Chapitre 1

Chapitre 1

Chapitre 1 CONCEPTS ET MECANISMES EN ECONOMIE OUVERTE Lorsque l’économie est fermée elle n’interagit pas avec le reste du monde. Le fait de lever cette hypothèse induit des changements significatifs. L’ouverture de l’économie a deux dimensions distinctes : L’ouverture des marchés des biens, c’est-à-dire la possibilité pour les consommateurs et pour les entreprises de choisir entre biens nationaux et biens étrangers. Dans aucun pays ce choix n’est complètement libre de toute restriction.

Même les pays les plus engagés dans le libre échange imposent parfois des droits de douane ou des quota arifs douaniers moy L’ouverture des marc pour les investisseur financiers nationaux 9 S p w nextpage part des pays les re la possibilité tre des actifs la plupart des pays industrialisés n’ont pas de contrôle sur les capitaux, de restriction strictes sur le niveau d’actifs étrangers que leurs résidents peuvent détenir, aussi bien que sur les actifs nationaux que les étrangers peuvent détenir.

Les marchés financiers sont devenus de plus en plus intégrés au cours des 30 dernières années. Section 1 : l’ouverture des marchés des biens 1929 : crise économique 2008-2009 : crise des subprimes Les exportations et importations françaises qui représentaient environs du PIB en 1950 se situent actuellement aux

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alentours de 25% du PIB. La France comme la majeur p Sv. ‘ipe to partie de la planète commerce donc substantiellement plus avec le reste du monde qu’elle ne le faisait il y a 50ans. Pour faire face à la crise 1929, aux Etats-Unis, on applique un tarif en 1930 : le tarif Smoot-Hawley.

Qui consistait à mettre en place des tarifs douaniers élevés pour inciter les américains ? consommer amerlcaln. 1947 : signature des accords du GATT (accord général sur les arifs douaniers et le commerce ; remplacé par l’OMC). Cet accord avait pour but de faire tomber les frontières entre les économies. U n pays comme les Etats-Unis connait un taux d’ouverture prêt de 2 fois plus faible que la France. Etant donné les nombreux débats autour de la globalisation américaine (en France on parle de « mondialisation un ratio de commerce extérieur représentant en moyenne 12% du PIB peut paraître très faible.

Cependant, ce ratio n’est pas forcément un bon indicateur de l’ouverture. De nombreux secteurs peuvent être exposé à la concurrence étrangère (traduit un signe potentiel ‘ouverture) sans que les effets de cette concurrence se traduise nécessairement par des importations plus élevées. En effet, en étant compétitif et en gardant leurs prix assez bas, les secteurs exposés à la concurrence étrangère peuvent conserver leurs parts de marché intérieur et ainsi empêcher les importations.

Ceci suggère qu’un meilleur indice de l’ouverture est la proportion du produit intérieur composé de biens échangeables, c’est-à-dire les biens qui sont en concurrence avec les biens étrangers soit sur le marché intérieur soit à l’étranger. Ceci étant, les Et lg oncurrence avec les biens étrangers soit sur le marché intérieur soit à l’étranger. Ceci étant, les Etats-Unis notamment ont des ratios d’exportations au PIB qui sont bas.

Les grands pays européens comme l’Allemagne ou la France ont des ratios 2 à 3 fois supérieurs (l’Allemagne : 4 fois supérieur aux Etats-Unis), les petits pays européens ont des ratios encore plus élevé (94% pour la Belgique) mais ces chiffres n’indiquent pas que les Etats-Unis ont des barrières commerciales plus importantes que par exemple le Royaume-Unis ou la Belgique. Les principaux facteurs qui expliquent cette différence sont la géographie et a taille des pays. L’éloignement des autres marchés explique une bonne part de la faiblesse du ratio japonais.

La taille a aussi une importance, plus le pays est petit plus il doit se spécialiser uniquement dans quelques produits, les produire, les exporter et compter sur les importations pour les autres produits. Ainsi la Belgique peut difficilement se permettre de produire la gamme de biens produite aux Etats-Unis, pays dont le PIB est de 40 fois plus élevé que le sien. Ceci s’explique par : En important des produits et les transformant pour en exporter on fait une marge de VA faible. Donc le ratio est élevé car les exportations sont élevées et le PIB faible.

A) Le choix entre biens étrangers et biens nationaux L’ouverture du marché des biens conduit à repenser l’approche de l’équilibre du marché des biens. En économie fermée, les décisions du consommateur sur le marché des biens renvoient ? celles de consommer ou d’épargner. Qu du consommateur sur le marché des biens renvoient à celles de consommer ou d’épargner. Quand le marché des biens est ouvert, les consommateurs ont une autre décision à prendre « acheter des biens nationaux ou des biens étrangers Les utres acheteurs nationaux (entreprises, Etats et autres acheteurs étrangers) ont la même décision à prendre.

