Analyse morphologique de 10 mots

Analyse morphologique de 10 mots

MORPHOLOGIE 2 DIX MOTS De: Shula RAJAONAH Licence 3 linguistique FLE université Denis Diderot paris 7 A: Patty GARET 2013-2014 SOMMAIRE 1- POURRIEL — 2- PANONCEAU – 3- OECUMENISME – or 19 Sni* to View 4- CLIMATOSCEPTIQUE 5- CONGOLEXICOMATISATION p 6 6- MICRODERMABRASION 7- SURPRESENTEISME 8- GRUGEABLE — p 9 9-CHRONOPHAGIE Pl o 10- RENARCISSISER — Pl 1 2 POURRIEL 1) Son Contexte La première fois que j’ai été confrontée à l’utilisation du mot «pourriel» c’était lors d’une s’en est suivi un débat sur le purisme et le modernisme puisqu’une langue vivante est en constante évolution. 2) Son Intérêt

J’ai choisi pourriel pour la raison suivante: le mot pourriel a sonné faux à mes oreilles. En effet, cela sentait l’artificiel et l’action linguistique in vitro à plein nez (en l’occurrence, à pleine ouïe). En fait, il a été créé en 1997 par l’Office Québécois de la Langue Française (OQLF)I De plus, il m’a fait tout de suite penser à d’autres mots voisins et qui se terminent également par -iel-. De ce fait, je l’ai choisi afin de mieux approfondir l’étude de sa structure morphologique et retracer le chemnement de pensée de ses créateurs. 3) Mon intuition sur son interprétation

La première fois que

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j’ai entendu «pourriel», j’ai pensé à «Pour Elles», une rubrique du site Yahoo dédiée au public féminin mais cette ressemblance sonore était tout à fait hors-sujet à la conversation. Ainsi, j’ai compris que «pourriel» est l’homologue français de «SPAM» 2. De ce fait, je pensais y voir une contraction de «pourri» (du verbe «pourrir») et de «mél» (abréviation de « message électronique») avec une syncope de la consonne labiale -m- qui aurait donne un brin de douceur qui aurait été incohérent pour le mot connoté péjorativement. 4) Analyse morphologique

L hypothèse première est que ce néologisme «pourri/el» est composé de pourrl- et -el qui serait le morphème de la qualité électronique comme dans «courri/el» (courrier électronique) On aurait le participe passé de «pourrir» et le suffixe de nominalisation -el Mais, la réalité des études réalisées par l’OQLF est to rriel» est en fait la réalité des études réalisées par l’OQLF est tout autre, «pourriel» est en fait la contraction de deux noms « poubelle a» et de «courrielb» qui fait «pou/rriel» tout comme «pollu/riel» formé avec «pollution» et «courriel» où ous assistons à la troncation de -tion et de cou(r)-. Donc, nous avons une troncation de -belle dans le mota et de cou- dans le motb.

Ainsi, ce télescopage où la création lexicale s’est faite avec la partie initiale du premier mot «pou/belle»et la partie finale du dernier mot «cour/riel». En conclusion, nous voyons que le pour désigner le «message-poubelle» en raccourci est issu d’une composition nominale où deux lexèmes ont été combinés et ont donné «pourriel». 1 « Dans le domaine des technologies, des commissions ministérielles se réunissent en France, des institutions ont été réées au Québec pour proposer des mots français en remplacement des anglicismes, et parfois l’entreprise est couronnée de succès complet (ordinateur pour computer) ou relatif (courriel pour e-mail). ? Préface du Nouveau petit Robert (1993) par Josette Rey-Debove et Alain Rey (Petit RObert 2009, p. XVIII) 2 SPAM pour parler de «courrier indésirable», acronyme de «Spiced Pork And Meat» ou «SPiced hAM» D’où vient ce « SPAM »? L’amusante étymologie d’un insupportable parasite, Alain COULON http://www. adeli. org/document/392-152p38pdf PANONCEAU 1 ) Son Contexte L’un des objectifs de cette année est de passer mon permis. Cependant, avant d’arriver à l’éta e «conduite», le vais à l’auto m’entraîner pour passer de la route. En apprenant les différents panneaux de signalisation routière, je suis tombée sur un mot qui ne m’est pas familier du tout «panonceau». ‘ai choisi de faire une étude morphologique sur le mot «panonceau» car il y a plus de dix ans de cela lorsque mes frères passaient leur permis, j’avais l’habitude de feuilleter leur livret du code et je ne me souviens pas y avoir vu ce mot. Ainsi, ce néologisme m’a interpellée. Avant même de lire la description en dessous du mot «panonceau» après celle de «panneau», e me suis bien doutée que cela a un rapport avec ce dernier. Ainsi, il n’est pas étonnant que j’ai pensé que «panonceau» signifie «petit panneau». En fait, il a été créé en 2012 par un arrêté modifiant celui de 19673 pour désigner les panneaux additionnels.

