CAFIPEMF P Savoyini

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n ODCICICIDCJCICICICICDCICICIODCICICICIOCICICICIODCICICI MEMOIRE C. A. F. I. P. E. M. F. session 2006 PASCALE SAVOYINI DDCICICICIODCI Introduction…. …………………………………………………………… 4 1 ère partie : Comment rassembler des élèves de Petite, Moyenne et Grande Section autour d’u n p le Sni* to View Intérêt d’un projet…… . 1. Pour une mémorisation plus efficace……………………………… „… 7 2. Pour une meilleure motivation, une meilleure implication……………. 7 a. une implication personnalisée………. b. Un lien avec le contexte familial………. . L’interactlon élève/enseignant„……. 3. Pour construire une communauté d’apprentissages et donner du sens…… 9 Faire naître un projet…. correspondance scolaire…… — 2. Les bilans de séances… ………………. 23 Utiliser les différents 24 1. L’oral…… . … 24 a. Un exemple de situation-problème. b. S’appuyer sur les productions … 25 Opour élaborer un langage commun….. • Pour faire émerger les conceptions………….. 26 O pour transformer les conceptions……….. . … 26 • pour 2. L’écrit. a. L’utilisation par l’enseignant……………….. … 28 b. L’utilisation par l’élève… .. 28 Ecrire, pourquoi Que deviennent les … 29 Les cahiers d’expériences……. . 3. Le construit…. … a. La boite personnelle…. b. La boîte — 30 … 31 Anne xes. „ „ „ „ „ „ „ „ „ „ „ … 33 Bibliographie…. —

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40 Une classe est d’abord un regroupement d’individus différents. par nature toute classe est hétérogène, c’est un lieu de vie où se côtoient des singularités à respecter. Enseigner en classe uniqu PS, MS, CS) présente PAGF 9 sous forme de projet était peut-être une solution possible.

Plusieurs domaines d’étude dans les nouveaux programmes pouvaient se traiter de cette anière (autour des arts visuels, du vlvre ensemble, d’une mise en réseau littéraire… ). Mais, c’est dans un contexte d’une recherche scientifique que mon étude a commencé. En effet, les textes officiels incitent à la découverte du monde. L’académie des sciences relance l’enseignement des sciences expérimentales dans les écoles maternelles, et valorise une nouvelle démarche pédagogique plaçant l’élève au centre de ses apprentissages : l’enfant s’interroge, expérimente, communique.

Il est donc indéniable qu’enseigner les sciences contribue à fournir des réponses aux multiples questionnements e l’enfant sur lui-même et sur le monde qui l’entoure. Mais avec une classe multi-âge, comment découvrir et s’interroger ensemble sur le monde ? comment communiquer nos découvertes ? Alors je me suis interrogée sur l’organisation pédagogique ? mettre en place pour mener des projets scientifiques et technologlques intégrant chaque enfant, selon ses capacités. Et les échanges qui se créent pendant le déroulement du projet ont également suscité des interrogations.

A travers l’analyse de situa ropose dans un premier construction d’un bonhomme -la fabrication du jus de raisin -le transport de l’eau Projet scientifique : e jardinage Les pistes que je développe dans ce mémoire professionnel laissent à supposer que la classe multi-âge pourrait rimer avec avantages… Petits, moyens, grands ensemble ? Quel intérêt ? En milieu urban cette mixite se crée par une volonté d’équipe éducative. Souvent regroupés lors d’un « décloisonnement », les petits retrouvent les grands et travaillent autour d’un projet.

En milieu rural, la classe à plusieurs niveaux existe de fait. Nommée il y a six ans dans un Regroupement Pédagogique Intercommunal, j’enseigne dans une classe regroupant des élèves de trois, quatre, et cinq ans. Si ce fonctionnement est provoqué dans le milieu éducatif urbain, il est intéressant de se demander pourquoi. Serait-ce une stratégie à privilé ier our favoriser les apprentissages ? 9 Cette phrase, souvent prononcée par des enfants encore étonnés de découvertes, rappelle les benéfices tirés d’un projet.

Les souvenirs affluent, accompagnés la plupart du temps par un sentiment de bien-être. Un projet laisse des traces, mais outre la production, il y a la memolre. Octobre 2005, nous assistons à la fabrication du jus de pomme chez un producteur du village. Sitôt arrivés sur les lieux et à la vue du pressoir, les ?lèves se souviennent d’une recherche effectuee un an plus tôt, lors de la fabrication du jus de raisin, projet qui avait conduit les enfants à visiter un pressoir. Que peut-on tirer de cet exemple ? Un réinvestissement immédiat, sur le site.

Cl Une comparaison (les étapes ne sont pas tout à fait les mêmes). Une recherche des panneaux et des traces écrites de Vannée précédente dès le retour en classe. Une mesure de l’impact d’un projet, une évaluation : que reste- t-il des 2. Pour une meilleure motivation et une meilleure implication L’enseignant souhaite toujours que toute la classe adhère au rojet lancé. Peut-on parler d’implication pour un enfant de 3 ans ? Quelles situations mettre en place pour que l’enfant soit motivé, pour qu’il s’implique réellement ?

Voici quelques réflexions qui permettent à l’enfant de s’impliquer dans le projet : a. une implication personnalisée Au cours de nos essais de PAGF s 9 classe, on réalise résultat de son pot Instinctivement, ne compare pas son résultat avec les autres. Eprouve du plaisir dans sa démarche d’observateur s’il peut toucher sa plante et dire « maitresse, tu as vu la mienne ! » Cherche la photo le concernant C’est la phase égocentrique de l’enfant (période pendant laquelle l’enfant ne considère que son point de vue et ses propres intérêts).

