Commentaire des « Martyres » in Les Châtiments -1853- Hugo

Commentaire des « Martyres » in Les Châtiments -1853- Hugo

sont : sans vêteme qui met en relief le n Aux vers 7 et 8 de la traitement inhumain nasale [ô] « Toulon Commentaire des « Martyres » in Les Châtiments -1853- Hugo Premium By justinerebeix 23, 2014 S pages Plan de commentaire des « Martyrs » in Les Châtiments -1853- H ugo En quoi le poème se caractérise-t-il par un registre polémique ? l- Un tableau pathétique a) Une déshumanisation de la femme : dernière strophe Etat de lassltude : accentuation par le O,rthme binaire : « malades « verrouillées » Décor en adéquation avec l’état de dénuement dans lequel elles Swp to page u rythme binaire ors rnière el s accèdent. ement du rs l’assonance pour les bagnards, « le fourgon » : le moyen de transfert, enfin « le ponton », le quai de départ vers la mer et l’exil sulvi d’un rejet « Les prends » qui met en valeur l’aspect vorace de la prison, déjà présent à la strophe 2 : cf. v. 7 : « les dévore Rythme ternaire qui accentue l’état de privation, de dénuement et d’abnégation devant l’intolérable : « sans air, sans jour, sans pleurs, dans l’œil », préposition de sens privatif « sans

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Tout ce qui est nécessaire à la survie matérielle et intellectuelle e l’individu est banni : air, jour (perte des notions spatio- temporelles) et pleurs qui renvoie à un refus de sensibilité : ani animalisation. b) Une anecdote en guise d’exemple qui offre un dénouement terrible Article indéfini qul désigne une femme parmi d’autres : « mère sacrée » : expression superlative [‘Afrique abhorrée Y.

Refus de la part des brigadiers d’accepter les adieux des enfants à leur mère : registre pathétique accentué par le polyptote : « on les chassa » et « la mère les vit chasser » avec une forme active du erbe qui souligne l’impuissance des enfants et de la mère devant la force et les représentants de l’ordre. c) Une personnification, voire animalisation de Saint-Lazare : l’hospice parisien devenu un lieu de détention « Saint-Lazare/Les reçoit, les dévore et, quand revient leur tour, ‘S’ouvre et les revomit par son horrible porte cette prison qui abîme les êtres, les détériore.

Ceci fait songer aux Contemplations, au poème « Melancholia » dans lequel V. Hugo dénonce les conditions de travail des jeunes enfants à travers une personnification : «lls vont, de l’aube au soir, faire éternellement/ Dans la même prison le même mouvement, ‘Accroupis sous les dents d’une machine sombre, ‘Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l’ombre Allitération en [r] amplifie la dévoration de la prison Saint-Lazare pour la prison est une synecdoque.

Personnification/animalisation d’un lieu qui tue. ll- un poème à dimension polémique a) Un appel au peuple inerte, impassible : p qui tue. ll- Un poème à dimension polémique a) Un appel au peuple inerte, impassible : prise à parti Apostrophes : « Peuple » v. 1, «Ô peuple » v2 « Paris [… / Voit ces horreurs et garde un silence farouche » : parataxe qui suppose un lien de cause à effet. Attentisme, passivité du peuple que souligne et condamne V. Hugo Assertion et non injonction ici ! V.

Hugo en appelle à la compassion du peuple par l’utilisation de l’adjectif démonstratif déictique de deuxième personne : « Peuple, ce sont tes sœurs, tes mères et tes filles ! Cette allusion au lien parental et fraternel peut unir les individus et les interpeller davantage dans le sens où ils sont concernés par le devenir de leurs proches et e doivent d’être actifs ) Un tableau valorisant, élogieux de la femme : portée généralisante : universalité de la bonté féminine « Ces femmes sont la foi, la vertu, la raison, /L’équité, la pudeur, la fierté, la justice. ? Allégorie de qualités essentiellement incarnées par ces femmes révolutionnaires, engagées par un pouvoir qui dlrige par la force. procédé rhétorique de l’accumulation et procédé de versification : enjambement afin d’insister sur le nombre de vertus incarnées par les femmes révolutionnaires. Ce tableau offre un tableau antinomique au traitement qu’elles ubissent en raison de leur engagement vis-à-vis des leurs. C’est pourquoi leur combat fait d’elles de subissent en raison de leur engagement vis-a-vis des leurs.

Cest pourquoi leur combat fait d’elles des martyres puisqu’elles sont sanctifiées quasiment par le peuple après leur exil ou leur mort. c) une personnification de paris et synecdoque du peuple parisien + commentaires du poète « paris, courbé, sanglant, sinistre, inanimé/ Voit ces horreurs et garde un silence farouche » Accumulation d’épithètes détachées qui renvoient aux victimes ui les induit au silence par peur des représailles de Napoléon Ill. En incise : « il faudra broyer cette bâtisse !

Ill n’en restera pas pierre sur pierre un jour » : futur qui marque la certitude d’un projet, notamment par le verbe de nécessité et le modalisateur « faudra » ; la bâtisse n’étant autre que la « bastille » désignée de manière métaphorique par le poète dès la 1ère strophe et renvoyant à Saint-Lazare, sujet de « les reçoit, les dévore Insertion du discours direct de la femme condamnée : « à bas la trahison ! », qui, outre qu’elle est une invective contre le pouvoir, e trouve rendre le récit plus réaliste par l’insertion de cette injonction rapportée.

Ill- Du particulier au général, de l’individuel à l’universel a) Une cause collective : « Ces femmes « une » « elle » Désignation par l’adjectif qualificatif d’une réalité collective : « ces femmes » suivie d’une expansion nominale avec la relative : « qu’on en PAGF collective : « ces femmes » suivie d’une expansion nominale avec la relative : « qu’on envoie aux lointaines bastilles Anaphore : V. I strophe 1, vers 3 strophe 2 : mise en relief à valeur olémique créé par un effet d’insistance. ) Critique implicite du pouvoir de Napoléon Il Récurrence du pronom indéfini « on » : V. I strophe 1 et 2, v. 2 et 4 strophe 3 et v. 5 strophe 4. Sujets de verbes d’action : « envoie « amène » (valeur de généralité), « entraîna « chassa » (récit), « on entend » dernier vers qui renvoie à la passivité du peuple. « Celle-ci qu’on amène un bâillon dans la bouche,’ Cria- c’est là son crime- : à bas la trahison ! » usage d’un oxymore pour mieux montrer l’injustice.

Cest la liberté d’expression qul est Ici ensurée par le pouvoir qui bâillonne les opposants au pouvoir tandis que la liberté et raudace d’expression, perçue comme un « crime » par Napoléon, usage de l’hyperbole par Hugo ici, est annihilée. c) Valeur du présent de narration au présent de vérité générale « Où le captif sans air, n’est plus, N’est plus qu’un mort vivant assis dans son cercueil » : tournure restrictive qui désigne l’homme ayant perdu toute apparence et dignité humaine par conséquent. De même, l’oxymore « mort-vivant souligne la lenteur de la déchéance physique et morale.