analyse l’amour par terre Verlaine

analyse l’amour par terre Verlaine

L’amour par terre Afin d’exprimer ses sensations les plus fines, Verlaine se choisit un cadre historique, le XVIIIème siècle, qu’il recrée à son gré. L’utilisation d’un temps révolu est fort habile et donne au poète l’occasion de dépeindre la superficialité de la société tourmentée du XIXème siècle et aussi sa propre vie. Le poète qui refuse l’idéalisation du souvenir amoureux revient sur la chute d’une statue symbolisant l’amour, lieu de nombreux rendez-vous amoure donne à Verlaine l’oc de la fragilité de l’am r, femmes. I-La brièveté du présent to vieu ur qui s’est effondré a frlvolité des L’importance du moment présent, de l’instant, si bref soit-il caractérise l’œuvre de Verlaine, mais ce présent est constamment investi par le souvenir et par l’attente. La statue qui matérialise le point de rencontre des rendez-vous amoureux qui en a été le prétexte mais aussi le témoin, s’est effondrée sous l’effet d’un vent soufflant avec force une nuit précédente.

On retrouve ici retrouve dans le thème classique du rendez-vous amoureux cher aux romantiques, la prés Swlpe to vlew next page présence du vent généralement venant du Nord et toujours violent. Les entiments sont projetés sur la statue de Venus « Et dont l’aspect nous fit tant

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songer tout le jour » avec une allitération en « t » qui élargit encore l’évocation du souvenir par l’effet d’écho. Cette attente permanente de l’amour pour Verlaine dont la beauté est symbolisée par la plasticité de cette statue de Vénus vient une nouvelle fois de prendre fin par sa destruction.

On retrouve cette mystérieuse correspondance chère ? Baudelaire entre un l’objet la statue et les sentiments de l’amour. Dans ce symbolisme pictural, la statue devient une allégorie de l’amour plus qu’un symbole. La destruction de la statue signe la fin de la rencontre amoureuse laissant place désormais aux souvenirs teintés de tristesse et de mélancolie. û Il La frivolité des femmes Verlaine priorise les impressions plutôt que l’objectivité.

La statue renversée le rend triste alors que sa compagne n’y porte aucune attention et s’amuse du vol d’un papillon à la vie la vie très éphémère mais dont les couleurs « de pourpre et d’or » attirent l’attention et ravissent les yeux. Le poète qui nous a avoué, pour une femme, son impérieux besoin de sentiments sincères et partagés questio PAG » OF d nous a avoué, pour partagés questionne sa compagne pour connaitre ses impressions. Les questions sont à l’emporte pièce « et-toi-même, est-ce pas ! es touchée ».

L’ajout de même à toi produit une insistance pour obtenir en réponse la même impression partagée de désolation. Est-elle touchée ? est-elle attristée par ce spectacle non ! Cest un papillon, tout ce qu’il y a de plus éphémère qui retient son attention par ses couleurs et ses mouvements au dessus des restes éparpillé du marbre, matière que l’on dit impérissable. û Ill Un faune grimaçant Toute relation amoureuse s’organise autour de deux temps, la recherche de l’être aimé et le compagnonnage avec lui.

Chez Verlaine ni l’un ni l’autre ne lui apporte le bonheur. La recherche de l’amour est vue de façon superficielle, elle n’est qu’amusement, qu’apparences. Dans les deux premiers quatralns que l’on pourrait associer à la rencontre amoureuse on retrouve les charmes de l’amour, les effleurements, les frissons. Les vers sont d’une grande sensualité, l’audace va même plus loin que la sensualité avec le mot « bandant » qui n’est pas là par hasard. Avec le vent tout ourbillonne et nous avons la description du qui n’est pas là par hasard.

Avec le vent tout tourbillonne et nous avons la description du poète qui cherche plus à s’étourdir et à obtenir le dérèglement de tous ses sens. Le souffle du vent rappelle celui de l’étreinte amoureuse. On sait pourtant que Verlaine est d’avantage amoureux de son rêve que de la personne qui l’a suscité. Dans le compagnonnage il ne voit qu’un papillonnement insincère. Dans d’autres poèmes des fêtes galantes c’est derrière la face effarée du Pierrot qu’il nous montrera tout son désenchantement. o Conclusion

Comme Baudelaire avec la beauté, cette fleur du mal, Verlaine reprend le même exercice avec l’amour. En reprenant dans le titre l’expression péjorative « par terre », Verlaine ne cache rien de ses intentions sur l’amour féminin. Il recherchait un idéal, une Elisa, un idéal féminin, une complice, il ne trouve que des « colombine ». En reprenant la statue de l’amour du tableau de Watteau « embarquement pour Cythère », qu’il a découvert au Louvre, Verlaine partage avec ce peintre la vision d’un monde « baroque » dans lequel l’existence est perçue comme un passage d’ombres appelées à disparaître.