Biographie Poe

Biographie Poe

wv ». comptoirlitteraire. com André Durand présente Edgar Allan POE (États-Unis) (1809-1849) Au fil de sa biographi qui sont résumées et des dossiers particuli l’un à ses poèmes, l’autre à ses nouvelles, or 100 le troisième aux « Aventures d’Arthur Gordon Pym » Bonne lecture ! Né le 19 janvier 1809, à Boston, il était le fils de David Poe, qui appartenait à l’une des familles les plus respectables de Baltimore, mais qui, buveur et tuberculeux de surcroît, s’était épris violemment d’une comédienne anglaise, qui jouait, dansait, chantait, était une jeune première très admirée, célèbre par sa eauté, Elizabeth Arnold. ? la mort de son père, elle avait suivi sa mère aux États-Unis, était montée sur les planches pour la première fois à peine âgée de neuf ans, avait vu mourir sa mère, s’était mariée avec le comédien Charles Hopkins, qui mourut trois ans plus tard. En 1804, David Poe, qui avait vingt et un ans, qui vendait du tabac, d’autres denrées coloniales et des esclaves, John Allan, fit sa connaissance et envoya des provisions à la malheureuse famille. Quelques représentations eurent lieu dans le but de la secourir.

Elle alla jouer à Charleston, en Caroline du Sud, puis revint à Richmond. Le 8 décembre

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181 1, elle mourut de tuberculose pulmonaire, à l’âge de vingt quatre ans, laissant dans l’abandon et le dénuement le plus complet trois enfants en bas âge, dont Edgar, qui, âgé de deux ans, fut retrouvé en train de jouer dans la chambre mortuaire. Elle était une comédienne shakespearienne interprétant les Juliette et les Ophélie, qui tous les soirs mourait sur scène et ressuscitait au baisser du rideau.

Il est probable qu’il l’ait vue faire à un âge où il ne pouvait percevoir que la quintessence de cette sltuation : la confusion entre la vie t la mort, qui fut l’obsession de son existence car il ne l’oublia jamais et en resta très marqué. Comme le théâtre de Richmond brûla pendant une représentation, la troupe, privée de théâtre, quitta la ville en confiant les trois enfants à la charité de la bourgeoisie de la ville. Tandis que William Henry Leonard demeura avec son grand-père et sa tante, Maria Clemm, que Rosalie alla chez des nommés Mackenzie, Edgar fut recueilli par les Allan.

Le 7 janvier 1812, il fut baptisé par le révérend John Buchanan, avec les Allan pour parrain et marraine. N’ayant pas d’enfants, ils l’adoptèrent, et il ‘appela donc désormais Edgar Allan Poe. Cet orphelin de deux acteurs ambulants et faméliques fut élevé avec tendresse en petit aristocrate, dans le Sud, dans une belle aisance et dans l’espérance légitime d’une belle vie. II s’attacha à eux, à la grâce de cette mère aisance et dans l’espérance légitime d’une belle vie. Il s’attacha à eux, à la grâce de cette mère, aux promesses de réussite sociale qu’incarnait ce père.

En 1814, à peine âgé de cinq ans, il commença ses études primaires sous la condulte de Clotilda ou Elizabeth Fisher, la Bible occupant alors une grande place dans a vie, malgré le rationalisme de John Allan. L’année suivante, il passa brièvement à l’école de William Ewing. En 181 5, les affaires de John Allan étant dans un état inquiétant (la bourse du tabac s’était effondrée et un employé l’avait escroqué), il décida de partir en Grande-Bretagne pour y étudier le marché et, si possible, ouvrir à Londres une succursale.

Edgar embarqua avec ses parents et la jeune sœur de Mme Allan, Ann Moore Valentine (appelée Nancy) à Norfolk (Virglnie) à bord du « Lothar. Débarqués à Liverpool le 28 juillet, les Allan gagnèrent d’abord ‘Écosse, la petite ville d’IA’ing, pays natal de John Allan. Mais le marché écossais se révélant mauvais, ils vinrent à Londres en 1816, où ils confièrent Edgar aux demoiselles Dubourg (dont le nom reparut dans « Double assassinat dans la rue Morgue »), chez lesquelles il suivit des études primaires.

