifester une année auparavant avec le débarquement de la Baie des Cochons.

Cette même logique des blocs et d’endiguement de l’ennemi se retrouve dans la résolution finale de la crise, qul mplique l’assurance d’une non-invasion de Cuba. De même, cette attitude est également exprimée par Khrouchtchev à la fin du document : Il est extrêmement réconfortant pour moi de savoir que notre conduite fut juste et que nous accomplîmes un grand devoir révolutionnaire en ne nous laissant pas intimider par l’impérialisme Américain D. On peut d’ailleurs rebondir sur cette autosatisfactlon affichée de Khrouchtchev puisqu’il explique pour finir qu’il a en quelques sortes « gagné » le bras de fer puisque comme il récrit « Kennedy céda En réalit PAGF