Commentaire littéraire : Article « Philosophe », Dumarsais, Encyclopédie.

Commentaire littéraire : Article « Philosophe », Dumarsais, Encyclopédie.

Commentaire littéraire . Article « Philosophe », Dumarsais, Encyclopédie. Le XVIIIe siècle, surnommé « le siècle des Lumières » a vue naitre ce mouvement de contestation prônant la raison, le progrès et la fin des inégalités sociales. De nombreux philosophes se sont lancés dans la publication de textes ayant pour finalité d’ « éclairer » le monde par le savoir. Diderot et D’Alembert ont réalisé avec l’aide de nombreux autres hommes de lettre de cette époque, comme Dumarsais, dans la réalisation de « Encyclopédie (de 1755 à 1772), une œuvre majeure du XVIII siècle.

Les deux bjectifs principaux é de lutter contre les p de 17 volumes de te L’article « Philosophe un grammairien fran or 15 ug s trait onnaissances et b it à la publication aines possibles. arsais (1676-1756), idéal, celui des Lumières. Cet article, plus proche d’une argumentation que d’une banale définition de dictionnaire, explique ce qu’est un philosophe et son rôle dans la société. Qu’est-ce qu’un philosophe et quelles relation entretient-il avec les autre ?

Nous verrons dans un premier temps que les philosophes sont des hommes savants au service de la raison et dans un second temps que ceux-ci ossèdent une relation complexe avec autrui. Tout d Swlpe to

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vlew nexr page d’abord, le philosophe est un homme savant au service de la raison. En effet, il suit une démarche scientifique lors de chacune de ses réflexions. Nous pouvons voir la façon dont le philosophe est présenté : c’est un savant. Il « démêle les causes » (1. 3), les « prévient » (1. 3) et les étudie avec « connaissance » (l. ). Le champ lexical de la connaissance est très présent dans ce texte, on le trouve à la ligne 1 avec connaitre puis à la ligne 4 avec « connaissance » et enfin ligne 39 « étudie n. De plus de a ligne 2 à 4 on peut voir une phrase avec un D’thme ternaire . Le philosophe au contraire démêle les causes autant qu’il est en lui, et souvent même les prévient, et se livre à elles avec connaissance ». Ce rythme, caractéristique de Pargumentation, met en avant le mot « connaissance » situé à la fin.

Le phllosophe sait, il est instruit. Il possède un savoir. Mais il ne l’utilise pas de façon incertaine, il suit une réflexion, une logique : une véritable démarche scientifique qui se fait en plusieurs étapes ; observation, réflexion, interprétation et émission de l’hypothèse. On retrouve tout un champ lexical de la science et de Fintellect dans ce texte : « esprit » (1. 22), « raison » (1. 8, 9, 38), « justesse » (1. 32), « réflexion » (1. 12), « vérité » (1. 15), « juger » (1. 23), « observation » (1. 2), « causes » (1. 2). Le philosophe possède donc une véritable rigueur intellectuelle. Il commence par Ob 15 causes » (1. 2). Le philosophe possède donc une véritable rigueur intellectuelle. Il commence par observer comme on le voit ligne 3 où il « démêle les causes » et à la ligne 32 où il est clairement écrit que « l’esprit philosophique est donc un esprit d’observation t de justesse ». Tel un scientifique, cet être va donc tout d’abord regarder le monde qui l’entoure, puis va tenter de le comprendre.

Cela est encore souligné ligne 16 et 17 quand il est écrit que le philosophe « se contente de la pouvoir démêler où il peut l’apercevoir » en parlant de la vérité. Cet homme se pose en véritable observateur du monde ; s’il ne peut comprendre, au moins il regardera. Ensuite vient la réflexion et Vinterprétation. A la ligne 13 il est clairement exprimé que le philosophe « dans ses passion mêmes, n’agit qu’après réflexion Il est capable de odérer ses passions afin de pouvoir comprendre et prendre le temps de démêler le vrai du faux.

L’allégorie de la vérité et la métaphore présentes à la ligne 15 viennent mettre en évidence cet aspect du philosophe : pour lui, elle « n’est pas une maitresse qui corrompe son imagination, et qu’il croit trouver partout ». Il ne peut toujours comprendre ce qui l’entoure et ne se laisse pas aller aux spéculations sans fondement. Puis il en vient à émettre des hypothèses en se basant sur ses connaissances et ses observations. La métaphore du flambeau et de l’obscurité ligne 12 à 14 représe onnaissances et ses observations. La métaphore du flambeau et de l’obscurité ligne 12 à 14 représente cette démarche.

