Analyse D Un D Bat T L Vis

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Analyse d’un débat télévisé : 1 . Présentation Dans le cadre politique actuel, alors que le nouveau gouvernement de Charles Michel est en place depuis quatre mois environ, il a connu des débuts difficiles : manifestations, grèves tournantes, une grève nationale ce 15 décembre dernier, les nouvelles mesures sont au cœur du débat. Le 16 décembre dernier, le Premier ministre a fait l’objet d’un entretien sur RTL-P/I (http://www. rtl. e/videos/video/519387. aspx). Assis face à la journaliste Hakima Darhmouch, Charles Michel se trouve au centre d’ potentielle référence or 12 fédérale par une maj té Snipe to View des estrades disposé écran sur lequel s’affl bleutées (une Oit désormais public se trouve sur arées par un grand s, des documents, des études chiffrées ou encore les divers commentaires des téléspectateurs (qui peuvent réagir en direct via le hashtag #GrandDirect).

Durant la totalité du débat, la journaliste a adopté diverses postures : tantôt dans la neutralité, Hakima Darhmouch garde un alr grave, sérieux et utilise à la fois des arguments d’autorité et des arguments empiriques ; tantôt elle réfute les propos de Charles Michel en l’interrompant dans son argumentation et lui emande à de multiples reprises de faire des réponses courtes et concises, signalant

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que le temps s’écoule rapidement et qu’il faut encore aborder un certain nombre de points. . Analyse de la rhétorique La rhétorique est Part de bien parler, il se fonde su sur trois notions centrales, explicitées ci-après, le logos, l’éthos et le pathos. Ces trois dimensions sont toutes présentes dans le discours de Monsieur Michel et, bien que le pathos soir celle qui semble la plus utilisée, le premier mlnistre n’en utillse pas moins les deux autres. Tout d’abord, la notion de logos désigne la dimension rgumentative du discours rhétorique.

Le Premier ministre exploite cette idée de logos en tentant de convaincre à la fois son interlocutrice et les citoyens présents dans le public. En effet, ? de multiples reprises, Charles Michel insiste sur sa volonté de se montrer « clair « concret il souhaite « expliquer les choses très simplement « rétablir des vérités Le premier Ministre appuie la logique de son argumentation sur cette dimension de pédagogue et interpelle souvent l’interlocuteur par des questions rhétoriques telles que « De quoi s’agit-il ? » ou bien Ça veut dire quoi ? renforçant cette idée de clarté. Dans le cadre de cette dimension argumentative, Monsieur Michel structure son propos par des « premier point, deuxième point des « par conséquence et d’autres connecteurs logiques. Lorsqu’il énonce : « C’est en créant des emplois qu’on va augmenter les chances des jeunes de parvenlr à choislr ce qu’Ils veulent faire on peut remarquer que ses arguments sont eux- mêmes basés sur cette idée de logique. Ensuite, concernant la dimension de l’ethos, elle désigne la dimension de l’orateur, l’image que donne l’orateur de lui- même.

Charles Michel semble serein et dit de lui-même qu’il st quelqu’un de calme, qu’il lui « en faut plus pour le mettre en colère » et que la 12 lui-même qu’il est quelqu’un de calme, qu’il lui « en faut plus pour le mettre en colère » et que la vengeance « n’est pas du genre de la maison Il se montre comme quelqu’un qui sait ce qu’il fait, il connait les responsabilités qui lui sont confiées et les assume pleinement. Le Premier ministre qualifie les mesures qu’il doit prendre comme « difficiles mais nécessaires si nous voulons garder notre cadre de vie ».

Lors de son message adressé aux citoyens, Monsieur Michel se montre rassembleur, pacifique, l « lance un appel très clair à ce que maintenant on puisse se mettre autour de la table, que l’on puisse garantir la sérénité et l’écoute mutuelle Lorsque Hakima Darhmouch lui demande de décrire son style, le premier ministre se décrit comme quelqu’un de travailleur, qui a conscience que sa nouvelle fonction est d’abord une fonction de travail au service des citoyens.

Il énonce avoir envie que • « ces quelques années de mandat soient utiles pour le pays qu’on puisse se dire dans deux ou trois ans : « Il a osé, il a été courageux, il a bien fait, les résultats sont là ». Monsieur Michel dit ouloir convaincre sur des résultats et sur du long terme. Enfin, quant à la notion de pathos, celle qui se place plutôt du côté des auditeurs que de celui de l’orateur, on se rend compte que le Premier ministre tente de créer une connivence émotionnelle avec le peuple.

