Anthologie français

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1er Poème : Liberté de Paul Eluard paru en Avril 1942 Sur mes cahiers d’écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable de neige J’écris ton nom Sur les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre Sur les images dorée 2 Sur les armes des gu ie: p g Sur la couronne des Sur la jungle et le désert Sur les nids sur les genêts Sur l’écho de mon enfance Sur tous mes chiffons d’azur Sur l’étang soleil moisi Sur le lac lune vivante Sur les champs sur l’horizon Sur les ailes des oiseaux Et sur le moulin des ombres les objets familiers Sur le flot du feu béni Sur toute chair accordée

Sur le front de mes amis Sur chaque main qui se tend Sur la vitre des surprises Sur les lèvres attendries Bien au-dessus du silence Sur mes refuges détruits Sur mes phares écroulés Sur les murs de mon ennui Sur l’absence sans désir Sur la solitude nue Sur les marches de la mort Sur la santé revenue Sur le risque disparu Sur l’espoir sans souvenir Et par le pouvoir d’un mot Je recommence ma vie Je suis né pour te connaître Pour

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te nommer Liberté. Mise en relation avec la bio ra hie de l’auteur Eugène Émile Paul Grindel d, né à Saint-Denis le 2 2 le ciel à peine bleuté une canonnade éclatante

Se fane avant d’avoir été Mise en relation avec la biographie de l’auteur Guillaume Apollinaire est né Wilhelm Albert Wlodzimierz Apolinary et sera naturalisé Français en 1916. Il serait né d’après sa fiche militaire le 28 août 1880 et serait mort pour la France en novembre 1918. Il s’engagea dans l’armée un peu après être tombé amoureux de Louise de Coligny-Châtillon Peu. II fut envoyé à Nimes puis partit au front d’où il créa une correspondance avec son amour. C’est au dos des lettres qu’il écrivit ce poème. Le 2 janvier 1915, il fit la connaissance de Madeleine Pagès dans n train.

II se fiança à Madeleine en août 1915. Il fut blessé ? la tempe par un éclat d’obus le 17 mars 1916. Affaibli par sa blessure, il mourut le 9 novembre 1 918 de la grippe espagnole. 3ème poème A Nimes de Guillaume Apollinaire Je me suis engagé sous le plus beau des cieux Dans Nice la Marine au nom victorieux Perdu parmi 900 conducteurs anonymes Je suis un charretier du neuf charroi de Nîmes L’Amour dit Reste ici Mais là-bas les obus Épousent ardemment et sans cesse les buts J’attends que le printemps commande que s’en aille Vers le nord glorieux l’intrépide bleusaille

Les 3 servants assis dodelinent leurs fronts Où brillent leurs yeux clairs comme mes éperons Un bel après-midi de ga 3 2 d’artillerie J’admire la gaieté de ce détachement Qui va rejoindre au front notre beau régiment Le territorial se mange une salade À l’anchois en parlant de sa femme malade 4 pointeurs fixaient les bulles des niveaux Qui remuaient ainsi que les yeux des chevaux Le bon chanteur Girault nous chante après 9 heures un grand air d’opéra toi l’écoutant tu pleures Je flatte de la main le petit canon gris Gris comme l’eau de Seine et je songe à Paris Mais ce pâle blessé m’a dit à la cantine

Des obus dans la nuit la splendeur argentine Je mâche lentement ma portion de bœuf Je me promène seul le soir de 5 à 9 Je selle mon cheval nous battons la campagne Je te salue au loin belle rose ô tour Magne Figures de styles ly a la présence de plusieurs figures de styles dans ce poème comme par exemple une comparaison entre les bulles des niveaux et les yeux des chevaux (vers 17 & 18), entre les yeux des servantes et les éperons de l’auteur (vers 9 & 10) et aussi entre le petit canon et l’eau de la Seine Wers 21 & 22).

