CHARTE DES PAYSAGES DE ROUYN-NORANDA

CHARTE DES PAYSAGES DE ROUYN-NORANDA

Ville-Mrc de Rouyn-Noranda Préambule Introduction Définition du paysage Afin de bien comprendre les fondements de la charte, il est important de bien définir la notion de paysage. Celui-ci peut se définir de plusieurs manières et à plusieurs niveaux de complexité, qui seront résumés ci-dessous. À noter que toutes les définitions présentées sont complémentaires et ont toutes été considérées dans l’él 1 Swipe View next Éléments du paysage Le paysage peut être is Le paysage naturel c biogéographiques (m m s distincts : entités que comporte le territoire.

Il reçoit l’influence du climat (glaciations, précipitations, empérature) ainsi que des phénomènes physiques (géologiques, catastrophes naturelles, etc. ) qui façonnent sa structure et ses écosystèmes. e paysage humanisé, qui est le résultat de Pinfluence humaine. À ces deux éléments, il faut ajouter la notion du regard de l’obsewateur. Cette notion implique que le paysage n’existe seulement qu’à travers les yeux de la personne qui le regarde, et est donc sujet à plusieurs interprétations subjectives et qui se modifient constamment.

Cette notion devient très importante lors des interventions sur le territoire. Définition du paysage (conseil Québécois du Paysage) Définition des territoires d’intérêt pour poursuivre la définition du territoire, il est indispensable de mentionner les quatre types d’intérêts

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
que le territoire peut présenter. Ces définitions proviennent du guide de la prise de décision en urbanisme réalisé par le ministère des affaires municipales et de l’occupation du territoire du Québec.

Le territoire d’intérêt historique est le lieu d’événements, d’occupations ou d’activités passés ayant marqué Ihistoire locale, régionale ou nationale. Il peut s’agir d’un champ de bataille, du site d’une première implantation, du centre d’un village, d’un uartier particulier, de la maison familiale d’un personnage important, etc. Le territoire d’intérêt culturel (notamment patrimonial au sens de la Loi sur le patrimoine culturel) est le site actuel de manifestations artistiques, religieuses, scientifiques, artisanales, etc.

Il peut être question ici d’un territoire qui présente un intérêt pour sa valeur archéologique, architecturale, artistique, emblématique, ethnologique, identitaire, paysagère, scientifique, urbanistique ou technologique. Le territoire d’intérêt esthétique constitue un paysage humanisé ou naturel (en milieu urbain ou rural) dont les éléments ou eur composition présentent des caractéristiques visuelles remarquables. à titre d’exemple, mentionnons des panoramas, un fjord, un axe urbain, un ensemble de bâtiments, un port, un jardin, etc.

Le territoire d’intérêt écologique présente une valeur environnementale méritant d’être reconnue en raison de sa fragilité, de son unicité ou de sa représentativité comme une frayère à saumon, un peuplement forestier, un marais, des plantes menacées, etc. Notions sur le paysage Il sur le paysage Finalement, pour bien compléter la définition du paysage québécois, nous nous attarderons à la notion de paysage telle ue présentée dans la charte du paysage québécois, qui peut se résumer en quatre points: Le paysage est à la fois le résultat et la reconnaissance des occupations successives du territoire.

Le territoire que l’on observe aujourd’hui allie un ensemble des éléments environnementaux aux multiples actions de l’homme. Dans ce processus continu, le territoire en constitue la matière premiere; il devient paysage lorsque des individus et des collectivités lui accordent une valeur paysagère. Le paysage est source de création et d’expression. Il sert de lieu de mémoire et de lien avec notre passé dont il importe e préserver les éléments les plus fondamentaux. Un paysage peut être emblématique pour tous les Québécois ou unique ? chaque communauté sans qu’il prétende nécessairement être exceptionnel.

Le paysage traduit nos préoccupations relatives à la qualité de vie et notre résistance à la banalisation des spécificités territoriales. Le paysage évolue constamment et à des échelles diverses. Que ce soit dans l’aire domestique privée, dans le champ des infrastructures publiques ou dans celui de l’exploitation industrielle des ressources, les paysages se transforment quotidiennement en fonction des choix Individuels et des rientations collectives du moment. Le paysage inspire la culture dans la diversité de ses manifestations et l’enrichit ou l’appauvrit selon les choix d’activités ou de développement.

Le paysage est d’intérêt public, de responsabilité individuelle et collective. Chaque communauté est dépositaire du territoire qu’elle occupe et responsable de la valeur paysagère qu’elle lui attribue. Les interventions sur une portion et responsable de la valeur paysagère qu’elle lui attribue. Les interventions sur une portion de territoire par un propriétaire foncier ou un organisme engage sa responsabilité à l’égard des aleurs collectives et publiques du paysage.

