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Créatis 1ère année Le marocain et la drogue Encadré par M. A. Boucif Réalisé par : 5 p g Année universitaire . SOMMAIRE Remerciements Introduction générale Chapitre : Conséquences et évolution de la drogue au Maroc 1. Conséquences de la drogue au Maroc 2. Evolution de la consommation de drogues au Maroc Chapitre II : La lutte contre la consommation et le trafic de drogues au Maroc 1. La lutte contre la consommation de drogue au Maroc généralement question de psychotrope.

Le terme « drogue » recouvre essentiellement deux aspects la nature des effets biologiques que la drogue induit d’une art et, d’autre part, les rapports que celui qui la consomme entretient avec elle. Il faut qu’un composant chimique donné soit consommé pour qu’il puisse répondre à l’appellation de drogue Le mode et la fréquence de consommation influe directement sur l’accoutumance ou la dépendance au produit.

C’est un produit psychoactif naturel ou synthétique, utilisé par une personne en vue de modifier son état de conscience ou d’améliorer ses performances, ayant un potentiel d’usage nocif, d’abus ou de dépendance et dont l’usage peut être légal ou non. Le Maroc serait le premier pays exportateur de drogue selon lusieurs études internationales. Dans le royaume, la

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question reste complètement taboue. Le cannabis rapporterait aux trafiquants près de deux milliards de dollars. un million de Marocains vivrait des revenus de la drogue. Les rapports se multiplient sur la drogue, en particulier sur le premier producteur africain qui est… e Maroc ! Mais au Maroc même, le sujet est tabou. Les Nations unies, elles-mêmes, viennent de sortir leur rapport annuel, le 26 février dernier. Dans ce rapport annuel de l’OlCS (Organe international de contrôle des stupéfiants), le cannabis continue d’être « cultivé illicitement ? rande échelle au Maroc’ . e phénomène de l’usage de drogues au Maroc n’a rien de nouveau. Avec des surfaces cultivables de plus en plus importantes chaque année, le Maroc se maintient au rang de premier producteur et exportateur mondial de haschich.

Quelles sont les IS maintient au rang de premier producteur et exportateur mondial de haschich. Quelles sont les causes et les conséquences de la drogue au Maroc ? Comment lutter contre la consommation et le trafic de drogues au Maroc ? 1. Causes et conséquences de la drogue au Maroc Les parents qui soupçonnent que leurs adolescents prennent e la drogue peuvent avoir des difficultés à reconnaître les symptômes physiques de l’intoxication. Ils peuvent également être inquiets des effets à court et à long terme que la consommation peut avoir sur le corps et le cerveau de leur progéniture.

Dépendance, diminution de l’appétit, pertes de mémoire, dépression, psychose toxique… il n’est pas toujours facile de s’y retrouver lorsque vient le temps d’associer les substances à leurs conséquences possibles. C’est pourquoi il est intéressant de clarifier les choses, en expliquant comment les drogues agissent sur le cerveau, quelles sont les conséquences ‘une consommation soutenue et, également, quels peuvent être les signes visibles permettant d’identifier un usager. 1. Cannabis :Le cannabis, lorsque fumé, produit des effets quasi instantanés sur le cerveau.

Lorsqu’il est intégré à une préparation culinaire, l’effet est plus long à se faire sentir et la période d’attente peut durer environ une heure. Par ailleurs, un usage prolongé de cette drogue risque de provoquer des déficits d’attention, de concentration ou des trous de mémoire. Certains fumeurs de cannabis expérimenteront aussi ce qu’on appelle des lashbacks, c’est à dire qu’ils verront réapparaitre des symptômes d’intoxication des jo appelle des flashbacks, c’est à dire qu’ils verront réapparaitre des symptômes d’intoxication des jours, voire des semaines après l’arrêt de la consommation.

Certains consommateurs expérimenteront une diminution marquée de leur libido. Puisque le cannabis est généralement fumé, il peut, à long terme, être à l’origine de problèmes cardio-vasculaires similaires à ceux occasionnés par la consommation de tabac, d’autant plus qu’il contient plus de goudron que celui-ci. Les effets d’un sevrage au annabis sont généralement minimes. 2. Cocaïne cocaïne est un stimulant majeur du système nerveux central.

Elle comporte de forts risques de dépendance, risques qui seront accrus si le consommateur s’injecte la drogue ou la fume (sous forme de crack ou de base libre). À long terme, la consommation soutenue de cocaïne peut causer un épuisement de la réserve en neurotransmetteurs de l’usager; celui-ci risque d’avoir de la difficulté à ressentir du plaisir (anhédonie), car son cerveau ne produit plus assez de dopamine. C’est une des raisons pour lesquelles il peut être difficile de renoncer à la cocaine. r ailleurs, l’usage de cocaïne peut être associé à un risque plus élevé de contracter des infections transmissibles sexuellement; les consommateurs sont plus portés à avoir des activités sexuelles à risques. un surdosage a la cocaïne occasionnera des troubles cardiaques, une dépression respiratoire et des convulsions. La cocaïne est la drogue qui occasionne le plus de décès par surdosage. L’évolution de la consommation de drogues au Maroc . 2. Au Maroc, la consommation de drogues est un vrai problème de santé publique. Plusieu 4 OF IS santé publique.

