31 10 08Theme 3 MYTHE SCIENCE ET PHILOSOPHIE

31 10 08Theme 3 MYTHE SCIENCE ET PHILOSOPHIE

Thème 3. Science, mythe et philosophiel Présentation PPT (trente diapositives) Clhttp:// www. unites uqam. ca/pcpes/ppt/hiv05/mythologiegrecque. ppt Nous vivons dans une culture2 qui entend avoir dépassé le stade du mythe, nous pensons pouvoir ignorer la représentation mythique parce que la représentation objective de la science moderne nous en a débarrassé. Claude Lévi-Strauss3 écrit dans ce sens : pendant des millénaires, le mythe a été un certain mode de construction intellectuelle…

Mais, dans notre civllisation, à une époque qui se situe vers le XVIIème, avec le début de la pensée cientifique – Bacon, Descartes et quelques autres le mythe est mort ou, à tout le mo construction intellect Ile Sni* to View Questions Mais est- une étape qui serait pas nos mythes « mo plan comme type de vraiment franchi ?  » N’avons-nous peut-être seulement différents des mythes anciens, cependant, est-ce que cela veut dire que le mythe a perdu sa place dans notre pensée ?

Prenons un mythe contemporain . le mythe de la « Belle Epoque qui désigne les années entre deux guerres : celle de 1870 et la Grande Guerre de 1914. Nous vivons avec des images mythiques, au point de parfois nous cacher la réalité. A. Sau’. y dit : «

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Après la guerre, a été créé le mythe réactionnaire et bêtifiant de la « Belle Époque ». Les jeunes ont été incités à croire que ce fut un temps de fêtes, autour de la plac Swlpe to vlew nexr page place Pigalle.

Il n’était pas question des 100000 vagabonds ou mendiants qui trainaient dans Paris, de la mortalité infantile 6 fois plus forte que l’actuelle, de la semaine de 60 heures, sans congés, sans sécurité soclale, non plus que du taudis et de l’expulslon avec saisie des meubles (sauf le lit, par mesure d’humanité). » Il est facile de reconstruire le passé sous une forme mythique. C’est ce à quoi s’emploie par exemple le cinéma. Cl Trouvez des exemples de mythes modernes par vous-mêmes.

Quelques exemples connus : le mythe des Jeux Olympiques modernes5, le mythe de la mondialisation et du néolibéralisme(cf. Bourdieu6), la Science (cf. livre7), le mythe moderne des innovations médicales8 , le mythe de l’éternelle jeunesse, Faust, don Juan, Alice au pays des Merveilles, Dracula et Frankenstein9, le mythe du Big BanglO En janvier 2007 paraissait un ouvrage qui mettait en lien les Mythes anciens et leurs reprises par les héros de la bande Dessinéell et Ben Laden12 ! Pourquoi le mythe est-il toujours présent dans l’opinion ?

Quel statut lui conférer? En toute rigueur, devons-nous bannir le mythe d’une représentation philosophique du monde ? La philosophie se construit-elle contre la représentation mythique du monde ? La science et la philosophie excluent-elles vraiment une représentation mythique du monde? N’y a-t-il pas une mythologie issue de la science ? A. La représentation mythique Qu’est-ce qu’un mythe dans les deux sens du mot ? a) Un mythe13 est un récit qui met en scène les forces de la Nature, sous la forme de dieux ou de héros.

Il se 8 récit qui met en scène les forces de la Nature, sous la forme de dieux ou de héros. Il se situe dans une dimension intemporelle, celle de « Origine des choses, avant la naissance du temps historique. Le mythe diffère de la fable qui est aussi un récit mais dont l’histoire aboutit à une morale. Le mythe reste ouvert ? l’interprétation. L’historien roumain Mircéa Eliade donne cette définition : « Le mythe raconte une histoire sacrée ; il relate un événement qui a eu lieu dans le temps primordial, le temps fabuleux des commencements.

Autrement dit, le mythe raconte omment, grâce aux exploits des Êtres Surnaturels, une réalité est venue à l’existence Cest donc toujours le récit d’une création on rapporte comment quelque chose a été produit, a commencé à être b) Cependant, le sens originel du mythe s’est affaibli aujourd’hui On appelle mythe toute construction imaginaire ayant un temps soit peu le support de la conscience collective et servant de référence pour penser ses idéaux et se reconnaître elle-même. C’est ce que nous nommerons le mythe sociologique.