Mais il s’y sentit si malheureux qu’il s’enfuit. Il fut alors placé, en 1818, à la « Manor house school » à Stoke-Newington, près de Londres, que tenait le docteur John Bransby, pasteur impeccable et maitre d’école monstrueux, et dont les bâtiments et l’atmosphère « gothiques » llaient rester dans sa mémoire et apparaître dans plusieurs de ses nouvelles (en particulier dans MWilliam Wilson »).

Il y fit des études classiques et littéraires solides, obtenant de brillants résultats, en latin et français notamment, ainsi q littéraires solides, obtenant de brillants résultats, en latin et français notamment, ainsi que dans les disciplines sportives. Cependant, il montra un caractère instable, irritable, fut parfois tyrannique envers ses camarades et fit une autre fugue. C’est ce séjour de quelques années en Grande-Bretagne qui aurait pu lui donner son goût pour l’atmosphère médiévale et brumeuse de la ittérature gothique, à une époque où paraissaient les premiers contes d’Hoffmann.

Mais il lisait surtout Byron, dont l’influence devait marquer ses premiers poèmes, Coleridge, Shelley, Keats, les auteurs de romans gothiques (Horace Walpole, Ann Radcliffe, Matthew Lewis) et la plupart des romantiques de son époque. II professa une grande admiration pour « Ondine », conte de Friedrich de La Motte-Fouqué, pour Hawthorne aussi. Il connaissait aussi parfaitement la littérature classique où il goûtait particulièrement pope.

En 1820, la belle et dolente Mme Allan, dont la santé avait oujours été fragile, étant tombée sérieusement malade, car elle avait contracté la tuberculose, ce qui eut pour effet de la rendre nerveuse, irritable, la famille revint aux États-Unis, d’abord à New York puis à Richmond. Edgar reprit ses classes dans les meilleures écoles privées, l' »English classical school » de John H. Clark, le collège Wllliam Burke et l’école du Dr Ray Thomas et de son épouse, y recevant l’éducation traditionnelle des « gentlemen virginiens.

Même s’il se lia avec Ebenezer Burling, jouant au Robinson avec lui, il commença à manifester un certain penchant our la solitude et la rêverie. Il rédigeait des poèmes qu’il adressait aux filles de l’école de Mme Mackenzie où se trouvait sa sœur, Rosalie, qui contracta, à rage de adressait aux filles de l’école de Mme Mackenzie où se trouvait sa sœur, Rosalie, qui contracta, à l’âge de douze ans, une maladie inconnue, peut-être une méningite, qui la laissa arriérée mentale et aller nécessiter une mise sous tutelle durant toute sa vie.

Il était encouragé par sa mère dans ses travaux d’écriture, mais les tours qu’il jouait à certains habitants respectables de Richmond rritaient son père qui prenait ombrage du caractère assez fier de l’adolescent, voulait le voir devenir marchand, tandis qu’il ne rêvait que de poésie et envisageait, à la rigueur, une carrière dans l’armée. D’ailleurs, il fut lieutenant des volontaires juniors de Richmond qui participèrent aux cérémonies organisées pour lui souhaiter la bienvenue quand, lors d’un voyage aux États-Unis, le général La Fayette visita la ville du 26 au 28 octobre 1824.

Du fait de ses nombreux différends avec M. Allan, il trouva souvent refuge chez la mère d’un camarade de classe, qui était leine de grâce et de douceur, Jane Stith Stanard ; et, alors qu’il était âgé de treize ans, il tomba amoureux d’elle qui lui confia sa peur de devenir folle et de mourir ; puis elle mourut en effet en 1824, et, son décès l’affectant grandement, il vint souvent lire sur sa tombe les vers qu’il avait composés pour elle (elle allait être la Lénore du « Corbeau », et il parla de sa « chevelure d’hyacinthe » dans « À Hélène »), retrouvant dans son souvenir celui de sa mère morte.