En effet, il énonce à de multiples reprises qu’il comprend l’inquiétude, l’angoisse des citoyens ; qu’il pense au peuple ; qu’il est à l’écoute et ouvert au dialogue. Charles Michel tente de se montrer clair et d’expliquer au mieux les choses pour apaiser 19 les choses pour apaiser les citoyens. Cependant, à certains moments, il perd des occasions de se ontrer plus rassurant, plus confiant. ar exemple, lors du jeu final auquel les politiciens doivent répondre par oui ou par non à une série de questions, Charles Michel manque l’occasion de rassurer les citoyens en disant qu’il ne sait pas s’il va retravailler avec le PS, une déclaration honnête mais qui aurait pu être plus confiante. 3.

Analyse de l’argumentation L’argumentation est la partie la plus complexe et la plus importante d’un discours rhétorique, cette notlon fait appel ? celle du logos et a pour but de faire comprendre ses points de vue, Charles Michel tente réellement de faire adhérer les citoyens ? ses points de vue en leur exposant divers faits et en usant de divers moyens, présentés ci-après. Le Premier ministre construit son raisonnement principalement sur le principe de l’induction. Suivant cette démarche, il établit ses points de vue pour ensuite expliciter les faits de manière concrète en utilisant des chiffres, des exemples, etc.

Ainsi, lorsque Charles Michel dit : « Le programme de mon gouvernement est un bon programme pour créer des emplois. Le bureau du plan, la banque nationale estiment autour de plus de 200 000 emplois qui pourraient être créés grâce aux mesures préconisées. 200 000 mplois, ce sont 200 000 personnes, qui maintenant sont sans emploi, qui retrouvent plus de qualités de vie, plus de pouvoir d’achat en accédant à l’emploi il respecte bien cette démarche en énonçant d’abord une idée puis en l’illustrant par d’autres pro 2 respecte bien cette démarche en énonçant d’abord une idée puis en l’illustrant par dautres propositions.

En tentant d’expliquer le plus clairement possible ses arguments, Charles Michel utilise une argumentation dite « ad rem » : il s’adresse à un auditoire universel, il essaye d’apaiser les conflits et d’annihiler les débats en se montrant le plus simple possible. À e multiples reprises, Monsieur Michel accentue certains points et ponctue ses propos en insistant sur certains mots plutôt que sur d’autres. En outre, la typologie de ses arguments varie entre des arguments logiques, des arguments empiriques et des arguments d’autorité.

Tout d’abord, les arguments logiques (aussi appelés arguments formels) recensent à la fois des définitions, telle que celle du saut d’index, qui permettent de donner un sens à un concept ; des comparaisons, telles que les comparaisons entre la Belgique et d’autres pays, qui ont pour objectif de rapprocher ou de distinguer différents objets ; ainsi que les arguments ar l’absurde. Aussi, lorsque Hakima Darhmouch demande ? Monsieur Michel s’il a été pris en otage par la N-VA, ce dernier répond : « Est-ce que j’ai l’air d’être un otage ?

Plus sérieusement, je n’ai pas le caractère ou le tempérament pour être l’otage de qui que ce sot Comme autres arguments loglques, Charles Michel utilise principalement la tautologie : en effet, le Premier ministre répète sempiternellement les termes « important « concret », « clair « simple », « vérités », « nécessaires », etc. afin d’insister sur ces différents points et que les auditeurs les retiennent plus facilement. Ensuite, Charles Michel use égalem PAGF s 9 différents points et que les auditeurs les retiennent plus Ensuite, Charles Michel use également d’arguments empiriques.

De tels arguments se fondent sur la réalité. Dans ce cadre-là, le Premier ministre utilise d’une part des arguments basés sur l’exemple, dont le recours est un procédé inductif qui permet d’illustrer plus facilement son propos. D’autre part, des arguments de type « cause-conséquence » dont l’exemple suivant illustre la démarche : « Cest en créant des emplois qu’on va augmenter les chances des jeunes de pouvoir choisir ce qu’ils veulent faire », e type d’argument renforce le caractère rationnel et logique de l’argumentation de l’orateur.

Enfin, le premier ministre utilise parfois des arguments d’autorités lorsqu’il a recours à la statistique. En effet, quand Charles Michel a recours à une « guerre de chiffres on peut difficilement le contredire sur le fait, il faut pour cela refaire les calculs ce qui prendrait plus de temps. Les auditeurs sont obligés de le croire sur parole, tout en gardant resprit critique. De plus, Monsieur Michel souligne la présence de plus d’une personne dans son gouvernement : « Tous les partenaires « Les quatre partis au ouvoir », etc.

Concernant son cadrage argumentatif, Charles Michel se montre prudent, on remarque qu’il prête une grande attention aux termes qu’il choisit, en particulier lorsqu’il mentionne ses collègues ou bien les différents évènements qui l’ont « fâché » tels que l’association PS – CDH ou les propos de Jan Jambon et de Theo Francken, il use d’euphémisme pour atténuer l’effet dramatique ou affabulatoire que pourrait prendre ces pro PAGF 19 d’euphémisme pour atténuer l’effet dramatique ou affabulatoire que pourrait prendre ces propos.