En surface, certains pourraient dire qu’il y aurait eu une affixation du -onc- «pan/onc/eau». D’après mon intuition, l’interprétation est claire: «panonceau» est le petit panneau, il me rappelle «lionceau» (petit du lion), «souriceau» (petit de la souris) Ainsi, en première analyse, la structure interne serait «panon/ceau» où nous avons une asalisation de la voyelle finale (Co] et la suffixation en -ceau, morphème à valeur diminutive. Cependant, nous avons également «renard/eau» (petit du renard) ou encore «balein/eau» (petit de la baleine) on peut alors suggérer une allomorphie entre -ceau et – eau comme étant des morphes du même morphème qui renvoie au sens diminutif.

De ce fait, à chaque fois, le mot final est dérivé d’une base substantive nominale à la à chaque fois, le mot final est dérivé d’une base substantive nominale à laquelle on suffixe soit -eau soit -ceau selon sans doute une règle phonologique. En outre, on peut constater dans d’autres mots comme «ball/ot» que le morphème lié à la valeur de diminutif est juste [o] ou comme «pâl/ot» où orthographiquement le morphème qui a le sens de petitesse est -ot. Ainsi, on passe d’un mot morphologiquement simple à un mot morphologiquement complexe. 3 Voir Arrêté du 12 Janvier 2012, Article 1 http://www. legifrance. gouv. fr/affichTexte. do? idTexte- 4 OECUMENISME Étant de confession chrétienne, j’ai assisté à un service de culte où différentes dénommations religieuses étaient représentées. L’orateur faisait ‘éloge de l’unité dans la différence par le biais de ‘œcuménisme. Bien que sachant déjà la signification de ce mot, je l’ai choisi afin de l’analyser pour mieux comprendre sa composition interne. En effet, la seule chose dont je suis sûre est que c’est un mot emprunté du grec. Tout d’abord, j’ai eu l’intuition que c’est un mot tout à fait emprunté au grec. Cela rappelle le nom illustre d’Oedipe, héros de la m hologie grecque au coeur d’une traeédie qui aura fai «oecuménisme» vient du grec oiKoupévn qui confère l’idée d’universel. En fait, sa structure interne ne représente pas un intérêt majeur.

On a «oecuméni/que», «oecuméni/quement», ?oecuméni/cité» En fait, le fait à analyser se trouve au niveau orthographique dont découle un enjeu morphophonologique. En effet, «oecuménisme» se construit comme «économie» orthographe attestée seulement en 1 546 qui fut jadis écrit et prononcé «oeconomie» 4 oikosnomos en grec. Désormais, il existe une distinction moderne de définitions entre «économie» et «oeconomie». Face à cette évolution, peut-on imaginer pareille modification du mot «oecuménisme» et constater la naissance d’ «écuménisme», «édème» au lieu d’ «oedème» ou encore «ésophage» au lieu d’ «eosophage»?

Si ce changement marque l’orthographe, il a également une forte influence sur sa phonétique d’où un impact important sur l’oralité de la langue française. 4 http://fr. wikipedia. org/wiki/%C5%92conomie CLIMATOSCEPTIQUE Dans le RER, je lisais le quotidien gratuit 20 minutes et je suis tombée sur ce mot «climatosceptique». Il a éveillé ma curiosité car c’était la toute première fois que j’entendais ce mot. Ainsi, je l’ai choisi afin d’analyser sa com osition interne et découvrir si ce procédé de composition e PAGF lg personne qui doute. Mon intuition première fut que ce serait un substantif qui désigne n individu qui doute de la véracité des previsions météorologiques.

Je pensais que l’épenthèse du -o- s’explique par le fait qu’une règle phonologique de la langue française ne permet pas d’avoir *CCC en milieu de mot. La composition de «climat/o/sceptique» est issue de la morphologie des dérivés par confixation. En fait, un climatosceptique5 est une personne qui met en doute les théories scientifiques qul dlsent que le réchauffement climatique est causé par le fait de l’homme d’où l’incidence de l’activité de l’homme sur l’environnement. Il y a également le «climato-agnostique» et l’ «écolo/sceptique» ui désire un retrait total des politiciens sur le sujet de l’écologie et les sujets annexes.