L’enfant est curieux mais individualiste. Il est avide d’apprendre mais vit dans le moment présent, il a besoin d’un support (les photos) pour se souvenir de ses actes. Il est donc important -de prévoir le matériel nécessaire à chaque enfant et de marquer le prénom sur chaque pot si l’on veut une réelle implication. Dans ce cas, même un enfant de trois ans trouve sa place dans un projet. (Annexe 1) – de mémorlser le travail de chaque élève en gardant une trace (une hoto par exemple), et de le valoriser pour poursuivre le projet b.

Un lien avec le contexte familial Qu’il soit technoloeique o PAGF 6 2 n proiet vit avec des conditions affectives, l’enseignant doit offrir un milieu sécurisant. Je rejoins dans ce constat P. JONNAERT, qui précise que le maître doit présenter les difficultés ressenties comme surmontables si on ne veut pas créer un désintéressement. En portant un regard positif sur les connaissances de l’élève et en proposant des situations nouvelles, pas trop déstabilisantes, l’élève reste motivé et impliqué. 3. Pour construire une communauté d’apprentissages et donner u sens Qui dit projet dit problèmes à résoudre.

Soucieuse de vouloir donner du sens aux apprentissages, j’ai cherché le plus souvent une progression logique dans l’enchaînement des savoirs ? acquérir. Si l’enfant sait qu’il apprend pour résoudre une étape du projet, s’il a le sentiment que son travail résulte d’une décision qu’il a prise, alors il sera disposé à apprendre. M. DEVELAY développe cette problématique. « Le désir de savoir ne se transforme en intention d’apprendre qu’à la condition de voir émerger une motivation.  » L’apprenant établit une relation entre l’intention (ce qu’il vise, ce u’il désire) et l’action (ce qu’il fait, ce qui le motive).

Ce rapport entre l’intention et l’action correspond au désir d’apprendre. C] Je dois donc arriver à provoquer deux attitudes chez l’élève le désir n la motivation La quête du sens se complexifie dans une classe multi-âge car il est difficile de conduire un eroupe d’élèv donner du sens à une PAGF 7 2 atelier « construction/bricolage je propose aux enfants de construire un bonhomme plus grand que la maîtresse. Après quelques séances infructueuses, je mène une discussion de groupe d’où je dégage les situations-problèmes.

Ensuite, j’indique à l’aide d’un  » panneau d’apprentissages  » les différentes notions que l’on va devoir travailler pour aller jusqu’au bout de notre projet. (Annexe 3) Ce panneau reste à leur disposition dans le coin regroupement, et je prends soin, avant chaque atelier dirigé, de vérifier avec les élèves si la recherche du jour nous aidera dans la résolution du projet. Que nous apporte cette démarche ? Cl L’élève met du sens dans ses activités. Le tableau est un repère au moment de l’apprentissage. Les MS et GS rappellent aisément le rôle de ce panneau, par contre c’est beaucoup plus ifficile pour les PS.

Faire naître un projet Deuxième projet : la fabrication du jus de raisin Dans le cadre d’une correspondance scolalre avec l’école de Landreville, je prévois une sortie vendanges courant octobre 2004. Nos « petits amis’ nous envoient une lettre d’invitation et nous précisent ue nous visiterons le pressoir. Traditionnellement les visi production (pressoir, PAGF E 9 prend alors un tout autre intérêt : c’est l’occasion de questionner un professionnel à partir de ses propres recherches. En me référant à cette démarche, je fais naître, lors d’un regroupement, une problématique ? comment faire du jus de raisin ? ? Il est important que les enfants agissent d’abord et la première séance est réservée ? la manipulation. Je demande aux enfants de produire du jus de raisin avec les mains. Cette séance a pour but de mobiliser les élèves sur le projet de réaliser du jus de fruit. Ils prennent plaisir à écraser les grumes et à constater qu’ils fabriquent du jus de raisin. Ils s’approprient le projet. Ces premiers essais, cette phase de manipulation sera appelée « mise en projet Elle est nécessaire pour les trois sections car l’enfant en s’appropriant le projet réalise qu’il st à sa portée.

Petits, moyens et grands prennent conscience de la faisabilité de la tâche. Je dols donc proposer une problématique gérable par les trois niveaux, elle ne doit être ni trop compliquée, ni trop facile. VYGOTSKY explique que l’élève apprend, ? condition de se trouver confronté à une situation qui est en avance sur son niveau de développement, mais pas trop : c’est le sens de zone proximale. C] Le point sensible dans la démarche d’un projet se situe au démarrage car il est crucial que la motivation gagne Pensernble du groupe classe et que le projet ne devienne as seulement celui de l’enseignant.

A la fin de ce genre de séance e eux dire : « Nous sommes bien to semble nous avons PAGF 2 maintenant le mettre en forme, le planifier, c’est ce que JONNAERT appelle le projet-programmatique. « Concrètement, voilà ce que nous allons faire… » Quel est mon rôle à ce stade du projet ? Il se résume en trois phases . PHASE PRE-ACTlVEn PHASE INTER-ACTlVEn PHASE POST-ACTIVE 1 . La phase pré-active Pendant cette phase, je crée et j’organise les conditions d’apprentissages. a. Créer une situation d’apprentissage Je définis l’objet d’apprentissage pour les trois sections, je le mets n situation.

Mon but est de rassembler les enfants autour du même projet. pour expliquer mes choix, il est indispensable de rappeler le principe d’une démarche scientifique, et pour cela je me réfère aux travaux de GIORDAN  » L’activité scientifique ou technologique n’est jamais ponctuelle, elle passe par une suite d’activités spécifiques en liaison les unes avec les autres.  » Je dois mener . des activités d’investigation des activités de structuration Je vais m’appuyer sur l’exemple du troisième projet pour définir ces deux sortes d’activités. Troisième projet : les cultures