analyse du romantique novembre

analyse du romantique novembre

Achevé le 25 octobre 1842, alors qu’il a vingt et un ans, Toute sa vie, Flaubert a eu honte de Novembre, un court récit romantique qui clôt ses œuvres de jeunesse. Qui de nous n’a pas eu un jour honte d’erreur commises pendant sa jeunesse ? Ce roman méconnu, contient le talent littéraire de Flaubert. Il est à la hauteur des chefs-dœuvre romantiques de son siècle tel que Paul et Virginie (Bernardin de Saint-Pierre), René (Chateaubriand), Les Souffrances du jeune Werther (Goethe) et Don Juan (Lord Byron). Court résumer du plan) Dès les premières pages, on ressent l’importance de l’exaltation u « moi À tel poin sont mêlés de maniè a n org valeur un trait très at iqu,• mis en contact avec représentation uniqu iiq cipal et le narrateur mbre met en . l’homme est ens, il s’en fait une re- Flaubert racontait son premier contact avec l’amour v nal auquel il avait déjà fait allusion dans « Mémoires d’un fou ». La nature omniprésente pendant le récit est source de métaphore, de comparaison pour le narrateur. Dès les premières lignes le narrateur nous décrit une forêt, qui lui est source d’apalsement.

Cette incipit s’apparente à celui du roman René de Chateaubriand, tous

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deux nous ressente un certain apaisement, qui leur permet de faire une introspection sur leur vie m Swipe to nex: page malheureuse : René à la recherche d’une identité qu’il ne trouve pas, alors que Novembre le narrateur se remémore sa vie à Paide de la forêt. Il n’est pas étonnant de pouvoir rapproché plusieurs texte pour leur intérêt à la nature, qui est un sujet très largement repris par les romantiques. La nature inspire au romantique sagesse et sérénité, pour leur rêve. La Nature est, pour plusieurs romantiques l’incarnation.

C’est un lieu propice à la méditation, la mélancolie rappelée par le cycle des saisons. Mais pour la plupart des romantiques, le spectacle de la Nature ramène d’abord ? « Homme lui-même: l’automne « les arbres n’ont plus de feuilles » et les soleils couchants deviennent dès lors des images du déclin de nos vies, alors que le vent qui gémit et le roseau qui soupire symbolisent des émotions. C’est la théorie du paysage-état d’âme. La Nature, enfin, est un lieu de repos, de recueillement; en s’y arrêtant, on oublie la société, les tracas de la vie mondaine.

Il est d’ailleurs naturel qu’il est plus facile de ce confié à un objet, un être immobile, qu’a un proche. Cest bien là le signe, à la fois, du dédain des romantiques pour l’univers social et du goût de ces poètes pour la méditation, pour un retour sur soi que la Nature, comme un miroir, ne fait que favoriser. Le narrateur entreprend une quête vers l’absolue, qui n’est encore pour lui quelque chose d’inconnue. Sa quête commence par de longue méditation quand il est encore qu’un jeune homme tourmenté d’inconnue.

Sa quête commence par de longue méditation uand il est encore qu’un jeune homme tourmenté pour qui les femmes et l’amour sont des secrets primordiaux à résoudre. Il se demande comment exercer les forces qu’il sent au plus profond de lui. Il crie sa solitude, il se sent tenu hors du monde des adultes, ce monde à la fois le dégoute qui le dégoûte parce que d’abord ce monde le repousse. Le récit, mené, dans la veine romantique, à la première personne, s’achève dans les ultimes pages par le passage à la troisième personne. Le basculement marque un dédoublement du narrateur d’avec le personnage principal.

Jusqu’ici, les deux étaient mêlés ; de là, le personnage est mis à distance par un narrateur qui reprend les rênes… Et qui en joue : « Le manuscrit s’arrête ici, mais j’en ai connu l’auteur, et si quelqu’un désire y trouver une fin, qu’il continue : nous allons la lui donner. » Flaubert va être atteint d’une certaine folie, qui le poussera ? revenir voir Marie le lendemain. Ils se contemplent Hun l’autre et se complimente chacun sur la beauté de l’autre, communient dans un délire du cœur et des sens. Marie, non plus, n’avait pas jusqu’à ce moment connu l’amour.

Elle l’avalt cherché désespérément, donnant libre cours à une sexualité ou elle n’avait jamais trouvé ce qu’elle cherchait. Elle a été «grande dame », elle a connu le « luxe des hommes se sont tués pour elle. Rien ne l’a satisfaite. Ce qu’elle cherchait, c’était un être «plus grand tués pour elle. Rien ne l’a satisfaite. Ce qu’elle cherchait, c’était un être «plus grand, plus noble, plus fort» que tous les autres et qu’elle aimerait, qui l’aimerait. Elle l’a cherché longtemps avant d’arriver où elle est réduite et il est enfin venu.

