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Nom de naissanceCharles-Pierre BaudelaireActivitésPoète, critique d’art, essayiste, traducteurNalssance9 avril 1 821 paris, Royaume de FranceDécès31 août 1867 (? 46 ans)Paris, Empire françaisLangue d’écriturefrançais, latinMouvementlnclassable :Modernité poétique ParnasseSymbolismeRomantismeGenresPoésiepoème en proseessaicritique d’artŒuvres principalesLes Fleurs du mal (1 857)Les Paradis artificiels (1860)Le Spleen de Paris (posthume 1846-1859)Signaturemodifier Charles-Pierre Baudelaire est un poète français, né à Paris le 9 avril 1821 et rançais pour un recueil certes bref au regard de l’œuvre de son contemporain Victor Hugo (Baudelaire s’ouvrit à son éditeur de sa crainte que son volume ne ressemblât trop à une plaquette… ), mais qu’il aura façonné sa vie durant : Les Fleurs du mal. Au cœur des débats sur la fonction de la ittérature de son époque, Baudelaire détache

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la poésie de la morale, la proclame tout entière destinée au Beau et non à la Vérité[2].

Comme le suggère le titre de son recueil, il a tenté de tisser des liens entre le mal et la beauté, le bonheur fugitif et l’idéal inaccessible (À ne passante), la violence et la volupté (Une martyre), mais aussi entre le poète et son lecteur (« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ») et même entre les artistes à travers les âges (Les phares[3]). Outre des poèmes graves (Semper Eadem) ou scandaleux (Delphine et Hippolyte), il a exprimé lamélancolie (Mœsta et errabunda), lihorreur (Une charogne) et l’envie d’ailleurs (Clnvitation au voyage) à travers l’exotisme. Sommaire Éléments biographiquesRévision de la condamnation de 1857Domiciles du poèteRegards sur l’œuvreHorreur et extaseArt poétiqueJeanne Duvalpoèmes rendant hommage ?

Jeanne DuvalPrincipaux ouvragesÉditions de référenceldées politiquesBibliographieOuvrages consacrés à Charles BaudelaireCharles Baudelaire dans la fictionArticles consacrés à Charles BaudelaireNotes et référencesAnnexesArticles connexesLiens externes Éléments biographiques Charles Baudelalre, autoportrait, 1860. Le général Aupick (1789-1857), beau-père de Charles Baudelaire. Charles Baudelaire naît le 9 avfll 1821 au 13 rue Hautefeuille[41 à paris. Sa mère,Caroline Dufays, a vingt-sep 0 naît le 9 avril 1821 au 13 rue Hautefeuille[4] à Paris. Sa mère,Carollne Dufays, a vingt-sept ans. Son père, Joseph-François Baudelaire, né enl 759 à La Neuville-au-Pont[5], en Champagne, est alors sexagénaire. Quand il meurt en 1 827, Charles n’a que six ans. Cet homme lettré, épris des idéaux desLumières et amateur de peinture, peintre lui-même, laisse à Charles un héritage dont il n’aura jamais le total usufruit.

Il avait épousé en premières noces, le 7 mai 1 797, Jeanne Justine Rosalie Janin, avec laquelle il avait eu un fils, Claude Alphonse Baudelaire, demi-frère de Charles. lJn an plus tard, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Jacques Aupick. Le futur poète ne sera plus jamais en contact avec sa mère. Peu fait pour comprendre la vive sensibilité de l’enfant, l’officier Aupick – devenu plus tard ambassadeur – incarne à ses yeux les entraves à tout ce qu’il aime : sa mère, la poésie, le rêve et, plus généralement, la vie sans contingences. « Sil va haïr le général Aupick, c’est sans doute que celui-ci s’opposera à sa vocation. Cest surtout parce que son beau-père lui prenait une partie de l’affection de sa mère.

Une seule personne a réellement compté dans la vie de Charles Baudelaire : sa mère[6] ». En 1831, le lieutenant-colonel Aupick ayant reçu une affectation à Lyon, le jeune Baudelaire est inscrit à la pension Delorme et suit les cours de sixième au Collège royal de Lyon. En cinquième, il devient interne. En janvier 1836, la famille revient à paris, où Aupick sera promu colonel en avril. Alors âgé de quatorze ans, Charles est inscrit comme pensionnaire au Collège Louis-le-Grand, mais il doit redoubler sa troisieme. En secon inscrit comme pensionnaire au Collège Louis-le-Grand, mais il doit redoubler sa troisième. En seconde, il obtient le deuxième prix de vers latins au concours général.

