Anthologie Jb

Anthologie Jb

Jouve Jean-Baptiste Anthologie poétique sur la vie p g paradis de la nature où l’on pourrait s’évader, et se confondre ? un arbre et se laisser bercer par nos rêves. Quand le fil de ma vie Quand le fil de ma vie (hélas ! il tient à peine ) Tombera du fuseau qui le retient encor ; Quand ton nom, mêlé dans mon sort, Ne se nourrira plus de ma mourante haleine ; Quand une main fidèle aura senti ma main Se refroidir sans lui répondre ; Quand mon dernier espoir, qu’un souffle va confondre, Ne trouvera plus ton chemin, Prends mon deuil : un pavot, une feuille d’absinthe, Quelques lilas d’avril, dont j’aimai tant la fleur ;

Durant tout un printemps qu’ils sèchent sur ton cœur, Je t’en prie : un printemps ! cette espérance est sainte ! J’ai souffert, et jamais d’importunes clameurs N’ont rappelé vers moi ton 2 nous encor . c’est la dernière. Dis qu’un jour, dont l’aurore avait eu bien des pleurs, Tu trouvas sans défense une abeille endormie ; Qu’elle se laissa prendre et devint ton amie ; Qu’elle oublia sa route à te chercher des fleurs. Dis qu’elle oublia tout sur tes pas égarée, Contente

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de brûler dans l’air choisi par toi. Sous cette ressemblance avec pudeur livrée, Dis-leur, si tu le peux, ton empire sur moi.

Dis que l’ayant blessée, innocemment peut-être, Pour te suivre elle fit des efforts superflus ; Et qu’un soir accourant, sûr de la voir paraître, Au milieu des parfums, tu ne la trouvas plus. Que ta voix, tendre alors, ne fut pas entendue ; Que tu sentis sa trame arrachée à tes jours ; Que tu pleuras sans honte une abeille perdue ; Car ce qui nous aima, nous le pleurons toujours. Qu’avant de renouer ta vie à d’autres chaînes, Tu détachas du sol où j’avais dû mourir Ces fleurs, et qu’à travers les plus brillantes scènes, De ton abeille encor le deuil vient t’attendrir.

Ils riront : que t’importe ? Ah ! ans mélancolie, Reverras-tu des fleurs retourner la saison ? Leur miel, pour toi si doux, me devint un poison Quand tu ne l’aimas plus, il fit mal à ma vie. Enfin, l’été s’incline, et tout va pâlissant : Je n’ai plus devant moi qu’un rayon solitaire, Beau comme un soleil pur sur un front innocent Là-bas . c’est ton regard terre ! 3 Desbordes-Valmore, née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859, est une poétesse française. Elle est la fille d’un peintre en armoiries, devenu cabaretier à Douai après avoir été ruiné par la Révolution.

Son œuvre intitulé « Quand le fil de la ie » , nous délivre une mort longue et pleines de souffrances ? travers se poème plein d’émotion. La statue de Marceline Desbordes-Valmore ,Albert Bouquillon (1957) « Prends mon deuil : un pavot, une feuille d’absinthe, Durant tout un printemps qu’ils sèchent sur ton cœur, » Le chemin de la vie Dédié à Saint Augustin. La vie est le chemin de la mort. Le chemin N’est d’abord qu’un sentier fuyant par la prairie, Où la mère conduit son enfant par la main, En priant la Vierge Marie. Aux abords du vallon, le sentier des enfants Passe dans un jardin.

Rêveur et solitaire, L’adolescent effeuille et let ents 4 au champ de la moisson, Où son bras étreint une gerbe. De sa moisson il va bientôt se reposer Sur la blonde colline où les raisins mûrissent ; pour la coupe enivrante il retrouve un baiser À ses lèvres qui se flétrissent. Plus loin, c’est le désert, le désert nébuleux, Parsemé de cyprès et de bouquets funèbres ; Enfin, c’est la montagne aux rochers anguleux, D’où vont descendre les ténèbres. pour la gravir, passant, Dieu te laissera seul. Un ami te restait, mais le voilà qui tombe ; Adieu ; l’oubli de tous t’a couvert du linceul, Et tes enfants creusent ta tombe !

O pauvre pèlerin ! il s’arrête en montant ; Et, se voyant si loin du sentier où sa mère L’endormait tous les soirs sur son sein palpitant, Il essuie une larme amère. Se voyant loin de vous, paradis regrettés, Dans un doux souvenir son cœur se réfugie : Se voyant loin de vous, ô jeunes voluptés ! Il chante une vieille élégie. En vain il tend les bras vers la belle saison, I jette des sanglots au vent dhiver qui brame ; Il avu près de lui le dernier horizon, Déjà Dieu rappelle son âme. Quand il s’est épuisé dans S emin, prend la direction de l’Artiste fin 1843.

