analyse de pratique professionnel

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J’ai donc décidé pour cette APP d’analyser une situation qui m’a particulièrement interpellée et également choquée jusqu’ici durant mon stage. Cette situation s’est déroulée Mercredi 20 Mars en début d’après-midi dans le service de chirurgie ambulatoire. Nous accueillons donc un patient vers midi dans notre bureau infirmier lorsqu’il se présente pour effectuer l’entretien d’accueil avec lui. Nous appellerons donc notre patient Mr K. pour ne pas dévoiler son identité.

Le patient se présente donc en chirurgie ambulatoire pour une exérèse de kyste au niveau du poignet, il s’est présenté à la onsultation de chirurgie pour discuter de l’opération avec le chirurgien, donner so lui. Il a aussi rencontr an org son consentement p r Sni* to vieu dans un seNice de c de traitement particu nir d’une date avec également donné enir se faire opérer patient ne suit pas técédents hormis la mention psychisme particulier » sur le dossier d’anesthésie. Nous installons donc le patient sur une chaise et nous commençons notre « interrogatoire » pour faire notre fiche de liaison pour le bloc opératoire.

Nous demandons donc à Mr K. s’il est bien à jeun depuis la veille, c’est-à-d Swipe to View next page c’est-à-dire s’il n’a pas mangé, bu ni fumé

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depuis 00h00 et qu’il a bien pris sa douche préopératoire. Nous faisons également remplir au patient les papiers d’inventaire et pour la désignation d’une personne de confiance. pour finir, nous vérifions aussi que la sortie du patient est organisée et que son repas est bien commandé. Nous lui prenons ensuite sa tension artérielle et son pouls pour calculer son score de Chung qui servira d’outils en chirurgie ambulatoire pour la sortie du patient.

Le score de Chung prend en compte les paramètres vitaux, l’absence de saignement, ‘absence de douleur et la déambulation et s’il est supérieur ? 9, le patient pourra sortir sans que le médecin anesthésiste n’ai eu besoin de le revoir. Jusque-là, notre entretien se déroulait bien malgré une légère froideur dans les réponses de Mr K. , mais quand nous voulons le diriger vers sa chambre, le patient commence à critiquer l’accueil qu’il a eu dans le hall de l’hôpital et les renseignements qui lui ont été donnés là-bas.

Ensuite, il se met à critiquer l’ordonnance que le chirurgien lui a fournie pour la douche préopératoire ainsi que le nombre de papiers administratifs à remplir à son arrivée. Nous lui expliquons que nous ne pouvons pas y faire grand-chose et le patient répond ? ce moment avec une critique sur le diagnostic qui lui a été donné lors de sa consultation av avec une critique sur le diagnostic qui lui a été donné lors de sa consultation avec le chirurgien.

Voyant le type de patient à qui nous avons à faire, l’équipe du service et moi-même restons calme et nous essayons de discuter avec lui et de l’apaiser avant son passage au bloc. Le patient part donc dans la demi-heure suivante au bloc opératoire avec l’équipe du brancardage. Environ 2h après son départ, Mr K. entre de la salle de réveil toujours avec le service du brancardage qui le dépose dans sa chambre.

Une aide-soignante et moi-même effectuons une partie de la rentrée du bloc de ce patient, nous lui prenons sa tension artérielle et son pouls et lui demandons s’il a mal et s’il pourrait chiffrer sa douleur sur une échelle entre O et 10. Le patient reste muet un instant puis nous rétorque « vous n’avez pas plus débile comme question b. Nous décidons donc de laisser Mr K. tranquille un instant en lui expliquant qu’il ne devait pas se lever et qu’on devait attendre pour lui donner à manger et à boire en vue de ‘heure à laquelle il avait été extubé.