Renvoyé du lycée Louis- Ie-Grand en avril 1839 pour une vétille[7], Baudelaire mène ne vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par sa mère et son beau-père. Il passe son Baccalauréat au lycée Saint-Louis en fin d’année et est reçu in extremis. Jugeant la vie de l’adolescent « scandaleuse son beau-père décide de l’envoyer en voyage vers les Indes, périple qui prend fin prématurément, en 1841 , aux îles Mascareignes (Maurice et La Réunion). N06 rue Le Regrattier : maison où Baudelaire logea sa maîtresse Jeanne Duval, dite laVénus retour à Paris, Charles s’éprend de Jeanne Duval, une « jeune mulâtresse » avec laquelle il connaîtra les charmes et les amertumes de la passion.

Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire et mène dès 1842 une vie dissolue. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Heurs du mal. Critique d’art et journaliste, il défend Delacroix comme représentant duromantisme en peinture, mais aussi Balzac lorsque l’auteur de La Comédie humaine est attaqué et caricaturé pour sa passion des chiffres[9] ou sa perversité présumée[l O]. En 1843, il découvre les « paradis artificiels » dans le grenier de l’appartement famillal de son ami Louis Ménard, où il goûte à la confiture verte. Même s’il contracte une colique à cette occasion, cette expérience emble décupler sa créativité (il dessine son autoportrait en pied, très démesuré).

Il renouvellera cette expérience occasionnellement, et sous contrôle médical, en participant aux réunion 0 renouvellera cette experience occasionnellement, et sous contrôle médical, en participant aux réunions du « club des Haschischins ». En revanche, sa pratique de l’opium est plus longue : il fait d’abord, dès 1847, un usage thérapeutique du laudanum[11], prescrit pour combattre des maux de tête et des douleurs intestinales consécutives à une syphilis, probablement contractée vers 1840 durant sa relation avec a prostituée Sarah la Louchette. Comme De Quincey avant lui, raccoutumance lui fait augmenter progressivement les doses. Croyant y trouver un adjuvant créatif, il en décrira les enchantements et les tortures[12]. Dessin de Courbet pour Le Salut public, 1848.

En 1848, il participe aux barricades. La Révolution de février instituant la liberté de la presse, Baudelaire fonde l’éphémère gazette Le Salut Public (d’obédience résolument républicaine), qui ne va pas au-delà du deuxième numéro. Le 15 juillet 1848 paraît, dans a iberté de penser, un texte d’Edgar Allan Poe traduit par Baudelaire : Révélation agnétique. À partir de cette période, Baudelaire n’aura de cesse de proclamer son admiration pour l’écrivain américain, dont il deviendra le traducteur attitré. La connaissance des œuvres de Poe et de Joseph de Maistre atténue définitivement sa « fièvre révolutionnaire »[13]. lus tard, il partagera la haine de Gustave Flaubert et de Victor Hugo pour Napoléon Ill, mais sans s’engager outre mesure d’un point de vue littéraire L’Émeute, tempêtant vainement à ma vitre / Ne fera pas lever mon front de mon pupitre » – Paysage dans Tableaux parisiens du recueil Les Fleurs du mal)[14]. Baudelaire se voit reprocher son style d’écriture et le PAGF s 0 Fleurs du se voit reprocher son style d’écriture et le choix de ses sujets. Il n’est compris que par certains de ses pairs telsArmand Baschet, Édouard Thierry, Champfleury, Jules Barbey d’Aurevilly, Frédéric Dulamon[1 5] ou André Thomas… Cet engouement confidentiel contraste avec l’accueil hostile que lui réserve la presse. Dès la parution des Fleurs du Mal en 1857[1 6], Gustave Bourdin réagit avec virulence dans les colonnes du Figaro du 5 juillet 1857 : « Il y a des moments où l’on doute de l’état mental de M.

