adolphe

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Adolphe est un jeune homme âgé de vingt-deux ans au début du récit. Il vient d’achever ses études à l’université de Gôttlngen. C’est un garçon très intelligent et qui se prépare à embrasser une brillante carrière. Il se montre cependant très désabusé et il n’hésite pas à manifester en public une humeur très caustique. Il a en effet reçu une éducation très spéciale, loin de son père et sous l’influence d’une vieille dame très spirituelle et toute pleine d’ironie mordante.

Le roman, qui se présente comme une confession, s’énonce d’une manière très détachée, comme si le eune homme « tout en ne s’intéressant qu’à soi, ne s’intéressait que faiblement à lui-même » pour reprendre la célèbre formule constantienne. En vérité, c’est le caractère exceptionnel, non pas de son aventure, mai confession. Et cette une composante ess ce que l’on a trop rap or, c’est une « lâchet next page se le héros à cette propre caractère. se trouve être dans me de la lâcheté : lier.

Malgré son désir d’être parfaitement honnête, Adolphe est incapable de dévoiler la véritable nature de ses sentiments pour Ellénore car il a peur de la faire souffrir. Paul Delbouille appelle cela sa « religion e la douleurl Une telle

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disposition d’esprit s’enracine dans l’aristocratisme du personnage : c’est Porgueil qui l’habite et qu pousse Adolphe à séduire Ellénore. De ce point de vue, on peut le rapprocher du héros de Stendhal dans le Rouge ShAipe to Wew next page et le Noir ; à ceci près que Julien Sorel tombe effectivement amoureux de Mme de Rênal.

Adolphe n’est pas véritablement amoureux d’Ellénore. Dans la lignée des personnages de Crébillon-fils ou des héros du roman libertin du xviiie siècle, il se révèle parfaitement froid sous le masque de la passion dans sa conquête d’Ellénore. Mais ce qui fait la spécificité d’Adolphe, c’est sa capacité exceptionnelle d’introspection et d’auto-critique : il adopte en permanence un certain recul par rapport à la situation qu’il raconte. Plus exactement, il adopte un double point de vue : celui du narrateur et celui du personnage.

Ce « double registre », selon l’expression de Jean Rousset, est l’effet de la narration postérieure. Adolphe est aussi le narrateur du roman. Par conséquent, il colore son récit de toute une subjectivité : tout ce que nous savons de lui, c’est lui-même qui le dit. Il en va de même s’agissant des autres personnages, dont l’image est endue presque exclusivement de son point de vue. Adolphe est souvent considéré à tort comme un héros romantique.

II faut reconnaître que la « lâcheté » qui le paralyse ressemble au « vague des passions » ou au « mal du siècle » Toutefois, Adolphe est moins mélancolique qu’en proie à une « dualité d’intentions ». Ce n’est pas qu’il manque d’énergie. C’est seulement qu’il est pris dans une sorte de fatalité. Il est parfaitement lucide quant à sa situation mais il ne parvient pas à s’en libérer. Cette psychologie est finalement beaucoup plus proche de celle des héros raciniens. 2