En 1848 encore, il parla d’elle comme « du seul et idolâtre amour, purement idéal, de sa jeunesse passionnée ». John Allan, s’éloignant progressivement de son épouse, qui était toujours malade, commit des infidélités qu’elle découvrit et qu’Edgar, qui lui était qu’Edgar, qui lui était très attaché, réprouva. L’animosité grandit entre le père adoptif et ce fils trop aimé de sa mère. D’autre part, les affaires périclitèrent et la vie à la maison s’en ressentit.

Les relations de Poe avec son père ne s’améliorèrent pas à la suite de son passage comme commis dans son magasin. Mais, en mars 1825, un gros héritage permit à John Allan de payer ses dettes et d’acheter un manoir en briques et entouré de jardins, appelé « Moldavia » où il vécut, avec sa femme, dont la santé déclinait, et Edgar, comme un riche bourgeois du Sud, ayant domestiques et esclaves. Il donna alors à contrecoeur à Edgar la permission d’entrer en 1826 à runiversité de Virginie, à Charlottesville.

Montrant un esprit brillant, une intelligence exceptionnelle, il se distingua non seulement par une grande maîtrise des langues classiques (le grec et le latin) et romanes (le français, l’espagnol et l’italien), mais aussi par une aptitude des plus remarquables pour les sciences physiques et mathématiques (il allait en faire un usage fréquent ans ses étranges nouvelles, en tirant des effets tres inattendus).

D’autre part, il se révéla excellent nageur (en juin ou juillet 1824, il parcourut six ou sept miles le long de la James River, tandis que son maître suivait sur un bateau) et athlète remarquable, établissant un record de saut en longueur de vingt et un pieds et six pouces. Mais, mélancolique de tempérament, il avait tendance à broyer du noir. Aussi, étant alors très influencé par l’œuvre et le personnage de Byron, il écrivit ses premiers vers satiriques, tous perdus aujourd’hui, excepté : premiers vers satiriques, tous perdus aujourd’hui, excepté O tempora ! O mores !  » (1825) « O temps !

O moeurs!  » Voir POE – Les poèmes À l’université, Poe prit sa part des bagarres et des exploits des étudiants, se battit en duel, s’adonna à l’alcool et au jeu, contractant, en huit mois, deux mille dollars de dettes. Il estimait que l’argent que lui allouait son père ne lui permettait pas de tenir le rang auquel il croyait avoir droit, auquel il aspirait en tout cas. D’où d’âpres querelles avec son père qui, alors qu’il venait de passer avec succès ses premiers examens, refusa de le réinscrire et le ramena à Richmond en décembre 1826 pour l’employer ans sa maison de commerce.

Edgar refusa et tomba dans une profonde mélancolie. Elle fut encore accrue du fait qu’étant, encore contre la volonté de son père, tombé amoureux de Sarah Elmira Royster à laquelle il avait, à son retour à Richmond, écrit des lettres enflammées, il subit une dure déception. Comme elles avaient été interceptées par les parents, Elmira avait cru qu’il l’avait oubliée, rompit ses fiançailles avec lui et son père s’était empressé de la marier ? un riche négociant, Alexander Shelton.

Cette peine d’amour lui inspira : « ‘Song’ (1827) voir POE – Les poèmes efusait de le renvoyer à l’université, que le rêve aristocratique du quasi-« gentleman » virginien s’écroulait, après une querelle plus violente, il s’enfuit, fuite semblable à celle de son père, imitation inconsciente ou manifestation, qul allait être plusieurs fois répétée, de ce qu’il allait appeler le « démon de la perversité ».

Avec un peu d’argent avancé en secret par Mme Allan et sa soeur, tante Nancy, il se rendit à Boston, avec l’espoir de trouver plus bienveillants le Nord et cette ville qui était le foyer de la vie littéraire de la Nouvelle-Angleterre et de survivre en publiant ses oèmes. Pendant six semaines, il essaya vainement d’obtenir du travail. Aussi, le 26 mai 1827, s’engagea-t-il pour cinq ans comme artilleur de seconde classe dans l’armée fédérale, sous le nom d’Edgar A.

