Bio victor hugo

Bio victor hugo

ors du coup d’État du 2 décembre 1851, Victor Hugo tente d’abord de fuir, puis se constitue prisonnier, mais un commissaire français, flairant le piège, refuse de l’arrêter lui répondant « M. Hugo, je ne vous arrête pas, car je n’arrête que les gens dangereux48 ! Il s’exile volontairement49 à Bruxelles, puis à Jersey. Il condamne vigoureusement pour des raisons morales50,note 6 le coup d’État et son auteur Napoléon Ill dans un pamphlet publié en 1852, Napoléon le petit, ainsi que dans Histoire d’un crime, écrit au lendemain du coup d’État et publié 5 ans plus tard51, et dans Les Châtiments50.

Le souvenir douloureux de Léopoldine sa fille — ainsi que sa curiosité — le pousse à tenter des expériences de spiritisme, consignées dans Les Tables tournante or 3 Sni* to View Hauteville House, ma Chassé de Jersey en xil à Guernesey. la reine Victoria, il s’installe à Guernesey dans sa maison, Hauteville House. Il fait partie des quelques proscrits qui refusent l’amnistie52 décidée quelque temps après (« Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là53 »). Ces années difficiles sont très fécondes.

Il publiera notamment Les Châtiments (1 853), œuvre en vers Swipe to View next page vers qui prend pour cible

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le Second Empire ; Les Contemplations, poésies (1856) ; La Légende des siècles (1859), ainsi que Les Misérables, roman (1862). Il rend hommage au peuple de Guernesey dans son roman Les Travailleurs de la mer (1866). Hôtel des Colonnes à Waterloo où Victor Hugo résida en mai-juin 186054. Il reçoit quelques visites du continent, celle de Judith Gautier et, en 1860, celle de Boucher de Perthes55.

Le fondateur de la préhistoire le décrit alors comme un « républicain gentilhomme fort bien installé, vivant en père de famille aimé de ses voisins et considéré des habltants. » Retour en France et mort Napoléon Ill signe en 1859 une amnistie générale des prisonniers politiques, mais Victor Hugo refuse de profiter de cette grâce de 1’« usurpateur », de même que celle de 186956. Victor Hugo retourne en France en septembre 1870 après la défaite de l’armée française à Sedan et reçoit de la part des Parisiens un ccueil triomphal.

Il participe activement à la défense de Paris assiégé. Élu à l’Assemblée nationale (siégeant alors à Bordeaux) le 8 février 1871, il en démissionne le mois suivant pour protester contre l’invalidation de Garibaldi. En mars 1871, il est à Bruxelles pour régler la succession de son fils Charles lorsqu’éclate la Commune. Cest de B Bruxelles pour régler la succession de son fils Charles lorsqu’éclate la Commune. C’est de Belgique qu’il assiste ? la révolte et à sa répression, qu’il désapprouve si vivement u’il est expulsé de ce pays57.

Il trouve refuge pendant trols mois et demi dans le Grand-Duché (1er juin-23 septembre). Il séjourne successivement à LuxembourB à Vianden (deux mois et demi), à Diekirch et à Mondorf, où il suit une cure thermale. Il y achève le recueil L ‘Année terrible. Il retourne en France fin 1871. Plusieurs comités républicains l’ayant sollicité, il accepte de se porter candidat à l’élection complémentaire du 7 janvier 1872. Apparaissant comme « radical » en raison de sa volonté ‘amnistier les communards, il est battu par le républicain modéré Joseph Vautrain58.

Médaille à l’effigie de Victor Hugo par Alfred Borrel, 1884, Bronze, 68 mm La même année, Hugo se rend à nouveau à Guernesey où il écrit le roman Quatrevingt-treize. En 1873, il est à Paris et se consacre à l’éducation de ses deux petits-enfants, Georges et Jeanne, qui lui inspirent le recueil L’Art d’être grand-père. Il reçoit beaucoup, hommes politlques et littéraires, les Concourt, Lockroy, Clemenceau, Gambetta57… Le 30 janvier 1876