Quelques minutes plus tard, une des infirmières part apporter une tasse de café au patient situé dans la chambre juste en face de Mr K„ Mr K. aperçoit alors cette scène de son lit et c’est à ce moment-là qu’il sortit de ses gonds. Il nous reproche alors d’être raciste envers lui et de ne servir de collatio sortit de ses gonds. Il nous reproche alors d’être raciste envers lui et de ne sen’ir de collation qu’au personne « blanche » de peau et non pas à lui qui se qualifiait « d’arabe » Le patient se lève alors de son lit et vient nous insulter dans le bureau nfirmier ou nous étions toutes réunies.

Il ne se gêna alors pas pour nous lancer toutes sortes d’insulte pas très gratifiantes. Il en a également profité pour inclure les habitants des Ardennes dans les personnes qui ne lui tenait pas vraiment à cœur tout en déambulant autour de nous dans le bureau infirmier et la salle de soins. De plus, notre patient avait retenu nos noms écrits sur notre blouse et menaçait l’une d’entre nous de l’attendre à la sortie de l’hôpital.

Au vu de cet excès d’agressivité, une des infirmières décida donc d’appeler le chirurgien qui avait opéré ce patient. Quelques minutes plus tard, le chirurgien arriva donc dans le service et constata alors ce qu’on lui avait expliqué au téléphone. Le médecin ramena alors le patient dans sa chambre et rentra alors avec lui dans la chambre. Nous n’avons pas assisté à la scène mais nous avons pu entendre quelques éclats de voix Le médecin est alors ressortit avec le patient habillé et déperfusé et l’a accompagné furieux vers l’ascenseur.

Nous n’avions rien donné à boire ni à manger à notre patient et nous n’avons même pas vérifié que qu n’avions rien donné à boire ni à manger à notre patient et nous ‘avons même pas vérifié que quelqu’un venait le chercher pour sa sortie. Suite à cette situation, je me suis posé plusieurs questions. Tout d’abord, comment réagir face à un patient agressif et qui appeler ? Faut-il répondre aux menaces du patient ou y rester passif ? Et également comment faire pour surmonter sa peur face à ce genre de situation ?

Pour répondre à mes interrogations, j’ai effectué des recherches : Définitions Tout d’abord j’ai recherché la définition de l’agressivité, d’après le Larousse, c’est une attaque non provoquée, injustifiée et brutale contre quelqu’un, contre un pays. De plus, l’agressivité est un sujet quotidiennement abordé par les médias en raison d’une flambée de violence dans les écoles, dans les cités, elle est également représentée dans les films. Elle est ressentie comme un caractère négatif et méprisé. Et à côté de ces images de violence collective, coexiste aussi l’agressivité à l’échelle individuelle.

Elle accroît la combativité et peut servir ? chacun à atteindre certains objectifs difficiles, comme la réusslte professionnelle, le combat dans la maladie. L’agressivité est un instinct qui se retrouve chez l’homme, une orce de vie qui peut s’exprimer de multiples façons. La violence physique est la plus connue, la plus étudiée, la plus médiatis multiples façons. La violence physique est la plus connue, la plus étudiée, la plus médiatisée et donc la forme la plus apparente des comportements agressifs. A contrario, plus discrète est la violence verbale, même si elle se révèle tout autant destructrice sur le plan psychique.

Cette violence psychologique n’est ni palpable, ni évaluable et ne laisse aucune trace visible puisque les séquelles sont intériorisées par l’individu. Elle s’exprime au ravers de l’humiliation, de la dévalorisation, de la persécution et du harcèlement moral et a pour conséquence de blesser celui qu en est victime. Étymologiquement, le mot « agressivité » vient de Pexpression latine ad-gressere signifiant aller vers. L’agressivité permet donc d’aller vers l’autre pour exister face à lui, son intention première n’est pas de détruire.

Les raisons de l’agressivité du patient Les raisons pour lesquelles un patient peut être agressif peuvent appartenir au patient lui-même. L’agressivité est un acte qui a pour base la violence, mais qui tient compte d’un certain nombre ‘exigences permettant au patient de ne pas être totalement violent. Le patient peut ainsi être freiné par la notion d’interdit. Toute expression de violence signe l’échec d’autres formes d’expression, une communication de l’extrême qui passe par le passage à l’acte. L’agressivité, cette « violence édulcorée », es communication de l’extrême qui passe par le passage à l’acte.