Tandis que « les autres hommes » (1. 11) se contentent d’avancer à tâtons « dans les ténebres » qui symbolisent le doute et l’ignorance, le philosophe grâce à son recul et à sa réflexion, même si la vérité est éloignée et difficile d’accès, il « marche dans la nuit, mais il est précédé d’un flambeau ». En effet, ce flambeau fait écho ? la démarche des Lumières, il représente la connaissance et la raison. De plus, les hypothèses qu’il émet ne sont basées que sur u concret : tout au long du texte, on retrouve des similitudes de construction, de cause/conséquences telles que « pour… e qui est » que l’on peut lire de la ligne 17 à la ligne 20 par exemple. Enfin, ce savant accepte la critique et sait qu’il peut se tromper, en effet il « comprend le sentiment qu’il rejette, avec la même étendue et la même netteté qu’il entend celui qu’il adopte. » comme il est écrit à la ligne 30 et 31 . Il n’est pas une personne obstinée, il sait reconnaitre ses tords. Et surtout, il sait rester mesuré et admettre son ignorance quand il le faut.

Il se tait quand il ne sait pas comme ont peut le voir de la igne 16 à 21 ou « la » fait référence à « la vérité » : « Il ne la confond pas avec de la vraisemblance ; il prend pour vrai ce qui est vrai, pour faux ce qui est faux, pour douteux ce qul est douteux et pour vra 5 ce qui est vrai, pour faux ce qui est faux, pour douteux ce qui est douteux et pour vraisemblance ce qui n’est que vraisemblance. » « Il sait demeurer indéterminé. » e philosophe est donc présenté ici comme un être impartial et juste. Il préfère accepter son ignorance plutôt que de se tromper et d’induire les autres n erreur.

Tel un scientifique, cet homme va donc se baser sur des faits, les observer, les comprendre, les interpréter puis, seulement après réflexion, émettre un avis, tout en acceptant ceux des autres et en changer si besoin est. Une synthèse de cet esprit scientifique est présente aux lignes 32 et 33 : « L’esprit philosophique est donc un esprit d’observation et de justesse, qui rapporte tout à ses véritable principes Ce texte fait l’éloge de cette démarche, Dumarsais le souligne à la ligne 20 et 21 « c’est ici une grand perfection du philosophe s.

Donc, cet homme étenteur de l’esprit philosophique agit comme un scientifique, il possède connaissance, mesure et une démarche basée sur la logique. Il avance dans ce monde en cherchant à le comprendre sans jamais émettre d’avis infondés. Le philosophe est un homme de raison avant tout. Celle-ci est présente tout au long du texte : à la ligne 6 le philosophe est qualifié d’« être raisonnable D, ligne 8, 9 et 38 on retrouve « la Elle est donc omniprésente dans sa vie. Le phllosophe et raison la raison semblent indissociables.

De plus, elle di PAGF s 5 donc omniprésente dans sa vie. Le philosophe et la raison emblent indissociables. De plus, elle dirige sa vie, en effet, de la ligne 8 à 9 se trouvent une comparaison entre chrétien et philosophe : « La raison est à l’égard du philosophe ce que la grâce est à l’égard du chrétien. La grâce détermine le chrétien à agir ; la raison détermine le philosophe. » Il ne vit donc qu’en fonction d’elle. Toutes ses actions en découlent. Le chiasme présent dans ce passage, « La raison du philosophe la grâce du chrétien.

La grâce détermine le chrétien la raison détermine le philosophe. D, met encore plus en valeur cette relation entre cet homme et la raison. Ce passage est aussi une attaque envers les superstitions qui vont parfois à l’encontre de la raison même et qui obscurcit le jugement. Elle semble également avoir [‘ascendant sur le philosophe à la ligne 38, en effet, elle « exige de lui qu’il étudie». Cette personnification vient confirmer cette emprise sur lui, toutes ses actions sont basées sur la raison.

Ensuite, si on s’intéresse à l’étymologie de « philosophe» on retrouve cette notion d’être raisonnable. En effet, philosophie » vient de l’association de deux mots d’origine grecque : « philo un préfixe marquant l’intimité par rapport à une chose et « ophia la sagesse. Le philosophe est donc « l’ami de la sagesse De ce fait, le il est un homme sage, sachant faire preuve de modération, et d 6 5 la sagesse De ce fait, le il est un homme sage, sachant faire preuve de modération, et donc de raison.

Comme dit précédemment, il accepte les avis divergents. Cette capacité d’adaptation et de concession est marquée par la répétition de « même » à la ligne 31 et par l’antithèse entre « rejette » et « adopte » à la même ligne. Mais aussi pas la métaphore de l’horloge de la ligne 4 à 8 où le philosophe est comparé à elle. Cette horloge ? qui se monte, pour ainsi dire, quelque fois elle-même. » symbolise la capacité de cet homme à se corriger, à changer. Il ne cherche donc pas à imposer son avis aux autres.

A la fin de cette métaphore, Dumarsais explique les bienfaits de cette aptitude : « il évite les objets qui peuvent lui causer des sentiments qui ne conviennent ni au bien-être ni à fêtre raisonnable En effet, celui qui ne change pas ne peut évoluer et devient obstiné perdant ainsi sa faculté de jugement et sa raison. Ici on peut trouver une critique des personnes qui cherchent à tout prix à imposer leurs pinions, même si elles sont fausses. Par extension, le « bien-être », donc le bonheur, n’est possible que si l’on est raisonnable.