Ce «premier mant », elle ne le quittera plus, elle le suivra jusqu’au bout du monde. Il se laisse couper une mèche de cheveux, alors que son cœur à lui aussi est comblé, ses sens rassasiés. Flaubert éprouve de l’amour envers marie. Dans le romantisme, l’amour tient une place très élevée, il est idéalisé : La réduction de l’univers à un seul être. Cet amour passionnel n’est pas l’amour romantique, il exclut d’emblée l’exaltation des sentiments. Néanmoins, l’amour romantique est loin d’être idyllique : la violence de la passlon est aussl la violence du désir ; l’acte charnel est parfois écrit comme un viol.

Flaubert éprit d’un folie se dit que son amour et impossible malgré la passion qui est née entre eux, il prend la fuite. Et sur une réflexion singulière : «Est-ce que déj? je l’aimais? », nous entendons un écho : « Est-ce qu’elle m’aurait vraiment aimé? » À ce jeune homme qui a tôt refusé la vie et ses dons, et qui est trop sincère pour jouer au blasé, l’amour paraît «vraiment» impossible. Après son amour imposslble, avec mari Flaubert va se retrouver seul et s’ennuyer et boire. Il va aspirer comme grand nombre de romantique au désir d’une autre vie.

Lors de cette rêverie, il va évoquer « le désert, les cha PAGF évoquer « le désert, les chameaux les oasis, les palmier »; puis partir ver le soudan « les lianes gigantesque les grands fleuves ensuite vers le malabar (près de flnde) « la mer, le corail, les perles, les tigres, l’homme jaune pour poursuivre vers la chine « les femmes aux petits pieds, le mandarin, l’éventail, les boites de thé puis son cœUr portera sur les grands espaces, la Norvège « les torrents la Sibérie « la neige »; et revenir en Arabie « pyramide, cavalier arabes, serpents à sonnette tout en ?voquant des ville réputé très belles « Calcutta, Constantinople, andalouse, les gorges de Sierre, Venise, Rome, Naples, le Vésuve, Séville » Avec cette fin Flaubert marque le début de sa célèbre« ironie flaubertienne Lors de la reprise en main du récit par le narrateur-auteur, celui-ci élève toute crédibilité à son personnage en employant des figures qui remplissent les précédentes pages. Dès le début, Fauteur avait prévenu le lecteur en insérant une phrase qui passe inaperçu, empruntée aux Essais de Montaigne : « Pour… niaiser et fantastique. ».

II donne une fin piteuse au ersonnage duquel il s’est détaché, et qu’il enferme dans un rêve, car il souligne que la mort qu’il lui donne « paraîtra difficile aux gens qui ont beaucoup souffert 9, mais qu’il « faut bien tolérer dans un roman, par amour du merveilleux En se moquant de lui-même, Flaubert sort de la bêtise du roma roman, par amour du merveilleux D. En se moquant de lui- même, Flaubert sort de la bêtise du romantique qui l’a compris, lui comme tous ceux de sa génération, et dont il a honte. Mais, avec Novembre, il montre sans s’en rendre compte qu’il as un talent pour emporter le lecteur dans son monde. Cest pourquoi Flaubert s’attachera par la suite à écrire des roman appartenant aux réalismes. Conclusion le personnage de novembre s’inscrit dans la ligné des héros romantique, il est à l’image du « Voyageur au-dessus de la mer de nuages » de Caspar D. Friedrich (1817).

Seul face à un monde qu’il ne comprend pas et dans lequel il n’arrive pa&s ? trouver sa place Le narrateur est un jeune homme tourmenté pour qui la femme, l’amour, sont des secrets primordiaux à percer, qui se demande comment exercer les forces qu’il sent bouillonner en lui, comment les exercer, qui crie sa solitude, tenu qu’il est hors u mande des adultes, ce monde qu’il repousse et qui le dégoûte parce que d’abord ce monde le repousse. Il pense qu’il n’y pourra entrer qu’en faisant tomber les barrières qui l’en séparent. Ah, s’il connalssait le mot de passe ! On le prendrait alors au sérieux, il pourrait croire à sa propre existence. Qui, hors la femme, peut lui donner ce sentiment d’exister? Qui, hors la femme, par l’intérêt qu’il éveillerait en elle, peut lui prouver qu’il vit? Las d’attendre chaque jour « quelque grand événement nourrissant « une rage sans nom contre la vie, contre les hommes,