Anglais

Anglais

Robert Crumb is a heroes of this conterculture : the culture Snoid », de « Belle d’un jour » et autres affriolantes et plantureuses vestales objets de tous les fantasmes sexuels, des pochettes légendaires des disques de blues et de rock, jusqu’à sa récente « Genèse » en images, l’occasion est unique, de découvrir le génial et unique auteur subversif, qui a dynamité la puritaine culture US depuis les années 60..

Cest en 1967, qu’en réplique aux abêtissants et infantilisants « comics » US des collections Marvel et autres sous-produits ‘une culture US vouée aux « super-héros », quand ce n’est pas aux mièvreries disneyennes, que Robert CRUMB, avec l’aide de quelques autres dessinateurs désireux de briser les codes lénifiants d’une presse entièrement sous l’emprise des ligues de vertu et de la glorification de la puissance américaine, sort, surgi comme un véritable coup de tonnerre, le premier « COMIX » de la culture underground : ZAP, qui sera suivi de beaucoup d’autres : Raw, Weirdo, Armadillo, Home Grown, The Freak Brothers, etc…

Underground, parce qu’ il s’agit de comic books auto-produits ous forme de fanzines ou édités dans le cadre de la small press, (c’est à dire auto-distribués, hors des circuits de distribution classique, dans des boutiques alors spécialisées), dans les

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
années 1960 et la première partie des années 1970, associés à la culture underground, à la beat generation et au mouvement hippie.

L’influence des principaux auteurs de cette première période (Robert Crumb, Gilbert Shelton, avec ses « Freak Brothers ») va conduire à un développement mondial de la bande dessinée underground, où vont êtr 2 OF s Brothers ») va conduire à un développement mondial de la bande dessinée underground, où vont être « lancés » de nombreux dessinateurs de grand talent : Art Spiegelman, Vaughn Bade, Kim Deitch, Justin Green, Rick Griffin, Jay Lynch, Dan O’Neill, Trina Robbins, Robert Williams, S.

Clay Wilson, Charly Burns, Richard Corben,et bien d’autres.. Dans une Amérique alors en plein bouleversement culturel, sous l’influence de l’ensemble de cette contre- culture, ces fascicules ne sont, évidemment, destinés qu’aux adultes, mais ils vont marquer toute cette génération et celles à venir, par leur vocation sans retenue du sexe, de la drogue… et des courants musicaux issus de la musique « nègre » ; blues, rock ‘n roll, rythm n’ blues, etc…

Robert CRUMB aura été l’initiateur, versus bd, de cette contre- culture, surtout sur le plan de la libération sexuelle, mais avec tout le recul et la lucidité, pour en montrer les aspects abusifs. Dès le 1er numéro de Zap, on voit apparaitre un de ses personnages récurrents ; l’ineffable « Mister Natural » ; sorte de gourou désabusé et cynique ; profitant de la crédulité de ses « fidèles », tant sur un plan matériel, que sexuel (pour ses roupies) ; Jubilante caricature dénonciatrice des escrocs en tout genre, profitant de la culture « new age » pour abuser de la crédulité d’une jeunesse en manque de repères.

Puis surviendra ‘Fritz the cat » : héros totalement paillard, porte- parole des obsessions sexuelles de son auteur, dont Ralph Bakshi fit une adaptation en un des premiers dessins animés pour adulte. Mais Crumb a toujours co 3 OF s Bakshl fit une adaptation en un des premiers dessins animés pour adulte. Mais Crumb a toujours considéré le résultat comme n ratage et refusé d’y être associé ; c’est d’ailleurs après la sortie du dessin animé qu’il décidera de faire assassiner son héros Fritz par une autruche, avec un pic à glace.

D’un point de vue graphique, CRUMB est un artiste polyvalent ; se situant dans la lignée des grands dessinateurs classiques de la BD US ; à mi-chemin entre un Disney trash, un Tex Avery paillard, et d’autres plus classiques, comme Rudolph Dirks (The Katzenjammer Kids ; soit, en France, Pim, Pam, Poum), E C Segar (Popeye), ou même très graphiques, comme Burne Hogart (Tarzan).

Toute l’oeuvre de Crumb est marquée par des thématiques très personnelles, et le plus souvent par ses obsessions sexuelles : confessant, sans fausse pudeur, ses inhibitions, ses fantasmes, ses difficultés relationnelles, ses frustrations, ses aigreurs, bref tout ce qu’il peuty avoir « d’humain », avec un manque de complaisance et une honnêteté totales qui le feront rejeter par les gardiens des dogmes puritains, fustigeant l’obscénité de l’exposition de certaines réalités ou de nombreux fantasmes.

Les femmes « crumbiennes » sont , pour la plupart, des créatures mmenses, opulentes, charpentées comme des athlètes, auprès desquelles l’homme n’est qu’un être petit, faible et fragile , qu’elles soient wasp, Jap, ou blacks, elles ont en commun une sexualité latente totalement débridée, voire limite SM. Il est clair qu’il s’agit là de fantasmes tout à fait personnels, qu’il 4 OF S limite SM… exposera d’ailleurs clairement dans un livre, paru en 2007 : « Mes problèmes avec les femmes ». En 1994, le cinéaste Terry Zwgoff tourne Crumb, un film documentaire consacré à la carrière de Robert Crumb, à sa vie et sa famille.

Depuis 1995, il vit dans le sud de la France, avec sa femme ; Aline Kominsky-Crumb, avec qui il publie, en 2011, un livre : « Parle moi d’amour ». Denoël Graphic- Collectionneur de disques 78 tours, il se passionne particulièrement pour le blues, le jazz, la country et l’Old-time music, ainsi que pour le bal musette parisien des années 1920 et 1930, dont il est l’un des plus fins connaisseurs. Il a réalisé la pochette de nombreux disques, notamment ceux des Primitifs du futur (groupe dans lequel il joue occasionnellement du banjo et de la mandoline).