antologie souvenir

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JACQMIN le 06/04/2016 Raphaëlle Anthologie Le souvenir or 16 Sni* to View un souvenir est quelque chose dont on se remémore. Il fat partie de chaque personne. C’est un besoin vitale. Ecrire nos souvenirs permet de moins les oublier. C’est pourquoi le thème du souvenir en poésie est très souvent utilisé. Il nous permet de nous remémorer notre passé comme celui de notre enfance avec ses moments joyeux ou tristes. Ce thème est aussi très utilisé chez les poètes engagés, qui écrivent, par exemple, pour se souvenir des atrocités de la guerre et de tous ceux qui y sont morts.

En écrivant leur souvenir dans toute personne. Le second poème, Spleen, de Charles Baudelaire, détaille ce thème de souvenir. Ces souvenirs qui s’entassent dans notre mémoire et que l’on a besoin de sortir, d’exprimer pour se soulager. Les quatre poèmes qui suivent sont des souvenirs d’enfance. Les poètes retournent sur les pas de leur enfance, comme l’explique le premier poème, pour se souvenir de ses moments heureux avec la famille toujours réunie. Tout d’abord Le château du souvenir de Théophile Gautier. Il se remémore son ancien château, maintenant abandonné.

J’ai choisi e poème puisque celui-ci me touche particulièrement. Il me rappelle ma maison

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de campagne quand j’étais petite. Puis Souvenir d’enfance de Marie-Éléonor Magu écrit en 1839. Cette poésie relate un souvenir d’enfance. Souvenirs de petite fille avec sa mère qui peuvent nous rappeler à chacun notre enfance. Ensuite le poème A ma mère de Max Elskamp 1862. Ce poème plein d’amour et de tendresse me rejoint dans mes souvenirs denfance. Bien souvent je vois est un poème de Théodore de Banville. Ce poème plein de joie m’a interpelé me renvoyant directement à la douceur de mon passé.

Les trois poèmes suivants parlent d’amour passé. Le poème A George Sand, d’Alfred de Musset est un poème de souffrance exprimant un amour perdu. Il exprime tout ramour qu’il a pour cette femme ainsi que sa souffrance, ce n’est plus qu’un souvenir. 16 d’Alphonse de la Martine est aussi un amour perdu, passé. Mais celui-ci est beaucoup plus paisible. Le poète se remémore sa douceur, ses murmures. Il essaye de revivre ses moments de bonheur passé en écrivant ce poème. Enfin Le Lac l’un des plus célèbres poèmes de Lamartine dans lequel il écrit tous ses souvenirs amoureux pour ne jamais les ublier.

Pour clôturer cette anthologie, j’ai trouvé important d’ajouter un poème sur le souvenir de guerre et de toutes les personnes mortes pour la France. Louis Aragon nous permet de ne jamais oublier le groupe Manouchian, résistants étrangers fusillés par la Gestapo en 1 944 pendant la seconde guerre mondiale. « Voyez partir l’hirondelle, Elle fuit à tire d’aile, Mais revient toujours fidèle, A son nid » Cette peinture représente bien l’image de l’homme donnée par le poète. les regrette et, plus sage, Vient chercher Un tranquille bonheur près de son vieux clocher.

Guy de Maupassant, Poésie Diverses 1869 n gros meuble à tiroirs encombré de bilans, De vers, de billets doux, de procès, de romances, Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances, Cache moins de secrets que mon triste cerveau. » Comme le dit Charles Baudelaire dans son poème Spleen, les souvenirs sont comme les choses dans ce meuble, très nombreux et désordonnés. Spleen est le LXXVIII poème du recueil Les Fleurs du Mal. Ce recueil, écrit par Baudelaire en 1857, est l’une des œuvres majeures de la poésie moderne. 6 fruit de la morne incuriosité, Prend les proportions de l’immortalité. Désormais tu n’es plus, ô matière vivante ! Qu’un granit entouré d’une vague épouvante, Assoupi dans le fond d’un Saharah brumeux ; un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux, Oublié sur la carte, et dont l’humeur farouche Ne chante qu’aux rayons du soleil qui se couche. Charles Baudelaire « Enfin au bout de la clairière, je découvre du vieux manoir Les tourelles en poivrière Et les hauts toits en éteignoir. » Le château du souvenir fait partit du recueil Émaux et Camées. Recueil de 37 poèmes octosyllabiques publié en 1852, Émaux et amées est le sommet de l’art poétique de Théophile Gautier.