Plusieurs études épidémiologiques témoignent e son augmentation parmi toutes les couches sociales. La dernière enquête nationale menée en 2003, a montré que la prévalence de la dépendance à la drogue est de 2,8 Selon une étude rétrospective du Centre antipoison du Maroc (CAPM) de 1980 à 2008 concernant tous les cas d’intoxications par les drogues, le CAPM a collecté 1795 cas d’intoxication par les drogues, ce qui représente 2,3% des cas d’intoxications reçues durant la même période, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques (PES).

L’incidence moyenne calculée sur une période de 5 ans, de 2004 à 2008, était de ,43 pour 100 000 habitants avec une prédominance des cas de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (0,96 pour 1 00000 habitants) suivie de la région de Tadla Azilal (0,93 pour 100000 habitants) Ce type d’intoxication s’est déroulé en milieu urbain dans 88,6 % des cas et en milieu rural dans 11 A % des cas. L’âge moyen des intoxiqués était de 21,7 ans. La tranche d’âge la plus touchée était celle de l’adulte (62,3 %). Celle des patients de moins de 15 ans (nouveau-né, nourrisson, bébé marcheur et enfant) représentait 14,6 % des cas.

Le sex-ratio (H/F) était de 5,23. La mixture appelée mâajoune était la plus incriminée (62,6 suivie par le cannabis (23,5 les alcools les benzodiazépines (2,3 %) et le tabac (1,4 h). La circonstance toxicomaniaque était la plus fréquente (47,7 %) suivie de l’accident classique (44,4 %). L’usage de drogues pour tentatives de suicide représentait 5,4 l’accident classique (44,4 %). L’usage de drogues pour tentatives de suicide représentait 5,4 % des cas. La circonstance criminelle représentait 2,1 % des cas. La voie orale était la voie d’intoxication la plus fréquente (89,4 %) suivie de la voie inhalée

Ces intoxications se sont produites essentiellement à domicile dans 62,2 % des cas puis en lieu public dans 35,5 % des cas. es patients étaient symptomatiques dans 82,4 % des cas. Les signes le plus souvent rencontrés étaient les signes gastro- intestinaux suivis des signes du système nerveux central et périphérique (27,6%) et des troubles de la fréquence et du rythme cardiaque (10,4 %). révolution était favorable dans 98,7% des cas et le décès est survenu dans des cas. L’étude se penche également sur l’analyse des cas de décès selon l’âge, le produit en cause, les circonstances et les signes cliniques.

Pour les responsables du CAPM, ces données présentées dans cette étude ne reflètent pas l’ampleur de la toxicomanie au Maroc, mais donnent une idée sur les intoxications dues à des produits toxicomanogènes. Le nombre de cas déclarés au cours de cette étude est bien inférieur à la réalité et aux données des CAP étrangers. Ceci est dû, d’une part, à la sous-notification globale des cas d’intoxications, tous toxiques confondus, et d’autres part, ? la banalisation de la consommation de certaines drogues en particulier le cannabis. La progression des intoxications selon les années épouse elle des intoxications en général.

Ceci est en relation avec l’augmentation des notifications et avec l’augmentation de la consommation 6 OF IS en relation avec l’augmentation des notifications et avec l’augmentation de la consommation de drogues au Maroc parmi toutes les couches sociales, fait dont témoignent plusieurs études épidémiologiques. La région où l’incidence des intoxications était la plus élevée est la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër car, d’une part, c’est la région qui déclare le plus (tous types de toxique) et, d’autre part, elle est parmi les régions où la consommation de drogues st la plus élevée.

L’analyse de l’âge des intoxiqués montre que toutes les tranches d’âge sont touchées. Les intoxications par les drogues chez l’enfant sont décrites dans la littérature. Les intoxications par les drogues chez les moins de 14 ans sont essentiellement accidentelles; néanmoins, on trouve 39 cas d’intoxications dans la tranche d’âge « enfant » qui sont sur,’enues dans le cadre de circonstances toxicomaniaques. ‘analyse de ces cas montre que leur âge est compris entre IO et 14 ans, ce qui montre la précocité du comportement toxicomaniaque chez la population marocaine.