S’ils décident d’acheter des biens nationaux alors la demande de biens nationaux augmente et donc le produit intérieur augmente et s’ils décident d’acheter des biens étrangers alors c’est le produit étranger qui augmente. Lorsque des firmes et consommateurs décident d’acheter des produits étrangers ou nationaux c’est le prix des biens étrangers en terme de biens nationaux (ou inversement) qui est central. Ce prix relatif est appelé le taux de change réel. Le taux de change éel n’est pas directement observable, il n’est pas publié dans la presse.

Ce qu’il l’est c’est le taux de change nominal, c’est-à-dire le prix relatif des devises. B) Les taux de change nominaux Les taux de change nominaux entre deux monnaies sont donnés de deux façons . Le prix de la monnaie national par rapport à la monnaie étrangère Le prix de la monnaie étrangère par rapport à la monnaie nationale Le 13 janvier 2012, la parité euro/dollar (taux de change nominal) était 1 EUR = 1,27 USD (z cotation au certain). Soit E le taux de change nominal définit comme le prix de la evise étrangère en termes de devise national.

Donc : E 1 USD = 0,78 EUR (cotation à l’incertain). Les taux de change entre monnaie étrangère et le dollar change chaqu 4 OF lg (cotation à l’incertain). chaque minute. Ces variations sont appelées appréciation et dépréciation nominales. Une appréciation de la monnaie nationale est une augmentation du prix de la monnaie nationale en monnaie étrangère. Etant donné la définition du taux de change E comme étant le prix de la monnaie étrangère en monnaie nationale une appréciation de la monnaie nationale correspond à une baisse du taux de change

E. (ex : 1 USD = 0,78 EUR passe à E’-> 1 USD = 0,70 ou 1 1,27 USD passe à 1 EUR 1,34 USD). Une dépréciation de l’euro signifie que le prix de l’euro en dollar baisse, de façon équivalente le prix du dollar en euro augmente, c’est-à-dire E augmente. On utilise les termes appréciation et dépréciation en système de changes flottants (on peut allumer la radio le matin et entendre le taux de change). A contrario, en système de changes fixes on parle de réévaluation (appréciation) et dévaluation (dépréciation).

Avant 1999 le système européen de changes était fixe mais ajustable. EX : I DEM [deutschemark] = 2 FRF Dévaluation : 1 DEM = 3 FRF Réévaluation : 1 DEM FRF Synthèse : La figure 1 ne montre que les mouvements du prix relatif des deux devises (franc/euro et dollar). Cependant, pour les touristes français en visite aux Etats-Unis, la question n’est pas combien de dollar peuvent-ils avoir avec leur franc/euro mais surtout combien de bien 1 USD permet d’acheter. Ceci conduit à s’intéresser à la construction du taux de change réel. ) La construction du taux de Ceci conduit à s’intéresser à la construction du taux de change 1) La construction du taux de change réel bilatéral Hypothèse : les Etats-Unis produisent un seul bien : des Cadillac, la France produit un seul bien : les Peugeot 607. Dans ce monde simplifié, construire le taux de change réel, c’est- à-dire le prix de cette marchandise américaine en termes de ce produit français, serait très simple. û La première étape consisterait à prendre le prix d’une Cadillac et de la convertir en euro.

Une Cadillac 40 000 USD (1 USD 0,70 EUR) donc une Cadillac = 28 000 EUR. LI La 2ème étape consisterait à calculer le ratio du prix d’une Cadillac en euro sur le prix d’une Peugeot 607 en euro, (607 = 0 000 EUR) donc le ratio est e prix d’une Cadillac en termes de 607 est, dans ce cadre simplifié, le taux de change réel entre les Etats-Unis et la France. Les Etats-Unis et la France produisent plus d’un bien, il faut donc construire un taux de change réel que reflète le prix relatif de tous les biens produits aux Etats-Unis et en France.

Plutôt que d’utiliser le prix en dollar d’une Cadillac et le prix en euro d’une 607, il faut se servir d’un indice des prix en dollar de tous les biens produits aux Etats-Unis et d’un indice en euro de tous les biens produits en France. Soit P* le prix des biens américains en dollar. EP*nous donne les prix des biens américains en euro. Soit P le prix des biens européens en euro. On obtient à partir de là le taux de change réel, c’est-à-dire le prix des biens américains en termes de biens européens. Le taux de change réel 6 OF lg c’est-à-dire le prix des biens américains en termes de biens europeens.

Le taux de change réel est un indice, c’est-à-dire que son niveau est arbitraire donc non informatif, mais si son niveau est non pertinent, les changements relatifs du taux de change réel sont ux informatifs. Si par exemple, le taux de change réel entre les Etats-Unis et la France augmente de 10% ceci nous apprend que les biens français sont désormais de moins cher par rapport aux biens américains qu’ils ne Pétaient auparavant. Définition : une augmentation relatifs des biens intérieurs en termes de biens étrangers est appelée une appréciation réelle. Une baisse est appelée une dépréciation réelle.

