Anthologie saisonx

Anthologie saisonx

or 8 Sni* to View par une mélancolie et une sensibilité extrême et par une forme parfaite. A la mort de sa mère en 1899, Albert Samain parti vivre chez son ami Raymond Bonheur à Magny-les-Hameaux. Il y passa ses derniers jours et mourut de la phtisie après quelques mois seulement. Samain a beaucoup influencé la poésie des années 1890 et ses poésies furent réimprimées de nombreuses fois bien après sa mort. Ses textes furent une grande source d’inspiration pour de nombreux poètes mais aussi pour de grands musiciens. 2 Ce sonnet d’Albert Samain compose son œuvre majeure •

Au jardin de l’Infante1 . Il y décrit la douceur de l’automne qui s’installe peu à peu et l’homme qui, blotti dans sa maison en pleine campagne, somnole bercé par la pluie et le vent. Le mois d’octobre représente selon lui l’heure où la nature s’endort pour ne se réveiller qu’au printemps. Pour faire transparaître cette idée d’endormissement progressif, Samain utilise le champs lexical de la lenteur : « S’achemine » v. l, « s’endort » v. 4 ou encore « monotone » v. 6. près du feu. Les monts sur l’épaule ont [‘hermine, Comme des magistrats siégeant.

Leur blanc tribunal examine un cas

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dhiver se prolongeant. Lustrant son aile qu’il essuie, L’oiseau persiste en sa chanson, Malgré neige, brouillard et pluie, Il croit à la jeune saison. Il gronde l’aube paresseuse De rester au lit si longtemps Et, gourmandant la fleur frileuse, Met en demeure le printemps. Il voit le jour derrière l’ombre, Tel un croyant, dans le saint lieu, L’autel désert, sous la nef sombre, Avec sa foi voit toujours Dieu. A la nature il se confie, Car son instinct pressent la loi. Qui rit de ta philosophie, Beau merle, est moins sage que toi

Théophile Gautier, Émaux et Camées, 1882 COMMENTAIRES Théophile Gautier, né à Tarbes le 30 août 1811 et mort à Neuillly sur-seine le 23 octore 187 e, romancier et critique PAGF3CFB musique, la peinture et la sculpture. Il mourut un 1872 laissant l’image d’un témoin de la littérature et de l’art de son époque dont les œuvres diverses sont toujours reconnues. Le Merle appartient au recueil Émaux et Camées3 de Théophile Gautier. Il y est présenté un merle gai et plein d’espoir qui, avant la fin de l’hiver, alors qu’il neige et qu’il vente encore, décide de ortir et de chanter.

II est crédule et espère réveiller l’hiver de son hymne joyeux. Cet oiseau impatient est selon Gautier poussé par son instinct naturel à fêter le printemps pas encore arrivé et qui s’oppose à l’Homme qui, lui, se fie à sa morale et non à son intuition pour fêter l’arrivée du printemps. Boire seul sous la lune Parmi les fleurs une coupe de vin, Seul je bois, pas un ami. Levant ma tasse, l’invite la aspects de la jeunesse de Li Bai sont inconnus. Sa famille descendait de la dynastie Han. Son éducation fut basée sur le onfucianisme.

Il écrivit des poèmes depuis l’âge de quatorze ans en tant que disciple d’un ermite Zhao Rui. Cest sous l’influence de son maître qu’il découvrit l’attitude taoïste. A vingt cinq ans il entrep it une vie de nomade durant laquelle il voyagea dans toute la chine et rencontra de nombreuse figures du TaoÉme. Il se maria à quatre reprises et finit sa vie comme ermite au pieds des monts Lushan, tandis que son épouse devint nonne dans un monastère voisin. D’après la légende, il serait mort noyé alors que, ivre sur son ateau, il essaya d’attraper le reflet de la lune dans l’eau. Le poème Boire sous la Lune décrit à la perfection un soir au clair de lune vécu par un ermite, isolé dans les montagnes chinoises.. Li Bai est seul, entouré de fleurs, une coupe de vin à la main. En apprivoisant la lune et en en faisant son amie, Li Bai démontre avec beauté qu’un homme n’est jamais vraiment seul. Le fait de savoir que Li Bai a en effet vécu comme ermite rend le poème beaucoup plus concret et son message beaucoup plus fort. Ce poème transmet avec beaucoup d’émotion un sentiment de ranquillité durant une nuit de printemps, au clalr de lune, sous un ciel dégagé plein d’étoiles. larté de nos étés trop courts ! J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres Le bois retentissant sur le pavé des cours. Tout l’hiver va rentrer dans mon être: colère, Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé, Et, comme le soleil dans son enfer polaire, Mon cœur ne sera plus qu’un bloc rouge et glacé. J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho plus sourd. Mon esprit est pareil à la tour qui succombe Sous les coups du bélier infatigable et lourd. Il me semble, bercé par ce choc monotone, Qu’on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.

Pour qui? C’était hier l’été; voici l’automne ! Ce bruit mystérieux sonne comme un départ. J’aime de vos longs yeux la lumière verdâtre, Douce beauté, mais tout aujourd’hui m’est amer, Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l’âtre, Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer. Et pourtant aimez-moi, tendre cœur! soyez mère, Même pour un ingrat, même pour un méchant ; Amante ou sœur, soyez la douceur éphémère D’un glorieux automne ou d’un soleil couchant. Courte tâche! La tombe attend – elle est avide ! Ah! aissez-moi, mon front posé sur vos genoux, Goûter, en regrettant l’été blanc et torride, De l’arrière-saison le rayon jaune et doux la même ville en 1867. Il ne connut pas beaucoup son père et vécut avec sa mère qui se remaria au Colonel Aupick avec qui il ne put jamais s’entendre. Il était bon élève mais très indiscipliné. Il commença la poésie très tôt et fréquentait de nombreux cercle littéraires. Profitant de l’héritage de son père, il mena une vie de bohème t il continua en s’endettant malgré que sa mère l’ait privé de cet héritage.

Il rédigea de nombreux « Salons », qui sont des critiques d’œuvres d’art de l’époque au antérieures. En 1857 il publia son recueil Les Fleurs de Mal dont une partie fut censurée, ce qui provoqua une déstructuration de son œuvre. 6 « Chant d’automne » est le cinquante-sixième poème des Fleurs du Mal et compose la partie « Spleen et Idéal Baudelaire y exprime l’angoisse qui le gagne face à l’arrivée de l’hiver comparable à la mort mais aussi sa nostalgie face aux ours ensoleillés qui fuient.

Pour exprimer ce regret, il met en avant de nombreuses sensations, comme le bruit du bois mis en rapprochement avec le cercueil qui évoque la mort. Cette sensation d’angoisse se voit accentuée par la sensation de froid (« Les froides ténèbres » ou encore «glacé» v. 8). Dans la deuxième partie, Baudelaire s’adresse à une femme dont il prie l’amour car il voit en elle un moyen de se consoler de la mort angoissante qui approche. trempés de boue, Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue D’envelopper ainsi mon cœur et mon cerveau

D’un linceul vaporeux et d’un vague tombeau. Dans cette grande plaine où l’autan froid se joue, Où par les longues nuits la girouette s’enroue, Mon âme mieux qu’au temps du tiède renouveau Ouvrira largement ses ailes de corbeau. Rien n’est plus doux au coeur plein de choses funèbres, Et sur qui dès longtemps descendent les frimas, Ô blafardes saisons, reines de nos climats, Que l’aspect permanent de vos pâles ténèbres, – Si ce n’est, par un soir sans lune, deux à deux, D’endormir la douleur sur un lit hasardeux. Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857 ableaux Parisiens,