Chanson De Geste

Chanson De Geste

Sommaire 1 . Introduction.. 4-5 2. Partie générale… a) Qu’est-ce qu’une chanson de geste ? b) Définition du genre c) Origine d) La chanson dans le texte 3. Classification principale . . 12-18 a) Geste de Charlemagne b) Geste de Guillaume d’Orange c) Geste de Doon de Mayence 4. Autres g. Annexes……….. — — a) Cycle provincial b) Deux cycles de la 6. 8. or2s Sni* to View nextÇEge iste des 6-1 1 . 9-20 — 21 . 22-23 24-25 26-27 28-29 Origines occltanes Étude de Jean de 7. Conclusion………….

Introduction Ne sont que trois matières a nul homme entendant, De France, de Bretagne et de Rome le grant. (Jean Bodel) L’objectif de notre mémoire est de découvrir un des plus beaux genres de la littérature française – Chansons de Geste. comme toutes les littératures, débute par la poésie ; et la poésie débute par l’épopée. On a longtemps distingué dans la littérature épique du moyen âge trois cycles ou groupes d’oeuvres dont les sujets gravites autour d’un centre commun : le cycle français , le cycle breton et le cycle antique .

Mais, à vrai dire, seules les oeuvres du premier cycle sont des épopées ; Celles des deux autres cycles sont

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plutôt des romans. L’auteur nous donne deux thèses sur l’origine de ces chansons. Dans le livre « Textes français et histoire littéraire . Moyen Age , XVI , XVII siècles. Nouvelle édition augmentée » Fernand Nathan annonce la classification principale de ces chansons et présente chacune d’elles Dans l’essal sur l’art épique des jongleurs « La Chanson de geste » Jean Rychner met l’accent sur le nombre des chansons, sur la date de leur apparence.

Il indique que ces chansons sont trop nombreuses et trop diverses, datent d’époques trop différentes, pour que l’on puisse prendre facilement une vue synthétique du genre. Dans l’article de Martin Jean-Pierre « Les motifs dans la chanson de geste. Définition et utilisation » on observe le résumé que le même terme de motif, à propos de la chanson de geste, désigne deux séries de stéréotypes : les uns de contenu (motifs narratifs), les autres d’expression (motifs rhétoriques). Dans le livre « Guillaume d’Orange : Chansons de geste de XI et XII siècles » M.

W. J. A. Jonckbloet prête surtout l’attention à la poésie vraiment grande, envisagée du point de vue de l’esthétique, et analysés d’après les règles séveres dans lesquelles la science moder OF de l’esthétique, et analysés d’après les règles sévères dans lesquelles la science moderne a restreint l’épopée. Dans les Actes du Colloque de Liège « La technique littéraire des chansons de geste » les spécialistes de la question ont échangé de vues sur le point particulier de la technique des chansons de geste.

Dans son ouvrage Guiette Robert proclame les raisons « morales » de la parution des chansons de geste. Il analyse ces facteurs selon deux points principaux. Née bien avant l’époque où les manuscrits en conservent le témoignage, la chanson de geste médiévale célèbre les exploits des héros du passé en qui se reconnaît la communauté. Fruit d’une lente élaboration, accordant longtemps à l’oralité une part onsidérable, elle est en France la seule réalisation épique qui puisse se comparer aux poèmes homériques, à l’épopée anglo- saxonne, germanique ou scandinave. . Partie générale Dans les dernières années du XIe siècle apparaissent à peu près simultanément deux formes littéraires très différentes, mais qui toutes deux rompent nettement avec les modèles que pouvaient offrlr les lettres latines, et qui toutes deux allaient constituer pour un temps les manifestations essentielles de la littérature romane : la chanson de geste en langue d’oil et la poésie lyrique des troubadours en langue d’oc.