L’agressivité, cette « violence édulcorée », est une expression directe, mais contenue par des normes sociales, ou la notion d’interdit est présente (chercher à nure sans se l’autoriser complètement). Une marge de manœuvre va donc exister pour le soignant, lui permettant de gérer ce comportement particulier. Même si l’agressivité présente un caractère violet et peut apparaître comme un comportement extrême, c’est avant tout une forme de communication à l’autre. Le patient agressif cherche toujours à dire quelque chose, que ce soit de lui-même ou de la façon dont il vit une expérience.

Dans le contexte du soin, l’agressivité vient en effet très souvent en réaction à une situation que le patient vit comme difficile et qu’il ne sait pas gérer. Il peut s’agir d’une attente aux urgences jugée nsupportable, d’un événement anxiogène à venir (par exemple un résultat d’examen), d’une incompréhension quant à ce que le patient vit (manque d’informations), ou bien encore d’un refus de la situation de dépendance qu’instaure la situation de soin (le patient a l’impression qu’on ne le considère plus comme un être humain autonome).

Communiquer avec un patient agressif Sentiment dihumiliation, de peur, frustrations peuvent être, chez le patient, à l’origine d’un ressenti de colère menant à de peuvent être, chez le patient, à l’origine d’un ressenti de colère menant à de l’agressivité. Ce qui est donc en cause de façon première, c’est à la fois le sentiment d’identité du patient et son système de valeurs. Il doit trouver ses marques dans un univers perçu comme hostile : le soignant doit donc s’attacher, dans son acte de communication, à accompagner cette quête.

Conserver une distance physique par rapport au patient. Outre la nécessité, pour le soignant, de ne pas se mettre en danger, il existe une autre raison de se diriger dans cette voie : en effet, on préserve ainsi le patient du sentiment d’envahissement de son espace vital qui accompagne très souvent une conduite agressive. Diminuer les manifestations de pouvoir, de contrainte, tout ce qui favoriserait un ressenti de dépendance et d’inégalité du patient envers le soignant.

Rester le plus calme possible dans la voix et dans les gestes, tout en participant activement à la discussion. Il devient en effet difficile de conserver un comportement d’agitation et d’agressivité lorsque l’interlocuteur ne nourrit pas les façons de le faire (hors pathologie mentale). Ne pas enchérir sur les griefs exposés par le patient, mais axer la discussion autour de ce qu’il souhaiterait, de façon à trouver un compromis. Augmenter autour de la plainte ne fait que renforcer elle-ci. En effet, elle est par n celle-ci.

En effet, elle est par nature subjective (elle correspond à la perception que le patient a de sa situation) et ne peut être débattue sereinement en temps de crise. Grâce à mes recherches, à mon minimum d’expérience et au comportement de l’équipe pendant cette situation j’ai pu voir que l’agressivité est un comportement que le soignant rencontre durant sa carrière. Mais pour autant le risque est de répondre également par un comportement agressif (ce qui est naturel). Il faut alors instaurer un climat calme envers le patient et axer la communication sur la résolution du problème.

Le soignant doit alors amener la confiance dans sa relation avec le soigné pour essayer de décrypté le problème qui se cache sous cette agressivité et mettre en place des solutions. Je pense donc que notre réaction à ce moment n’était pas mauvaise car nous avons réussi à toutes rester calmes sans se laisser déstabiliser devant les injures du patient. Sources : Dictionnaire Larousse La communicatlon entre soignant-soigné : Repères et pratiques, Antoine Bioy, page 72/73 Dossier « Soins et agressivité, quelle alliance ? » d’une diplômée universitaire en soins infirmiers rééducation et réadaptation