Il est alors très voisin, souvent confondu avec la notion d’illusion et il devient un terme péjoratif. On a construit de toute pièce le « mythe de la Belle Epoque » disions-nous pour qualifier une période de l’histoire qui nous fascine et qul sert de valeur refuge à l’imagination : « En ce temps-là, il y avait de belles voitures, les femmes fumaient des cigarettes avec un porte-cigarettes, on dansait au rythme du charleston ! De la même manière on a construit le « mythe du Miracle grec » en idéali au rythme du charleston !

De la même manière on a construit le « mythe du Miracle grec » en idéalisant une période de la Grèce antique. De nos jours, il suffit qu’une célébrité ait un destin ragique pour qu’elle soit transformée en mythe. On a parlé du « mythe Elvis Presley », ou du « mythe John Lennon ». Ainsi la vie historique d’un homme ou d’une femme, devient légende, et de légende, entre dans le mythe. Ce n’est plus un homme ou une femme, c’est un héros, un archétype, un modèle. Sa vie n’est plus de part en part historique, elle devient symbolique de ce que nous pouvons reconnaître en elle à titre d’idéaux et de valeurs.

L’analyse du mythe nous renvoie directement à la nature de l’imagination, et plus exactement, à l’imaginaire collectif. Dire que le mythe est un récit est donc insuffisant, ce n’est as un récit historique, mais plutôt une fresque imaginative, ? l’image du conte fantastique pour les enfants. Il a les qualités qui tiennent aux splendeurs de l’imaginaire : il est coloré, évocateur, pathétique, il frappe l’imagination, la nourrit ; il donne un élan à la pensée qui lui permet d’aller au-delà du monde trivial dans lequel nous vivons.

Le mythe délivre aussi des réponses à des questions de sens et il accrédite des opinions arrêtées. Le mythe séduit tout de suite car il se range dans l’opinion 14 ; et une pensée qui en reste à l’opinion se contente d’explications arrêtées, sans se oser de questions et que le mythe prend la forme d’une pensée définitive. Prenons l’exemple du mythe de la Genèse sur le travail et la souffrance de la femme en co 8 définitive. C travail et la souffrance de la femme en couche. Voici ce mythe biblique. CIOGenèse 3 Guyart des Moulins, Le Péché Originel, Paris XVè s. ? Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin? La femme répondit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ls connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures. Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.

Mais l’éternel Dieu appela l’homme, et lui dit: Où es-tu? Il répondit: J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. PAGF s 8 voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. Et l’ÉterneI Dieu dit: Qui t’a appris que tu es nu? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger? L’homme répondit: La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. Et l’Éternel Dieu dit à la femme: Pourquoi as-tu fait cela?

La femme répondit: Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. L’Éternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa ostérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. Il dit à la femme: J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.

Il dit à l’homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre: Tu n’en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de on visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été prls; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.

Adam donna à sa femme le nom d’Eve: car elle a été la mère de tous les vivants. L’Éternel Dieu fit ? Adam et à sa femme 6 8 d’Eve: car elle a été la mère de tous les vivants. L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit. L’Éternel Dieu dit: Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en anger, et de vivre éternellement. Et liÉternel Dieu le chassa du jardin d’Éden, pour qu’il cultivât la terre, d’où il avait été pris.

Cest ainsi qu’il chassa Adam; et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie. » DODDAnalyse. Quel est l’effet de cette représentation sur la conscience commune ? Il y est raconté qu’Adam (l’Homme — l’Humanité) et Eve (la Vie), couple originel mythique donc, tentés par le Serpent (allusion aux religions ophidiennes au Moyen- Orient), bravent l’interdit divin en goûtant aux fruits de l’Arbre e la Connaissance15. Le Serpent tente Eve et celle-ci persuade Adam de goûter aux fruits.

Dieu se met en colère. C’est la Faute. Adam et Eve sont chassés du Paradis (Eden) ainsi que leurs descendants. Leur châtiment sera pour l’homme de travailler à la sueur de son front et pour la femme d’enfanter dans la douleur. Ainsi s’explique dans la conscience religieuse de l’Israël antique la permanence de la malédiction du travai116, la permanence de la malédiction de la souffrance de la femme. Le mythe rend compte d’une réalité connue et l’explique de manière universelle. Conclusion Le mythe 7 8

Le mythe rend compte d’une réalité connue et Pexplique de manière universelle. Le mythe fournit une justlfication, une explicatlon simple de ce qui est, sans recourir à des antécédents historiques précis. Il justifie la fatalité du travail, la réalité de la douleur de l’enfantement, le mal. Il pose une croyance arrêtée, il donne un sens définitif, indiscutable à une nécessité, celle du travail, celle de la douleur, à la présence du mal. D’une certaine manière, le mythe rassure là où la conscience pourrait s’inquiéter.