Baudelaire, l y en a où l’on n’en doute plus ; – c’est, la plupart du temps, la répétition monotone et préméditée des mêmes choses, des mêmes pensées. L’odieux y côtoie l’ignoble ; le repoussant s’y allie à l’infect… Cette appréciation totalement négative deviendra le jugement dominant de ‘époque. Moins de deux mois après leur parution, Les Fleurs du mal sont poursuivies[17] pour « offense à la morale religieuse » et « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs Seul ce dernier chef d’inculpation sera retenu. Baudelaire est condamné à une forte amende de trois cents francs, réduite à cinquante par suite d’une ntervention de l’impératrice Eugénie.

L’éditeur Auguste Poulet- Malassis[18] s’acquitte, pour sa part, d’une amende de cent francs et doit retrancher six poèmes dont le procureur général Ernest Pinard a demandé l’interdiction (Les Bijoux ; Le Léthé ; À celle qui est trop gaie ; Lesbos ;Femmes damnées [Delphine et Hippolyte] ; es métamorphoses du Vampire). Malgré la relative clémence des jurés eu égard au réquisitoire plus sévère qui vise onze poèmes, ce jugement touche profondément Baudelaire. Contrain 6 0 réquisitoire plus sévère qui vise onze poèmes, ce jugement touche profondément Baudelaire. Contraint et forcé, il fera publier une nouvelle édition en 1861, enrichie de trente-deux poèmes. En 1862, Baudelalre est candidat au fauteuil d’Eugène Scribe à l’Académie Française. Il est parrainé par Sainte- Beuve et Vigny. Mais le 6 fevrier 1862, il n’obtient aucune voix et se désiste. Par la suite, il renoncera à se présenter au fauteuil d’Henri Lacordaire[1 9].

En 1866, il réussit à faire publier à Bruxelles (c’est-à-dire hors de la juridiction française), sous le titre Les Épaves[20], les six pièces condamnées accompagnées de seize nouveaux poèmes. Lettre de Charles Baudelaire ? ‘impératrice Eugénie lui demandant d’intervenir afin que soit diminuée l’amende dont avaient été frappéesl_es Fleurs du mal (pagel). Archives nationales AEIII/1980Tombe du général Aupick, de Mme Aupick et de Charles Baudelaire aucimetière du Montparnasseà Paris. Le 24 avril 1864, très endetté, il part pour la Belgique afin d’y entreprendre une tournée de conférences. Hélas, ses talents de critique d’art éclairé ne font plus venir grand monde… Il se fixe àBruxelles ou il rend plusieurs visites à Victor Hugo, exilé politique volontaire.

Il prépare un pamphlet contre son éphémère pays d’accueil qui représente, à ses eux, une caricature de la France bourgeoise. Le féroce pauvre Belgique! restera inachevé. Souhaitant la mort d’un royaume que, lucide et prémonitoire, il juge artificiel, il en résume l’épitaphe en un mot : Enfin !. C’est en Belgique que Baudelaire rencontre Félicien Rops, qui illustre Les Fleurs du mal en 1866. Lors d’une visite à l’église Saint-Loup de Namur, Baudel 7 0 illustre Les Fleurs du mal en 1866. Lors d’une visite à l’église Saint-Loup de Namur, Baudelaire perd connaissance. Cet effondrement est suivi de troubles cérébraux, en particulier d’aphasie. À partir de mars 1866, il souffre d’hémiplégie. Il meurt à Paris, de la syphilis, le31 août 1867.

Il n’a pu réaliser son souhait d’une édition définitive des Fleurs du Mal, travail de toute une vie. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (6e division), dans la même tombe que sa mère et son beau-père détesté, le général Aupick. Le Spleen de Paris (autrement appelé Petits poèmes en prose) est édité à titre posthume en 1869, dans une nouvelle édition remaniée par Charles Asselineau et Théodore de Banville. À sa mort, son héritage littéraire est mis aux enchères. L’éditeurMlchel Lévy l’acquiert pour 1 750 francs. une troisième ?dition des Fleurs du Mal, accompagnée des onze pièces intercalaires, a dispa u avec lui.

Révision de la condamnation de 1857 Une première demande en révision du jugement de 1857, introduite en 1929 par Louis Barthou, alors ministre de la Justice, ne put aboutir faute de procédure adaptée. C’est par la loi du 25 septembre 1946[21] que fut créée une procédure de révision des condamnations pour outrage aux bonnes mœurs commis par la voie du livre, exerçable par le Garde des Sceaux à la demande de la Société des gens de lettres. Celle-ci décida aussitôt, ? l’unanimité moins une voix[22], de demander une révision our Les Fleurs du Mal, accordée le 31 mai 1949 par la Chambre criminelle de la Cour de cassation[23],[24],[25].