La plus ancienne chanson de geste, « La chanson de Roland » dans la version du manuscrit d’Oxford, date sans doute des alentours de 1098 et le premier troubadour, le comte de Poitiers et duc d’Aquitaine Guillaume IX, a vécu de 1071 à 1127. b) Déf premier troubadour, le comte de Poitiers et duc d’Aquitaine cuillaume IX, a vécu de 1071 à 1127. b) Définition du genre • Les chansons de geste sont des poèmes narratifs chantés – comme leur nom l’indique – qui traitent de hauts faits du passé – comme leur nom l’indique également.

Le mot « geste » est issu du participe passé au neutre pluriel du verbe «gerere » qui signifie ? faire ». Ainsi, le terme gesta » signifie « les choses faites d’où les « exploits Ces poèmes ont une forme particulière : ils sont composés de laisses (strophes de longueurs irrégulières) homophones et assonancées. Le mètre employé est le décasyllabe à césure mineure (4/6) ou, moins souvent, majeure (6/4). Vers la fin du XIIe, la mode de l’alexandrin concurrencera le décasyllabe.

Mais au XVIe siècle encore le décasyllabe est senti comme le mètre épique par excellence, puisque c’est lui que choisit Ronsard pour sa Franciade. [3] Le mot « laisse » à lui seul peut donner une première idée de ce u’est l’esthétique des chansons de geste. Ce dérivé du verbe laissier, venant du bas latin Iaxare, signfie « ce qu’on laisse » et revêt à partir de là des sens variés : celul de ‘legs, donation’ aussi bien que celui d »‘excrément ».

Dans le domaine littéraire, il désigne d’une façon générale un morceau, un paragraphe, une tirade d’un texte ou d’un poème, qui forme un ensemble, s’étend d’un seul tenant, est récité ou chanté d’un seul élan, sans interruption. La composition épique en laisses implique ainsi une suite d’élans successifs, séparés plus qu’enchaînés. Il n’y a pas de pure narrativité dans la chanson de ges uccessifs, séparés plus qu’enchaînés.

Il n’y a pas de pure narrativité dans la chanson de geste, pas de linéarité du récit, comme si l’intérêt n’était pas au premier chef de savoir ce qui va se passer ensuite. Elle parait jouer d’un perpétuel mouvement de ressac et se plaît aux répétitions et aux échos : successions de laisses répétitives, qui ne diffèrent que par l’assonance et par d’infimes variations de point de vue ou de contenu, selon le procédé dit des laisses parallèles ; reprises incessantes de formules couvrant un hémistiche ou parfois un vers entier ; effets de refrain comme le fameux Halt sunt li Pui… La chanson de Roland ; effets de symétrie – toujours dans La chanson de Roland, celle entre la désignation de Ganelon comme ambassadeur, puis de Roland comme chef de l’arrière-garde… [7, p. 480] L’autre trait caractéristique des chansons de geste est leur contenu. Elles traitent de sujets essentiellement guerriers qui ont la particularité de se situer généralement à l’époque carolingienne, le plus souvent au temps de Charlemagne ou de son fils Louis le pieux. Un grand nombre de chansons furent composées ou remaniées au XIIe siècle, de 1130 environ à 1180.

Puis le souci nouveau de lasser ces poèmes en cycle conduisit les trouvères à imaginer de nouveaux épisodes destinés à relier entre eux les récits dispersés et primitivement indépendants. Cette production complémentaire s’est largement développée au XIIIe siècle ainsi qu’au début du XIVe siècle. Le XVe siècle assurera enfin la diffusion des légendes épiques sous forme de remaniements en prose. Georges Doutrepont a PAGF s OF des légendes épiques sous forme de remaniements en prose. Georges Doutrepont a relevé une cinquantaine de remaniements. Ce qui fait le contenu d’une oeuvre éplque, ce n’est pas une ction isolée et arbitraire, ni un événements fortuit, mais une action que ses ramifications rattachent à la totalité de son époque et de sa vie nationale.  » [Hegel, p. 109 du tome IV] c) L’origine Le problème majeur, concernant les épopées, est celui des origines. L’écart chronologique entre les faits plus ou moins historiques rapportés dans les chansons et les époques où elles apparaissent permet de se demander si elles n’ont pas été précédées de composition antérieures dont il reste à déterminer le caractère.