Il éloigne ce qui passerait pour une absurdité. II donne la satisfaction de avoir pourquoi les choses sont ainsi et depuis toujours. Il rassure en posant que l’ordre des choses est eternel : « c’est comme cela, on ne peut rien y changer « Depuis l’origine Dieu a voulu que Les hommes sont fautifs depuis le Péché origine117, le travail doit les racheter. La femme est fautive par le Péché. Elle paye par la douleur de l’enfantement. « C’est comme çà » ! Cela ne se discute pas. Le mythe a bien un rôle.

II remplit une fonction dans la conscience collective. Il est là pour tisser dans l’imaginaire des assurances et suppléer au vide des angoisses éternelles ; il st là pour donner des réponses définitives à des questions qui restent sans réponse. Il donne la parole à des croyances pour répondre aux questions les plus graves : la présence du mal, de la souffrance, la mort, le destin de l’âme, le sens de la Vie, l’existence et la nature de Dieu etc. Son contenu suffit amplement à tous ceux qui surtout ne veulent pas interroger, mais se cont etc.

Son contenu suffit amplement à tous ceux qui surtout ne veulent pas Interroger, mais se contenter des réponses qui ont reçu le sacre de la tradition. Au fond, le mythe permet de répondre par avance à des nterrogations philosophiques fondamentales… sans se les poser philosophiquement. Il donne une interprétation de la réalité qui va de soi pour celui qui y croit. Il permet d’éviter de se poser des questions, en ouvrant une interrogation sur la complexité de l’être. Il supprime l’étonnement devant ce qui est.

Parce que l’interprétation mythique se situe hors du temps, elle ne laisse pas non plus prise à une mise en question historique : ce n’est pas parce que l’on s’est représenté le travail comme une fatalité à une époque qu’il doit toujours en être ainsi. Ce ‘est pas parce que la religion catholique a sacralisé la douleur (dolorisme18), qu’il faut pour autant refuser à la femme qui accouche une anesthésie locale. Il faut tout de même savoir qu’effectivement, jusqu’au début du XXème siècle, on a regardé de travers les tentatives de soulager la douleur.

Toujours cet arrière fond mythique issu de la religion. un esprit trop soumis ? une interprétation mythique du monde est enclin au fatalisme. Il vit dans l’universelle répétition du rite, il ne peut aisément envisager un changement créateur. Il est par avance plutôt confiné dans l’immobilisme de la Tradition. Il ne conçoit pas de révolution. Il est plutôt conservateur, puisqu’il ne conçoit le présent qu’en fonction du passé, qu’en fonction d’une répétition immémoriale de ce qui a toujours été fait.

En b PAGF 8 fonction du passé, qu’en fonction d’une répétition immémoriale de ce qui a toujours été fait. En bref, il ne conçoit pas la Durée comme créatrice, mais le Temps comme une répétition indéfinie du Même. Si la pensée mythique tend à confiner l’intelligence dans l’opinion traditionnelle, elle nourrit aussi la croyance, elle entretient de soi-disant évidences qu’il suffit de répéter. Il n’y a plus rien à expliquer, rien à démontrer : le mythe raconte ce que l’opinion affirme. L’opinion confine la pensée dans le monologue ce que On dit depuis toujours, ce que la tradition raconte.

Le mythe, comme unique contenu de la pensée, nourrit la soumission. Il n’y a en effet pour la pensée plus rien à chercher. Il suffit de croire. Aussi, une conscience qui vit sous l’empire d’une représentation mythique du monde ne peut elle en réalité se suffire à elle-même. Elle a besoin d’aller au-delà de ses limites et de son monologue, de rencontrer une pensée plus rationnelle, ‘entrer en dialogue avec des mythes différents de ce qui lui ont été inculqués, en bref, d’avoir une ouverture à toutes les dimensions de la culture.

Il est bon par exemple de voir que dans des cultures différentes de la nôtre, le travail et la souffrance, n’ont pas du tout été vus de la même manière que dans la culture catholique. Il est indispensable que la représentation mythique soit en dialogue avec un point de vue qui est celui de l’intelligence libre de toute autorité extérieure, de l’intelligence qui ne fait confiance qu’à la force de l’évidence et au poids des raisons. Ce qui explique pourquoi la pens