Anthologie sur la beauté

Anthologie sur la beauté

La Beauté (Anthologie poétique) Table des matières Préface.. … p3 L’immortelle blanche… Lucie.. Vénus….. p g A Madame De Fontai A une passante.. .. p14 Beauté des . …. P15 Bel astre de … pl 6 Ô jeune Florentine…….. . pour le lecteur, qu’il soit homme ou femme, l’intérêt de lire cette anthologie et de comprendre ou du moins d’avoir une autre quand je mourrai, Plantez un saule au cimetière. J’aime son feuillage éploré ; La pâleur m’en est douce et chère, Et son ombre sera légère À la terre où je dormirai. Un soir, nous étions seuls, j’étais assis près d’elle ;

Elle penchait la tête, et sur son clavecin Laissait, tout en rêvant, flotter sa blanche main. Ce n’était qu’un murmure : on eût dit les coups d’aile D’un zéphyr éloigné glissant sur des roseaux, Et craignant en passant d’éveiller les oiseaux. Les tièdes voluptés des nuits mélancoliques Sortaient autour de nous du calice des fleurs. Les marronniers du parc et les chênes antiques Se berçaient doucement sous leurs rameaux en pleurs. Nous écoutions la nuit ; la croisée entr’ouverte Laissait venir à nous les parfums du printemps , Les vents étaient muets, la plaine était déserte

Nous

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étions seuls, pensifs, et nous avions quinze ans. Je regardais Lucie. – Elle était pâle et blonde. Jamais deux yeux plus doux n’ont du ciel le plus pur Sondé la profondeur et réfléchi l’azur. Sa beauté m’enivrait ; je n’aimais qu’elle au monde. Mais je croyais l’aimer comme on aime une soeur, Tant ce qui venait d’elle était plein de pudeur ! Nous nous tûmes longtemps ; ma main touchait la sienne. Je regardais rêver son front triste et charmant, Et je sentais dans l’âme, à chaque mouvement, Combien peuvent sur nous, pour guérir toute peine, Ces deux signes jumeaux de paix et de bonheur,

Jeunesse de visage et je 2 pour guérir toute peine, Jeunesse de visage et jeunesse de coeur. La lune, se levant dans un ciel sans nuage, D’un long réseau d’argent tout à coup l’inonda. Elle vit dans mes yeux resplendir son image ; Son sourire semblait d’un ange : elle chanta. Fille de la douleur, harmonie ! harmonie ! Langue que pour l’amour inventa le génie ! Qui nous vins d’Italie, et qui lui vins des cieux ! Douce langue du coeur, la seule où la pensée, Cette vierge craintive et d’une ombre offensée, Passe en gardant son voile et sans craindre les yeux ! Qui sait ce qu’un enfant peut entendre et peut dire

Dans tes soupirs divins, nés de l’air qu’il respire, Tristes comme son coeur et doux comme sa voix ? On surprend un regard, une larme qui coule , Le reste est un mystère ignoré de la foule, Comme celui des flots, de la nuit et des bois ! – Nous étions seuls, pensifs ; je regardais Lucie. L’écho de sa romance en nous semblait frémir. Elle appuya sur moi sa tête appesantie. Sentais-tu dans ton coeur Desdemona gémir, Pauvre enfant ? Tu pleurais ; sur ta bouche adorée Tu laissas tristement mes lèvres se poser, Et ce fut ta douleur qui reçut mon baiser. Telle je t’embrassai, froide et décolorée,

Telle, deux mois après, tu fus mise au tombeau ; Telle, ô ma chaste fleur ! tu t’es évanouie. Ta mort fut un sourire aussi doux que ta vie, Et tu fus rapportée à Dieu dans ton berceau. Doux m 3 mort fut un sourire aussi doux que ta vie, Doux mystère du toit que l’innocence habite, Chansons, rêves d’amour, rires, propos d’enfant, Et toi, charme inconnu dont rien ne se défend, Qui fis hésiter Faust au seuil de Marguerite, Candeur des premiers jours, qu’êtes-vous devenus ? paix profonde à ton âme, enfant ! à ta mémoire ! Adieu ! ta blanche main sur le clavier d’ivoire, Durant les nuits d’été, ne voltigera plus…

Mes chers amis, quand je mourrai, Lucie est un poème d’Alfred de Musset né en 1 810 et mort en 1857. Ce poème vient du recueil Poésie nouvelles. Vénus Vénus de Milo 4 vos cornettes de nuit, Sans préjugés et sans faiblesse, Vous logez esprit qui séduit, Et qui tient fort à la sagesse. Or votre sagesse n’est pas Cette pointilleuse harpie Qui raisonne sur tous les cas, Et qui, triste sœur de l’Envie, Ouvrant un gosier édenté, Contre la tendre volupté Toujours prêche, argumente et crie Mais celle qui si doucement, Sans efforts et sans industrie, Se bornant toute au sentiment, Sait jusqu’au dernier moment

Répandre un charme sur la vie. Voyez-vous pas de tous côtés De très décrépites beautés, Pleurant de n’être plus aimables, Dans leur besoin de passion Ne pouvant rester raisonnables, S’affolier de dévotion, Et rechercher l’ambition D’être bégueules respectables ? Bien loin de cette triste erreur, Vous avez, au lieu de vigiles, Des soupers longs, gais et tranquilles ; Des vers aimables et faciles, Au lieu des fatras inutiles De Quesnel et de le Tourneur ; Voltaire, au lieu d’un directeur ; Et, pour mieux chasser toute angoisse, Au curé préférant Campra, Vous avez loge à l’opéra Au lieu de banc dans la paroisse

Et ce qui rend mon sort pl chatouilleuses Qui font baisser un œil malin À mesdames les précieuses. C’est là qu’on trouve la gaîté, Cette sœur de la liberté, Jamais aigre dans la satire, Toujours vive dans les bons mots, Se moquant quelquefois des sots, Et très souvent, mais à propos, Permettant au sage de rire. Que le ciel bénisse le cours D’un sort aussi doux que le vôtre ! Martel, l’automne de vos jours Vaut mieux que le printemps dune autre.