Dans ses attendus, la Cour énonce que : « les poèmes faisant l’objet de la prévention ne renferment aucun terme Ob attendus, la Cour énonce que • « les poèmes faisant l’objet de la prévention ne renferment aucun terme obscène ou même grossier et ne dépassent pas, en leur forme expressive, les libertés permises à rartiste ; que si certaines peintures ont pu, par leur originalité, alarmer quelques esprits à l’époque de la première publication des Fleurs du Mal et apparaître aux remiers juges comme offensant les bonnes mœurs, une telle appréciation ne s’attachant qu’à l’interprétation réaliste de ces poèmes et négligeant leur sens symbolique, s’est révélée de caractère arbitraire ; qu’elle n’a été ratifiée ni par l’opinion publique, ni par le ugement des lettrés ».

Domiclles du poète Baudelaire habita principalement à paris où, constamment endetté et pressé de fuir ses créanciers, il occupa une quarantaine de domiciles[26] 3, rue Hautefeuille, où il naît le g avril 1821. La maison fut détruite lors du percement du boulevard Saint-Germain, mais on peut encore voir le no 15 ;50, rue Saint- André-des-Arts, à partir de la mort de son père (1827) 1 rue du Débarcadère (située à l’époque à Neuilly-sur-Seine) (1827-1828) ; 17, rue du Bac, à partir du second mariage de sa mère (1828), et jusqu’à la promotion de son mari le colonel Aupick (1832) ;Lyon (1832-1836). Baudelaire est logé d’abord à la pension Delorme, puis à l’internat du collège Royal ; Pendant cette période, il réside également au 4-6, rue d’Auvergne. ne plaque marquée d’un C et d’un B au balcon du deuxième étage y a été rue de l’Université, de retour à Paris (1836) ;123, rue Saint-Jacques, ? l’internat du lycée Louis-Ie-Grand (mars 1836-avril 1839) ;rue Culture-Sainte-Cat PAGF 0 Saint-Jacques, à l’internat du lycée Louis-le-Grand (mars 1836- avril 1839) ;rue Culture-Sainte-Catherine, dans le Marais, domicile de ses parents après son renvoi du collège (printemps 1839). Baudelaire reprend ses cours comme externe au Lycée Saint- Louis ;22, rue du Vieux-Colombier, chez son répétiteur M. Lassègue, jusqu’à passage du baccalauréat (août 1839) ; ue de l’Estrapade, pension L’Évêque et Bailly ;rue du Pot-de- Fer-St. -Sulpice, chez Mlle Théot ; 73, rue de Lille ;50, rue de Sévigné ;Bordeaux, Île Maurice et Île Bourbon (actuelle Île de la Réunion), lors de son voyage dans les mers du Sud (9 juin 1841 – début février 1842) (devenu 22) quai de Béthune, sur Ille Saint-Louis[28], au rez-de-chaussée à gauche de la porte d’entrée, avec fenêtre sur rue (mai-décembre 1842).

Il y reçoit les VISItes de sa nouvelle maîtresse Jeanne Duval, qu’il avait rencontrée au théâtre du Panthéon (sis au « cloître Saint-Benoît » (bâtiment détruit depuis, à la place de l’actuelle Sorbonne) ;rue Vaneau, au rez-de-chaussée (premier semestre de 1843) ; 1 5, quai d’Anjou, ur l’Île Saint-Louis (juin à septembre 1843) ;17 quai d’Anjou, ? l’hôtel Pimodan (originellement hôtel de Lauzun, puis redevenu tel plus sur l’ile Saint-Louis. Baudelaire occupe trois pièces au dernier étage sous les combles, côté cour (octobre 1843 – 1846). Lors de son aménagement, il loge Jeanne Duval et la mère de Jeanne au 6, rue de la Femme-sans-Tête (devenue rue Le Regrattier), également sur Ille Saint Louis ;une succession d’hôtels et de chambres garnies, souvent très brièvement, à partir de 1846. Au cours de 1846-1847, il réside successivement à l’hôtel Corneil