Concernant la nature des drogues utilisées, il faut rappeler que les consommateurs de substances toxicomanogènes sont des poly-lntoxiqués. II existe à cela au moins deux raisons : le contenu du produit consommé est incertain et l’association volontaire des drogues afin d’en potentialiser les effets, d’en prolonger la durée d’action et/ou d’en diminuer les effets secondaires. Maroc Concernant la propagation de ce fléau au Maroc, un rapport du Centre antipoison et pharmacovigilance du Maroc (CAPM), dont les résultats ont été publiés récemment, révèle que les jeunes estent les plus affectés par ce phénomène. _es intoxications par les drogues enregistrées parmi cette frange de la société s’élèvent à 1. 795 cas recensés par le CAPM durant la période 1980-2008. Les statistiques du ministère de la Santé font ressortir que la prévalence de la dépendance à l’alcool était de et celle d’autres drogues de 2,8. Un total de 88,6% des intoxications par les drogues ont été enregistrées en milieu urbain et 11,4% dans les zones rurales. 62,3% des victimes des Intoxications par les drogues sont âgées de 9 à 21 ans. Lutte contre la culture du cannabis au Maroc :

Pour lutter contre la culture du cannabis, le ministère de l’Intérieur a également élaboré un programme de développement d’un montant de plus de 900 millions de Dh consacré à la réalisation de projets de développement dans 74 communes rurales, le but étant d’inciter les populations à exercer des activités économiques et agricoles de substitution. Ce programme s’articule autour de quatre axes. Le premier concerne, entre autres, l’introduction des cultures de substitution, la réalisation de projets à haute valeur ajoutée (arbres fruitiers et plantes médicinales) et la promotion de l’emploi.

Le deuxième axe porte sur la protection du patrimoine sylvestre et de l’environnement, le troisième concerne le désenclavement des communes, à travers la création d’infrastructures de base et la construction de routes et de pis des communes, à travers la création d’infrastructures de base et la construction de routes et de pistes en milieu rural, alors que le quatrième axe a trait aux initiatives de développement social. 2.

La lutte contre le trafic de drogue au Maroc La lutte contre le trafic de drogue a atteint des résultats tangibles en 2008, marqués par la chute de ce trafic, le recul remarquable es cultures de résine de cannabis, qui reclasse le Maroc face à l’émergence de nouveaux producteurs mondiaux et la neutralisation significative du trafic de coca-lne. Ainsi, les saisies opérées en 2008 totalisent, au niveau national, 110,893 tonnes de résine de cannabis (Chira), 33,584 kg de cocaïne, 6,28 kg d’héroÎne et 43510 Unités de psychotropes, indique la direction de la migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’intérieur.

Ces saisies ont été opérées à la faveur du renforcement de la surveillance des frontières, les investissements consentis pour ?quiper les postes frontaliers avec des moyens de détection performants ainsi que les efforts déployés dans le domaine du renseignement. Le trafic de cannabis reste, en effet, en tête des drogues saisies au Maroc, selon les statistiques de la DGSN, établies du 1er janvier au 30 novembre. Le trafic de cocaïne occupe la deuxième position, suivi de celui des substances psychotropes ainsi que de l’héroine, avec un total de saisies respectives de 32,1 66 kg, 41. 80 unités et 5,471 kg. Comparés à la même période de l’année dernière, ces chiffres viennent dénoter, selon la DGSN, une chute notable des saisies, ue à l’intensification de la lutte contre ces multiples trafics, engagée p notable des saisies, due à l’intensification de la lutte contre ces multiples trafics, engagée par les services de sécurité, au niveau national et régional, principalement aux niveaux des grands ports du Royaume, où furent opérées d’importantes saisies.

Les résultats des actions menées cette année par les services de la DGSN ont permis ainsi de ramener les saisies de cannabis à 60 tonnes 278 kg contre 65 T 014 kg en 2007, celles de la cocaïne à 32 kg 167 gr contre 209 kg 17 gr en 2007, les substances sychotropes à 41 *880 unités contre 50. 816 unités en 2007, alors que les saisies de l’héroine se sont accrues à 5 kg 471 gr contre Ikg917 gr en 2007.

Il s’avère en effet que sur l’ensemble des Préfectures et Sûretés de Police, et à l’instar de l’année précédente, Tanger se classe en tête de liste avec une saisie globale de 30 tonnes 945 kg, contre 34 tonnes 916 kg au cours de la même période de l’année 2007, suivie de celle d’Agadir avec 7 tonnes 241 kg contre 2 tonnes 42 kg, Casablanca avec 7 tonnes 237 kg, contre 9 tonnes 281 kg et Tétouan avec 4 tonnes 155 kg, contre 3 tonnes 159 kg. Quant au District Provincial de Nador, 4 tonnes 512 kg y ont été saisies, contre 3 tonnes 830 kg.

Selon la répartition des saisies et en fonction de la destination, il ressort que la résine de cannabis est pour l’essentiel destinée au trafic international, avec 53 t 26 kg, alors que seulement 7 t 159 kg étaient destinées au trafic national, poursuit la DGSN. Le trafic de la cocaïne était, pour sa part, destiné en gros au trafic international, avec 27 kg 587 g contre 4 kg 545 g pour le trafic local. En matière d’héroine, la tendance est inversee, 0 OF