Il a le sens des affaires, ‘enrichit, achète une grande propriété sur le parc de Beaujon (actuellement 39 avenue de Friedland). Houssaye devient administrateur général de la Comédie-Française en 1849. Son meilleur titre de gloire est peut-être la dédicace du Spleen de paris que lui offrit Baudelaire. Arsène Houssaye dans son poème, fait passer de la mélancolie et de la tristesse envers se chemin de la vie qu’il compare plutôt a celui de la mort Photographie d’un arbre , Fabrice Penhoet (2008) « Plus loin, c’est l’arbre noir — détourne-toi toujours, L’arbre de la science où flottent les mensonges »

La vie idéale a May Une salle avec du feu, des bougies, Des soupers toujours servis, des guitares, Des fleurets, des fleurs, tous les tabacs rares, Où l’on causerait pourtant 1842 et mort à Paris le 9 août 1888, est un poète et inventeur français. passionné de littérature et de sciences, il fut un temps, de 1860 à 1863, professeur de chimie à l’Institut parisien des Sourds-Muets, avant de se consacrer à la recherche scientifique. En 1869, il présenta à la Société française de photographie un procédé de photographie en couleurs qui est à l’origine du procédé actuel de trichromie.

Il étudia également des améliorations à la technologie du télégraphe : il avait présenté ? l’Exposition de 1867 un prototype de télégraphe automatique. Dans son poème la vie idéale Charles Cross veut nous décrire un environnement festif ,joyeux, ou on pourrait jouir de plaisir de la vie. pellizza da volpedo, Giuseppe (1868-1907) Girotondo ou l’IdilIio primaverile : la ronde ou l’IdyIle de printemps, 1896 « Au printemps lilas, roses et muguets, En été jasmins, oeillets et tilleuls Rempliraient la nuit du grand arc où seuls Parfois, les rêveurs fuiraie ais. » d’odeur ;

Les dociles troupeaux, qu’un enfant mène paître, Répandront sur les champs leur paisible candeur. Le frivole soleil et la lune pensive Qui s’enroulent au tronc lisse des peupliers Refléteront en nous leur âme lasse ou vive Selon les clairs midis et les soirs familiers. Nous ferons notre coeur si simple et si crédule Que les esprits charmants des contes d’autrefois Reviendront habiter dans les vieilles pendules Avec des airs secrets, affairés et courtois. Pendant les soirs d’hiver, pour mieux sentir la flamme, Nous tâcherons d’avoir un peu froid tous les deux, Et de grandes clartés nous danseront dans l’âme

A la lueur du bois qui semblera joyeux. Émus de la douceur que le printemps apporte, Nous ferons en avril des rêves plus troublants. – Et l’Amour sagement jouera sur notre porte Et comptera les jours avec des cailloux blancs… Anna de Noailles, Le cœur innombrable (1901) Son œuvre , l’innocence ,nous fait penser a une fille rêveuse qui pense à un avenir magnifique, qui semble être le plus parfait, avec tous se qu’elle nous décrit. La maison au soleil à Gerberoy par Henri le Sidaner (1935) re fenêtre » « Un rosier monte 8 sel ardent des embruns et des pleurs,

Et goûter chaudement la joie et la douleur Qui font une buée humaine dans l’espace ! Sentir, dans son coeur vif, l’air, le feu et le sang Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ; – S’élever au réel et pencher au mystère, Être le jour qui monte et l’ombre qui descend. Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise, Laisser du coeur vermeil couler la flamme et l’eau, Et comme l’aube claire appuyée au coteau Avoir l’âme qui rêve, au bord du monde assise… D’origine gréco-roumalne, Anna de Noailles est née à Paris, où elle vécut de 1876 jusqu’à sa mort, en 1933.

Anna de Noailles fut a seule femme poète de son temps à recevoir les plus hautes distinctions publique, de plus influencée par les Parnassiens, Jean- Jacques Rousseau, et plus que tout par Victor Hugo, son œuvre est marquée par un ardent panthéisme (Philosophie d’après laquelle tout ce qui existe est identifié à Dieu) Dans son poème la vie profonde , Anna de Noailles nous exprime un amour pour la nature et la folie de ses sentiments et émotions quelle peut ressentir en étant ainsi proche d’elle. Arnold Bocklin ,ChiIdren carving May Flutes (1865) « Être dans la nature ainsi qu’un arbre humain » 9