Dans «climat/o/sceptique», nous avons le morphème «climat» comme dans la «clima/tisation». De l’autre côté, nous avons le morphème «sceptique» qui renvoie à la notion d’une personne qui doute, tout comme «scepticisme». Au milieu, on a une voyelle épenthétique -o- comme nous l’avons dans la composition de deux mots agrémentée d’une troncation. Par exemple, l’addition d’histoire et de géographie forme «histo-géo», la composition de «maniaque» et de «dépressif» donne en output ?maniaco-dépressif». De plus, cette voyelle épenthétique est également présente lorsque la composition s’effectue entre un nom comme «musique» et un préfixe -logie qui donne «music/o/ logie». 5 http://fr. wikipedia. rg/wiki/Climatoscepticisme CONGOLEXICOMATISATION Un jour, tandis que je naviguais sur le site Youtube, je suis tombée sur une vidéo fort intéressante d’un interview de 2012 avec le premier savant de toute la République Démocratique du Congo», j’ai nommé Eddy-Malou6. A un moment donné, il a utilisé l’expression « congolexicomatisation des lois du marché propre aux Congolais». Pendant la majeure partie de l’interview, je n’ai rien compris aux termes employés et j’en ai beaucoup ri d’ailleurs. Ansl, j’ai choisi le mot le plus complexe et celui qui semble présenter une concaténation importante donc intéressante à analyser. De plus, c’est un mot inventé par EddyMalou et qui résonne, depuis sa diffusion sur Youtube, sur tous les sites et blogs dédiés ? l’humour.

Selon mon intuition, j’ai pensé qu’il s’agit d’un procédé, un processus permettant de faire acquerir à la fois une caractéristique congolaise et un caractère « lexicomatisé» de l’économie. Mais, our cela, il faudrait tout d’abord savoir la structure interne de « lexicomatisé» qui ressemble ? «automatisé» d’où «automatisation» prend le sens de «rendre automatique quelque chose». Alors, «congo/lexico/matisation» comme pour «auto/matisation», la découpe de la structure interne s’annonce périlleuse. En effet, il faut chercher à découvrir les bases. Par exemple, la base pourrait être «automate» pour «automat/isation» qui rendrait différent le choix de division.

Ainsi, on peut se demander si la base de notre nom est la «lexicomatique» 7 Et tout comme la reven PAGF BOF lg 7 Et tout comme la revendication ?noncée pour la «lexlcomatisatlon de l’arabe»8, Eddy-Malou espère sans doute que les linguistiquesinformatiques pourront constituer une base informatique de la langue congolaise dans le cadre du jargon économique des «lois du marché propre aux Congolais» Ainsi, la «congo/lexicomati/sation» reprend le schéma de la structure interne di «aromati/sation» qui signifie l’action de «donner un arôme, une saveur, un parfum», de «parfumer avec une substance aromatique». De ce fait, notre mot pourrait donc être l’action de donner un caractère lexicomatlque et congolais aux lois du marché. Le morphème attendu serait soit -matisation soit -tisation soit – sation. Et ce choix semble vraiment difficile à faire car les exemples de mot qui se construisent comme «congolexicomatisation» ont une structure interne variable. Par exemple, on a «alphabét/isation» où la base est l’alphabet alors qu’on a également «schéma/tisation» où la base est le schéma.

Alnsi, le mot inventé par Eddy-Malou reste un mystère, on se demande bien pourquoi il n’a pas choisi «congo/lexicalisation»9 où le deuxième mot qui compose le mot entier est tout à fait attesté. 62 minutes d’imbroglio total. Vidéo sous-titrée ici ttps://www. youtube. com/watchàœtjlkKHsCVTc ou vidéo soustitrée remplie de fautes d’orthographe mais plus lisible https:hWww. youtube. com/watchòFULK2E_qxyAc 7 «Lexicomatique, une discipline associant tout ce qui constitue la base des connaissances lexicales et tout ce qui relève des dictionnaires-machines pour le traitement automatique des langues et les industries de la langue. » httpwwww. cairn. inf0/zen. phP? D_ARTICLE=ELA_137 automatique des langues et les industries de la langue.  » http:uwww. cairn. inf0/zen. php? lD_ARTICLE=ELA_137_0007 8 «Pour une lexicomatique de l’arabe : l’unité lexicale simple et ‘inventaire fini des spécificateurs du domaine du mot » Joseph DICHY http://silat. univ-lyon2. fr/Ressources/Articles pdf 9 http://fr. wikipedia. org/wiki/Lexicalisation 7 MICRODERMABRASION un jour, je regardais une émission au sujet des personnes qui refusent d’admettre qu’elles prennent de l’âge et décident alors d’avoir recours à des pratiques chirurgicales et autres méthodes anti-rides. Puis, un médecin parla de la méthode de microdermabrasion.

Dans le domaine des sciences dites «dures» comme la médecine, il prolifère des mots tout ? fait intéressants morphologiquement parlant. Cest ainsi que j’ai ris au vol le mot «microdermabrasion» afin qu’il représente la facette du jargon médical au sein de cette liste. Microdermabrasion10 me fit penser à quelque chose de très chimique, j’ai pensé à abrasif, abrasion d’où à un sens d’usure. En effet, le mot sonnait à mes oreilles comme quelque chose de pénible comme une opération chlrurgicale sans anesthésle. Avec le préfixe de petitesse «micro», mon intuition m’a menée ? imaginer une érosion de petite taille. Et enfin, l’affixe «derm» me fit penser à l’épiderme donc à la peau, ce qui a fini de me faire mon idée sur une action sur la peau.