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CORRIGE TYPE Matière : Devoir na PHOO 06 Epreuve de recette du : 29/07/14 statut: 81 7PHOOCTPA0614 Exemple de traiteme Remarque important Ce traitement possibl comme une véritable celles du cours. p or 15 Sni* to View osé être considéré nant compléter Explication du texte de Rousseau Jean-Marie Frey « Toute action libre a deux causes qui concourent à la produire, l’une morale, savoir la volonté qui détermine l’acte, l’autre physique, savoir la puissance qui l’exécute. Quand je marche vers un objet, il faut premièrement que j’y veuille aller ; en second lieu, que mes pieds m’y portent.

Qu’un paralytique veuille courir, u’un homme agile ne le veuille pas, tous deux resteront en place. Le corps politique a les mêmes mobiles ; on y distingue de directions de la volonté générale, qui serve à la communication de l’État et du souverain, qui fasse en quelque sorte dans la personne publique ce que fait dans l’homme l’union de l’âme et du corps. Voilà quelle est dans l’État la raison du gouvernement, confondu mal à propos avec le souverain, dont il n’est que le ministre. » Rousseau, Du Contrat social, Livre Ill, Chapitre premier * Il s’agit ici du peuple souverain.

La connaissance de la

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doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension préclse du texte, du problème dont il est question. (a) Les titres entre crochets ne sont indiqués que pour faciliter la lecture du corrigé ; une explication de texte, ? l’épreuve écrite de philosophie du baccalauréat, ne doit pas en comporter. cned – 7PHOOCTPA0614 Avertissement : Le corrigé qui vous est présenté rend explicite la structure logique de l’explication de texte philosophique en indiquant en marge les grands moments du travail à effectuer.

Nous l’avons fait par souci de pointer explicitement ces étapes pour que ous puissiez y porter une attention particulière tout au long de votre préparation à l’examen. Expliquer un texte, c’est d’abord éclairer son objet, le problème qu’il affronte, et la thèse qu’il exprime (la position de l’auteur). C’est ensuite s’attacher ? l’essentiel de l’argumentation, et aux ressorts de la thèse. Enfin, c’est mettre en question cette thèse.

Sinquiéter de savoir ? quel problème philosophique elle tente de répondre, et si elle ne soulève pas elle-même un mesurer les limites PAGF 15 ne soulève pas elle-même un problème. En mesurer les limites éventuelles. ?videmment, ce corrigé n’est qu’un exemple d’explication philosophique du texte. En outre, son rédacteur prend le temps de pointer un certain nombre de connaissances et de références utiles à une compréhension plus approfondie du texte. [Introduction] [Le problème : le rapport du gouvernement au souverain] (La structure générale de l’extrait] [II.

Analyse du texte] [Examen du premier moment : l’action du corps politique] Dans la République, l’action politique suppose un pouvoir de faire les lois, une puissance législative, et un pouvoir d’appliquer la législation, une puissance exécutive. Dans un État libre, c’est au peuple que revient le pouvoir de légiférer. Mais qu’en est-il du pouvoir exécutif, c’est-à-dire du gouvernement ? Est-il une partie de la souveraineté ? Celle-ci est- elle un assemblage de tous les pouvoirs ? Cependant, le législatlf et l’exécutif ne sont-ils pas distincts par nature ?

En ce cas, quel mode de relation doivent-ils entretenir ? Le pouvoir doit-il arrêter le pouvoir ? Dans notre texte, Rousseau prend appui sur une conce tion originale de la souveraineté pour iustifier causes qui concourent à la produire, l’une morale, savoir la volonté qui étermine l’acte, l’autre physique, savoir la puissance qui l’exécute. » un être livré au déterminisme de la nature physique ne peut pas agir librement. Il est seulement passif. La liberté de l’action suppose une volonté qui échappe à la nécessité naturelle.

Elle requiert une âme. Toutefois, un esprit coupé de la matière ne saurait agir sur le monde. Pour qu’une action libre puisse être accomplie, il faut qu’un corps exécute ce que l’âme commande. Le marcheur peut agir comme il le fait parce qu’il veut avancer, et parce qu’une force parvient ? mettre son corps en mouvement. La olonté du paralytique est détachée du monde physique. pour cette raison, elle est sans effet. Et un corps qui n’est pas ébranlé par un vouloir reste immobile. N’e est-il pas de même dans le domaine politique ?

L’État peut-il faire quelque chose sans que soient également mobilisées une volonté et une force ? Rousseau compare la République à une personne humaine, à un être qui est l’union d’une âme et d’un corps. Cette métaphore n’est pas anodine. Elle exprime une thèse portant sur l’essence de la Cité idéale. « Une Cité bien gouvernée, écrivait déjà Platon, se trouve dans une condition très oisine de celle de l’homme. » (République, V, 462 d) Dans l’État légitime, le pouvoir législatif est au pouvoir exécutif ce que la résolution prise par un individu est à la force qui ébranle son corps.

La puissance d’instituer les règles juridiques est la cause morale qui oriente la vie politique. Et la faculté d’exécuter la législation est la cause physique sans laquelle la loi r 5 politique. Et la la loi reste sans effet. Ces deux puissances sont également nécessaires. Dans un homme, l’âme qui commande doit pouvoir agir sur le corps. Pareillement, dans l’État idéal, il faut une force qui xécute une volonté, et qui produise un effet sur le corps politique. Sur cette base, le rôle du gouvernement peut être mis au jour. Examen du deuxième moment : le rôle du gouvernement] C’est une théorie de la souveraineté qui permet d’assigner au pouvoir exécutif la place qui lui revient dans la République. « La puissance législative appartient au peuple, et ne peut appartenir qu’à lui » écrit Rousseau. Une conception philosophique de l’homme fonde cette thèse. Dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Rousseau ne définit pas ‘individu par des qualités fixes et immuables qui l’emprisonneraient dans un rôle, une fonction, une tâche.

L’apanage de l’homme n’est rien d’autre que la perfectibilité. Ce concept enveloppe la représentation d’une humanité qui, au départ, est seulement une virtualité. En quelque sorte, chacun devient ce qu’il est en fonction de ses choix et de son histoire. Il n’est pas destiné à être maître ou esclave. Contrairement à une chose, il n’est pas emprisonné dans une essence fixe. Cela signifie que la liberté est indissociable de son être. Néanmoins, son existence se déploie a PAGF s 5