La question s’est posée dès l’époque romantique ù l’on a cru la résoudre en s’inspirant des théories de Wolf sur la genèse des poèmes homériques (certainement d’ailleurs ? l’origine de nos chansons de geste), de Herder sur les poèmes d’Ossian, de Lachmann, à propos des Niebelungen, des frères Grimm, favorables à l’inspiration populaire. L’existence de chants primitifs de caractère lyrique, improvisés sous le coup même des événements, fut affirmée par Fauriel en 1829, par Amaury Duval, en 1835, par Paulin paris, en 1851, ? propos de La chanson de Roland.

Après eux Jean-Jacques Ampère, Gaston Paris, et sous son inluence, Léon Gautier, définirent ces hants primitifs comme des cantilènes lyrico-épiques en langue germanique, remaniées et compilées ultérieurement par les jongleurs du Xe au XIe siècle. Cette hypothèse, que n’appuyait en réalité aucun texte précis fut généralement admise, en dépit des hypothèse, que n’appuyait en réalité aucun texte précis fut généralement admise, en dépit des réserves de Paul Meyer, jusqu’au jour où Pio Rajna s’avisa de tout remettre en question. [5, p. 335] De 1884 à 1900, les historiens de la littérature s’en sont tenus, suivant leur préférences, aux théories de G. paris ou de p. Rajna. Mais déjà s’élèvent des voix, vers la fin du siècle, pour suggérer le rôle des moines et souligner l’importance des lieux de pèlerinage. Joseph Bédier se fait le porte-parole de cette pensée. II établit que dans une cinquantaine d’églises jalonnant les routes d’accès aux plus fameux pèlerinages, s’était conservé le souvenir des héros épiques. D’où la formule : « au commencement était la route et le sanctuaire ».

Cette pensée est par allleurs soutenue par Marcel, le narrateur du Temps retrouvé de Marcel Proust :  » Le château expliquait l’église qui, elle-même, parce qu’elle avait été un lieu e pèlerinage, expliquait la chanson de geste.  » [p. 136, Nouvelle Revue Française, T. VIII]. Les romans en prose et même ceux mis en vers, ont toujours été destinés à être lus. Les chansons de geste n’ont été dérimées que quand leur véritable vitalité avait pris fin : au XIIIe siècle, elles étaient encore chantées. Comme on le sait, le Moyen Age ignore la propriété littéraire, mais la présence d’une signature a souvent pour effet de limiter la tentation des remanieurs – et encore n’est-ce pas toujours le cas. A cette époque, on conçoit très généralement le texte littéraire comme un bien commun, susceptible d’être amélioré » (détérioré ? ) ou remis au goût 7 OF texte littéraire comme un bien commun, susceptible d’être « amélioré » (détérioré ? ) ou remis au goût du jour au gré des ambitions ou des intérêts commerciaux des jongleurs.

C’est que l’essentiel de la production en langue vulgaire était destinée à la récitation publique sur les champs de foire, les lieux de pèlerinage, carrefours, étapes diverses et, bien entendu, dans les cours seigneuriales. [2, p. 11-15] La récitation pouvait d’ailleurs laisser une place plus ou moins large à l’improvisation, ce qui ne favorisait évidemment pas une transmission fidèle des textes. De surcroît; chaque jongleur souhaitait pouvoir annoncer une oeuvre sinon originale, du moins peu connue, ou une version nouvelle, meilleure que toutes les autres, d’un texte déjà répandu.

Ces conditions particulières de diffusion expliquent la diversité des copies conservées et la fréquente impossibilité de retrouver la forme originelle. Les éditeurs modernes sont donc réduits ? éditer le texte qui leur semble le meilleur ou le plus ancien, en le corrigeant à l’aide des autres manuscrits, mais en sachant qu’ils n’éditent qu’une forme privilégiée prise par ce texte et on le texte d’un écrivain unique qui aurait simplement subi des altérations involontaires ou limitées.  » (Dominique Boutet, pp. 29-30) Mais ces textes, comment nous ont-ils été transmis ?