Perry (pseudonyme qu’il réutilisa pour signer certaines nouvelles), se décrivant comme un commis âgé de vingt-deux ans (se vieillissant donc de quatre ans), ayant une taille de cinq pieds et huit pouces, des yeux gris, des cheveux bruns, un teint clair. Il fut d’abord assigné, pour son entraînement, au Fort Independence dans le port de Boston, puis fut transféré au bureau de l’intendant.

Entre temps, grâce aux bons soins d’une connaissance de Boston, il obtint qu’un jeune éditeur publie son premier livre : ‘Tamerlane and other poems » ‘Tamerlan et autres poèmes » Du recueil de dix poèmes publié à compte d’auteur, avec seulement l’indication : « By a Bostonian » (ce qui était un défi jeté au Sud compte d’auteur, avec seulement l’indication : « By a Bostonian » (ce qui était un défi jeté au Sud qui refusait de reconnaître son génie), cinquante exemplaires à peine furent vendus (il n’en existe aujourd’hui que douze).

Mais c’est légitimement qu’il resta à peu près inaperçu. Le 8 novembre 1827, la compagnie à laquelle Poe appartenait monta à bord du ‘Waltham », dans le port de Boston, et, dix jours plus tard, entra à Fort Moultrie, sur l’île Sullivan au large de Charleston, en Caroline du Sud. Il connut les lourds loisirs de la vie de garnison. Les histoires de pirates et de trésors qu’on allait retrouver dans ses nouvelles furent sans doute entendues pendant cette période.

Mais il prépara aussi les matériaux de ses futures compositions (en partlculier la nouvelle « Le scarabée d’or ») et écrivit son premier poème symbolique, plus long que ‘Tamerlane » et plus hardi : « Al AaraaP’ 1829) Le 15 décembre 1828, la batterie d’artillerie où Poe servait fut transférée à la forteresse Monroe (Virginie). Malgré une rapide promotion au grade d’artificier, puis de sergent-major (le 1 er janvier 1829) et l’amitié de ses supérieurs, il s’ennuyait.

Aussi décida-t-il qu’il n’était pas fait pour l’armée et, révélant son vrai nom, demanda d’être libéré. Cela lui fut accordé à condition qu’il se réconcilie avec son père adoptif auquel il envoyait des lettres indignées ou suppliantes où il affichait une énorme ambition littéraire Le monde sera ma scène »). Mais John Allan refusa. Le jeune homme subit u ambition littéraire (« Le monde sera ma scène »). Mais John Allan refusa. Le jeune homme subit un choc nerveux et fut conduit ? l’hôpital.

Le 28 février 1829, Frances Allan décéda sans qu’il ait pu la voir une dernière fois, ayant été informé trop tard de son état, alors qu’il éprouvait pour elle une affection réellement filiale. Sur son lit de mort, Frances Allan avait plaidé ardemment pour une réconciliation, qui eut lieu : John Allan accepta de l’aider à démissionner de l’armée et d’appuyer (sèchement) sa candidature à l’Académie militaire de West Point, école des fficiers de l’armée états-unienne.

Le 4 avril, Poe fut libéré de l’armée. Comme il était sans le sou, il alla attendre son admission à West point à Baltimore, chez sa tante, Mana Clemm, qui avait perdu son mari en 1826 et vivait dans un extrême dénuement, entourée de sa mère impotente, Elizabeth Cairnes Poe, de son fils qui était tuberculeux, de ses deux filles, Elizabeth Rebecca et Virginia, ainsi que du frère d’Edgar, William Henry Leonard, tuberculeux lui aussi et de surcroit alcoolique.

Virginia, étant une enfant de sept ans éperdue d’admiration devant ce cousin brillant t presque célèbre, étant belle (brune comme Elizabeth Hopkins Poe, comme Jane Stanard et comme Frances Allan, cette femme- enfant fut peut-être un autre modèle de Ligeia), charmante, et excellente musicienne, la figure féminine qui hantait Poe se dédoubla : Maria Clemm fut pour lui « maman Virginia, fut « Sis », la petite soeur.

Son attachement pour elles allait toujours garder quelque chose d’enfantin et de poignant. À Baltimore, en décembre, il fit paraître, toujours à compte d’auteur, un second recueil de poèmes : « Al Aaraaf and other poems » PAGF 00