L’adjectif « réelle » signifie que fon se réfère au prix relatif des biens et non aux prix relatif des monnaies. Etant donné la définition du taux de hange réel comme prix des biens étrangers en termes de biens nationaux, une appréciation réelle correspond à une baisse du taux de change réel. De façon similaire, une dépréciation réelle correspond à une augmentation de 2) Le taux de change réel multilatéral ou taux de change réel effectif Cétude a porté jusqu’à présent sur le taux de change nominal puis réel entre la France et les Etats-Unis.

Mais la France échange avec beaucoup de pays autre ue les Etats-Unis. De ce fait, l’Union Européenne repré 60% des exportations OF lg total de la France. Le commerce de la France avec l’ensemble es pays asiatiques est de 10%. La France commerce donc peu avec certaines grandes puissances économiques du monde comparativement à son commerce avec ses voisins et partenaires au sein de runion Européenne (Allemagne, Italie… ). Il convient donc de passer des taux de change réels bilatéraux à des taux de change réels multilatéraux.

Si l’on veut mesurer le prix moyen des biens français par rapport au prix moyen des biens des partenaires commerciaux de la France, il faut utiliser la part du commerce français avec chaque pays comme pondération de chaque pays. En utilisant es parts d’exportation (de la France vers les autres) on peut construire un taux de change réel d’exportation et en utilisant les parts d’importation on peut construire un taux de change réel d’importation.

Plus généralement, on calcule un taux de change qui considère la moyenne des parts d’importations et d’exportations, il s’agit du taux de change réel multilatéral (ou taux de change réel effectif). Section 2 : Couverture des marchés financiers D L’ouverture des marchés financiers permet aux investisseurs financiers de détenir à la fois des actifs nationaux et des actifs ?trangers, de diversifier leur portefeuille, de spéculer sur les mouvements des taux d’intérêt étrangers par rapport au taux d’intérêt nationaux, sur les mouvements des taux de change..

Dans la réalité, les investisseurs spéculent et diversifient effectivement leur portefeuille, étant donné qu’acheter ou vendre des actifs étrangers implique, pour l’opér BOF lg leur portefeuille, étant donné qu’acheter ou vendre des actifs étrangers implique, pour l’opération elle-même, d’acheter ou vendre de la monnaie étrangère (ce que l’on appelle le « change La taille des transactions sur les marchés du change nternational donne une idée de l’importance des transactions financières internationales.

En 2005 le volume journalier des transactions de change enregistré dans le monde était de 1900 milliard de dollars dont 90% impliquaient des dollars dans la transaction. En 2007 il était estimé à plus de 300 milliard de dollars. Parallèlement, la somme des exportations et des importations américaines en 2005 formaient un total de 3300 milliard de dollars pour l’année, soit 9 milliard de dollars par jour. [Pour mettre fin à ces transactions, en 1972, Tobin proposa de taxer ces transactions]

Ceci montre que la plupart des transactions n’est pas associée à un commerce de biens et services mais à l’achat et à la vente d’actifs financiers. Le volume des transactions sur le marché des changes n’est d’ailleurs pas seulement élevé, il augmente rapidement. Le volume des transactions de change à New- York est maintenant supérieur à 25 fois son niveau de 1980 et a doublé entre le début des années 2000 et la période qui a précédé la crise financière (2008).

Pour un pays donné l’ouverture des marchés financiers a une autre implication importante, elle permet à ce pays de supporter es déficits ou des excédents commerciaux. un pays en déficit commercial, c’est-à-dire qui achète plus de biens qu’il n’en vend au reste du monde doit emp déficit commercial, c’est-à-dire qui achète plus de biens qu’il n’en vend au reste du monde doit emprunter la différence.

Il emprunte en incitant les investisseurs financiers étrangers ? augmenter leur détention d’actifs nationaux, c’est-à-dire, dans les faits, à prêter au pays. A) La balance des paiements La balance des paiements est un document comptable où sont résumé les transactions d’un pays avec le reste du monde qu’elles oient financières ou réelles. C’est un compte de flux et non de stock. La balance des paiements est un compte tenu en crédit et en débit conformément aux principes de la comptabilité en partie double.

Toute opération entre le pays déclarant et le reste du monde donne lieu à deux inscriptions de même montant, l’une traduit la nature économique de la transaction (exportations de marchandises, achats financiers… ), l’autre traduit le mode de règlement de la transaction (virement, montant en devise… ). En crédit sont enregistrés toutes les ventes ou cessions d’actifs ar les résidants aux non résidents quelques soit le type d’actif concerné (par exemple les exportations sont enregistrés en crédit en contre partie desquelles un règlement est versé).

En débit figure les achats ou acquisitions d’actifs par les résidents au près des non résidents (par exemple les importations sont inscrites au débit en contrepartie desquelles le pays doit effectuer un règlement). Par extension, toute augmentation d’engagement (endettement) d’un résident à l’égard d’un non résident est assimilée à une cession d’actif donc un crédit. L’emprunteur v 0 9