L’imprimerie n’a été inventée qu’au XVe siècle et il a donc fallu, avant cette date (approximativement 1440), copier les oeuvres à la main. Le support et l’œuvre qui y est copiée est ce qu’on appelle un manuscrit. Nous pouvons aisément imaginer le travail fastidieux que peut repr 8 OF qu’on appelle un manuscrit. Nous pouvons aisément imaginer le travail fastidieux que peut représenter la copie d’une chanson même si elle ne fait que 6000 vers… ), ou de tout autre forme littéraire. C’est pourquoi, il est fréquent de trouver des variantes, des transformations non intentionnelles, des remaniements…

Cela peut être dû à l’inattention mais ces « variantes de scribe » peuvent prendre une plus grande ampleur. Loin de se limiter ? l’orthographe, ces variantes peuvent intéresser la versification, le vocabulaire, le temps des verbes, l’organisation grammaticale de la phrase. On parlera de remaniement lorsqu’un projet précis s’ajoute à la simple volonté de recopier un texte. Il peut être idéologique ou professionnel. [2, p. 7-23] Cette réécriture peut affecter la structure de l’œuvre, en élaguant des épisodes ou en transformant leur nature.

Une attitude caractéristique de remanieur consiste à gonfler des épisodes accessoires. Mais parfois, certains manuscrits peuvent présenter des versions appauvries, voire squelettiques que peut seule expliquer l’hypothèse d’une transmission memorielle déficiente. Les auteurs de ces versions ne disposaient pas d’un modèle écrit, et leur intention n’était pas de modifier le texte dont ils cherchaient au contraire à consigner une trace et qu’ils ne connaissaient sans doute que pour l’avoir entendu. 9, p. 20] « Pourquoi les jongleurs et les trouvères exécutent-ils ces oeuvres ?

Le public écoutait volontiers les chansons de geste. Sinon, comment les jongleurs auraient-ils pu espérer se faire payer pour leurs récitations ? Ils interrogent : « voulez-vo PAGF q OF jongleurs auraient-ils pu espérer se faire payer pour leurs récitations ? Ils Interrogent : « voulez-vous ouïr bonne chanson et avenante ?  » Mais ils se taisent sur les qualités littéraires de leur oeuvre, si ce n’est pour nous assurer qu’ils connaissent mieux leur matière que les autres. Leur but principal est d’intéresser par des histoires. Niest-ce pas le but de tout conteur [9,p. 611.

Dès qu’une histoire est bien connue, et c’est le cas de la plupart des chansons de geste à l’époque, « suivre l’histoire, c’est moins enfermer les surprises ou les découvertes dans la reconnaissance du sens attaché à l’histoire prise comme un tout qu’appréhender les épisodes eux-mêmes bien connus comme conduisant à cette fin. Une nouvelle qualité du temps émerge de cette compréhension » (p. 105 de Paul Ricoeur, tome 1) Chantant l’exploit individuel en lui donnant un retentissement collectif, l’épopée était fortement marquée par une vision oligarchique du monde.

Elle a ainsi pu fournir à l’aristocratie un appui non négligeable dans sa recherche d’histoires fondatrices et légitimantes. [11, 721] 3. La classification principale Il nous reste de 70 à 80 chansons de geste, que, suivant une distinction déjà faire par les trouvères du XIII siècle, on peut répartir pour la plupart en 3 gestes principales : La geste du Roi ou de Charlemagne, La geste de Garin de Monglane ou de Guillame d’Orange, La geste de Doon de Mayence. N’at que trois gestes en France la garnie : Du roi de France est la plus seignorie, Et l’autre àpres, bien est droiz que gel die, Est de Doon a la barbe florie