Corpus Ph Dre

Corpus Ph Dre

CORPUS NO 2: PHÈDRE Le corpus ici analysé se compose de quatre tirades extraites de la pièce de théatre intituleé Phèdre: Trois se centrent sur Phèdre et une sur Hippolyte. Cette oeuvre littéraire, écrite par Jean Racine au XVIIè siècle, est l’une des tragédies les plus célèbres de cet auteur. Elle a été écrite en vers, plus précisément, en alexandrins. Dans cette oeuvre, nous remarquons que les emotions amoureuses éprouvées par Phèdre sont envers Hippolyte, son beau-fils.

De quelle manière est exprimée le sentiment amoureux ans ces quatres extraits de Phèdre? Tout d’abord, on perçoit que ces tirades ont des champs lexicaux similaires. E montre la passion de ers ors coeur » (v. 528 et 555), « amoureux » (v. 1239) amour » est présent d e l’amour nous e » (v. 270), « mon nte » (v. 658), rquer que le terme (v. 283, 531 ,553, 654, 1250… ). Nous pouvons voir aussi l’utilisation d’un vocabulaire négatif qui transmet l’idée de la souffrance pour renforcer l’idée que l’amour est comme une maladie:  » sang » (v. 78), ‘ horreur » (v. (v. 25), « enfers » (v. 635),  » douleur » (v. 1226), « tourment » (V. 1 227), « souffert » (V. 1 228), « pleurs », (v. Swipe to View next page 1247), »larmes » (v. 1250). Nous remarquons

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également un champ lexical du temps pour nous montrer la durée du sentiment de l’amour: « à tout heure » (v. 281 « longtemps » (v. 532),  » toujours (v. 534), « SIX mois » (v. 539), « tous les jours (v. 1240)… Comme si c’était unn cauchemar qui ne finit pas, qu’on ne peut pas se défaire..

Ensuite, l’amour est présenté comme un sentiment contrarié râce aux motifs antithétiques et aux oxymores qu’utilisent Phèdre « retrouvée/perdue » (v. 662), « funeste plaisir’ (v. 1248) et Hippolyte « présente/absente » (v. 542), « lumière/ombres » (v. 544), « évite/cherche » (v. 545/548)… De même cette notion d’opposition et de bouleversement est témoignée par le désordre amoureux que subit Phèdre: elle passe d’un état à un autre sans être incapable de maîtriser son esprit « ma raison égarée » (v. 282).

Comme nous l’indique le langage qui décrit des symptômes hysiques de Phèdre: « vis, je rougis, je pâlis » (v. 273), « mes yeux ne voyaient plus » (v. 275), « tout mon corps et transir et brûler » (v. 276)… Finalement, on remarque qu’il y a une différence importante dans l’expression du sentiment amoureux entre Hippolite et Phèdre. En effet, Hippolite est un jeune homme qui a tenté de résister à l’amour jusqu’ici: cela ce voit dans des mots comme « la raison » (v. 525) et qui ne se reconnait plus en tant qu’homme emporté par ses sentiments.