Dans le cadre de leur compétence, les collectivités locales, régionales et nationales sont les garantes et les gestionnaires dun bien dont l’intérêt commun est évident. Le paysage est donc bien plus complexe que sa définition initiale et implique un grand nombre d’éléments qu’il est indispensable de tenir en compte lors de la gestion de nos interventions. Cest la raison pour laquelle plusieurs types de définitions furent présentés. Charte des paysages de la ville-MRC de Rouyn-Noranda Contexte et enjeux de la ville-MRC Occupation du territoire

L’occupation du territoire de la MRC de Rouyn-Noranda peut se diviser en quatre éléments principaux, tel que présenté dans le schéma d’aménagement (voir carte 4 en annexe) ‘espace urbain C’est le premier élément structurant de l’organisation territoriale. Il comprend un pôle central fort (1re et 2e couronnes), moteur du développement de la Ville de Rouyn-Noranda, un pôle secondaire (Cadillac) où se retrouve une concentration des fonctions urbaines (industries, commerces et services) plus élevée que dans les dix noyaux villageois (Arntfield, Beaudry, Bellecombe, Clé icy, Cloutier, D’Alembert, Destor,

Montbeillard, Mont-Brun et Rollet) dans lesquels les fonctions urbaines se résument principalement aux services de proximité. L’espace rural C’est le deuxième élémen e pour l’organisation 11 foresterie privée mais aussi pour y résider. Les grands terrains ruraux et les milieux riverains sont recherchés par la population pour la tranquillité et la proximité de la nature. es pôles récréotouristiques du Parc national d’Aiguebelle et du secteur Chaudron-Kanasuta-Kekeko Ces secteurs sont moins altérés par l’activité humaine que les précédents et conservent en grande partie leur caractère naturel.

Cependant, ils sont fortement utilisés par la population pour les activités récréatives et structurent ainsi l’occupation du territoire. La beauté des paysages et la diversité des activités qui peuvent être pratiquées dans ces secteurs bonifient la qualité de vie des résidents de la Ville. Les voies de communication Les routes et chemins permettent les échanges à l’intérieur et ? l’extérieur du territoire, notamment en ce qui concerne les deux axes principaux de communication du territoire: Caxe est-ouest qui comprend la route transcanadienne 11 7 et le chemin de fer du CN et de l’O.

N. R. qui la longe, et donne acces ? l’aéroport; ‘axe nord-sud qui correspond à la route 101 . À ces quatre éléments, on peut ajouter l’espace forestier, qui est lieu à une certaine villégiature riveraine, à une exploitation (dans certains endroits) et à des activités de récréotourisme. Organisation de l’occupation du territoire L’occupation du territoire de la MRC fut modélisée dans le schéma d’aménagement par un système de couronnes concentriques qui résume bien les occupations générales de chaque territoire, ainsi que leurs enjeux et leurs axes d’orientation respectifs.

On divisé le territoire selon 5 couronnes (toujours tiré du Schéma d’aménagement) : La première couronne correspond aux limites des anciennes villes de Rouyn et de Noranda et se démarque par une couronne correspond aux limites des anciennes Villes de Rouyn et de Noranda et se démarque par une densité élevée de population et une forte concentration des fonctions urbaines (commerces, services et industries) à portée territoriale, régionale et suprarégionale La deuxième couronne est aussi marquée par une densité de population élevée, mais les autres fonctions urbaines (commerces, services et industries) y sont moins nombreuses t davantage axées vers les sen,’ices à la population locale. Les secteurs urbains d’Évain, Granada, McWatters et Lac-Dufault en font partie.

Les deux premières couronnes constituent le véritable pôle urbain de la ville La troisième couronne est un espace rural marqué par un étalement urbain diffus où des commerces et des industries côtoient un grand nombre de résidences. La grande majorité des résidents de cette couronne travaille dans le pôle central et sy déplace quotidiennement. Cet étalement urbain affaiblit le pôle central en attirant des commerces et des industries ui pourraient s’implanter dans le périmètre urbain de Rouyn- Noranda et ainsi consolider les infrastructures existantes (aqueduc, égouts, voirie, etc. ). Les quartiers ruraux s’en trouvent aussi affaiblis puisque les résidences de la 3e couronne se sont installées dans un environnement de type rural (grands espaces) qui est l’attrait principal des 4e et Se couronnes.

L’arrivée de nouveaux ménages dans les quartiers ruraux étant un facteur clé du maintien de leur population et de leur dynamisme, il serait préférable que les citoyens qui souhaitent s’installer en milieu rural le fassent à proximité des noyaux villageois. La quatrième couronne couvre essentiellement l’espace rural. C’est le domaine de l’agriculture, de la foresterie sur terres privées et de rural. C’est le domaine de Pagriculture, de la foresterie sur terres privées et de l’occupation des rives des plans d’eau. Comme pour la Be couronne, la grande majorité des résidents transitent quotidiennement vers le pôle central pour y travailler. La cinquième couronne couvre les territoires les plus éloignés du centre-ville, soit les quartiers Cadillac, Destor, Mont-Brun et Rollet et les grands espaces forestiers majoritairement publics ui ceinturent l’espace rural.