Le château du Souvenir. La main au front, le pied dans l’être, Je songe et cherche à revenir, Par delà le passé grisâtre, Au vieux château du Souv PAGF s 6 sentier ancien dans la mousse Trace encor son étroit ruban Mais la ronce en travers s’enlace ; La liane tend son filet, Et la branche que je déplace Revient et me donne un soufflet. Enfin au bout de la clairière, Je découvre du vieux manoir Et les hauts toits en éteignoir. Sur le comble aucune fumée Rayant le ciel d’un bleu sillon ; Pas une fenêtre allumée Dune figure ou d’un rayon.

Les chaînes du pont sont brisées ; Aux fossés la lentille d’eau De ses taches vert-de-grisées Étale le glauque rideau. Des tortuosités de lierre Pénètrent dans chaque refend, payant la tour hospitalière Qui les soutient… en l’étouffant. Le porche à la lune se ronge, Le temps le sculpte à sa façon Et la pluie a passé l’épone 6 6 accroupi. « Et puis, sur les genoux d’une mère alarmée, Je m’endormais content en lui disant bonsoir. » Cette peinture représente le souvenir de Marie-Éléonore Magu avec sa mère. Marie-Éléonore Magu (1788-1860) est un ouvrier-poète.

Il publia Souvenir d’enfance 1839. Souvenir d’enfance Comme le cœUr me bat quand j’approche du lieu Où cent fois, par un temps su erbe Quand j’étais tout petit, je r l’herbe ! PAGF 7 OF seuil de bois je n’irai plus m’asseoir. Marie-Éléonore Magu « Ô ma Mère, avec vos yeux bleus, Que je regardais comme cieux, Penchés sur moi tout de tendresse, Et vos mains elles, de caresses, Lorsqu’en vos bras vous me portiez Et si douce me souriiez, » Ce tableau, représentant cette mère penchée avec tendresse et amour sur son enfant, est l’image parfaite du souvenir de l’auteur.

Max Elskamp 1862-1931est un poète symboliste belge. Il publia en 1922 le recueil La chanson de la rue Saint-Paul dans lequel se trouve le poème A ma mère. A ma mère d’enfant, vagues, Mais dont il me souvient encor ; Ô ma Mère aussl qui chantiez, Parfois lorsqu’à tort j’avais peine, Des complaintes qui les faisaient De mes chagrins choses sereines, Et qui d’amour me les donniez Alors que pour rien, je pleurais. Ô ma Mère, dans mon enfance, J’étais en vous, et vous en moi, Et vous étiez dans ma croyance, Comme les Saintes que fon voit, Peintes dans les livres de foi

Que je feuilletais sans science, M’arrêtant aux anges en ailes À l’Agneau du Verbe couché, Et à des paradis vermeils Où les âmes montaient dorées. Et vous m’étiez la Sainte-Claire, Et dont on m’avait lu le nom, Qui portait comme de lumière Un nimbe peint autour du front. Max Elskamp PAGF 16 colombes, Les larges tapis d’herbe où l’on m’a promené Tout petit, la maison riante où je suis né Et les chemins touffus, creusés comme des gorges, Qui mènent si gaiement vers ma belle Font-Georges, À qui mes souvenirs les plus doux sont liés. Et son sorbier, son haut salon de peupliers,

Sa source au flot si froid par la mousse embellie Où je m’en allais boire avec ma soeur Zélie, Je les revois ; je vois les bons vieux vignerons Et les abeilles d’or qui volaient sur nos fronts, Le verger plein d’oiseaux, de chansons, de murmures, Les pêchers de la vigne avec leurs pêches mûres, Et j’entends près de nous monter sur le coteau Les joyeux aboiements de mon chien Calisto I Théodore de Banville « Qu’il parte sur ton cœur, pauvre bouquet fané » Ce bouquet fané marque le souvenir de cet amour perdu. et entame rapidement En 1833, Musset rencontr