Ainsi, le philosophe est avant tout gouverné par la raison, le maître mot des Lumières, il en fait son guide et ne fait rien sans. Cela lui permet d’accéder à une meilleure compréhension du monde tout en restant sage et modéré. Cette démarche scientifique et cette capacité 7 5 compréhension du monde tout en restant sage et modéré. Cette démarche scientifique et cette capacité à suivre sa raison s’étendent sur plusieurs domaines d’application. Le premier est oi-même.

En effet, il faut tout d’abord apprendre à se connaitre. Cela est exprimé par l’association de verbes de connaissance et de termes de sentiments, par exemple à la ligne 1 « à agir sans sentir, ni connaitre » ou encore ligne 30 avec « Le philosophe comprend le sentiment De plus le champ lexical des sentiments est très présent comme celui de la raison ou de la connaissance : ligne 1 « sentir », ligne 6 « sentiments », ligne 7 « exciter » « affections ligne 11 et 13 « passions » ou encore « plaire » à la ligne 44.

On s’intéresse donc à l’individu et à ce qu’il ressent. Le terme « bien être » de la Ilgne 38 vient falre écho à celui présent ligne 6 et souligne le fait que la recherche du bonheur est inextricablement liée à la raison. Se laisser dominer par ses passions empêche de vivre heureux et de trouver la vérité. Dumarsais le rappelle aux lignes 11 à 13 avec cette métaphore des ténèbres : « Les autres hommes sont emportés par leurs passions ce sont des hommes qui marchent dans les ténèbres. ? Ensuite cette démarche s’applique à la recherche de la vérité. Celle-ci est tout d’abord d’ordre intellectuel : une insatiable quête de connalssance. Et aussi une recherche d’ordre morale sur les hommes et la façon dont 5 quête de connaissance. Et aussi une recherche d’ordre morale sur les hommes et la façon dont ils pensent. Cette façon de réfléchir permet de rejeter les superstitions, la « vraisemblance » (1. 17 et 19) et « ce qui est douteux » (1,18) afin de rendre la vérité plus évidente.

Comme dit précédemment, certaines pratiques des religions sont remises en causes car contraires à la raison, notamment aux lignes 8 à 10 avec le parallèle entre « raison » et « grâce La critique de l’homme continue aux lignes 22 à 26 « Le onde est pleins de personnes d’esprit et de beaucoup d’esprit, qui jugent toujours ; toujours ils devinent, car c’est deviner que de uger sans sentir quand on a le motif propre du jugement. ? La répétition de « toujours » renforce ce reproche teinté d’ironie fait à ces « personnes d’esprit L’Homme est remis en cause, il ne raisonne pas suffisamment et se laisse aller vers la voie la plus facile : celle de la vraisemblance. Le jugement d’autrui doit être plus réfléchi pour éviter cela. Le philosophe est donc un homme savant et doué de raison dont la réflexion s’étend sur bien des omaines, que ce soit la religion, l’intellect ou même la société. Il semble donc bien Iain du commun des mortels, tant par son comportement que par sa façon de pensée.

Le philosophe entretient une relation complexe avec les autres hommes. En effet, un fort contraste est présent tout au long du texte entre lui et les aut PAGF 15 hommes. En effet, un fort contraste est présent tout au long du texte entre lui et les autres. En effet, ceux qui ne sont pas philosophes sont qualifié par : « Les autres hommes » aux lignes 1 et 11 ou par des dénominatlons abstraites, ils ne sont pas individualisés. Cela se remarque par le pluriel de les autres hommes » et de « des hommes » à la ligne 12 par exemple ou par la généralisation « L’homme » ligne 35.

Tandis que « philosophe » est toujours singulier, c’est une être à part, diffèrent. Cette opposition est marquée de façon explicite au début du texte par « Les autres » mais aussi de manière plus implicite à la ligne 2 et 3 avec « Le philosophe au contraire » et à la ligne 13 « au lieu que le philosophe. » e philosophe et les autres hommes ont donc une conduite totalement divergente. Ensuite, cette opposition laisse transparaitre un éloge et un blâme.

Seuls des termes mélioratifs accompagnent le philosophe dans ce texte : il ressent des « affections convenables » à la ligne 7, c’est une « être raisonnable » (1. 6), la lumière est associée à lui avec le « flambeau » de la ligne 14, il possède aussi « une grande perfection » (1. 20) et possède un esprit « d’observation et de justesse » (1. 32). C’est un « sage économe » (1,41) et « un honnête homme » (1,44) qui sait se « rendre utile » (1. 45). Le philosophe apparait donc comme un être doté de grandes qualités. En revanche, les « autres » sont critiqués et