Les résidents y travaillent en moins grande proportion dans le noyau urbanisé et utilisent moins les équipements territoriaux implantés dans le centre. La population y est en déclin depuis les 25 dernières années et les activités économiques, également à la baisse, reposent principalement sur l’agriculture, les mines et, dans une certaine mesure, la foresterie. C’est un secteur de prédilection pour les activités récréatives de plein air. Deux pôles récréotouristiques majeurs (le Parc national d’Aiguebelle et le secteur Chaudron-Kanasuta-Kekeko) y sont ‘ailleurs implantés. Sites d’intérêts La ville-MRC de Rouyn-Noranda présente des centaines de sites d’intérêts dans son territoire.

Puisque le but du document n’est pas de les répertorier et que cette étape a déjà été réalisée dans le schéma d’aménagement, nous n’aborderons pas la description des différents sites mais si le lecteur en a l’intérêt, il peut consulter le chapitre 2 du Schéma d’aménagement afin d’avoir accès à une liste détaillée des sites d’intérêts de la MRC, ainsi que l’inventaire du patrimoine bâti de 2008, tous deux réalisés par la Ville de Rouyn-Noranda. Objectifs de la charte (tirés de la charte du paysage québécois) La Charte du paysage est un outil de sensibilisation et d’éducation. La charte vise la création de p Charte du paysage est un outil de sensibilisation et d’éducation. La charte vise la création de paysages de qualité dans une perspective de développement durable de la ville-MRC de Rouyn-Noranda.

Elle propose de soutenir l’action locale et la concertation avec les organisations ou intervenants préoccupés par la protection et la mise en valeur du paysage. Elle vise ? promouvoir la valeur des paysages et le caractère propre des ommunautés qui les façonnent. La Charte énonce les principes devant guider les intervenants du milieu dans leur réflexion et vers leur concertation. Ceux ci s’appliqueront à les respecter et témoigneront des moyens pris pour tenir compte de la spécificité du paysage et de son évolution. La Charte engage les signataires à en respecter les principes et à adopter des pratiques d’intervention assurant la protection et la mise en valeur du paysage partout sur le territoire québécois.

Ses signataires seront des individus, des entreprises, des organisations professionnelles, communautaires et ouvernementales. Objectifs spécifiques de la charte du paysage de Rouyn-Noranda Protéger le paysage; éviter sa banalisation, sa transformation ainsi que sa disparition. Faire du paysage la préoccupation de tous (un enjeu collectif) Faire du paysage un élément de fierté, d’appartenance et de bien être (identité culturelle) Utiliser le paysage comme facteur de développement durable Mettre en place des outils et des orientations pour supporter les acteurs locaux dans leurs aménagements Mettre en place un système de suivi our mesurer et ajuster les interventions, s’il-v-a lieu charte du paysage estriens)

Article 1 le patrimoine bâti et naturel est le fondement du paysage; Article 2 le paysage est un élément distinctif du cadre de vie de la collectivité, notamment sur les plans culturel, économique, esthétique, environnemental et social; Article 3 la diversité et la qualité du paysage constituent une ressource et un moteur économique déterminants; Article 4 la qualité du cadre de vie et la beauté des paysages constituent un facteur d’attraction, tant pour les nouveaux résidants et les visiteurs que pour les entreprises; Article 5 la protection, la gestion et la mise en valeur du paysage, n tant que bien commun, sont d’intérêt aussi bien public que privé, ainsi que de responsabilité autant individuelle que collective; Article 6 les techniques de productions agricole, forestière, industrielle et minière, ainsi que les pratiques en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de transport, de tourisme et de loisirs transforment les paysages et ont des conséquences sur eux; Article 7 les citoyens ont droit à un cadre de vie équilibré, favorable à la santé et culturellement significatif; Article 8 les citoyens ont le droit d’accéder aux informations relatives au patrimoine paysager détenues par les autorités ubliques et de participer à l’élaboration des décisions ayant une incidence sur le paysage qu’ils contribuent, par leurs activités, à façonner; Article 9 le ciel étoilé est reconnu comme un bien et un patrimoine scientifique, environnemental et paysager; il doit à ce titre être protégé de la pollution lumineuse. Principes de la charte du p citoyens, individuels ou corporatifs, et les instances publiques partagent la responsabilité de reconnaître, de mettre en valeur et de protéger le paysage.

Le paysage doit devenir une préoccupation fondamentale lors de toute intervention sur le territoire. Le paysage évolue et se modifie constamment, si bien que toute intervention doit . tenir compte de sa spécificité et de ses caractères particuliers ; reposer sur une connaissance adéquate de ses dimensions temporelle, géographique, économique, patrimoniale, culturelle, écologique et esthétique ; s’appuyer sur un exercice participatif et démocratique de la collectivité en vue d’assurer l’équité lors de tout arbitrage , assurer un développement durable fondé non seulement sur la viabilité économique mais aussi sur le droit des citoyens à vivre dans un cadre de vie qui leur soit culturellement significatif. 0 1