Ily a aussi une personnification au 7ème vers ou Hon parle du printemps ui commande de partir mais c’est plutôt les généraux qui commandent l’armée. 4 2 des clairons, Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie, Hideuse, entraîne l’homme en cette ivrognerie, Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit, Où flotte une clarté plus noire que la nuit, Folle immense, de vent et de foudres armée, A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée, Si tes écroulements reconstruisent le mal, Si pour le bestial tu chasses l’animal, Si tu ne sais, dans l’ombre où ton hasard se vautre, Défaire un empereur que pour en faire un autre ?

Sujet et titre du poème Dans ce poème, Victor Hugo décrit les horreurs de la guerre, la folie dans laquelle les chefs d’états se lançaient par égoïsme et qui entrainait la mort de milliers de soldats. Il y a la présence de champs lexicaux militaires comme escadron, clairon et armée. Il y a aussi celui du dégout comme par exemple hideuse, flétrie. Le titre est tout à fait en rapport avec le sujet, le titre est même le sujet du texte. 5ème poème : Après la bataille de Victor Hugo Mon père, ce héros au sourire si doux, Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,

Parcourait à cheval, le soir d’une bataille, Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit. Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit. Cétait un Espagnol de l’armée en déroute Qui se traînait sanglant sur le bord de la route, Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié. Et qui disait:  » A boire! à boire par pitié ! ‘ Mon père, ému, tendit à son housard fidèle Une gourde de rhum qui Ile, s 2 tendit à son housard fidèle une gourde de rhum qui pendait à sa selle, Et dit: « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. ‘ Tout à coup, au moment où le housard baissé

Se penchait vers lui, Ihomme, une espèce de maure, Saisit un pistolet qu’il étreignait encore, Et vise au front mon père en criant: « Caramba!  » Le coup passa si près que le chapeau tomba Et que le cheval fit un écart en arrière. ‘ Donne-lui tout de même à boire dit mon père. Sujet et Titre du poème Dans ce poème, Victor Hugo parle de son père qui après une bataille alla vérifier SI il restait des sun,’ivants. Il entendit un Espagnol qui suppliait pour avoir à boire alors que le père de Hugo allait lui faire donner à boire, l’Espagnol essaya de le tuer mais son père lui donna quand même à boire.

Le titre ne fait référence qu’au moment où ce récit s’est passé et non au sujet de ce dernier. Il y a présence de champs lexicaux militaires comme housard, pistolet et bravoure. 6ème poème : Sur le Tasse en prison de Charles Baudelaire Le poète au cachot, débraillé, maladif, Roulant un manuscrit sous son pied convulsif, Mesure d’un regard que la terreur enflamme L’escalier de vertige où s’abîme son âme. Les rires enivrants dont s’emplit la prison Vers l’étrange et l’absurde invitent sa raison ; Le Doute l’environne, et la Peur ridicule, Hideuse et multiforme, autour de lui circule.

Ce génie enfermé dans un taudis malsain, Ces grimaces, ces cris, ces spectres dont l’essaim Tourbillonne, ameuté derrière son oreille, Ce rêveur que l’horreur de 6 2 l’essaim Ce rêveur que l’horreur de son logis réveille, Voilà bien ton emblème, Ame aux songes obscurs, Que le Réel étouffe entre ses quatre murs ! Versification Le poème se compose de 2 quatrains d’alexandrin et 2 deux tercets d’alexandrin On peut observer un enjambement entre le vers 7 & 8 plus particulièrement un contre rejet et aussi un rejet entre le vers IO & 1 1 . Toutes les strophes sont constituées de imes plates.

Il y a la présence de rimes féminines : enflamme et âme, ridicule et circule, oreille et réveille et de rimes masculines . maladif et convulsif, prison et raison, malsain et essaim, obscurs et murs. Les rimes sont suffisantes : enflamme et âme et riches ridicule et circule. 7ème poème : L’immolation des templiers de François J. -M Raynouard écrit entre 1761-1836 un immense bûcher, dressé pour leur supplice, Sélève en échafaud, et chaque chevalier Croit mériter Ihonneur d’y monter le premier. Mais leur Grand Maître arrive ; il monte, il les devance ;