De plus, le Premier ministre tilise également le principe d’association-dissociation en instaurant d’une part des similitudes entre les mesures qu’il compte prendre et celles qui ont fonctionné dans les pays voisins ; et en introduisant des distinctions comme avec la proposition suivante : « Ily a une différence fondamentale entre mon gouvernement et les autres c’est que nous disons concrètement les réformes que nous comptons prendre pour créer des emplois 4.

Analyse de la réfutation : Lors d’un entretien, il est plus rare d’avoir une réfutation élaborée puisque le politicien est face à un journaliste qul est censé rester eutre. En effet, Charles Michel n’exploite que peu cette notion de réfutation Les seuls exemples de réfutation sont soit de type d’objection : le Premier ministre réfute alors les questions en entamant sa réponse par un « Il ne s’agit pas de cela « Non en aucun cas etc. ; soit de type de déplacement : Monsieur Michel répond alors à la question de manière indirecte en la déplaçant dans un autre champ.

Dans ces rares cas, Hakima Darhmouch repose la questlon sous une autre forme pour forcer Charles Michel à y répondre ou fait clairement remarquer qu’il ne répond pas à la question. Concernant les autres types de réfutation, Charles Michel n’en utilise aucun. 5. Analyse du modèle de prestation télévisée : Il existe divers modèles de prestations télévisées : pédagogique, affectif, spectaculaire et antisystème. Charles Michel se retrouve dans les deux premiers cas. En effet, d’une part, dans la 7 2 Michel se retrouve dans les deux premiers cas.

En effet, d’une part, dans la volonté flagrante de se montrer clair, précls, concret, le premier ministre tente par tous les moyens d’expliquer le fond de sa pensée de la manière la plus pédagogique possible pour que le public et les téléspectateurs omprennent clairement en quoi consistent les mesures que son gouvernement compte prendre. En usant d’exemples concrets, d’exemples chiffrés, en ponctuant les termes importants, en répétant sans cesse les termes « necessaires « vérités « important « deux mois », etc.

Charles Michel tente de simplifier au maximum les choses pour les expliquer aux téléspectateurs et aux cltoyens présents dans le public. D’autre part, Charles Michel se retrouve également dans le registre de l’affectif, particulièrement lorsqu’il répond aux questions des citoyens présents dans le public. Le Premier inistre dit d’ailleurs ceci : « Je comprends bien l’inquiétude, la préoccupation que vous avez pu avoir D, « Je comprends votre inquiétude parce que moi-même j’ai eu la même avant les élections » « Je pense à vous mais aussi à votre voisine, votre cousin, etc.

Il se dit « totalement à l’écoute » et se montre ouvert au dialogue. De fait, il crée une connivence émotionnelle avec l’interlocuteur due d’un côté à ses propos qui se veulent rassurants et compréhensifs, et d’un autre par ses sourires et son air serein. 6. Analyse du non verbal L’importance du discours non verbal dans une prestation telle ue celle-ci est capitale. Cela renforce ou diminue la qualité de sa communicatlon. Dans le cas de Charles Michel, son discours non verbal, passant 9 qualité de sa communication.

Dans le cas de Charles Michel, son discours non verbal, passant par de nombreux éléments présentés ci-après, a plutôt tendance à renforcer le contenu de son argumentation. Tout d’abord, le regard du Premier ministre reste fixe et focalisé sur son interlocuteur, qu’il s’agisse de la journaliste ou d’un des citoyens présents dans le public. Il a un regard franc et sincère. Généralement, lorsque quelqu’un ne dit pas (entièrement) la érité, il a tendance à baisser les yeux ; aussi, lorsque quelqu’un ne se montrera pas confiant et assuré, il aura tendance à avoir un regard fuyant.

En ce qul concerne les expressions du visage, Monsieur Michel adopte deux postures différentes : soit il a un visage fermé dont on ne peut déceler aucune annonce sur les propos qui vont suivre ; soit il sourit et marque la tension qu’il ressent par rapport aux questions parfois délicates de Hakima Darhmouch. Au sujet des mouvements de tête, Charles Michel ponctuent continuellement ses phrases par des hochements de tête ui suivent les intonations qu’il met dans certains termes. Au contraire, lorsque la journaliste l’interroge, il demeure impassible.

Concernant les mouvements et la position du corps, le premier ministre demeure immobile et droit. Il reste « naturel » et ne se raidit à aucun moment. Il semble à l’aise et les seuls mouvements qu’opère Charles Michel sont lorsqu’il s’appuie sur le bureau avec ses avant-bras. Il semble alors dominer le débat et parait encore plus assuré, plus convaincu et convaincant dans son discours. Les gestes qu’il fait en levant les bras pour mieux expliquer et mimer son discours rendent son a