Son front est rayonnant de gloire et d’espérance. Il lève vers les cieux un regard assuré, I prie et l’ont croit voir un mortel inspiré. D’une voix formidable aussitôt il s’écrie – Nul de nous n’a trahi son trie, 2 ciel un tribunal auguste Que le faible opprimé, jamais n’implore en vain, Et j’ose t’y citer, ô Pontife romain ! Encore quarante jours… je t’y vois comparaître ! ‘ Chacun en frémissant, écoutait le Grand Maître. Mais quel étonnement, quel trouble, quel effroi, Quand il dit –  » O Philippe, ô mon maître, ô mon roi, Je te pardonne en vain ta vie est condamnée :

Au tribunal de Dieu, je t’attends dans l’année ! l’ Les bourreaux interdits n’osent plus s’approcher ; Is jettent en tremblant le feu sur le bûcher, Et détournent la tête… Une fumée épaisse Entoure le bûcher, roule et grossit sans cesse. Tout à coup le feu brille à l’aspect du trépas, Ces braves chevaliers ne se démentent pas. On ne les voyait plus, mais leurs voix héroïques Chantaient de l’Eternel les sublimes cantiques. Plus la flamme montait, plus ce concert pieux S’élevait avec elle et montait vers les cieux. Votre envoyé parait, s’écrie… Un peuple immense,

Proclamant avec lui votre auguste clémence, Auprès de l’échafaud soudain s’est élancé Mais il n’était plus temps… es chants avaient cessé. Fonction du poème Ce poème a une fonction spirituelle et philosophique car il essaye de nous faire passer le message qu’il faut vivre et mourir pour ce que l’on croit juste. Dans ce poème, même devant la mort, les Templiers ne perdent pas leur honneur et ils crient au peuple de se rebeller contre le roi Philippe. Et au moment de leur mort pendant qu’ils brûlent au lieu de crier ils chantent. mort pendant qu’ils brûlent au lieu de crier, ils chantent. ?me poème L’Evadé de Boris Vian Il a dévalé la colline Ses pas faisaient rouler les pierres Là-haut entre les quatre murs La sirène chantait sans joie Il respirait rodeur des arbres Avec son corps comme une fo ge La lumière l’accompagnait Et lui faisait danser son ombre Pourvu qu’ils me laissent le temps Il sautait à travers les herbes Il a cueilli deux feuilles jaunes Gorgées de sève et de soleil Les canons d’acier bleu crachaient De courtes flammes de feu sec Pouwu qu’ils me laissent le temps Il est arrivé près de l’eau Ily a plongé son visage Il riait de joie il a bu Il s’est relevé pour sauter

Une abeille de cuivre chaud ‘a foudroyé sur l’autre rive Le sang et l’eau se sont mêlés Il avait eu le temps de voir Le temps de boire à ce ruisseau Le temps de porter à sa bouche Deux feuilles gorgées de soleil Le temps d’atteindre rautre rive Le temps de rire aux assassins Le temps de courir vers la Entre tous mes tourments entre la mort et moi Entre mon désespoir et la raison de vivre ly a l’injustice et ce malheur des hommes Que je ne peux admettre il y a ma colère ly a les maquis couleur de sang d’Espagne Ily a les maquis couleur du ciel de Grèce Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir

Pour tous les innocents qui hâlSsent le mal La lumière toujours est tout près de s’éteindre La vie toujours s’apprête à devenir fumier Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe Et la chaleur aura raison des égoïstes Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas J’entends le feu parler en riant de tiédeur J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert Toi qui fus de ma chair la conscience sensible Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre

Tu rêvais d’être libre et je te continue. Figure de styles ly a une comparaison entre la couleur des maquis et le ciel de Grèce et le sang d’Espagne y a aussi un parallélisme entre désespoir et raison de vivre au vers 2. Ily a une identification au vers 15 entre le feu et une personne et une gradation du vers 12 à 15. Il ya une répétition du vers 1 à 2 avec le « Entre » du vers 5 à 6 avec « il y a le maquis 10ème poème : ‘hirondelle et le prisonnier de Jean de Béranger Captif au rivage du Maure un guerrier, courbé sous ses fers, Disait : Je vous revois encore Oiseaux qui fuyez les hive 0 2